Pour une école libre au Québec:Le Parti dit conservateur du Canada et l’islamophobie au Canada, ce pays « dominé par la masculinité blanche »

Pour une école libre au Québec

Le Parti dit conservateur du Canada et l’islamophobie au Canada, ce pays « dominé par la masculinité blanche » Posted: 21 Jun 2021 12:18 AM PDT Récemment, nous avons été surpris par un gazouillis de Michelle Rempel Garner, une députée « conservatrice » fédérale de l’Alberta. À une époque, elle était une épine dans le pied de Justin & Cie. Mme Rempel Garner réagissait au meurtre épouvantable d’une famille musulmane à London, en Ontario. Meurtre qui avait été saisi au bond, en quelques minutes par l’alliance de la gauche et des médias pour dénoncer l’islamophobie prétendue de la société canadienne même si le coupable ne semblait guère avoir le profil souhaité. En effet, un de ses amis du Moyen-Orient a déclaré n’avoir jamais entendu Veltman dire du mal du Moyen-Orient ou des musulmans. « Nate était un ami très proche et ne m’a jamais rien dit de mal ». Un autre a ajouté : « Il n’a jamais dit quoi que ce soit de haineux à propos de quelque groupe que ce soit. » Veltman, a-t-on également appris par la suite, était traité pour troubles mentaux. Malgré le manque de détails prouvant l’islamophobie de Veltman sitôt après le drame, deux jours après cette tragédie, Michelle Rempel Garner s’est précipitée sur les réseaux sociaux pour clamer sa culpabilité de blanche hétéro cisgenre dans un pays patriarcal blanc.
Je m’humilie, je demande pardon et je cherche à arranger les choses.
J’ai des privilèges ; je suis cis/hétéro/blanche. Mais je suis aussi une femme qui travaille dans un système dominé par la masculinité blanche. Mais aucune excuse. Je ferai ce que je peux.

Le compte Twitter de cette députée censément conservatrice affiche désormais ses pronoms « elle/elle ».

En 2019, les commentateurs conservateurs s’étaient indignés parce que Kamala Harris, au début d’un débat démocrate, avait annoncé ses pronoms, génuflexion moderne imposée par le lobby LGBTQ2SAI+.Moins de deux ans plus tard, une politicienne censément « conservatrice » se précipite pour afficher ses prénom, demandent pardon pour un acte dont elle n’est pas responsable, s’accuse de multiples « privilèges » (cis/hétéro/blanche). Mme Rempel occupe déjà un poste clé dans le cabinet fantôme d’Erin O’Toole, sa précipitation à s’accuser de tous les maux chers à la gauche woke, font d’elle/elle une candidate parfaite pour une poste de très grande responsabilité dans un gouvernement censément « conservateur » d’Erin O’Toole.Si toute fois, il devait être élu, ce qui n’est pas assuré.
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Bonne Fête des pères Posted: 20 Jun 2021 07:33 PM PDT Les hommes mariés, les pères de famille, ces grands aventuriers du monde moderneCharles Péguy
« Il n’y a qu’un aventurier au monde, et cela se voit très notamment dans le monde moderne : c’est le père de famille. Les autres, les pires aventuriers ne sont rien, ne le sont aucunement en comparaison de lui. » Cette assertion est délibérément et doublement provocatrice, puisqu’en guise de sainteté elle fait l’éloge de l’aventure et qu’en guise d’aventurier elle semble choisir M. Prudhomme. Péguy le sait : nul n’est, en apparence, plus pantoufflard, plus (petit-)bourgeois que le père de famille. Il sait aussi que les libertins, les bambocheurs, les explorateurs, les brûleurs de chandelles par les deux bouts, tous ceux qui revendiquent pour eux l’aura de l’aventure, daubent à l’infini sur ce lourdaud engoncé et pusillanime. Mais il connaît également, pour en avoir lui-même fait l’épreuve, l’étrange particularité, la désappropriante propriété dont est pourvu le père de famille : « Les autres ne souffrent qu’eux-mêmes. Ipsi. Au premier degré. Lui seul souffre d’autres. Alii patitur. Lui seul, autrement dit, déjoue les contraintes de la finitude : son être déborde son moi. Et que lui vaut cette prouesse ontologique, ce n’est pas un pouvoir accru, c’est une vulnérabilité plus grande. Il souffre d’autres, qu’on appelle à tort les siens, car ils ne sont pas à lui, mais lui à eux : il n’est pas leur possesseur, il est leur possession, il leur appartient, il leur est livré, il est, risque même Péguy, leur « otage ». Pour le dire d’une autre métaphore, ce chef de famille n’est pas un pater familias, mais un roi déchu qui a fait, en fondant un foyer, le sacrifice de sa liberté souveraine. Avant d’avoir charge d’âmes et de corps, il était seul maître de sa vie; le voici désormais assujetti, dépendant, privé de la possibilité de trouver refuge en lui-même : le confort du quant à soi lui est définitivement interdit.Ainsi le bourgeois n’est pas celui qu’on pense : littéralement et constamment hors de lui, le père de famille mène l’existence à la fois la plus aventurière et la plus engagée qui se puisse concevoir. D’une part, il est exposé à tout et le destin, pour l’atteindre, n’a pas besoin de tireurs d’élite, il lui suffit de frapper au hasard dans l’un quelconque de ses membres : « C’est lui, mon ami, qui les a, et lui seul, les liaisons dangereuses ». D’autre part, il est responsable de tout, et même de l’avenir, même du monde où il n’entrera pas : « Il est assailli de scrupules, bourrelé de remords, d’avance, (de savoir) dans quelle cité de demain, dans quelle société ultérieure, dans quelle dissolution de toute une société, dans quelle misérable cité, dans quelle décadence, dans quelle déchéance de tout un peuple ils laisseront [sic], ils livreront, demain, ils vont laisser, dans quelques années, le jour de la mort, ces enfants dont ils sont, dont ils se sentent si pleinement, si absolument responsables, dont ils sont temporellement les pleins auteurs. Ainsi rien ne leur est indifférent. Rien de ce qui se passe, rien d’historique ne leur est indifférent. »Tiré du « Mécontemporain » par Alain Finkielkraut

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