Olivier Demeulenaere:Robert Schuman, l’un des pères de l’Europe américaine, placé sur le chemin de la béatification par le pape François-1-il a fait la première guerre sous l’uniforme allemand, car alsacien, et la seconde,brève,sous l’uniforme français;comme Monnet et Raymond Aron il était l’homme des américains ( CIA);2 son procès en canonisation a commencé depuis longtemps

Robert Schuman, l’un des pères de l’Europe américaine, placé sur le chemin de la béatification par le pape François

Publié le 20 juin 2021 par Olivier Demeulenaere

L’un des pères fondateurs de la construction européenne est sur le chemin de la béatification après que le Vatican a reconnu ses «vertus héroïques». En France, Robert Schuman ne fait toutefois pas l’unanimité. Un article du média officiel du Vatican affirme le 19 juin qu’un «décret de la Congrégation pour la cause des saints» reconnaît «l’héroïcité des vertus» de Robert Schuman, devenant «vénérable» de l’Eglise catholique.

Un communiqué du Vatican transmis à l’AFP précise que «le Saint-Père a reçu en audience […] le cardinal Marcello Semeraro, préfet de la Congrégation pour la cause des saints […] et a autorisé la Congrégation à promulguer les décrets concernant […] les vertus héroïques du serf de Dieu Robert Schuman». Celui-ci – qui est considéré comme l’un des pères fondateurs de la construction européenne – est donc sur la voie de la béatification.

Interrogé par Vatican News, le président du Comité pontifical des sciences historiques et «postulateur de la cause de béatification de Robert Schuman», Bernard Ardura, estime que Robert Schuman «a été avant tout un grand serviteur du bien commun, un serviteur de la société, un serviteur de la paix et de la réconciliation, en particulier avec l’Allemagne au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale». Vatican News ajoute que le pape François avait déjà l’an passé salué ce personnage historique, soulignant «l’esprit constructif de ce père de l’Europe, dont l’action et les propos ont inspiré le processus d’intégration européenne, en permettant la réconciliation des peuples du continent».

Le Plan Schuman de 1950, prononcé au cours d’une déclaration de l’homme d’Etat en mai de la même année, a en effet été un texte pionnier de la construction européenne, proposant la fondation d’une structure européenne afin de mettre en commun les productions française et allemande de charbon et d’acier.

Il n’en demeure pas moins que l’ancien ministre des Affaires étrangères sous la IVe République, promoteur du fédéralisme européen, a eu une carrière controversée, notamment au cours de la Seconde Guerre mondiale. Membre du premier gouvernement du maréchal Pétain en 1940, il vote les pleins pouvoirs à celui-ci. Il refuse finalement d’entrer au gouvernement du maréchal, et est incarcéré par les Allemands avant de s’évader et de rejoindre la zone libre en 1942.

«Frappé d’indignité nationale» après la guerre en raison de son vote, il est réhabilité. Certains politiques comme Philippe de Villiers ou l’UPR ont accusé Robert Schuman de soumission aux intérêts américains.

RT France, le 20 juin 2021

Rappels :

Qui étaient les pères fondateurs de l’Europe ? (F. Asselineau)

Bouleversant ! Nadine Morano (UMP) a lancé sa campagne pour les élections européennes en allant se recueillir, l’air pénétré, sur la tombe de Robert Schuman

Le pape François réclame une « Gouvernance globale » dans une lettre à la Banque mondiale et au FMI sur le monde post-COVID

Pour une école libre au Québec:Le Parti dit conservateur du Canada et l’islamophobie au Canada, ce pays « dominé par la masculinité blanche »

Pour une école libre au Québec

Le Parti dit conservateur du Canada et l’islamophobie au Canada, ce pays « dominé par la masculinité blanche » Posted: 21 Jun 2021 12:18 AM PDT Récemment, nous avons été surpris par un gazouillis de Michelle Rempel Garner, une députée « conservatrice » fédérale de l’Alberta. À une époque, elle était une épine dans le pied de Justin & Cie. Mme Rempel Garner réagissait au meurtre épouvantable d’une famille musulmane à London, en Ontario. Meurtre qui avait été saisi au bond, en quelques minutes par l’alliance de la gauche et des médias pour dénoncer l’islamophobie prétendue de la société canadienne même si le coupable ne semblait guère avoir le profil souhaité. En effet, un de ses amis du Moyen-Orient a déclaré n’avoir jamais entendu Veltman dire du mal du Moyen-Orient ou des musulmans. « Nate était un ami très proche et ne m’a jamais rien dit de mal ». Un autre a ajouté : « Il n’a jamais dit quoi que ce soit de haineux à propos de quelque groupe que ce soit. » Veltman, a-t-on également appris par la suite, était traité pour troubles mentaux. Malgré le manque de détails prouvant l’islamophobie de Veltman sitôt après le drame, deux jours après cette tragédie, Michelle Rempel Garner s’est précipitée sur les réseaux sociaux pour clamer sa culpabilité de blanche hétéro cisgenre dans un pays patriarcal blanc.
Je m’humilie, je demande pardon et je cherche à arranger les choses.
J’ai des privilèges ; je suis cis/hétéro/blanche. Mais je suis aussi une femme qui travaille dans un système dominé par la masculinité blanche. Mais aucune excuse. Je ferai ce que je peux.

Le compte Twitter de cette députée censément conservatrice affiche désormais ses pronoms « elle/elle ».

En 2019, les commentateurs conservateurs s’étaient indignés parce que Kamala Harris, au début d’un débat démocrate, avait annoncé ses pronoms, génuflexion moderne imposée par le lobby LGBTQ2SAI+.Moins de deux ans plus tard, une politicienne censément « conservatrice » se précipite pour afficher ses prénom, demandent pardon pour un acte dont elle n’est pas responsable, s’accuse de multiples « privilèges » (cis/hétéro/blanche). Mme Rempel occupe déjà un poste clé dans le cabinet fantôme d’Erin O’Toole, sa précipitation à s’accuser de tous les maux chers à la gauche woke, font d’elle/elle une candidate parfaite pour une poste de très grande responsabilité dans un gouvernement censément « conservateur » d’Erin O’Toole.Si toute fois, il devait être élu, ce qui n’est pas assuré.
Voir aussi Erin O’Toole : sourd à sa droite conservatrice, son parti cède encore du terrain à l’issue de son congrès (sondage) Sondage toujours en baisse pour Erin O’Toole après son recentrage et l’élimination de Derek Sloan Pour Pierre-Paul Hus, le conservatisme n’est que la gestion rigoureuse des deniers publics
Bonne Fête des pères Posted: 20 Jun 2021 07:33 PM PDT Les hommes mariés, les pères de famille, ces grands aventuriers du monde moderneCharles Péguy
« Il n’y a qu’un aventurier au monde, et cela se voit très notamment dans le monde moderne : c’est le père de famille. Les autres, les pires aventuriers ne sont rien, ne le sont aucunement en comparaison de lui. » Cette assertion est délibérément et doublement provocatrice, puisqu’en guise de sainteté elle fait l’éloge de l’aventure et qu’en guise d’aventurier elle semble choisir M. Prudhomme. Péguy le sait : nul n’est, en apparence, plus pantoufflard, plus (petit-)bourgeois que le père de famille. Il sait aussi que les libertins, les bambocheurs, les explorateurs, les brûleurs de chandelles par les deux bouts, tous ceux qui revendiquent pour eux l’aura de l’aventure, daubent à l’infini sur ce lourdaud engoncé et pusillanime. Mais il connaît également, pour en avoir lui-même fait l’épreuve, l’étrange particularité, la désappropriante propriété dont est pourvu le père de famille : « Les autres ne souffrent qu’eux-mêmes. Ipsi. Au premier degré. Lui seul souffre d’autres. Alii patitur. Lui seul, autrement dit, déjoue les contraintes de la finitude : son être déborde son moi. Et que lui vaut cette prouesse ontologique, ce n’est pas un pouvoir accru, c’est une vulnérabilité plus grande. Il souffre d’autres, qu’on appelle à tort les siens, car ils ne sont pas à lui, mais lui à eux : il n’est pas leur possesseur, il est leur possession, il leur appartient, il leur est livré, il est, risque même Péguy, leur « otage ». Pour le dire d’une autre métaphore, ce chef de famille n’est pas un pater familias, mais un roi déchu qui a fait, en fondant un foyer, le sacrifice de sa liberté souveraine. Avant d’avoir charge d’âmes et de corps, il était seul maître de sa vie; le voici désormais assujetti, dépendant, privé de la possibilité de trouver refuge en lui-même : le confort du quant à soi lui est définitivement interdit.Ainsi le bourgeois n’est pas celui qu’on pense : littéralement et constamment hors de lui, le père de famille mène l’existence à la fois la plus aventurière et la plus engagée qui se puisse concevoir. D’une part, il est exposé à tout et le destin, pour l’atteindre, n’a pas besoin de tireurs d’élite, il lui suffit de frapper au hasard dans l’un quelconque de ses membres : « C’est lui, mon ami, qui les a, et lui seul, les liaisons dangereuses ». D’autre part, il est responsable de tout, et même de l’avenir, même du monde où il n’entrera pas : « Il est assailli de scrupules, bourrelé de remords, d’avance, (de savoir) dans quelle cité de demain, dans quelle société ultérieure, dans quelle dissolution de toute une société, dans quelle misérable cité, dans quelle décadence, dans quelle déchéance de tout un peuple ils laisseront [sic], ils livreront, demain, ils vont laisser, dans quelques années, le jour de la mort, ces enfants dont ils sont, dont ils se sentent si pleinement, si absolument responsables, dont ils sont temporellement les pleins auteurs. Ainsi rien ne leur est indifférent. Rien de ce qui se passe, rien d’historique ne leur est indifférent. »Tiré du « Mécontemporain » par Alain Finkielkraut

Medias-presse.info:Disney, agent d’influence du lobby LGBT

edias-presse.info
Disney, agent d’influence du lobby LGBT par Pierre-Alain Depauw

Combien de familles sont encore trompées par l’ancienne image de Disney, associée à ses premiers dessins animés qui ont émerveillés des générations d’enfants ? Disney, aujourd’hui, est au contraire devenu un agent d’influence dont les parents doivent absolument se méfier. Dernier exemple en date, Disney organisera le week-end prochain un concert « Pride » sur le thème LGBTQ pour les enfants. 

Présenté comme « This Is Me Pride Celebration Spectacular » et hébergé par Drag Queen Nina West , l’événement sera diffusé par Disney + sur YouTube et Facebook, et « présentera des performances de chansons Disney notables réinterprétées à travers un objectif LGBTQ + », selon Deadline . 

« Nous croyons au pouvoir de la narration inclusive qui nous rassemble et nous inspire à vivre de manière authentique, et Disney+ s’engage à amplifier les voix LGBTQ+ et BIPOC », a déclaré Disney+ dans une publication Instagram.    « Partout dans le monde, The Walt Disney Company contribue fièrement à des organisations qui soutiennent les communautés et les personnes LGBTQ+. »

« Nous organisons une fête Disney Plus Pride ! Rejoignez-nous le dimanche 27 juin pour le tout premier Spectacle de célébration #Pride « This Is Me » de Disney Plus » , a annoncé Disney+ dans un tweet. 

Plus tôt ce mois-ci, la drag queen Nina West a fait une apparition controversée en tant que personnage de dessin animé dans la populaire émission pour enfants de Nickelodeon Blue’s Clues & You! , dans lequel il narrait en chanson un défilé animé de la « fierté » homosexuelle. La chanson traverse diverses structures familiales «non traditionnelles» ornées de nombreuses variantes des drapeaux arc-en-ciel de «fierté» LGBTQ +, toutes avec un refrain de «ils s’aiment si fièrement» ou une phrase similaire. 

Disney se bat pour l’homosexualité, le transgenre

Disney vend également des jouets et des vêtements pour enfants aux couleurs de l’arc-en-ciel ainsi que des messages pro-homosexuels et pro-transgenres.

« Le compte à rebours du mois de la fierté est lancé avec une gamme colorée de produits Pride disponibles dès maintenant ! » a annoncé Disney sur Twitter en mai. « De plus, The Walt Disney Company verse des fonds dans le cadre de notre engagement continu envers les organisations du monde entier qui soutiennent les communautés LGBTQ+. »

Parmi les organisations de promotion de l’homosexualité et de la dysphorie de genre financées par Disney figurent GLSEN et le It Gets Better Project , qui affirment que les jeunes se considèrent comme homosexuels ou ont une identité de genre différente de la réalité biologique.

3 mai 2021 – Parcs Disney (@DisneyParks)

Le compte à rebours du mois de la fierté est lancé avec une gamme colorée de produits de la fierté disponibles dès maintenant ! ❤ De plus, The Walt Disney Company verse des fonds dans le cadre de notre engagement continu envers les organisations du monde entier qui soutiennent les communautés LGBTQ+ : https://t.co/6weUid4JRE pic .twitter.com/0zwKzobgNi

medias-presse.info: En quoi les vaccins contre la Covid 19 sont-ils liés à l’avortement (Docteur Eva-Maria Hobiger)

medias-presse.info
En quoi les vaccins contre la Covid 19 sont-ils liés à l’avortement (Docteur Eva-Maria Hobiger) par Pierre-Alain Depauw

Source : Fraternité Saint Pie X, district d’Autriche. Avril 2021.

https://www.sspx.online/mb-april-2021-osterreich/a-impfung-und-abtreibung

Aux États-Unis d’Amérique, l’utilisation de cellules fœtales humaines dans le domaine pharmaceutique, mais aussi dans les cosmétiques et autres secteurs industriels est, depuis des décennies, l’objet de débat et de dénonciation publique par les mouvements pro-vie. En revanche dans la zone germanophone, ce sujetest peu connu, même parmi les professionnels de santé, et peu de gens savent dans quelles circonstances sont obtenues les lignées de cellules fœtales nécessaires à la production de vaccins.

Beaucoup pensent que si l’avortement est un mal on peut toutefois, dans le cas où il est déjà survenu, utiliser le fœtus mort pour la recherche. Mais peu de gens savent qu’afin de produire des cellules aptes à des mise en culture, les avortements nécessaires doivent être ciblés et planifiés ; que la grossesse doit déjà avoir atteint une certaine durée ; que l’interruption de cette grossesse se fait souvent par césarienne et que bien souvent le cœur bat encore lorsque l’embryon arrive au laboratoire pour le prélèvement de ses organes. Des informations comme celles-ci ne sont pas relayées par les médias et vous ne pouvez pas les trouver sur Google ; ces faits dérangeants, vous préférez les tenir éloignés du grand public.

Il serait également souhaitable que le débat actuel sur la vaccination contre la Covid-19 nous éclaire sur les raisons de la récupération d’organes fœtaux, en particulier pour le motif que dans TOUS les vaccins actuellement disponibles, des lignées cellulaires fœtales ont été utilisées à un certain moment, dans la recherche, le développement, la production ou l’expérimentation.

Cela a commencé voici 85 ans.

Dès le XXème siècle, dans les années 30, des expériences ont commencé par des mises en culture à partir de tissus fœtaux. À l’époque, le mobile était la recherche d’un vaccin contre la poliomyélite, qui finalement fut mis sur le marché à la fin des années 50. Dans un article médical de 1936, nous lisons : « Une nouvelle approche a été obtenue grâce à l’utilisation d’embryons humains âgés de 3 à 4 mois, obtenus stérilement par césarienne. »i

En 1952, nous lisons dans un journal médical au sujet dela production de cultures tissulaires : « Les embryons humains de 2,5 à 5 mois de grossesse ont été admis dans les services gynécologiques des hôpitaux. Ils ont été placés dans un récipient stérile et immédiatement transportés dans le laboratoire de virologie de l’hôpital pour enfants voisin. Les échantillons morts n’ont pas été utilisés, et pour certains des embryons, le cœur battait encore au moment où ils sont arrivés au laboratoire de virologie. »ii Et dans un autre travail de la même année, il est écrit : « Tissu embryonnaire humain : ce matériel a été utilisé dans la plupart des expériences. Il a été obtenu dans des conditions stériles par césarienne. Des embryons de 12 à 18 semaines de grossesse ont été utilisés. » iii

Dans les années 70, des recherches ont été faites en vue d’un vaccin contre la rubéole. Nous avons lu en 1972 dans le journal médical le plus respecté au monde, le New England Journal of Medicine, que, là aussi, les avortements avaient été planifiés et ciblés pour obtenir des tissus fœtaux en vue de la recherche, après que les femmes aient donné leur consentement. Les grossesses ont été interrompues par césarienne dans la grande majorité des casiv.

Des décennies plus tard en 2018, l’un des plus célèbres chercheurs sur les vaccins des Etats-Unis, le docteur Stanley Plotkin avoue, lorsque la justice le confronte à l’une de ses études du début des années 70 portant sur les essais préliminaires en vue d’un vaccin contre la rubéole, que pour ces seuls essais, il a utilisé 76 embryons. Il affirme également que tous les embryons utilisés à cette fin n’ont été avortés qu’après le 3ème mois écoulé, car seuls les organes pleinement développés d’embryons sains sont utilisables pour les études en vue de vaccins. v

Des scientifiques courageux et des défenseurs de la vie témoignent

Par la suite, les informations sur le mode de prélèvement d’organes fœtaux sont devenues rares, même au sein de la littérature spécialisée. D’une part parce que le processus d’obtention est désormais supposé connu dans les milieux professionnels et, d’autre part, parce que l’on peut considérer que certains de ces processus s’effectuent dans un cadre de vide juridique en raisondes nouvelles lois adoptées au cours des dernières décennies.

Aujourd’hui, nous devons notre connaissance de la situation à quelques personnes courageuses issues du domaine de la science et de la défense de la vie, qui témoignent publiquement que les méthodes utilisées dans les années 30, 50 et 70 sont toujours pratiquées pour obtenir des organes fœtaux en vue de la recherche et la production de médicaments. Fait logique, car les cellules humaines, même les cellules fœtales, ne peuvent survivre que peu de temps si l’oxygénation du sang est interrompue. Chaque minute sans oxygène entraîne la mort de structures cellulaires.

Le docteur C. Ward Kisher, professeur d’embryologie humaine à la faculté de médecine de l’université de Tucson en Arizona, spécialiste américain de l’embryologie, le confirme dans une interview accordée à l’American Life League (Ligue américaine pour la vie) en 2002: « Pour obtenir 95% des cellules embryonnaires, il faut prélever les tissus vivants dans les cinq minutes. Au bout d’une heure, les cellules seraient déjà inutilisables, car elles seraient détruites. »vi

Le professeur Gonzalo Herranz Rodrígue a enseigné l’histologie et l’embryologie ainsi que l’éthique médicale à l’université de Navarre (Espagne). Il en a été le vice-chancelier (1974-1978) et doyen de la faculté de médecine (1978-1981). Il était sans aucun doute une sommité dans le domaine du développement prénatal de l’homme. Il a également été vice-président de la Commission d’éthique du Comité permanent des médecins européens (1986-1988). Voici son témoignage : « Ni les embryons provenant d’avortements spontanés, ni ceux provenant d’avortements par voie vaginale ne peuvent être utilisés pour la collecte de cellules embryonnaires. Dans les deux cas, l’embryon est contaminé par des micro-organismes. La bonne approche consiste à pratiquer une césarienne ou à retirer l’utérus. Ce sont les seules manières de garantir la stérilité bactériologique. En tout état de cause, pour obtenir des cellules embryonnaires, il faut procéder à un avortement programmé, en choisissant l’âge de l’embryon et en le disséquant vivant pour prélever des tissus destinés à être introduits dans des milieux de culture. »vii

Le pathologiste et microbiologiste italien, Pietro Croce, aujourd’hui décédé, fait également partie de ceux qui n’ont pas hésité à révéler publiquement ce qu’ils savaient. Dans son livre « Vivisection or Science ? », paru en 1988, il écrit : « Il existe des cliniques spécialisées dans l’avortement. Les femmes qui s’y rendent sont persuadées par des discours habiles qu’elles doivent prolonger leur grossesse le plus longtemps possible (plus le fœtus est développé, plus le prix qu’on en obtiendra sera élevé.) Au moment convenu, le fœtus est retiré par césarienne. Comme dans beaucoup de cas, cela se produit à la 28ème semaine (entre 6 et 7 mois), on ne peut plus parler de fœtus, mais d’un enfant qui crie et qui bouge. »viii

Dans le livre de l’immunologue Peter McCullough, publié en 1988, « The Fetus As Transplant Donor – the Scientific, Social, and Ethical Perspectives », l’auteur fait notamment état des méthodes de prélèvement des tissus fœtaux en Suède et confirme que les avortements sont principalement pratiqués par césarienne pour préserver la qualité des cellules fœtales.

Le père Paul Benno Marx, religieux bénédictin américain, également décédé, fondateur de Human Life International [organisation militante catholique américaine contre l’avortement. Elle se décrit comme « la plus grande organisation internationale pro-vie au monde », étant représentée dans plus de 80 pays à travers le monde, ndlr] cite, dans l’un de ses livres, un médecin qui raconte les expériences qu’il a personnellement menées au sein d’un Institut suédois renommé dans les années 70 et 80, et qui toutes ont été réalisées au nom de la science: « Des expériences ont été menées sur des bébés vivants, avortés peu avant leur date de naissance, qui n’ont même pas eu la grâce d’une anesthésie alors qu’ils se tordaient de douleur et pleuraient. Lorsqu’ils ne servaient plus à rien, ils étaient tués et jetés comme des ordures. »ix

Trafic d’organes de fœtus humains

Il y a un an et demi, les médias américains ont fait état d’un procès qui s’est déroulé à San Francisco en Californie. Planned Parenthood (il s’agit, d’après Wikipedia, d’un organisme qui propose des prestations médicales dans plus de 650 cliniques de santé aux États-Unis, principalement dans le domaine de la médecine sexuelle, de la gynécologie et du planning familial ) a intenté une action en justice contre les militants anti-avortement David Daleiden et Sandra Merritt, pour des enregistrements vidéo réalisés en secret, dans lesquels des responsables de cet organisme rapportent que les méthodes d’avortement sont modifiées pour obtenir un fœtus vivant et intact. Il est également ajouté que Planned Parenthood « est impliqué dans le trafic illicite d’organes embryonnaires ». Aux États-Unis, une loi fédérale réglemente la vente et l’utilisation de tissus fœtaux humains à des fins de recherchex. Un médecin avorteur, le docteur Forrest Smith, qui a pratiqué 50 000 avortements tout au long de sa vie professionnelle et qui affirme « en savoir plus sur l’industrie de l’avortement que la plupart des gens ne le sauront jamais », a déclaré à ce procès qu’il n’y avait aucun doute pour lui que certains enfants étaient encore en vie au moment de l’accouchement. Il a également dit que les deux activistes n’avaient même pas dévoilé la moitié de la vérité, que celle-ci serait bien pire.

En guise de dernier exemple sur le trafic illégal d’organes fœtaux, il convient de mentionner le cas suivant. En 2018, la Fondation américaine Judicial Watch a déposé une plainte pour trafic d’organes fœtaux. Par la suite, la FDA (Food and Drug Administration) a dû transmettre au tribunal et donc à la plaignante, l’ensemble de sa correspondance portant sur huit contrats qu’elle avait conclu avec un institut biotechnologique l’ABR (« Advanced Bioscience Resources »), d’une valeur estimée à près de 100 000 dollars. L’objet de ces contrats sont les fœtus humains issus de l’avortement, entre la 16ème et la 24ème semaine de gestation. Les organes doivent être « frais et en aucun cas congelés », ils doivent servir à la recherche sur les « souris humanisées ». Les organes ont été proposés à prix fixes. Des souris humanisées sont produites par implantation chirurgicale de tissus humains dans des souris. Pour que l’humanisation se déroule correctement, le tissu fœtal doit présenter un certain nombre de propriétés spécifiques. Les souris humanisées servent, entre autres, à la recherche de vaccins. Comme la durée de vie moyenne d’une souris de ce type n’est que de huit mois, les modèles de cette expérimentation animale doivent être recréés encore et encore, ce qui entraîne un besoin constant en tissus fœtaux.xi

Des cellules fœtales ont été utilisées dans tous les vaccins actuellement disponibles.

Terminons par quelques explications sur les quatre vaccins qui ont reçus une autorisation de mise sur le marché dans l’Union européenne. Les deux vaccins à ARN messager, de Pfizer/BioNTech et de Moderna, utilisent pour tester leurs produits des cellules issues de la lignée HEK 293. Dans quelles proportions ont-elles été utilisées dans les recherches préparatoires, comme l’indiquent certaines sourcesxii, on ne peut le vérifier.

En tout état de cause, aucune cellule fœtale n’a été utilisée dans le processus immédiat de fabrication de vaccin.

Les vaccins AstraZeneca et Johnson & Johnson ont également utilisé directement des lignées de cellules fœtales dans leur processus de production, à savoir HEK 293 pour AstraZeneca, et PER. C6 dans le cas de Johnson & Johnson, ce qui signifie que ces vaccins contiennent des fragments d’ADN d’un être humain. HEK 293 signifie « Human Embryonic Kidney ». Cette lignée de cellules a été créée à partir de cellules rénales d’un enfant qui a probablement été avorté en 1972. La même année, nous avons lu dans un article médical sur le développement de la vaccination contre la rubéole, que nous pouvons supposer dans quelles conditions cet avortement a été pratiqué, mais il n’existe plus de documents à ce sujet. PER. C6 est issu d’un avortement fait en 1985, la lignée cellulaire ayant été créée à partir de cellules de rétine d’un fœtus humain.

Dans ce contexte, il est sans doute insignifiant de savoir à quel stade du processus de mise au point d’un vaccin des lignées cellulaires embryonnaires ont été utilisées. En l’occurrence, que ce soit lors de la production ou du contrôle, la conclusion est toujours : sans lignées cellulaires, pas de vaccin !

Remarque personnelle.

En raison de ma connaissance médicale des questions relatives à l’émergence de la vie et de ma conscience de catholique, je ne peux accepter un tel vaccin. J’y vois une double violation de l’ordre divin au niveau de la création. D’une part, par la prétention de l’homme à décider de la vie ou de la mort. Bien que je ne sois pas responsable de l’avortement, puis-je en tirer un avantage pour ma santé ? Ne serais-je pas ainsi, indirectement, favorable à l’avortement ? D’autre part, en acceptant une telle vaccination, n’encouragerais-je pas tacitement le commerce en cours d’organes fœtaux issus d’avortements ? Car sans demande, pas d’offre !

Enfin, car je me suis délibérément limitée à l’utilisation de cellules fœtales, je voudrais souligner que les vaccins actuellement disponibles soulèvent d’autres objections graves de la part des médecins. Des vaccins contre la Covid-19, fabriqués de manière éprouvée, sans utiliser de lignées fœtales, devraient être mis sur le marché cet automne. Bien que produits de manière conventionnelle, ils seront testés par des essais cliniques plus longs que ceux des vaccins fondés sur la toute nouvelle approche utilisée ces derniers mois. Jusqu’à présent, la pandémie n’a pas été dangereuse au point qu’on ne puisse pas attendre un tel vaccin. En tant que chrétiens, nous savons aussi que notre vie est entre les mains de Dieu, à chaque instant de notre vie !

Docteur Eva-Maria Hobiger

Traduction à partir de l’article original par Medias Presse Info, avec la collaboration de Marie-Claire Chabaud Gandillon.

iCultivation of Poliomyélite virus in vitro in Human Embyonic Nervous Tissue, Albert B. Sabin et Peter K. Olitsky, Laboratories of the Rockefeller Institute for Medical Research, New York, Proc Soc Exp Biol Med 1936, 34:357-359

iiCultivation of Poliomyélite Virus in tissue Culture (Growth of the Lansing strain in human embyonic tissue), Joan C. Thicke et al, Canadian Journal of Medical Sciences

iiiStudies on the cultivation of Poliomyélite viruses in tissue cultures, Thomas H. Weller et al. , J Immunol 1952, 69:645-671, The Journal of Immunology

ivStudies on the cultivation of Poliomyélite viruses in tissue cultures, Thomas H. Weller et al. , J Immunol 1952, 69:645-671, The Journal of Immunology

vhttps://www.youtube.com/watch?v=y0yK4lV9u_4 [si le lien n’est pas disponible : https://www.youtube.com/watch?v=DFTsd042M3o (ndr)].

vi American Life League (Personal Interview 7-02, All Conference), 2002

viiVivisection ou Science – un choix à faire, Fetal Experimentation-Over the top; Part 1, p. 86.CIVIS, 1991, Fondation Hans Ruesch; par Le professeur Pietro Croce, microbiologiste et anatomiste pathologique, Milan

viiiVivisection or Science – un choix à faire, Fetal Experimentation-Over the top; Part 1, p. 85.CIVIS, 1991, Fondation Hans Ruesch; par Le professeur Pietro Croce, microbiologiste et anatomiste pathologique, Milan

ix Père Paul Marx, OSB, Confessions of a Pro-Life Missionary, Human Life International, Front Royal, VA, https://cogforlife.org/wp-content/uploads/Forsaking-God-For-the-Sake-of-.

Egon von Greyerz:One Mad Market & Six Cold Reality-Checks

One Mad Market & Six Cold Reality-Checks

June 21, 2021

By Matthew Piepenburg

Fact checking politicos, headlines and central bankers is one thing. Putting their “facts” into context is another.

Toward that end, it’s critical to place so-called “economic growth,” Treasury market growth, stock market growth, GDP growth and, of course, gold price growth into clearer perspective despite an insane global backdrop that is anything but clearly reported.

Context 1: The Rising Growth Headline

Recently, Biden’s economic advisor, Jared Bernstein, calmed the masses with yet another headline-making boast that the U.S. is “growing considerably faster” than their trading partners.

Fair enough.

But given that the U.S. is running the largest deficits on historical record…

…such “growth” is not surprising.

In other words, bragging about growth on the back of extreme deficit spending is like a spoiled kid bragging about a new Porsche secretly purchased with his father’s credit card: It only looks good until the bill arrives and the car vanishes.

In a financial world gone mad, it’s critical to look under the hood of what passes for growth in particular or basic principles of price discovery, debt levels or supply and demand in general.

In short: “Growth” driven by extreme debt is not growth at all–it’s just the headline surface shine on a sports car one can’t afford.

And yet the madness continues…Take the U.S. Treasury market, for example.

Context 2: The Treasury “Market”?

How can anyone call the U.S. Treasury market a “market” when 56% of the $4.5T of bonds issued since last February have been bought by the Fed itself?

Sounds more like an insider price-fix than a “market,” no?

Such context gives an entirely new meaning to the idea of “drinking your own Kool-aide” and ought to be a cool reminder that Treasury bonds in general, and bond yields in particular, are zombies masquerading as credit Olympians.

The Fed, of course, will pretend that such “support” is as temporary as their “transitory inflation” meme, but most market realists understood long ago that more and crazier bond yield “support” is the only way for national debt bubbles (and IOU’s) to stay zombie-like alive.

In short, the better phrase for Treasury “support,” “accommodation,” or “stimulus” is simply: “Life Support.”

With central banks like the Fed continuing to create fiat currencies to monetize their unsustainable debt well into the distant future, we can safely foresee a further weakening of the USD and further strengthening of gold prices, mining stocks and key risk assets like tech and industrial stocks.

Context 3: Deflation is back?

Hardly.

Last week’s jaw-boning from Powell, Fisher and Bullard had the markets wondering if the Fed will be raising rates in the distant future.

The very fact that Powell raised the issue is because the Fed is realizing that inflation is going to be sticky rather than “transitory”and thus they are already pretending to pose as Hawkish.

But if the Fed raises rates to quell real rather than “transitory” inflation, the markets and Uncle Sam will go into a tantrum. End of story.

As I’ve written elsewhere: Pick your Fed poison—tanking markets or surging inflation. Eventually, we foresee both.

Meanwhile, and fully aware that inflation, with some dips, is only going to trend higher, Powell is already using semantics to change the rules mid-game, now saying that rather than “allow” 2% inflation, they’ll settle for an “average” of 2%.

Translated into honest English, this just means expect more inflation around the corner.

Context 4: Rising Stock Markets

Despite reaching nosebleed levels which defy every traditional valuation ceiling, from CAPE ratios and Tobin ratios to book values and FCF data, the headlines remind us that stocks can go even higher—and they can indeed.

But context, as well as history, reminds us that the bigger the bubble the bigger the mean-reverting fall.

No Treasure in Treasuries = Lot’s of Air in Stocks

Based upon the objective facts above, we now know that the only primary buyers showing up at U.S. Treasury auctions is the Fed itself.

This is because the rest of the world (Asia, Europe etc.) doesn’t want them.

The next question is “why”?

The answer is multiple yet simple.

First, and despite the open myth of American Exceptionalism, investors in other countries can actually think, read and count for themselves, which means they’re not simply trusting the Fed—or its IOU’s– blindly.

Stated otherwise, they are not buying the “transitory inflation” or “strong USD” story pouring recently out of the FOMC mouthpieces.

Inflation is not only rising in the U.S., it’s also creeping up elsewhere—even in Japan, but especially in China. This is largely because the U.S. exports its inflation (and debased dollars) offshore via trade and fiscal deficits.

Such deliberate inflation exporting by the U.S. places those countries (creditors) that lent money to Uncle Sam into a dilemma: They can either 1) let their currencies inflate alongside the dollar (hardly fun), or 2) try to quell the outflow of exported (debased) US dollars to save their own currencies from further debasement.

Option 2, of course, is the better option, which means foreign investors need to buy something more appealing than discredited U.S. Treasuries.

Sadly, ironically, and yet factually, the only assets better than bogus US Treasuries are bloated U.S. stocks.

In short, nosebleed-priced US stocks are still the lesser of the two US evils, and foreigners are therefore buying/seeing stocks as a better hedge against the debased USD than sovereign bonds.

Don’t believe me?

See for yourself—the rest of the world is adding lots of air to the U.S. equity bubble:

This is contextually troublesome for a number of reasons.

First, it means the declining US of A has gone from hocking its bonds to the rest of the world to hocking it stocks to the rest of the world (i.e., China…).

Longer term, this simply means that via direct stock ownership, foreigners will slowly own more of corporate America than, well America…

As for this slow gutting of the once-great America to foreign buyers, don’t blame the data. Blame your Fed and other policy makers (including labor off-shoring CEO’s) for selling-out America and pretending debt can be magically solved with magical (fake) money creation.

Of course, the second pesky little problem with stocks rising beyond the pale of sanity, earnings and honest FCF data is a thing called volatility—i.e., market seasickness.

Nothing goes in a straight line, including the dollar or the market. There will be swings.

Right now, the short on the USD is the highest it has been in four years.

Yet if, by some chance, the Fed ever attempts to taper or raise rates, all those foreign dollars piling into U.S. stocks (above) create a bubble that always pops, as do the foregoing dollar shorts, which get squeezed.

That could cause a massive sell-off in U.S. equity markets as foreigners sell their stocks to buy more dollars.

In short, there’s a lot of different needles pointing at the current equity bubble, and a correction within the next month or so is more than likely.

The sharpest of those needles, by the way, is the appallingly comical level of U.S. margin debt (i.e. leverage) not making the headlines yet now making all-time highs.

As a reminder, whenever margin debt peaks (above), markets tank soon thereafter, as anyone who remembers the dot.com and sub-prime market fiascos of yore can attest.

Just saying…

Context 5: The Dark Side of “Surging” GDP Growth

The World Bank recently made its own headlines projecting 5.6% global GDP growth, the fastest seen in 80 years.

Good stuff, right?

Well, not when placed into context

The last time we saw 5.6% global GDP growth was during a global world war.

Obviously, when the world is in a state of global military rubble, growth of any kind is likely to “surge” from such an historical (and horrific) baseline.

Coming out of World War II, everyone, including the U.S. was in debt. World wars, after all, can do that…

As the victorious and civilization-saving U.S. came out of that war, it made some justifiable sense to de-lever that noble yet extreme debt by printing money, repressing bond yields and stimulating GDP growth.

What followed was at least a defendable 40-year stretch in which US nominal GDP ran 500-800 bps above US Treasury yields.

In short, bond-holders got slammed, but the cause, crisis and re-building after defeating the Axis powers justified the sacrifice.

The same, however, can not be said today as bond-holders get crushed yet again in a new-abnormal in which GDP will greatly (and similarly) outpace long-term bond yields.

Needless to say, current policy makers, the very foxes who put the global economic henhouse into the current pile of debt of rubble, like to blame this on COVID rather their bathroom mirrors.

Ironically, however, central bankers (as opposed to the Wehrmacht, the Japanese Empire or Italy’s Mussolini) managed to do as much harm to the global economy today (with deficit policies and extend-and-pretend money printers) as Germany’s Blitzkrieg or Hirohito’s Banzai raids did in the 1940’s.

When it comes to context, can or should we really be comparing a global flu (death toll 3.75M) to a global war (death toll 85 million)?

The policy makers would like you to think so.

Folks like Mnuchin (last year) or Yellen, Powell and the IMF (this year), are in fact trying to convince themselves and the world that the war against COVID was the real casus belli (reason for a justifiable war) of our current debt distress—equal in scope to World War II in its drastic impact on the financial world.

But regardless of anyone’s views on the COVID “War” or its questionable policy reactions, comparing its economic impact to that of World War II is an insult to both history and military metaphors.

The simple, objective and mathematically-confirmed fact is that the global economy was already in a debt crisis long before the first Corona headline of early 2020.

Today, US debt to GDP is at levels it has not seen since that tragic and Second World War, and it’s projected to go much, much higher.

So, just in case you still think the Fed can and will meaningfully raise rates to fight obvious inflation, as it did in the 1970’s or 1980’s, think again.

In the 1970’s and 1980’s US debt/GDP was 30%. Today it’s 130%.

Given this self-inflicted (rather than COVID-blamed) reality, the Fed simply can’t afford to raise rates. Period. Full stop.

But as my colleague, Egon von Greyerz reminds, that by no means suggests that rates can’t and won’t rise.

The Fed (and other central banks) may be powerful, but they are not divine. In short, there’s a limit to their powers to simply “control” rates with a mouse-click.

At some point, there’s not enough credible fake money to manage the yield curve—especially on the long end.

As more printed and tanking currencies try to purchase lower yields and rates, eventually the entire experiment fails.

At that critical point, rates spike, inflation raises its ugly head and the central bankers look for something other than themselves to blame as the rest of the world stares at worthless currencies being replaced by comical central bank digital dollars.

Wonderful…

Context 6: That Barbaric Relic?

What the foregoing inflation and rate contexts means is that in the years ahead, inflation will run higher and rates will run (be forced/controlled) lower until both rates and inflation spike together.

This further means that real rates (i.e., those adjusted for inflation) could run as deep as -5% to -10% in the years ahead.

Such negative real rate levels could easily surpass those seen in the 70’s and 80’s, which means gold (and silver), both of whom love negative real rates, has nowhere to go but up, up and away in this totally debt-distorted backdrop.

How’s that for context?

Share this:

Egon von Greyerz

Le blog de Jeanne Smits:messes dans toute l’Irlande sur les autels du temps de la persécution, pour « le renouveau de la foi »

Le blog de Jeanne Smits <hi@follow.it>)
You receive this email because publisher of feed Le blog de Jeanne Smits imported you to this list, claiming you were already subscribed to this content in other ways previously. Please confirm that this is correct and you want to receive this content by clicking here, or decline if you don’t want to receive it.
Le blog de Jeanne Smits Edit Unfollow Des messes dans toute l’Irlande sur les autels du temps de la persécution, pour « le renouveau de la foi” by Jeanne Smits Jun 18, 2021
Les 26 autels de pierre qui parsèment la campagne en Irlande, témoins des temps de persécution du XVIIe siècle où les catholiques se retrouvaient dans des lieux isolés pour assister clandestinement à la messe en plein air, ont tous renoué avec cette tradition ces derniers jours.
C’est à l’initiative de l’Aide à l’Eglise en Détresse que les messes ont été organisées dans l’ensemble des diocèses d’Irlande sur les célèbres « Mass Rocks » diocésains – les « rochers pour la messe » – pour demander une grâce bien précise : « le renouveau de la foi » dans le pays.
Celui-ci s’est vu envahir par la culture de mort à une vitesse vertigineuse, avec l’approbation par référendum de l’avortement légal, la légalisation du « mariage » des couples de même sexe, et le rejet croissant de l’Eglise catholique par la population jadis profondément croyante – mélange de sécularisme et de dégoût face aux multiples cas d’abus sexuels de mineurs ou de maltraitances de la part d’instituts religieux qui ont été mis au jour (et dûment exploités par la presse).





Aide à l’Eglise en détresse a donc décidé de faire célébrer une messe dans chacun des diocèses d’Irlande pendant les jours qui mènent au 20 juin, fête des martyrs d’Irlande, afin d’obtenir par leur intercession un retour et un renouvellement de la foi. Il s’agit de catholiques tués en haine de la foi entre 1537 et 1714, tels Olivier Plunkett, archevêque d’Armargh, béatifié en 1920, canonisé en 1975, et une vingtaine d’autres Irlandais, prêtres ou religieux pour la plupart.
Pour l’abbé Gerard Quirke, de l’archidiocèse de Tuam, ce ne fut pas une première, puisqu’il avait pris l’initiative d’aller dire sa messe de Pâques face au soleil levant en avril dernier en raison des restrictions COVID qui l’empêchaient de célébrer les offices publiquement en son église. Image poignante, qui témoignait d’une autre sorte de persécution que celle à laquelle l’Irlande catholique fut soumise il y a plus de trois siècles.
Ces derniers jours, il s’est joint aux 25 autres prêtres et moines qui ont renoué avec la tradition de la messe célébrée sur un autel en pierre naturelle, parfois difficilement reconnaissable comme tel – il s’agissait de se cacher des autorité – et situé bien souvent sur une hauteur afin de permettre au célébrant et à l’assistance de surveiller les environs afin de pouvoir deviner l’ennemi au loin.

Pour Mgr Tommy Johston, l’un des prêtres participants – il officia à Mass Hill, dans le comté de Sligo – « ce fut un privilège unique de se tenir en un lieu rendu sacré oar nos ancêtres qui s’y tinrent il y a tant d’années, donnant une voix à leur foi dans la présence et dans la prière, conscients du danger permanent qui menaçait leur vie et leur subsistance ».
Si les laïcs risquaient l’amende ou la prison, les « Penal laws » en vigueur de 1535 à 1691 faisaient encourir aux prêtres qui assuraient le ministère auprès des laïcs rien moins que la peine de mort.
Avec le COVID, une nouvelle forme de persécution s’est installée avec l’interdiction VCsur une très longue période des messes publiques, alors même qu’à ce jour l’Irlande ne dépasse toujours pas la barre des 5.000 morts attribuées au coronavirus.
Cet aspect des choses n’est pas mis en évidence dans l’annonce des célébrations aux « Mass Rocks » par l’Aide à l’Eglise en Détresse.
Ce n’est qu’à la mi-mai que l’Irlande a renoué avec les messes publiques, et encore sous des conditions draconiennes de jauge et de « gestes barrière », l’obligation dominicale étant toujours suspendue. L’archevêque de Dublin précisait le 13 mai, lors de la « réouverture » bien timide, que tous priaient pour que les efforts du pays contre un « virus mortel » ne soient pas compromis, et ajoutait : « Par-dessus tout, nous voulons que chacun soit le plus possible en sécurité tant que le programme de vaccination n’aura pas été mené à bien. »
Prier pour un renouveau de la foi en Irlande n’est décidément pas du luxe.

Life site:BREAKING: US bishops vote to draft doc on Eucharist, address worthiness to receive Communion

News

BREAKING: US bishops vote to draft doc on Eucharist, address worthiness to receive Communion

Abp. Cordileone: ‘If we fail now and do not act courageously in presenting Church teaching … how can we expect to be taken seriously when speaking on any other topic?’ Fri Jun 18, 2021 – 3:53 pm EST

Featured Image

Emily Mangiaracina By Emily Mangiaracina
Follow


June 18, 2021 (LifeSiteNews) — The U.S. bishops’ conference voted 168-55 to move forward with the drafting of a formal statement on the Eucharist. The document will address Church teaching on worthiness to receive Holy Communion, and thus directly affect the reception of the Eucharist by pro-abortion Catholic politicians.

The proposal for a document “On the meaning of the Eucharist in the life of the Church” was initiated at the request of Archbishop José Gomez of Los Angeles, in part as a response to what Bishop Liam Cary called an “unprecedented situation in the country,” that is, the circumstance of a self-professed Catholic president “who is opposed to the teaching of the Church,” particularly the teaching on the grave intrinsic evil of abortion.

Bishop Kevin C. Rhoades, chairman of the U.S. Conference of Catholic Bishops (USCCB) doctrine committee, explained in a pre-recorded address to his fellow bishops that the document would “address the fundamental truths we believe” about the Eucharist, including “the Real Presence” and its sacrificial character. It would also “focus on the need to celebrate the sacrament with reverence and beauty,” and a third section would express “how participation in the Eucharist compels us to conversion.”

MM Live

A subset of this third part of the document would address “Eucharistic consistency,” said Rhoades, referring to the need for Catholics to receive our Lord in Holy Communion only in a state of grace.

The outline for the document has sparked controversy among some Catholic clergy and laymen because of worries that, in the words of Cardinal Cupich, “there is an expectation” “that we deny communion to the president, to Speaker Pelosi, and to other people that are being named.”

Despite a lively streak of opposition to the drafting of the document, and particularly to its planned reference to Church teaching on worthiness to receive Holy Communion, the bishops’ debate on the issue revealed that the proposal had strong support. SUBSCRIBE to LifeSite’s daily headlines U.S. Canada World Catholic

“There was a consensus among the members of the committee on doctrine, that one cannot discuss the centrality of the Eucharist as the source and summit of the Christian life without addressing those actions that inflict damage to the honor due to the sacrament, or cause scandal to the faithful,” stated Rhoades in his pre-recorded address, aired yesterday during the USCCB’s Spring General Assembly.

Rhoades further explained, in anticipation of objections to the proposal, “It was never our thought to propose national norms for denying Catholics Holy Communion, but to provide a clear understanding of why our Church has these laws, outlining the rich tradition and profound teaching that is the basis for these canons.

“In addition, the statement was never considered by the committee on doctrine to be a statement about any one individual, or about any one category of sinful behavior. Rather, it would bring heightened awareness among the faithful of the need to be conformed to the Eucharist and to bear public witness to the faith through a call to conversion and the abandonment of sinful behavior,” Rhoades continued.

During the bishops’ discussion, Archbishop Salvatore Cordileone of San Francisco issued a stirring call for support of the proposal: “The eyes of the whole country are on us now. If we fail now and do not act courageously in presenting Church teaching — again, this is a teaching document, comprehensive — in presenting this teaching clearly and convincingly, on this core Catholic value, how can we expect to be taken seriously when speaking on any other topic?”

JH Weston Show

“I would remind all of us of the biblical injunction that Saint John Paul II repeated throughout his pontificate … ‘Be not afraid,’” concluded Cordileone.

Archbishop Joseph Naumann, chairman of the USCCB pro-life committee, unapologetically argued for the pressing need for the proposed document in the face of a pro-abortion president who identifies as Catholic.

“Those who advocate for abortion no longer talk in the language of choice. They talk about it as a right … our president talks about it as a right,” said Naumann. “This is a Catholic president that’s doing this, the most aggressive thing we’ve ever seen in terms of this attack on life when it’s most innocent.” — Article continues below Petition — PETITION: Urge U.S. Bishops to publicly excommunicate Joe Biden (and other pro-abortion politicians)

24,310 have signed the petition.Let’s get to 25,000! Add your signature:   Show Petition Text Keep me updated via email on this
petition and related issues.

Bishop Strickland, who urged his fellow bishops to “emphasize the clear connection between repentance, confession of sins, firm purpose of amendment, and worthily receiving our Lord,” also insisted that “prominent persons can’t be held to a different standard.”

Bishop James D. Conley of Lincoln, Nebraska, added, “I converted when I was in college and it was really the Catholic teaching on the Holy Eucharist, the Real Presence that drew me into the Catholic Church. I think we have a wonderful opportunity, a stage, a national, an international stage to do something really beautiful and powerful.”

Cordileone commented in response to the vote to move forward with the document, “At this historic time in the Church, I would exhort us all to remember the Eucharistic martyrs who died to protect the Most Blessed Sacrament from profanation, and to take heart.”

“I look forward to continuing fruitful dialogue with all my brother bishops, and I place my trust in the Holy Spirit to guide us to a real and not feigned unity in Christ. I ask all Catholics to pray for their own bishop, and for all of us bishops as we discern the best way to speak these profound truths about the Holy Eucharist.”

The document draft will be discussed by the bishops in November when they re-convene for their Fall General Assembly.

Life site:French diocese justifies kicking out two Latin Mass priests

ws

French diocese justifies kicking out two Latin Mass priests

If the reasons for the FSSP’s eviction are accepted without question by Rome, it could mean that difficult days are ahead for other traditional apostolates in France and perhaps elsewhere. Thu Jun 17, 2021 – 2:18 pm EST

Featured Image

Jeanne Smits, Paris correspondent By Jeanne Smits, Paris correspondent
Follow Jeanne


ANALYSIS

June 17, 2021 (LifeSiteNews) — After the sudden and unexplained eviction of the Priestly Fraternity of Saint Peter (FSSP) from the archdiocese of Dijon, in Burgundy, France, the archdiocese’s website published a statement this Thursday giving the reasons for the move. Under the title: “To put things back into perspective,” the unsigned communiqué accuses the FSSP of being responsible for the break that has led local Archbishop Roland Minnerath to drive the traditional fraternity from its apostolate in Dijon as of August 31.

Several realities and attitudes are held against the priests of the FSSP: their refusal to concelebrate occasionally within the diocese in the Novus Ordo, and the functioning of the apostolate as a “quasi-parish,” with an “exclusive rite” and the offering of services, including catechesis and activities for the young, to faithful who are still “part of their territorial parish.”

JH Weston Show

The unsigned statement recalls how the apostolate of the Basilica of Saint-Bernard, in Dijon, originated 23 years ago in 1998 under the condition that “the priest of the Fraternity” should also “concelebrate now and again with the other priests so that there would be no watertight separation between the two rites.”

Already in 2007 (when the motu proprio Summorum Pontificum was published), the diocese decided it wanted to take over the celebration of the “old rite,” but this finally did not happen and the Fraternity was allowed to send another priest to Dijon: the diocese made “occasional concelebration” with his diocesan confreres a condition for the FSSP to remain.

Father Garban of the FSSP accepted this condition and remained until 2016. SUBSCRIBE to LifeSite’s daily headlines U.S. Canada World Catholic

Since then, the priests named by the FSSP have refused to concelebrate, which is presented by the diocese as the refusal of a “gesture of sacramental and priestly communion,” suggesting that a “parallel community” of faithful has been created.

The diocese is also unhappy that there are now two priests from the FSSP looking after “a small group of faithful” and accuses part of these of “rejecting what they call ‘the conciliar Church.’” It insists that it now has a diocesan priest, “helped by others,” who is willing to celebrate the “old rite” for this community, while its members will be expected to turn to the Novus Ordo parishes of Dijon for catechesis, chaplaincies, youth clubs, and preparation for the sacraments.

The statement concluded: “If like their predecessor, the priests of the Fraternity had accepted to demonstrate their unity with us by joining at least some concelebrations, and if they did not consider their group of faithful as their exclusive domain, we would have welcomed their contribution.”

The accusations are harsh indeed, for they suggest that the FSSP’s apostolate has created a kind of parallel Church whose communion with the diocese — and therefore with the hierarchy of the Church and the Church itself — is at best doubtful.

The issue of concelebration is a thorny one regarding the acceptance of institutes and fraternities attached to the traditional Latin Mass (TLM) by French bishops.

Different kinds of situations exist: some dioceses absolutely refuse to call in priests hailing from these communities, following the lead of the now-deceased cardinal Jean-Marie Lustiger in Paris, who was quite open to the traditional form of the Roman rite, even before the 2007 motu proprio — as long as it was under his authority and celebrated by “bi-ritualist” priests.

In other dioceses, the FSSP, the Institute of Christ the King Sovereign Priest, the Institute of the Good Shepherd and others have obtained apostolates of different types. Some dioceses, such as Versailles or Toulon, have set up “personal parishes” for the faithful who practice in the traditional, “extraordinary” form of the Roman rite, allowing them to have access to all normal parochial activities in the spirit of the traditional Mass, sacraments, and religious instruction, offered by diocesan priests, often priests who were trained in a traditional fraternity (including the SSPX), or by Ecclesia Dei communities.

In other dioceses, coexistence with the Novus Ordo is imposed within the place of worship assigned to the local traditional institute or fraternity, and daily traditional Masses, let alone catechism and other such activities are not nominally included in the services these priests can offer.

Also, some priests from these communities accept to join a yearly concelebration with their local bishop and the diocesan clergy at the “Chrism Mass” on Holy Thursday; others do not — those of the FSSP, as a rule, do not, considering that they were ordained for the Vetus Ordo (in the same way that Catholic priests of the Oriental rites assigned to groups of faithful in France only celebrate their particular rite, no questions asked).

The concelebration issue is one that exists in these sometimes tense relationships with local bishops.

Concelebration is certainly not the norm in the Vetus Ordo: it is restricted to the newly-ordained priest’s ordination Mass together with the ordaining bishop, without the visual form it takes in the Novus Ordo, where several priests — sometimes a great number of them — form an arc around the main celebrant, facing the public and taking turns to speak in a ritual that turns away attention from the sacrificial aspect of the Mass and the fact that in consecrating the bread and the wine, the priest acts “in the person of Christ.” Concelebration is evidently out of place in the Traditional Latin Mass, and such has been the case for centuries.

The FSSP itself went through a crisis starting in 1999 when a group of its priests in favor of concelebration at the Chrism Mass asked for an apostolic visitation that would allow for this to happen. The crisis would lead to a number of priests leaving the FSSP to join the diocesan clergy, while the FSSP itself remained attached to the exclusive celebration of the Latin Mass.

In a recent interview with “Le Salon beige,” a news website run by lay Catholics, the superior of the French district of the FSSP, Father Benoît Paul-Joseph, noted that the Fraternity faces tensions in some dioceses where its apostolates attract as many (and often more) faithful as the local Novus Ordo parishes, and appear to be only “tolerated” within them while being more “dynamic.” He sees the solution in the creation of “personal parishes.” In the present situation, “[t]he priest and the faithful involved give the impression of going beyond the limits of the framework, but this is because it does not fit” their needs.

This is obviously what has taken place in Dijon, where the Vetus Ordo community that has grown around the FSSP is lively and observant, while Novus Ordo parishes often have less regular faithful from older age-groups. — Article continues below Petition — PETITION: Urge U.S. Bishops to publicly excommunicate Joe Biden (and other pro-abortion politicians)

24,309 have signed the petition.Let’s get to 25,000! Add your signature:   Show Petition Text Keep me updated via email on this
petition and related issues.

Regarding concelebration, Father Benoît Paul-Joseph told “Le Salon beige:”

The question of concelebration is a delicate one, especially in our institute, because of our internal history and a crisis that we have gone through. As a preamble, let me recall that if the majority of FSSP priests do not concelebrate, this is not due to an unofficial prohibition by their superiors, nor to an impossibility linked to their constitutions (which would be impossible), but to their personal choice, as the Church allows.

Secondly, it is also important to remember that the priests of our institute are in full ecclesial communion because of their membership in the Fraternity of St. Peter, an Apostolic Society of Pontifical Right, whose history and very name originate in fidelity to the See of Peter. There can be no doubt about this.

The Motu Proprio does not speak directly of concelebration, but recalls the dignity of the Paul VI missal, asking priests not to exclude it on principle. In our case, our constitutions, definitively approved by the Holy See in 2003, recognize that celebration in the Extraordinary Form is constitutive of our charism. This means that a priest of the FSSP cannot receive a mission that would include the celebration of the liturgy in the ordinary form.

As for concelebration (in the ordinary form), if it is one of the signs proper to express communion with the bishop, it is not the only one, nor the highest (it has been practiced only since quite recent times), and it is not binding.

JVM Show

Also, the priests of the FSSP, because of the liturgical choice they have made, which is based on objective theological reasons, do not wish to concelebrate Mass in the Ordinary Form as provided for by canon and liturgical law. I can understand that this is difficult for some bishops to accept, but it seems to me unjust to suspect or penalize people who make use of a right, or to put them on trial for their motives in making their choice. The priests of the FSSP have never questioned the validity of the Mass celebrated according to the missal of Paul VI, but they have always underlined its insufficiencies and ambiguities, in a filial spirit. For this reason, since they have permission, they prefer not to concelebrate it.

In this regard, I would like to point out that the question of concelebration was submitted to the Pontifical Commission Ecclesia Dei in 2010 and that it recalled that it is always a possibility, never an obligation.

These are all important points, and they raise the question of the legitimacy of the FSSP’s eviction: Does a bishop have a (canonical) right to drive away and cast suspicion on a legitimate fraternity whose mission is the celebration of the Traditional Mass, because its members proclaim their steadfast attachment to that Mass?

In the same way, can it be expected of the faithful to give up the natural context of the Traditional Latin Mass, which includes access to all the sacraments in the traditional form, in all “Catholic” activities, together with a solid and well-structured catechesis? Many traditionally-minded Catholics have issues with diocesan catechesis because it does not adequately teach the faith and is often sadly lacking in substance. One need only look at the continual plummeting of religious practice in the younger generations and their widespread if not universal ignorance of many points of doctrine, even when having attended diocesan Catholic schools, to realize that this is a real problem.

From the diocese of Dijon’s statement, it clearly emerges that this desire for a coherent, unified “traditional” practice of the faith within a group of faithful attached to the Latin Mass is precisely what the local bishop finds problematic.

If the reasons for the FSSP’s eviction are accepted without question by Rome, it could mean that difficult days are ahead for other traditional so-called “Ecclesia Dei” apostolates in France and perhaps elsewhere, especially given the fact that the latest developments in the Vatican point to restrictions on the Traditional Latin Mass. These developments include the banning of individual Masses in Saint Peter’s Basilica, and a possible rewriting of the motu proprio Summorum Pontificum which is said to be favored by Pope Francis.

Here below is LifeSite’s full translation of the statement of the diocese of Dijon:

Priestly Fraternity of Saint Peter — Dijon: to put things in perspective …

The Diocese would like to make some clarifications.

1. FSSP the list of requirements

The Fraternity of St. Peter (a society of priests attached to the pre-Vatican II rite) was welcomed in the Diocese of Dijon in 1998 in response to requests from some of the faithful to have Mass according to the pre-Vatican II tradition.

It was agreed that the priest of the Fraternity should also celebrate from time to time with the other priests so that there would be no watertight separation between the two rites.

After the departure of the first priest of the Fraternity in 2007, the diocese wanted to provide these celebrations in the old rite by diocesan priests. This plan could not be carried out and the Fraternity was told that another of their priests could come to Dijon on the condition that he would not refuse to concelebrate occasionally with his diocesan confreres.

Appointed in 2007, Father Garban fulfilled this condition quite naturally. His superior wanted to transfer him elsewhere in 2010. We insisted on having a priest who was willing to concelebrate. Since the Superior could not find a replacement for him, he extended Father Garban’s mandate until 2016.

Since then, the priests appointed by the Fraternity have refused to make this gesture of priestly and sacramental communion. Such an attitude reveals a conception of their ministry that we do not share. The old rite must not create a parallel community. Priests must be free to celebrate in either rite, and the faithful are still part of their territorial parish.

2. The faithful are attached to them

The priests of the Fraternity have gradually developed in an autonomous way a quasi-parochial pastoral ministry, which goes beyond the specifications of our initial agreement. Since 2017 there are even two priests who are sharing the assistance of a small group of faithful. Little by little this group has consolidated around them since they were in fact providing all the services normally provided by the parishes.

We understand this attachment. Part of these faithful easily go from one rite to the other. Another part does not accept the ordinary form of the Mass and rejects what it calls “the conciliar Church.” The diocesan authority must see to it that the Catholic community is not divided. It is clear that this is not only a question of rite, but of exclusive rite and separate community.

3. Proposition

The blockage comes from the attitude of the FSSP which has excluded that its priests celebrate in the ordinary rite. The faithful do not understand this blockage and say they are victims of this intransigence. The Superior of the Fraternity has appointed two priests when we had requested only one. The FSSP is imposing the formation of a community, part of which (as recent messages show) casts suspicion on the diocesan Church.

Since today a diocesan priest, assisted by others, has said that he is ready to provide ministry according to the old rite to this community, we remain consistent with the line that the diocese has taken for 23 years. Mass according to the ancient rite will be assured and the services of catechesis, chaplaincy, patronage, preparation for the sacraments will be offered by the parishes, in particular those near Fontaine-lès-Dijon and Dijon-Saint Bernard.

If the priests of the Fraternity had accepted, like their predecessor, to mark their unity with us at least in some concelebrations and if they did not consider their group of faithful as their exclusive domain, we would have been delighted with their contribution

Life site:Holocaust survivor warns against COVID mandates, new ‘fascist dictatorship

Holocaust survivor warns against COVID mandates, new ‘fascist dictatorship’

‘I never thought that I would be alive to be again afraid of the same elements,’ Vera Sharav said. Thu Jun 17, 2021 – 3:15 pm EST

Featured Image
Vera Sharav YouTube screenshot

By Raymond Wolfe
Follow


June 17, 2021 (LifeSiteNews) — A survivor of the Holocaust has denounced “Eugenics-driven” public health policies during the COVID-19 crisis that she said could lead to “fascist dictatorship and genocide.”

In an interview earlier this year with German attorney Dr. Reiner Fuellmich, Vera Sharav, a long-time medical activist, drew on her experience under the Nazi regime as she warned about “unprecedented oppressive and repressive elements” instituted in the coronavirus era.

She told Fuellmich that “as a child survivor of the Nazi reign of terror I learned indelible lessons about the nature of evil. I know the consequences of being stigmatized and demonized as a spreader of disease.” Born in Romania during the Second World War, Sharav was held in a Ukrainian detention center as a child and ultimately lost her father in the Holocaust.

JVM Show

“We were required, as Germans know, to wear a yellow Star of David to identify us, to segregate Jews,” she said. “Exclusionary laws barred the family from normal life, from attending ordinary activities. Our property was impounded, we were forbidden to participate in all educational, religious, cultural gatherings. Travel was forbidden for Jews, so there was no escape.”

“These painful memories from my childhood sensitized me to the threat posed by current restrictive government dictates.” https://www.youtube.com/embed/PdlWhuUFuKs

Sharav blasted today’s “medical mandates” as “a major step backward toward a fascist dictatorship and genocide.” “What they are doing with this virus is to institute absolutely unprecedented oppressive and repressive elements that imprison us in our homes,” she said. SUBSCRIBE to LifeSite’s daily headlines U.S. Canada World Catholic

“Mandatory masks are an insidious psychological weapon. They demean our dignity as free human beings,” she added. “They do not work in this or any epidemic and they are the symbolic equivalent of the yellow star.” Lockdowns likewise have “this time around proved to be [a] very effective tool for social control but they failed to change the course of the virus.”

“People are being conditioned to submit passively to government dictates,” while “children who are deprived of an education are being conditioned to distrust people,” Sharav continued.

The Holocaust survivor condemned the state of the medical establishment, drawing comparisons between contemporary medical policies and those employed by the Nazis. “Today, debate is forbidden. A doctor is not allowed to say that the virus is being exploited to maintain a state of fear.” “Doctors and scientists who express views that challenge official dictates are treated as heretics. They are threatened with loss of livelihood,” and “muzzled and vilified by the media” for speaking out about the safety of COVID-19 vaccines, she said.

“Fear and propaganda were the psychological weapons the Nazis used to impose a genocidal regime, and today some are beginning to understand why the German people didn’t rise up: fear kept them from doing the right thing,” Sharav said.

MM Live

“What sets the Holocaust apart from all other mass genocides is the pivotal role played by the medical establishment,” she noted. “Every step of the murderous process was endorsed by the academic and professional medical establishment. Medical doctors and prestigious medical societies and institutions lent the veneer of legitimacy to infanticide, mass murder of civilians.”

She referred to Aktion T4, a Nazi murder campaign against tens of thousands of primarily disabled victims. “The first victims were disabled German infants and children under three,” Sharav said. “They were identified by midwives who reported their existence to the state. The next victims were the mentally ill followed by the elderly in nursing homes.”

Eight decades later, the COVID-19 crisis has exposed a stunning revival of “eugenics-driven public health policies in Western Europe and the United States,” Sharav said, calling “government directives to hospitals and nursing homes” that “condemned the elderly to death” “a chilling replay of T4.”

“In Europe and the United States, hospitals were ordered not to treat, not to provide medical treatment, including oxygen, to elderly people in nursing homes. Several U.S. governors sent infected elderly people to nursing homes, knowing that they lacked essential safeguards to prevent the spread of the virus,” she said. Sharav cited the case of Gov. Andrew Cuomo of New York, who issued executive orders credited with leading to thousands of avoidable nursing home deaths despite having recognized the risks for elderly patients. Reports have shed light on similarly deadly actions by other Democrat governors, such as Michigan’s Gretchen Whitmer.

The new threat of eugenics-based policies goes even “beyond Hitler,” Sharav warned. She compared the Great Reset, a program sponsored by the World Economic Forum and top multinational corporations, with Hitler’s “master plan.” Hitler, however, “only looked at Europe and taking over Russia, but still, he didn’t think global,” Sharav said. “This is global.”

“We’re being tracked, surveyed,” Sharav told Fuellmich, pointing to the rise of vaccine credential systems, like “green passports,” which she said create “an apartheid two-class society,” with “one class privileged, the other reviled and discriminated against.”

“Sound familiar? Will ghettos, detention camps follow? And how will people be killed?” she asked. “Once you start having these two-class systems you will not prevent a global holocaust.”

“Government should not be interfering in our personal lives, in our medical choices. What is that? Where did that come from? It started with the Nazis,” Sharav said. “I never thought that I would be alive to be again afraid of the same elements.”

re le pape François et le cardinal Marx

SRP:Démission et refus : la relation systémique entre le pape François et le cardinal Marx

Le cardinal Marx et le Saint-Père

L’Église d’Allemagne continue à être secouée par une crise profonde, qui vient de connaître un nouveau soubresaut. La récente démission du cardinal Marx de son siège archiépiscopal de Munich et Freising, refusée par le pape, a donné lieu à des interprétations diverses. Mais la clé se trouve dans la lettre de démission du cardinal, qui parle d’«échec systémique» à propos de la crise des abus sexuels. Aline Lizotte nous explique pourquoi cette notion ne peut pas s’appliquer à l’Église et en quoi elle ne peut engendrer que de fausses solutions.

L’archevêque de Munich et Freising, Mgr Reinhard Marx, a présenté le 4 juin sa démission au pape. Six jours plus tard, soit le 10 juin, il recevait la réponse : le pape refusait cette démission. Les deux lettres ont été traduites et publiées dans toutes les langues et, en moins d’une demi-heure, leur diffusion a été connue Urbi et orbi. La surprise exprimée par le cardinal Marx est quelque peu «étonnante». François connaissait la décision du cardinal bien avant que ce dernier la mette à exécution, puisqu’il lui avait demandé la permission de la rendre publique. Marx avait été reçu par le pape en février, et il avait eu un contact avec lui en mai. On connaît cette réponse : dans une lettre très affectueuse, le pape, se déclarant son frère et son ami, sans mettre de côté le fait qu’il est l’évêque de Rome, le renvoie à sa charge dans l’Église. Il admet son courage et son abnégation, tout en lui disant que ces grandes qualités morales doivent d’abord s’exercer dans les diocèses dont il a la charge : Munich et Freising.

Les spéculations et les interprétations ont fusé de toute part. Certaines ont fait allusion au dossier qui devrait sortir en juillet prochain concernant les abus sexuels sur mineurs dans les diocèses de Trèves (le premier diocèse où le cardinal Marx a été évêque) et de Munich, son siège épiscopal actuel. Marx pourrait-il être visé et acculé à la démission ? D’autres, comme celle du Père Hans Zollner, ont évoqué la grande sensibilité du cardinal de Munich ; d’autres encore ont senti une «invitation» lancée cardinal de Cologne, Mgr Rainer Maria Woelki, à démissionner. Ce dernier est pris entre un premier rapport de 2018 sur les abus sexuels, rapport qui accusait son prédécesseur, Mgr Joachim Meisner (+ 2017), de négligence dans la gestion de ces cas, c’est-à-dire de non-dénonciation, et mettait aussi sur la sellette le vicaire général, Mgr Stefan Hesse, devenu évêque de Hambourg, qui a dû lui aussi démissionner devant les accusations virulentes de la «puissante association de victimes» (Eckiger Tisch) dirigée par Matthias Katsch.

Devant ces protestations, qui affectaient grandement la paix dans le diocèse de Cologne, le cardinal Woelki a commandé une seconde enquête, dont les conclusions ont été rendues publiques le 18 mars dernier. Ce rapport de 800 pages, présenté par le cabinet Gercke de Cologne, a permis de recenser plus de 300 victimes d’abus sexuels dans le diocèse entre 1975 et 2018, dont 50 % avaient moins de 14 ans, et plus de 200 «responsables», dont 70 % étaient des membres du clergé. Mais il exonère l’archevêque de toute responsabilité. Cela ne fait pas l’affaire de Matthias Katsch, qui s’acharne contre Woelki. Celui-ci, même s’il n’a en aucune manière le soutien de l’épiscopat allemand, paraît n’avoir aucune intention de démissionner. Cela ne peut le rendre sympathique au cardinal Marx, d’autant plus que le même archevêque de Cologne ne soutient pas non plus le Chemin synodal que l’Église allemande a inauguré l’automne dernier et qui devrait de nouveau s’activer en cette fin d’année civile.


Le cardinal Marx est très sensible au problème de l’abus sexuel dans l’Église et a contribué généreusement à l’action des associations de victimes dans son diocèse.


Ce parcours synodal est une idée chère à Mgr Reinhard Marx et, s’il n’en reçoit pas un appui unanime de l’épiscopat, il peut en être profondément affecté dans sa sensibilité, comme l’affirme le Père Hans Zollner dans un entretien avec Gerard O’Connell publié dans la revue America. Personnellement, il est très sensible au problème de l’abus sexuel dans l’Église, nous dit le Père Zollner. Il a contribué très généreusement à l’action des associations de victimes dans son propre diocèse, et il soutient le Centre pour la protection de l’enfance de Rome1 qui, sous la protection de l’Université grégorienne, ouvrira ses portes comme faculté autonome pontificale à la rentrée de septembre 2021.

Mais un autre cardinal allemand non moins connu, Mgr Walter Kasper, président émérite du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, a une autre opinion. Dans un entretien donné à la revue Passauer Bistumsblatt, il accuse les dirigeants du Chemin synodal d’avoir passé sous silence la lettre de François adressée à l’Église d’Allemagne le 30 septembre 2019, lettre dans laquelle le pape mettait en garde l’Église allemande tentée par l’isolationnisme : «chaque fois qu’une communauté ecclésiale a voulu affronter seule ses problèmes, en s’appuyant uniquement sur ses propres forces, sur sa méthode et sur son intelligence, elle a fini par multiplier et entretenir les maux qu’elle voulait surmonter». Pour le cardinal Kasper, le Chemin synodal comporte un «birth defect» (un «défaut congénital»). Il n’est ni un véritable synode, ni un processus de dialogue. Un vrai synode doit être établi à partir du consensus de la conférence épiscopale et, au fur et à mesure que les demandes et les éléments se précisent, s’ils concernent l’Église universelle, on doit en référer à l’autorité du pape. Ce synode ne fait pas l’unanimité de l’épiscopat allemand, et il est difficile de voir comment un «dénominateur commun» pourrait émerger2.

Un échec systémique

Toutes ces opinions sont intéressantes, mais, si on lit attentivement la lettre de démission du cardinal Marx, on voit qu’il donne en quelques mots les causes de ce qu’on pourrait appeler son «découragement». Il inclut sa demande de retrait du ministère épiscopal dans ce qu’il appelle – et le pape le confirme – un «crise de l’Église» provoquée par la «multiplicité» de l’abus sexuel sur mineurs. Sur ce point, il reçoit l’approbation du pape François, qui appelle cette crise une «catastrophe». Cette catastrophe, qui découle de nombreuses erreurs du passé, chaque évêque doit en prendre la responsabilité, même s’il n’a pas participé à cette situation historique, dit François.


L’affirmation d’«échec systémique» explique à elle seule le refus du pape de recevoir la démission du cardinal Marx.


Cependant, cette faute ou erreur, Marx la qualifie d’ «échec systémique». Cette qualification est très grave. Elle concerne toute l’Église en tant qu’institution. Cette opinion est loin de faire l’unanimité dans le collège cardinalice. À Rome, beaucoup de cardinaux ont pris position contre cette affirmation. À elle seule, elle explique le refus du pape de recevoir la démission du cardinal Marx. S’il l’avait acceptée, il donnait à certains évêques le prétexte de se dissocier du gouvernement papal de l’Église institutionnelle en manifestant un désaccord, soit de droite, soit de gauche. Le pape François doit déjà faire face à tout un épiscopat démissionnaire, celui du Chili, et il ne tient pas à donner à l’Église allemande, en raison de ses discordances internes, le prétexte d’un désaccord systémique avec l’Église universelle. Il n’acceptera jamais cela.

Cela étant dit, que signifie un désaccord systémique ? Le mot est sur toute les lèvres, mais toutes les lèvres qui le prononcent ne savent pas toujours très bien ce qu’il signifie. Et surtout ceux qui l’emploient ne cherchent pas à savoir d’où il provient. Il vient de l’école de Palo Alto, de ces centres humanistes californiens où, dans la période de l’après-guerre, se sont trouvé réunis des intellectuels en gestation de réformes bouleversant tout le mode de vie de l’Amérique. Ce fut ce que l’on a appelé le «New Age». On ne l’a pas dépassé ; on vit encore ses conséquences.

La systémie a été conçue principalement par Gregory Bateson3, un chercheur en communication, cybernétique et psychologie. Elle porte sur les recherches en interaction et en communication. Grâce à Paul Watzlawick, la systémie a développé des thèmes très intéressants sur la communication non seulement orale, mais sur toutes formes d’interaction humaine. Il n’est pas possible d’entrer dans cet article dans le labyrinthe de la logique de la communication telle qu’elle relève de l’École de Palo Alto. Je n’en dirai que quelques mots.

Que signifie l’application de la systémie à l’Église ? Celle-ci n’est-elle pas principalement une institution de communication ? Et n’apparaît-elle pas comme cela ? Elle choisit ses adeptes et les marques d’un signe qui leur donne un aspect identitaire, elle les baptise ! Marqués du signe, elle les groupe sous le leadership d’une seule autorité, l’évêque, qui leur donne un même enseignement, de sorte qu’ils professent ou tentent de professer une même pensée, et elle gouverne par une autorité hiérarchique qui va de l’un aux multiples. Essentiellement, cette «institution», est fondatrice d’une relation. Cette relation est formelle. Elle est un système et, comme dans toute relation, il n’y a que deux termes : A en rapport avec B, et B en rapport avec A. A définit B, et B définit A. Ne doit entrer en considération aucune autre valeur, aucune autre identité, qu’elle soit personnelle, circonstancielle ou autre.

La relation pure construit le système.

Cette vision est-elle acceptable pour l’analyse des actes humains ? Prenons quelques exemples. Qu’est-ce que la paternité ? C’est une relation entre le père et le fils. Cette relation est une relation de dépendance : le fils a besoin de dépendre du père, mais le père a besoin, pour être père, de la dépendance du fils. Est-ce tout ? Qu’est-ce que le mariage ? C’est «une relation volontaire, exclusive, permanente, dans laquelle les différence sexuelles ne jouent qu’un rôle secondaire4». Ces deux relations sont systémiques en ce sens qu’elles institutionnalisent un «système». La paternité est un système, car elle est fondée sur une mutuelle dépendance ! Détruire cette dépendance, c’est détruire la relation ! Le fils n’a pas toujours besoin d’un père, car il cherche à sortir de la dépendance, et souvent le père ne veut pas toujours un fils dépendant. Alors la relation oscille sur ses propres bases. Pourquoi ? Parce que ses bases sont trop faibles et que l’interaction des termes est loin d’être suffisante pour faire naître la pérennité de cette relation. Il en est de même du mariage. Cette relation systémique perd son existence quand l’un des termes, la permanence ou l’exclusivité disparaît.


La relation qui forme les comportements humains des hommes et des femmes ne peut pas trouver en elle-même sa propre raison d’être.


Mais, quels sont les vrais fondements d’une relation ? Une relation doit se fonder soit sur un acte, soit sur une quantité. La relation fondée sur la quantité est mathématique, elle est celle qui est à la base du calcul qu’utilise la cybernétique. La relation qui forme les comportements humains des hommes et des femmes ne peut pas trouver en elle-même sa propre raison d’être. Elle a besoin d’un agir humain axiologique qui est son fondement. La relation du mariage n’est pas uniquement un lien volontaire et perpétuel ; elle suppose une volonté d’engagement ordonnée à la possibilité d’une procréation et impliquant un amour électif, un don réciproque. Ainsi, en raison du consentement à un don mutuel, on peut nommer les deux personnes qui s’unissent «épouse» et «époux». Les termes sont relatifs, mais le fondement, le don mutuel, lui n’est pas relatif. Il assure cependant la permanence et l’exclusivité.

La relation qui fonde l’Église, si on la rapporte à ses fondements – indépendamment de son Fondateur – semble être une stricte égalité. C’est le baptême. Nous sommes tous égaux en tant que nous sommes tous sauvés par le même Sacrifice qui fait de nous des enfants de Dieu. Ne trouver dans l’Église que ce fondement est le point de vue du luthéranisme. Luther fonde l’Église uniquement sur le baptême et n’admet aucune autre relation que celle d’une parfaite égalité en Christ. Or le Christ lui-même en inaugure d’autres, d’abord le rapport à Pierre, sur lequel il bâtit son Église, puis le Collège épiscopal, à qui il donne le pouvoir, avec Pierre, de diriger l’Église.

Ce faisant, le Christ crée des relations d’autorité, des relations de service, des relations d’enseignement (magistère). Ces relations ne se définissent pas uniquement par l’opposition égalitaire des termes. A n’est pas convertible avec B. B sera toujours soumis à A. Cela ne dépend pas de la relation, mais de l’acte qui la fonde. Enseigner exige la lumière de la vérité, et celui qui la reçoit ne donne pas la lumière, il la reçoit ! Être bien ordonné à une fin suppose le guide, l’autorité qui paît le troupeau, autrement le troupeau devient une bande qui se disperse ou qui attaque. La relation ne s’inverse pas, car l’acte qui la fonde n’appartient pas de façon égalitaire aux termes mis en relation : le berger n’est pas la brebis. Ainsi, l’acte qui fonde une relation ne dépend pas uniquement de ses termes, mais de l’ordre de l’un par rapport à l’autre. Si A est ordonné à B et que B ne peut être ordonné à A, c’est que l’acte qui fonde la relation A par rapport à B n’est pas la simple relation d’un système, mais un véritable Bien objectivement et formellement antérieur à celui qui le désire.


Si l’Église est un système, s’occuper de sauver le système plutôt que de s’occuper des loups qui l’attaquent et des brebis en danger est une aberration !


Bien sûr, le service de l’évêque est ordonné au salut des personnes qui lui sont confiées par le Seigneur et par l’autorité compétente. L’évêque n’est pas là pour protéger l’institution qui l’a fait évêque. Accuser tous les évêques, c’est-à-dire la grande majorité, d’avoir voulu sauver l’institution sans s’occuper des brebis est un véritable sophisme qu’il faudra arriver à détruire complètement. Quand le bateau coule, si le capitaine ne s’occupe pas du bateau, mais uniquement des personnes qui sont dedans, il risque fort de perdre et le bateau et les personnes. Si l’Église est un système, s’occuper de sauver le système plutôt que de s’occuper des loups ravisseurs qui l’attaquent et des brebis qui sont en danger est une aberration ! Mais si recevoir l’épiscopat, c’est entrer dans ce système et que le pouvoir d’autorité que donne ce sacrement est le fondement de la relation de l’évêque à ses fidèles, on peut tenter d’expliquer l’apparition des abus sexuels par la préoccupation de sauver le système ! De quel droit peut-on accuser les évêques de l’Église catholique de cette préoccupation systémique majeure ? Pour empêcher les loups d’attaquer les brebis, il faut d’abord les empêcher de rentrer dans la bergerie ! Il ne faut pas détruire la bergerie !

Que le cardinal Marx ait été pris d’une angoisse systémique en constatant que, selon lui et selon certains intellectuels qui l’entourent, l’Église s’est préoccupée avant tout de protéger son système, cela le regarde ! Mais accepter le point de vue du Chemin synodal tel qu’il est en train de se dérouler en Allemagne et qui accuse l’Église historique d’avoir été plus soucieuse de sauver son institution, alors qu’elle aurait dû s’empresser de dénoncer ses prêtres à la justice civile et, par conséquent de s’en débarrasser, cela signifierait que l’ecclésiologie prend sa source dans la systémie ? Y a-t-il un si grand nombre d’évêques qui soient d’accord avec cette vision ? Qu’ayant fait cette constatation, le cardinal pense et agisse comme s’il lui appartenait – lui les évêques et laïcs qui le suivent – de changer le système relationnel de l’Église et d’axer la «réforme» sur l’égalité des baptisés en sacrifiant le principe d’autorité hiérarchique, cela pourrait lui réussir si l’Église était avant tout un système.

On peut penser que, dans certains cas – combien y en a-t-il en vérité ? – l’orgueil et la vanité du pouvoir peuvent conduire à cette vision personnelle. L’histoire de l’Église nous le rappelle avec précision. Cependant, les péchés personnels des chrétiens, qu’ils soient papes, évêques ou laïcs, n’ont jamais été le point de départ d’une «réforme». Le péché appelle à la conversion, non à une révision systémique !

Aline Lizotte

Photo : Elke Wetzig ; Nico Rotolo / Wikimedia Commons


1 – Le Centre pour la protection de l’enfance (CCP) est un centre académique de l’Université pontificale grégorienne à Rome, qui offre des diplômes d’enseignement supérieur en safeguarding (protection). Le CCP a été lancé à Munich en janvier 2012 par l’Université pontificale grégorienne en collaboration avec l’archidiocèse de Munich et Freising et le Département de psychiatrie et de psychothérapie de l’enfance et de l’adolescence de l’Université d’Ulm.

2 – Propos recueillis par James Roberts, Synodal way has ‘birth defect’ says top cardinal, The Tablet, 16 juin 2021.

3 – Gregory Bateson, La cérémonie du Naven, LGF, livre de poche, 2000 ; Vers une écologie de l’esprit, tom I et II, Seuil, coll. Points Essais, 1996. Paul Watzlawick, John H. Weakland, Sur l’interaction, Seuil, Points Essais, 2004 ; Paul Watzlawick & J. Helmick Beavin, Une logique de la communication, Seuil, Points Essais, 2014.

4 – Voir Paul Watzlawick, Sur l’interaction, op. cit. (tout le chapitre sur les règles familiales, pp. 49-63).