medias-presse.info:Entretien exclusif de Mgr Athanasius SCHNEIDER à MPI

medias-presse.info
Entretien exclusif de Mgr Athanasius SCHNEIDER à MPI par Christian Lassale

Vaccins, Covid, industrie fœtale, initiatives politiques, crise de l’Eglise,

Traditionis Custodes, Mgr Lefebvre, une lueur d’espoir :

 un entretien sans faux-fuyants ni langue de bois…

« Un manque de courage pour lutter sans compromis contre le mal monstrueux qu’est l’industrie fœtale »

1 – Monseigneur (1), nous voulons d’abord vous exprimer notre gratitude pour l’honneur que vous faites à MPI [MEDIAS-PRESSE-INFO] en ayant accepté de répondre à nos questions. Nous avions relayé votre entretien à la télévision libanaise à propos des vaccins et de la situation dans le monde qui a suscité un immense intérêt. Vous y exprimiez une position d’une fermeté remarquable contre les vaccins fabriqués à partir de lignées fœtales et nous vous en remercions aussi. Mais, Monseigneur, comment expliquez-vous, alors que le scandale est si criant, que vous vous trouviez si isolé sur la ligne que vous défendez ?

La confusion sur la légitimité morale de l’usage des vaccins produits à partir de/ou testés avec des lignées cellulaires fœtales n’est qu’une partie d’une confusion beaucoup plus large concernant l’intégrité de la doctrine et de la moralité catholiques, une confusion qui prévaut dans la vie de l’Église depuis des décennies. Je crois que le compromis de la part des responsables du Saint-Siège, de nombreux évêques et même de prêtres et de laïcs d’esprit traditionnel, avec l’énorme mal de l’industrie fœtale en croissance quotidienne, dont le produit important est les vaccins souillés par l’avortement, c’est aussi un manque de courage pour lutter sans compromis contre le mal monstrueux qu’est l’industrie fœtale. La conséquence d’une lutte sans équivoque et sans compromis contre l’industrie fœtale est que l’on est socialement marginalisé et même étiqueté comme un ennemi de la santé ou comme un rigoriste moral, accusations qui, d’un point de vue objectif, sont bien sûr fausses.

« Nous vivons dans une dictature de péché, de perversion et de révolte contre les commandements de Dieu »

2 – Il est vrai que le refus strict que vous prônez conduit à des sacrifices héroïques comme la perte d’une situation professionnelle. Mais Dieu ne peut-il demander à certaines époques de l’histoire de son Eglise l’obligation d’être héroïque et de pratiquer des vertus héroïques pour demeurer chrétien ?

C’est tout à fait vrai. Personne ne peut douter que nous vivons à une époque qui présente clairement les caractéristiques d’une dictature athée mondiale et où le péché et la rébellion contre Dieu ont atteint des proportions presque inimaginables. Nous vivons dans une dictature de péché, de perversion et de révolte contre les commandements de Dieu. À mon avis, un rejet intransigeant et sans équivoque de toute collaboration avec l’industrie fœtale a quelques similitudes avec le rejet intransigeant de toute collaboration avec le culte des statues idolâtres ou le culte des statues impériales par les chrétiens des premiers siècles. On peut aussi penser à l’héroïsme des catholiques anglais et irlandais dans leur refus intransigeant de participer au culte protestant, ou au refus intransigeant du serment sur la Constitution par le clergé catholique en France, la Constitution civile du clergé, pendant la terreur de la Révolution française.

3 – Certains prêtres ont cependant argumenté en faveur de la légitimité de ces vaccins en se référant à saint Thomas. Celui-ci admet en particulier qu’on peut « se servir du péché d’autrui pour le bien » (De malo, q. 13, article 4 ad 17). Que leur répondriez-vous ?

De nombreuses hérésies morales de notre temps contiennent également des citations de saint Thomas et d’autres docteurs de l’église. On oublie cependant le point essentiel que ces citations ne s’appliquent pas à l’utilisation des produits souillés d’avortement et à l’industrie fœtale. Ces deux maux sont si monstrueux qu’ils sont incomparables avec d’autres maux qu’un chrétien accepte contre son gré dans une société impie. La justification de l’utilisation de vaccins souillées d’avortement et d’industrie fœtale constitue une grave omission de la part des catholiques, qui, dans une telle situation de l’industrie fœtale, qui est un péché criant vers le ciel, ont un devoir moral clair de protester et se distancier sans équivoque.

« Ceux qui se défendent par des moyens démocratiques sont appelés « ennemis du peuple ».

4 – L’obligation des masques et des mesures sanitaires suivie de celle de la vaccination puis du pass sanitaire manifestent un crescendo impressionnant d’une ligne d’autoritarisme planétaire d’asservissement des hommes. Nous avons certes conscience de notre obligation accrue de prier en ces circonstances. Mais la prière ne nous exonère pas d’un combat contre l’oligarchie destructrice. Comment voyez-vous un tel combat ?

Je crois que tous les moyens démocratiques doivent être utilisés pour se défendre contre le contrôle totalitaire de la vie privée par le gouvernement. Nous devons aussi nous défendre contre l’appropriation de notre corps par le gouvernement. Car une telle situation est l’expression d’un communisme extrême dans lequel tout appartient à l’État et la personne privée n’a absolument aucune propriété et aucun droit démocratique réel.

5 – Pensez-vous que les mesures prises dans beaucoup de pays contre la Covid participent d’une destruction de l’ordre naturel ?  Comment expliquez-vous la dimension mondiale de ces mesures ?

Je pense que votre avis est pertinent. Avec les mesures contre le Covid, les droits fondamentaux de l’individu sont restreints de manière disproportionnée et presque sans recours. Ceux qui se défendent par des moyens démocratiques sont appelés « ennemis du peuple ». Cela me rappelle presque la même terminologie utilisée dans la dictature du communisme soviétique, où quiconque critiquait l’idéologie de l’État était qualifié d’« ennemi du peuple » (en russe, « wrag naróda »).

« À titre d’exemple au niveau politique, pour faire le parallèle avec Civitas, je pense que nous pouvons prendre le gouvernement actuel de la Hongrie »

6 – Le combat nous paraît être mené en France par CIVITAS, seul parti politique à afficher publiquement son opposition radicale à la loi Veil sur l’avortement, la loi Taubira sur le « mariage » homosexuel, à vouloir l’éradication de la franc-maçonnerie et à lutter ostensiblement pour la doctrine sociale de l’Eglise et le règne social de Notre-Seigneur Jésus-Christ (2). Des initiatives de ce type existent-elles à votre connaissance dans d’autres pays ?

Je n’ai pas un aperçu précis de telles initiatives au niveau politique dans d’autres pays. Cependant, il existe diverses initiatives sur le plan social dans plusieurs pays, qui utilisent diverses mesures (manifestations pacifiques, campagnes de signatures, congrès, études) pour lutter contre les maux que vous avez énumérés. À titre d’exemple au niveau politique, pour faire le parallèle avec Civitas, je pense que nous pouvons prendre le gouvernement actuel de la Hongrie, qui essaie clairement de protéger son peuple contre l’idéologie de l’homosexualité et de l’avortement.

7 – N’y aurait-il pas un effort certes ambitieux, mais qui pourrait avoir un impact important, à rechercher la concentration internationale des oppositions ?

En effet, il y a un besoin urgent d’une concentration internationale de l’opposition à la dictature politique mondiale croissante de jour en jour, qui, sous divers prétextes astucieusement masqués, privent les gens des leurs droits fondamentaux. De tels prétextes sont par exemple la sécurité sanitaire, la non-discrimination à l’égard des minorités, l’égalité des droits pour tous. Avec tous ces prétextes, cependant, à une seule minorité, à savoir à la foi catholique, la nouvelle dictature politique refuse honteusement et sans appel tout droit démocratique et toute présence publique.

« En fait, il n’y a plus de place pour la prétendue herméneutique de la continuité »

8 – Orphelins sur le plan politique, nous le sommes aussi sur le plan religieux. Personne ne nous broie davantage le cœur que le pape François qui ne semble rechercher que la destruction des derniers îlots du catholicisme ? Les décisions qu’il a prises dans Traditionis custodes ont heurté beaucoup de catholiques parmi les plus fidèles. Pensez-vous qu’elles soient légitimes et aient force de loi ?

Le Motu Proprio et la lettre d’accompagnement commettent une injustice contre tous les catholiques qui adhèrent à la forme liturgique traditionnelle, en les accusant en généralisant de semer la discorde. L’argument invoqué dans le Motu Proprio et la lettre d’accompagnement, à savoir que la forme liturgique traditionnelle crée la division et menace l’unité de l’Église, est démenti par les faits. De plus, le ton désobligeant de ces documents à l’égard de la forme liturgique traditionnelle conduirait tout observateur impartial à conclure que de tels arguments ne sont qu’un prétexte et une ruse, et qu’il s´agit ici d´une autre chose.   

9 – Que conseillez-vous aux prêtres célébrant la messe traditionnelle, aux fidèles attachés à cette messe, et aux communautés religieuses célébrant cette liturgie ?

La messe traditionnelle est un trésor qui appartient à toute l’Église, car elle a été célébrée et profondément appréciée et aimée par les papes, les fidèles et les saints depuis au moins mille ans. En fait, la forme traditionnelle de la messe était presque identique pendant des siècles avant la publication du Missel du pape Pie V en 1570. Un trésor liturgique valable et très estimé depuis près de mille ans n’est pas la propriété privée d’un pape, dont il peut disposer librement. Par conséquent, les fidèles, les séminaristes et les prêtres doivent demander le droit d’utiliser ce trésor commun de l’Église, et s’ils se voient refuser ce droit, ils peuvent néanmoins l’utiliser, peut-être même de manière clandestine. Ce ne serait pas un acte de désobéissance, mais plutôt d’obéissance à la Sainte Mère l’Église, qui nous a donné ce trésor liturgique. Le refus ferme d’une forme liturgique presque millénaire par le Pape François représente, en fait, un phénomène de courte durée par rapport à l’esprit et à la praxis constants de l’Église.

10 – Le pape François, dans son motu proprio sur la messe, manifeste tant la continuité entre le concile Vatican II et la messe de Paul VI que l’opposition sous-jacente entre les deux rites. N’est-ce pas mettre en lumière l’impasse théologique de l’herméneutique de la continuité ?

Le pape François établit un contraste clair entre le rite traditionnel et le Novus Ordo, affirmant que le Novus Ordo est l´unique expression de la loi de la foi de l´Église romaine. En fait, il n’y a plus de place pour la prétendue herméneutique de la continuité, qui a toujours été maintenue de Paul VI à Benoît XVI, c’est-à-dire qu’il y a une vraie continuité entre le rite traditionnel et le Novus Ordo. Si une telle continuité existait, la coexistence des deux rites ne dérangerait jamais particulièrement personne. Cependant, la diffusion croissante des célébrations de la Messe traditionnelle révèle à tous qu’il existe – après un examen honnête et plus approfondi – une véritable rupture entre les deux rites aussi bien rituellement que doctrinalement. Le rite traditionnel est, pour ainsi dire, un reproche constant aux autorités du Saint-Siège qui leur veut dire : « Vous avez fait une révolution dans la liturgie. Retournez à une vraie continuité entre les deux formes liturgiques ». La réforme liturgique que les Pères du Concile avaient à l’esprit est celle que Paul VI a approuvée en 1965 et que les Pères du Concile ont célébrée lors de la dernière session. Mgr Lefebvre lui-même a célébré la messe selon la forme de 1965, ainsi que le séminaire d’Ecône dans les premières années. L’évidente non-continuité entre la Messe traditionnelle et celle de 1965 d’une part et la Messe de Paul VI d’autre part vise à inciter chacun à une réflexion plus approfondie, et à examiner honnêtement aussi des éléments possibles de la non-continuité doctrinale de certaines des déclarations du Concile Vatican II, un Concile de caractère pastorale, avec le Magistère doctrinal précédent et constant de l’Église.

« L’œuvre et le témoignage de Mgr Lefebvre apparaissent prophétiques et héroïques »

11 – Au regard de la situation angoissante dans laquelle se trouvent réduits les Instituts Ecclesia Dei Adflicta, ne peut-on finalement se demander si la conduite de Mgr Lefebvre face à Rome n’était pas la bonne ?

Il faut jeter un regard large sur la crise extraordinaire qui frappe l’Église depuis près de 60 ans et qui a atteint des proportions vraiment terrifiantes sous le pontificat du pape François. Cette crise croissante a ses racines aussi dans certaines déclarations ambiguës du Concile et surtout dans la nouvelle messe de Paul VI, qui représente pour tout observateur objectif une sorte de révolution liturgique. À la lumière de l’évidence de cette crise de l’Église, que l’on peut le mieux comparer à la crise arienne du IVe siècle, l’œuvre et le témoignage de Mgr Lefebvre apparaissent prophétiques et héroïques, car il était guidé uniquement par son fidèle attachement à ce que l’Église a toujours enseigné et à la manière dont elle a célébré la Sainte Messe au cours des millénaires. Mgr Lefebvre n’a pas introduit des particularismes ou des nouveautés, mais seulement ce qu’il avait lui-même reçu de l’Église dans son enfance, dans sa jeunesse, dans sa formation au séminaire et dans son ordination épiscopale. Je pense qu’après cette crise, l’Église l’en remerciera.

12 – Il y a plus de 5 000 évêques dans le monde. Pensez-vous que certains d’autres eux rejoindront le combat que vous menez ?

Je pense qu’il y a, tout à fait, encore des évêques dans l’église qui vivent l’intégrité de la foi et de la liturgie avec conviction et l’aiment. Cependant, il n’y a pas un grand nombre d’évêques qui s’engagent pour cela publiquement. Parfois, la raison en est la faiblesse humaine et la peur d’être exposé, ou la peur d’une attaque ; dans certains cas, c’est la peur de ne pas pouvoir faire carrière ou même d´être relevé de sa charge. C’est compréhensible car c’est aussi une expérience humaine que les officiers peuvent trouver difficile de mener un combat sans le soutien de leur général. En luttant pour maintenir et transmettre la pureté de la foi, de la morale et de la liturgie, les évêques doivent se rappeler que leur véritable général est Jésus-Christ, l’Éternel Souverain Prêtre et le Roi des Rois. Chaque Pape, qui n’est que son Vicaire, doit aussi montrer le plus grand exemple d’obéissance à la tradition immuable de la foi et du culte divin. Le Christ surmontera cette crise sans précédent de l’Église, qui est aussi en grande partie une crise des évêques. Christus vincit !

Monseigneur, nous avons un extrême besoin de vrais évêques, vraiment catholiques et nous vous remercions de votre courage épiscopal (3) qui nous laisse entrevoir des lendemains qui pourraient nous réjouir. Nous vous exprimons l’espérance que nous mettons en vous et nous vous remercions avec gratitude d’avoir pris le temps de répondre à nos questions.

Entretien recueilli par Christian LASSALE pour MPI© – Astana, le 21 septembre 2021, en la fête de saint Mathieu, Apôtre et Évangéliste

Notes de bas de page

Le salon beie:L’affaire franco-australienne illustre les difficultés d’une véritable coopération avec le monde anglo-saxon-Le salon beige beige salo, beige

Par Michel Janva le 23 septembre 2021

L’affaire franco-australienne illustre  les difficultés d’une véritable coopération avec le monde anglo-saxon

Dans Présent, Bruno Gollnisch, qui fut capitaine de frégate, décrypte la crise liée à l’annulation par l’Australie du contrat portant sur 12 sous-marins. Extrait :

[…] Le terme sous-marins nucléaires est ambigu pour le grand public. Il désigne indifféremment des sous-marins dont non seulement la propulsion mais aussi l’armement sont nucléaires, d’un tonnage vingt fois plus important que ceux de la Deuxième Guerre mondiale, équivalant à celui des anciens croiseurs, et que nous désignons en France sous le terme de SNLE : Sous-marins Nucléaires Lanceurs d’Engins. Les engins en question étant seize immenses fusées intercontinentales pourvues d’ogives nucléaires capables de dévaster le monde.

Ici en revanche il s’agit de sous-marins à propulsion nucléaire, mais dont l’armement demeure classique (torpilles, missiles mer-mer, etc.), que nous appelons SNA : Sous-marin Nucléaire d’Attaque. Leur autonomie est très supérieure à celle des sous-marins classiques, mus par des moteurs diesel alimentant des batteries électriques. Encore que les sous-marins français dont la vente vient d’être annulée, de la classe « Attack », dérivée de nos « Barracuda », étaient capables de performances remarquables, utilisant des piles à combustible, et emportant un armement redoutable, capable de frapper sous la mer, sur terre et même dans les airs.

Sur nos sous-marins à propulsion nucléaire, le carburant nucléaire ne doit être rechargé qu’une fois tous les dix ans. En raison d’un uranium hautement enrichi, ce délai serait encore plus important pour les SNA américains que l’Australie prévoit désormais d’acheter. Elle n’est cependant pas au bout de ses peines, car elle n’est pas à ce jour équipée pour la maintenance de tel matériel, ne disposant pas d’industrie atomique. Le plus long dans ce domaine n’étant pas le transfert de matériel ou de technologie, mais bien la formation des personnels.

Les grands sous-marins sont essentiels pour les marines d’aujourd’hui, car, même si la détection sous-marine (par ondes sonores, magnétisme, etc.) a fait des progrès considérables, le sous-marin en profondeur reste difficile à détecter.

On en a eu un exemple lors de la guerre des Malouines, ou l’envoi de SNA par la marine britannique, a suffi pratiquement à clouer au port la marine d’Argentine, après la destruction du croiseur cuirassé Belgrano.

Peut-être même le sous-marin est-il aujourd’hui le nouveau « Capital ship », fleuron des armes navales, comme le cuirassé jusqu’à la Première Guerre mondiale, ou le porte-avions en cours de la Seconde. C’est qu’en effet à l’heure actuelle, les navires de surface sont de plus en plus détectables par des constellations de satellites : une opération surprise comme celle de l’attaque de Pearl Harbour par les Japonais en 1941 serait aujourd’hui presque impossible, même si des techniques de leurre et d’armes à énergie dirigée pour neutraliser les satellites se développent en parallèle.

Solidarités anglo-saxonnes

Cette affaire franco-australienne illustre, s’il en était besoin, le fait que les Etats obéissent avant tout à leurs propres intérêts, et aussi les difficultés d’une véritable coopération sur un pied d’égalité avec le monde anglo-saxon, qui reste régi par des solidarités profondes et exclusives.

Elles sortent encore renforcées par le Brexit. De Gaulle avait refusé l’entrée de la Grande-Bretagne dans le Marché commun, percevant que celle-ci préférerait toujours ses relations privilégiées avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande au respect de la préférence communautaire. La sortie de l’Union européenne a définitivement désinhibé la Grande-Bretagne, qui se tourne résolument vers ses anciennes colonies et vers les Etats-Unis.

Il y a plusieurs années, une tentative similaire de concevoir et de fabriquer en commun deux porte-avions entre Londres et Paris n’avait abouti, après d’innombrables palinodies (dont plusieurs de notre fait), qu’à des études restées sans lendemain, et à l’enterrement du nécessaire projet de deuxième porte-avions. En février 2014, la Cour des comptes en avait chiffré le désastre financier à « plus de 200 millions d’euros […], sans véritable contrepartie pour la France ». Cela aurait dû servir de leçon…

Mieux vaudrait à l’avenir nous tourner plutôt vers la coopération avec des pays de langue et de culture latines tels que l’Italie (en dépit des difficultés du programme de Frégates multi-missions), l’Espagne, le Portugal, ou les pays hispanophones ou lusophones du continent américain.

Alliance

En termes de géopolitique, cette affaire traduit aussi le renforcement de l’alliance entre les USA, la Grande-Bretagne et l’Australie dans une nouvelle politique de « containment » face à la Chine, alliance baptisée « AUKUS ». Pékin ne s’y est pas trompé, et traite l’Australie de façon injurieuse.

Nous verrons si le mécontentement français dure suffisamment pour que les Etats-Unis regrettent d’avoir sacrifié l’alliance avec notre pays à leur nouvelle stratégie et aux intérêts de leur industrie. Le prochain sommet de l’OTAN à Madrid sera peut-être l’occasion de mettre les choses au point.

Présence dans le Pacifique

Nous ne manquons pas d’atouts dans le Pacifique, où nous n’avons guère d’intérêt à l’affrontement avec la Chine, ainsi que je l’ai déjà écrit ici. Les revendications de Pékin sur les îlots et le plateau continental de la mer de Chine peuvent inquiéter l’Indonésie, la Malaisie, Bahrein, le Vietnam, le Japon, les Philippines ; elles ne menacent pas directement notre immense domaine maritime, organisé principalement autour de la Nouvelle-Calédonie, de la Polynésie française, et accessoirement de l’île de Clipperton, sans parler de nos possessions dans les mers australes. Cependant l’attitude chinoise fragilise la convention de Montego Bay, qui nous octroie le deuxième domaine économique mondial, et inspire d’autres puissances plus près de nous, en Méditerranée orientale ou dans le grand Nord.

Il reste que, si nous voulons y être pris au sérieux, il faudrait y disposer d’un matériel plus important que quelques frégates de surveillance et autres bâtiments, certes performants, mais légers. Et aussi cesser de s’obstiner à demander à un corps électoral artificiellement restreint en Nouvelle-Calédonie de revoter pour l’indépendance, après chaque référendum ayant manifesté le désir de la majorité de rester française.

Le salon beige:Les relations internationales, ce n’est pas caresser les autres dans le sens du poil

Les relations internationales, ce n’est pas caresser les autres dans le sens du poil

Par Michel Janva le 23 septembre 2021

Les relations internationales, ce n’est pas caresser les autres dans le sens du poil

M.Macron est tactile. Il adore passer la main dans le dos de ses interlocuteurs et montrer ainsi une proximité indéfectible.

Les caresses dans le dos avaient été particulièrement prolongées et démonstratives en juin 2021, lors du sommet du G7  en Cornouailles : c’était avec M.J.Biden qui s’était visiblement plié de bonne grâce à ce jeu.

Les contacts étroits avec M.Biden ont semblé alors si importants à M.Macron que, dans le reportage encore présenté sur le site de l’Elysée concernant cette réunion, l’entretien entre les deux personnages occupe un quart du temps de visionnage :

Or, qu’apprend-on dans l’article Dans les coulisses de la trahison du siècle publié par Le Figaro le 22 septembre 2021 ? On apprend ceci (« ScoMo » étant le surnom du Premier ministre australien) :

Ce n’est pas tout de caresser. Encore faut-il avoir la main….

Après un coup de téléphone, l’ambassadeur de France, qui venait d’être rappelé, retourne aux Etats-Unis. Fin du sujet.

Les technocrates sont vraiment au pouvoir… :

“un processus de consultations approfondies, visant à mettre en place les conditions garantissant la confiance et à proposer des mesures concrètes pour atteindre un objectif commun”.

Gaulisme fr:Australie : la leçon du Général

Australie : la leçon du Général

Publié le 22 septembre 2021 par administrateur dans A la une // Christine Clerc est une journaliste politique française,

On se disait choqués quand, en 1958, Charles de Gaulle recevait en ami, à Colombey, le chancelier allemand Adenauer. On riait quand, en 1964 à Mexico, il lançait « Marchamos mano en la mano ».

On s’indignait quand, en 1966 à Phnom Penh, la France ayant reconnu la chine communiste[1] tandis que les États-Unis s’y refusaient, le Général administrait cette leçon à nos alliés : « La France le dit à cause de l’amitié exceptionnelle et deux fois séculaire qu’elle porte à l’Amérique et de l’idée que jusqu’à présent, elle s’en était faite ».

On soupirait enfin, en 1967 – « Le vieux a perdu la tête… » – lorsqu’il lançait à Montréal son « Vive le Québec libre ! »

Tout en célébrant l’amitié entre les peuples français et américain en accueillant royalement le couple Kennedy et en laissant Malraux emmener la Joconde à Washington, de Gaulle n’oublia jamais la leçon de la Seconde Guerre mondiale : Si le président Franklin Roosevelt finit par intervenir et si le débarquement de nos libérateurs eut lieu, ce fut à la suite de Pearl Harbor, et parce que la double menace allemande et japonaise touchait les États-Unis.

D’ailleurs, le président américain, hostile à de Gaulle, chercha, en 1944, à imposer à la France un gouvernement de son choix et une administration américaine. D’où l’obsession du Général : tisser un réseau d’alliances qui constituerait une sorte de « troisième force » entre les super-puissances américaine et russe.

On mesure aujourd’hui à quel point il avait vu juste : pour Biden, comme pour Roosevelt, Trump et même Kennedy, ce sera toujours « L’Amérique d’abord ».

La défection de l’Australie est un cruel signal d’alarme : il nous faut ou nous ranger sous la bannière étoilée comme la Grande-Bretagne ou trouver de puissants alliés. Mais lesquels ?

Christine Clerc

LE BLOG DE PATRICE GIBERTIE:L’état d’Uttar Pradesh, en Inde, annonce qu’il est exempt de COVID-19, prouvant l’efficacité de l’Ivermectine

LE BLOG DE PATRICE GIBERTIE
L’état d’Uttar Pradesh, en Inde, annonce qu’il est exempt de COVID-19, prouvant l’efficacité de l’Ivermectine par pgibertie L’état d’Uttar Pradesh, en Inde, annonce qu’il est exempt de COVID-19, prouvant l’efficacité de l’Ivermectine The Gateway Pundit a précédemment rapporté que les cas de COVID sont en chute libre en Inde grâce à de nouvelles règles qui promeuvent l’Ivermectine et l’hydroxychloroquine auprès de sa population massive. Les 33 districts de l’Uttar Pradesh (UP), en Inde, sont désormais exempts de COVID-19, a informé le gouvernement vendredi. Le taux de guérison a augmenté jusqu’à 98,7 %, ce qui prouve l’efficacité de l’IVERMECTINE dans le cadre du « modèle de contrôle du COVID-19 de l’Uttar Pradesh ». Bien sûr, les médias ne mentionneront pas que l’Ivermectine est utilisée pour le traitement du COVID-19. Cet État, dont la population est estimée à 241 millions d’habitants en 2021, est le plus peuplé d’Inde. Cela représente près des deux tiers de la population des États-Unis en 2021 et pourtant, cet État est désormais une nation sans COVID-19. Alors, qu’est-ce que les États-Unis pourraient faire de mal ? Demandons au Dr Fauci. Le Hindustan Times a fait état de ce grand développement : Dans l’ensemble, l’État compte un total de 199 cas actifs, tandis que le taux de positivité est descendu à moins de 0,01 %. Le taux de guérison, quant à lui, s’est amélioré pour atteindre 98,7 %. Selon le bulletin de santé de l’État, l’Uttar Pradesh n’a signalé que 11 nouveaux cas de Covid-19 et aucun décès au cours des dernières 24 heures. India Today en a également parlé le 31 août dernier : Le nombre de cas actifs dans l’Uttar Pradesh est tombé à 269, tandis que le pourcentage de cas actifs par rapport au total des cas confirmés est de 0 %.Le nombre de dossiers actifs, qui avait atteint le chiffre record de 3 10 783 en avril, a été réduit de plus de 99 %.Les nouveaux cas de Covid-19 dans l’état sont restés en dessous de 100 pendant 50 jours consécutifs.
Sur les 1 87 638 échantillons testés au cours des dernières 24 heures, 21 se sont révélés positifs. Au cours de la même période, 17 autres patients se sont rétablis de l’infection, ce qui porte à plus de 16 86 182 le nombre de personnes rétablies à ce jour. (Ces chiffres sont en lakhs, la virgule est donc différente aux États-Unis. 1,87,638 lakh est 187,638) L’Uttar Pradesh est le premier État indien à utiliser l’Ivermectine de manière précoce et préventive chez tous les contacts familiaux. Cet État est l’un des cinq États indiens où le nombre de cas de COVID est le plus faible, malgré un faible taux de vaccination de 5,8 % de personnes entièrement vaccinées, contre 54 % aux États-Unis.

La Voix de Dieu Magazine:Un entrepreneur de pompes funèbres fait des révélations explosives… Ils inventent de nouveaux variants… Le variant DELTA n’est qu’une lésion provoquée par un vaccin…. Ils vont tuer tout le monde et même les enfants. Les enfants ne pourront pas avoir d’enfants plus tard car le vaccin les aura rendu stériles. Ils vont bientôt enfermer les non vaccinés dans un centre de détention qu’ils ont construit partout dans le monde.

La Voix de Dieu Magazine
par Les coeurs unis Magazine Un entrepreneur de pompes funèbres fait des révélations explosives… Ils inventent de nouveaux variants… Le variant DELTA n’est qu’une lésion provoquée par un vaccin…. Ils vont tuer tout le monde et même les enfants. Les enfants ne pourront pas avoir d’enfants plus tard car le vaccin les aura rendu stériles. Ils vont bientôt enfermer les non vaccinés dans un centre de détention qu’ils ont construit partout dans le monde. vidéo à visionner ici : https://gloria.tv/share/EnNbhv8eD9iZ4ELLgGCzBg3er

Le salon beige:Lutte contre les thérapies de conversion : la chasteté en ligne de mire

Lutte contre les thérapies de conversion : la chasteté en ligne de mire

Par Michel Janva le 21 septembre 2021

Lutte contre les thérapies de conversion : la chasteté en ligne de mire

La secte LGBT a fait déposer une proposition de loi par les députés LREM interdisant les  “thérapies de conversion”, pour que les personnes inverties puissent retrouver un comportement normal.

Nous avons déjà vu que cette proposition de loi propose de sanctionner les parents qui voudraient éviter à leurs enfants d’être des invertis, avec retrait de l’autorité parentale !

Dans le rapport sur les fameuses thérapies de conversion, il est envisagé d’assimiler à un délit, sous certaines conditions, les discours prônant la chasteté, notamment lorsqu’ils suggèrent que l’orientation sexuelle des jeunes homosexuels est une anomalie. Voici l’extrait exact :

Enfin, une précision pourrait également être apportée s’agissant du délit de harcèlement sexuel afin d’y assimiler, sous certaines conditions, la volonté de transformer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne, ainsi que les discours prônant la chasteté, notamment lorsqu’ils suggèrent que l’orientation sexuelle des jeunes homosexuels est une anomalie.

La commission des lois se réunit aujourd’hui sur ce dossier

Le salon beige:La Chine aurait tenté de s’ingérer dans au moins dix élections organisées dans sept pays étrangers.

La Chine aurait tenté de s’ingérer dans au moins dix élections organisées dans sept pays étrangers.

Par Michel Janva le 21 septembre 2021

La Chine aurait tenté de s’ingérer dans au moins dix élections organisées dans sept pays étrangers.

Selon une enquête de l’IRSEM (Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire de 650 pages, mise en ligne par France Culture, la politique d’influence de la Chine se fait de plus en plus agressive :

Plusieurs centaines de milliers de citoyens chinois ou sympathisants étrangers seraient mobilisés, en permanence, sur ces trois types d’affrontement fixés par Pékin dans le but, comme l’explique en détails ce rapport, de façonner et imposer un récit servant les intérêts du pays (guerre de opinion publique), dissuader voire terroriser les forces ennemies (guerre psychologique), et enfin d’utiliser la justice comme “arme de guerre”, la guerre du droit pour attaquer contre attaquer ou sanctionner les individus ou les états considérés comme hostiles.

Sur ce dernier front, s’appuyant sur une interprétation révisionniste du droit de la mer, Pékin cherche à contraindre, explique les auteurs, “les État côtiers à renoncer à exercer leurs droits légitimes garantis par la Convention de l’ONU”. Les exemples se sont multipliés ces dernières années, pour répondre aux plaintes des États-Unis dans le cadre de la pandémie de Covid-19 ou bien sûr, dans le cadre de la loi de sécurité nationale de Hong Kong, en incluant son extraterritorialité et criminalisant ses violations par n’importe qui, n’importe où dans le monde.

Pékin se déploie tous azimuts, utilise tous les supports existants, les plus modernes comme les plus traditionnels. Ainsi, la propagande de terrain se fait également à travers la mobilisation des diasporas pour servir les intérêts du parti, on recense 60 millions de Chinois expatriés un peu partout dans le monde.

Et tout en haut de l’échelle, l’élite de la diplomatie chinoise mène une offensive sans relâche pour occuper des postes de hauts responsables dans les agences onusiennes. Quatre directions d’agence spécialisées productrices de normes sont aujourd’hui sous son contrôle : ONUDI, chargé du développement industriel, l’UIT, Union internationale des télécommunications, l’OACI, Organisation de l’aviation civile internationale, et enfin la FAO, Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture. Aucune autre puissance ne cumule aujourd’hui autant de postes à responsabilité à l’ONU.

Le spectre des moyens mis en œuvre est extrêmement large, allant de la traditionnelle diplomatie publique aux activités d’ingérence clandestines. Durant la dernière décennie, la Chine aurait tenté de s’ingérer dans au moins dix élections organisées dans sept pays étrangers. […]

le Saker Francophone:L’étrange querelle entre Soros et BlackRock à propos de la Chine

L’étrange querelle entre Soros et BlackRock à propos de la Chine


Par F. William Engdahl – Le 17 septembre 2021 – Source New Eastern Outlook

Une étrange guerre, par mots interposés, a éclaté ces derniers jours dans les pages des médias financiers entre le milliardaire George Soros, spécialiste des fonds spéculatifs et des révolutions de couleurs, et le gigantesque groupe d’investissement BlackRock. Le motif de cette dispute est la décision du PDG de BlackRock, Larry Fink, d’ouvrir le premier fonds commun de placement étranger en Chine, sans doute pour attirer l’épargne de la nouvelle population chinoise à revenu moyen. Dans une récente interview à un journal, Soros a qualifié la décision de BlackRock de menace pour les investisseurs de BlackRock, mais aussi pour la sécurité nationale américaine.

Cette confrontation apparemment absurde entre deux géants de Wall Street, des prédateurs financiers, cache une histoire bien plus grave : l’effondrement systémique imminent en Chine d’une pyramide de dettes financières qui est peut-être la plus grande du monde. Cela pourrait avoir un effet domino sur l’ensemble de l’économie mondiale bien plus important que la crise de Lehman de septembre 2008.

« Terroriste économique mondial… »

Le 6 septembre, Soros écrit un éditorial dans le Wall Street Journal critiquant vivement BlackRock pour avoir investi en Chine : « C’est une triste erreur de déverser des milliards de dollars en Chine maintenant. Cela risque de faire perdre de l’argent aux clients de BlackRock et, surtout, de nuire aux intérêts de sécurité nationale des États-Unis et des autres démocraties. » Ce n’est pourtant pas le genre de Soros de citer la sécurité nationale des États-Unis… Il continue en disant : « L’initiative BlackRock menace les intérêts de sécurité nationale des États-Unis et d’autres démocraties parce que l’argent investi en Chine aidera à faire progresser le régime du président Xi, qui est répressif à l’intérieur et agressif avec l’étranger. » BlackRock a publié une réponse indiquant que « les États-Unis et la Chine entretiennent des relations économiques vastes et complexes… Grâce à leur activité d’investissement, les gestionnaires d’actifs et autres institutions financières basés aux États-Unis contribuent à l’interconnexion économique des deux plus grandes économies du monde. »

À l’heure où l’édifice de la dette gonflée des banques et des conglomérats immobiliers chinois s’effondre, la défense de BlackRock et de son PDG ne sonne guère juste. Cela suggère qu’il y a beaucoup plus derrière la relation BlackRock-Chine et l’attaque de Soros. Deux jours avant l’éditorial de Soros dans le journal, le journal national chinois Global Times publiait un article cinglant qualifiant Soros de « terroriste économique mondial ». L’une de leurs accusations reposait sur le fait que Soros avait financé une révolution de couleur à Hong Kong en 2019 contre les nouvelles lois de Pékin mettant fin de facto au statut indépendant de l’île.

Cependant, la vive attaque contre Soros a été plus probablement causée par un éditorial que Soros avait écrit dans le Financial Times de Londres cinq jours plus tôt, dans lequel il attaque vivement Xi Jinping pour sa répression contre des entreprises privées chinoises telles qu’Alibaba et Ant Financial de Jack Ma. Dans cet éditorial publié le 30 août, Soros qualifie la répression des entreprises privées par le président Xi Jinping de « frein important à l’économie chinoise » qui « pourrait conduire à un crash ». Il a également souligné que les principaux indices boursiers occidentaux, tels que le MSCI de MorganStanley et l’ESG Aware de BlackRock, ont « effectivement forcé des centaines de milliards de dollars appartenant à des investisseurs américains à investir dans des entreprises chinoises dont la gouvernance d’entreprise ne répond pas aux normes requises – le pouvoir et la responsabilité sont désormais exercés par un seul homme (Xi) qui n’est responsable devant aucune autorité internationale ». Il a exhorté le Congrès à adopter des lois qui limiteraient les investissements des gestionnaires d’actifs aux « entreprises dont les structures de gouvernance réelles sont à la fois transparentes et alignées sur les parties prenantes. »

L’aspect curieux des accusations de Soros contre la transparence financière de Pékin est qu’elles sont exactes dans les faits, sur la base des déclarations publiques des régulateurs chinois ainsi que des gestionnaires et régulateurs de Wall Street. Les marchés financiers chinois sont opaques, et les règles changent de manière imprévisible quant à savoir qui est secouru et qui ne l’est pas. L’effondrement en cours de l’énorme groupe immobilier et financier chinois Evergrande n’est qu’un exemple récent du risque élevé d’investir aujourd’hui en Chine.

Pas si « Evergrande »

Le groupe immobilier le plus « précieux » du monde est aussi le plus endetté. Evergrande, dont le siège est à Shenzhen, est au bord de la faillite depuis des mois, car il ne rembourse pas ses prêts et les principales agences de notation ont abaissé sa cote de crédit au rang de « junk ». Le groupe doit un total de 305 milliards de dollars et cette dette est constituée à la fois de prêts offshore en dollars et de prêts domestiques non réglementés provenant de ce que l’on appelle les WMP ou produits de gestion de patrimoine. Avec l’implosion de ses finances et la chute des ventes d’appartements, des dizaines de milliers de propriétaires potentiels sont menacés d’avoir payé pour des appartements inachevés. À ce jour, la banque centrale de Chine n’est pas intervenue, mais les spéculations vont bon train quant à la possibilité d’un renflouement du groupe par l’État afin d’éviter une contagion financière systémique. La raison en est qu’apparemment Evergrande n’est que la partie émergée d’un iceberg de sociétés chinoises très endettées.

En août, China Huarong Asset Management Co, une « banque pourrie » créée par le ministère des finances pour reprendre les actifs d’entreprises chinoises en difficulté, a elle-même dû être renflouée par l’État pour éviter ce que beaucoup craignent être une « crise Lehman » chinoise. Huarong est l’une des quatre entreprises publiques de ce type créées à la suite de la crise financière asiatique de 1998 pour gérer les actifs des entreprises publiques en faillite. Bien que détenue majoritairement par le ministère chinois des Finances, elle a vendu depuis 2014 des actions à d’autres, dont Goldman Sachs et Warburg Pincus.

Après 2014, Huarong est devenu un géant financier non bancaire et a financé une croissance spectaculaire par la dette. Celle-ci a commencé à se dénouer en 2020 lors de la crise Covid. En janvier 2021, un tribunal chinois a jugé le président de Huarong, Lai Xiaomin, et l’a condamné à mort sans sursis pour corruption, détournement de fonds et bigamie, dans une étrange collection de charges. Le tribunal a déclaré : « Il a mis en danger la stabilité financière [de la Chine]. »

Lorsque le groupe Huarong n’a pas publié son rapport financier annuel avant la date limite fixée à la fin du mois de mars, on a craint une réaction en chaîne de faillites, car des milliards de dollars d’obligations offshore étaient en danger. Les dettes totales ont été estimées à quelque 209 milliards de dollars. Selon certaines informations, au lieu de gérer de manière prudente les actifs en difficulté, Lai a utilisé le statut de banque non bancaire du ministère des finances de l’État pour s’occuper de tout, du capital-investissement à la spéculation immobilière en passant par le négoce d’obligations de pacotille, empruntant des milliards de dollars à tout va. L’État a obligé son propre groupe CITIC à renflouer Huarong en août. Mais il est clair que ce n’est que le début d’une crise financière qui fait boule de neige en Chine.

Atterrissage brutal ?

Pendant des mois, le Politburo de Xi a essayé, avec un désespoir croissant, d’arrêter l’expansion d’une bulle financière colossale dans le secteur immobilier. Au début de l’année, Xi a lancé le slogan « le logement est fait pour vivre, pas pour spéculer ». Ses mesures visant à geler et à dégonfler lentement l’énorme bulle immobilière sont probablement beaucoup trop tardives. La construction et la vente de biens immobiliers représentent la part la plus importante du PIB chinois, plus de 28 % selon les estimations officielles. Il n’est pas si facile d’exiger que les investissements soient consacrés à des projets « productifs » et non à la spéculation sur l’immobilier dont les prix ne cessent d’augmenter.

Xi a pris de plus en plus de mesures pour contrôler la bulle immobilière en Chine, et contrer la menace d’une crise systémique comme celle des États-Unis en 2008, en instituant des mesures pour restreindre les prêts immobiliers. Selon les données chinoises, le montant du financement total de l’immobilier est en baisse de 13 % pour le premier semestre de 2021 par rapport à 2020. Les dettes dues par les sociétés immobilières chinoises sur les obligations et autres dettes s’élevaient à plus de 1 300 milliards de RMB ou 200 milliards de dollars en 2021, pour baisser à près de 1 000 milliards de RMB en 2022. La contraction du secteur immobilier rendra un tel remboursement de plus en plus impossible et entraînera sans doute de nouveaux défauts de paiement dans toute la Chine. Récemment, Ping An, le plus grand groupe d’assurance chinois, qui avait également fortement investi dans l’immobilier, a été contraint de constituer 5,5 milliards de dollars de provisions pour pertes sur prêts liées à son investissement dans la société défaillante China Fortune Land Development Co.

S’il n’y avait qu’Evergrande qui soit insolvable en raison de dettes impayables dans une économie en contraction, les autorités chinoises pourraient sans doute gérer cela en demandant à ses banques d’État ou à de grands groupes comme CITIC d’avaler tout simplement les mauvaises créances pour contenir la propagation de la crise. Le problème est qu’Evergrande, Huarong, PingAn et d’autres grands investisseurs immobiliers chinois ne sont clairement que les symptômes d’une économie qui s’est endettée bien au-delà de ce qui était prudent. En avril, le Conseil d’État du PCC de Pékin a annoncé aux collectivités locales que leurs « véhicules de financement des collectivités locales », dont on estime (personne ne le sait exactement) qu’ils détenaient des milliers de milliards de dollars de prêts bancaires non réglementés utilisés pour financer des projets locaux, devaient se débarrasser de leurs créances douteuses excédentaires ou faire faillite.

Le 1er juillet, Pékin annonçait que les recettes des gouvernements locaux provenant de la vente de terrains aux promoteurs, soit environ la moitié de l’ensemble des recettes locales, devaient être envoyées au ministère central des finances de Pékin et ne plus être utilisées localement. Cela garantit un effondrement catastrophique des banques parallèles et des projets de construction locaux, qui représentent plusieurs milliards de dollars. Plus de renflouement par Pékin. Dans le même temps, la solvabilité du « petit » secteur bancaire chinois, qui pèse plusieurs milliards de dollars, est mise en doute, car les fermetures de banques se multiplient. Sachant que des géants nationaux appartenant à l’État sont au bord de la faillite, la guerre verbale entre BlackRock et George Soros prend une nouvelle dimension. La Chine connaît une grave crise d’effondrement de sa dette.

La Chine possède déjà la plus grande étendue de voies ferrées à grande vitesse du monde et celles-ci perdent de l’argent. L’initiative « Belt Road » s’enlise dans des dettes que les pays sont incapables de rembourser et les banques chinoises ont fortement réduit les prêts aux projets de route de la soie, qui passeront de 75 milliards de dollars en 2016 à 4 milliards de dollars en 2020. La crise démographique signifie que le flux ininterrompu de main-d’œuvre rurale bon marché qui construisait cette infrastructure est en forte baisse. La classe moyenne est profondément endettée pour avoir acheté des voitures et des maisons neuves lorsque la conjoncture était favorable. En 2020, la dette totale des ménages, y compris les prêts hypothécaires et les prêts à la consommation pour les voitures et les appareils ménagers, représentait 62 % du PIB. L’Institute of International Finance (IIF) a estimé que la dette intérieure totale de la Chine atteindrait 335 % du produit intérieur brut (PIB) en 2020.

Le renflouement de Pékin par Wall Street ?

Il semble que Pékin cherche à obtenir un important renflouement de facto de la part d’investisseurs étrangers dans ses actions et obligations en difficulté, Wall Street en tête. Les principales banques et les principaux investisseurs de Wall Street sont étroitement impliqués en Chine depuis plusieurs années. Avec les marchés boursiers américains à des sommets historiques dangereux et l’UE en grande difficulté, ils espèrent peut-être que la Chine peut les sauver, malgré les preuves évidentes que les règles comptables des entreprises chinoises sont opaques, comme le montre Evergrande. Depuis 2019, l’indice MSCI All Country World de Morgan Stanley, largement utilisé, est autorisé à coter les grandes entreprises chinoises, ce qui, comme Soros l’a noté avec justesse, pousse les fonds boursiers occidentaux à acheter des milliards de dollars d’actions chinoises. BlackRock est désormais autorisé à investir l’épargne personnelle des Chinois dans ses fonds. On ne sait pas si l’accord comporte d’autres clauses.

C’est l’espoir de gros gains qui fait que Wall Street et BlackRock font la queue devant Pékin. La condamnation de BlackRock, le plus grand fonds d’investissement privé au monde, par Soros est clairement stratégique. Se pourrait-il que Soros ait l’intention de rejouer son coup de 1998, lorsqu’il avait renversé la bulle du marché obligataire russe après avoir pris ses bénéfices ? Si tel est le cas, il n’est pas étonnant que les médias officiels chinois qualifient Soros de « terroriste économique ». Quel que soit l’élément déclencheur, un tel effondrement de la bulle de la dette chinoise fera paraître bien pâle la crise de Lehman de 2008.

William Engdahl

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

le Saker Francophone:La France est devenue une puissance régionale de second rang-Au moment où la France a réintégré pleinement l’OTAN en 2009, un processus défendu par le président de l’époque, Sarkozy , tout a été fini pour elle.

La France est devenue une puissance régionale de second rang


Andrei Martyanov – Le 18 septembre 2021 – Source Reminiscence of the future

Eh bien, je vais aussi en parler. Je veux dire toute cette affaire AUKUS et la perte par la France d’un énorme contrat pour fournir des sous-marins à la Royal Australian Navy. À ce stade, je ne suis pas intéressé par les détails techniques de cette histoire, car il est inutile de se concentrer sur les détails techniques de quelque chose qui peut encore changer plusieurs fois, peut-être même ne jamais se concrétiser. En revanche, je m’intéresse, comme toujours, aux facteurs fondamentaux qui définissent le cadre du problème. Le Drian et toute personne au sommet de la politique française peuvent bien exprimer leur frustration et jouer aux jeux géopolitiques qu’ils veulent :

Vendredi, la France a rappelé ses ambassadeurs à Washington et à Canberra après que l'Australie a abandonné un important programme de sous-marins avec la France en faveur de l'acquisition de sous-marins à propulsion nucléaire avec l'aide des États-Unis et du Royaume-Uni. Paris a violemment protesté contre le nouvel accord entre l'Australie, les États-Unis et le Royaume-Uni, connu sous le nom d'AUKUS. Le Drian a qualifié l'abandon du programme franco-australien de "coup de poignard dans le dos".

Cela ne change rien au fait qu’en ces temps de crise grave et terminale de la Pax Americana et du libéralisme occidental, la France n’est plus une superpuissance mondiale et n’est importante que parce qu’elle suit le monde anglo-saxon qui mène une lutte désespérée pour sa survie en tant que puissance mondiale. C’est aussi simple que cela. La France n’est tout simplement pas vraiment importante pour cette lutte existentielle. En fin de compte, D.C. et Londres se préoccupent d’abord d’eux-mêmes, aussi déformée et illusoire que soit cette préoccupation, et Paris est considérée comme une simple « nourriture » qui sera consommée si la nécessité et l’opportunité se présentent. Vous pouvez toujours rétorquer que la France a sa propre dissuasion nucléaire, qu’elle possède Renault et le siège d’Airbus, qu’elle a son propre programme spatial, etc. C’est vrai. Tout cela est un fait, mais n’oublions pas la définition, et non la pseudo-science politique de l’Ouest, de la puissance globale. Bien, la définition est celle des 14 critères de Jeffrey Barnett (à ne pas confondre avec Corelli Barnett) et permettez-moi de vous rappeler ce qu’ils sont. Barnett les a énumérés dans le trimestriel « Paramètres de l’US Army War College », en 1994.  Quelle que soit la façon dont les réalisations de la France sont considérées, dont certaines avec un respect bien mérité, la France ne correspond tout simplement à aucun de ces 14 critères.

La France ne domine pas l’accès à l’espace, les États-Unis, la Russie, la Chine et l’Inde le font ; la France ne contrôle pas les voies de communication maritimes (SLOC), les États-Unis, la Chine et la Russie le font, la France ne fournit certainement pas la majorité des produits finis, la Chine le fait et la France ne domine certainement pas l’industrie de l’armement de haute technologie, les États-Unis et la Russie le font. Même si l’on imagine que demain la Marine Nationale ajoute deux autres porte-avions à propulsion nucléaire à sa flotte, cela ne fera toujours pas de la France une puissance mondiale. Militairement et économiquement, la France est une puissance de second rang, qui a cédé une partie de sa souveraineté à des organisations supranationales telles que l’OTAN et l’UE et qui ne remplit donc pas le critère le plus important définissant une puissance mondiale ou une superpuissance : des politiques mondiales totalement indépendantes et protégées. La France n’est pas non plus capable de créer et de maintenir une quelconque alliance significative par elle-même. Les États-Unis et la Russie le peuvent, tandis que la Chine, en raison de son énormité économique et démographique, est une alliance en soi. De plus, la Chine et la Russie ont des alliances entre elles.

Donc, dans ce cas, étant une puissance régionale de second rang, la France ne peut pas s’attendre à ce que ses intérêts soient sérieusement pris en compte lorsque l’on parle de projets aussi immenses, financièrement parlant, que l’AUKUS. Les alliances sont créées non seulement contre quelqu’un mais aussi pour un accès exclusif aux capitaux et aux marchés, en particulier les marchés d’armes, au sein de ces alliances. Dans ce cas particulier, la France est un outsider et peu importe les hyperboles utilisées par les politiciens français frustrés pour décrire la « trahison » de la France par les Anglo-Saxons, c’est une réalité. Scott Ritter a peut-être raison lorsqu’il décrit l’affaire AUKUS comme une histoire d’achats militaires géopolitiques devenus fous. Mais si l’on considère l’état économique des États-Unis qui est en bout de course, tous les moyens sont bons pour maintenir un flux de trésorerie et la France a simplement été supprimée sur la route de ce flux de trésorerie. C’est aussi simple que cela. A temps désespérés, mesures désespérées. Un truisme, vraiment.

Ainsi, quelques soient les détails techniques de tout ce cirque, certaines leçons sont déjà évidentes et je souscris ici à chaque mot de la conclusion de Ritter :

Mais le fait demeure que les États-Unis n'ont pas de riposte militaire significative face à la Chine, que le Royaume-Uni n'est pas capable de maintenir une présence militaire crédible dans le Pacifique et que l'Australie ne peut pas se permettre d'acquérir et d'exploiter une force de huit sous-marins d'attaque à propulsion nucléaire. Le projet de sous-marin nucléaire australien est une plaisanterie dangereuse qui ne fait qu'exacerber la crise géopolitique existante avec la Chine en y injectant une dimension militaire qui ne servira à rien.

Toute cette histoire d’AUKUS, comme je l’ai déjà dit précédemment, est un excellent indicateur du déclin de la puissance des États-Unis, qui, dans leurs tentatives désespérées de préserver les restes de leur hégémonie mondiale autoproclamée, sont prêts à tout, sauf, espérons-le, à la guerre nucléaire, et s’il faut humilier et « sacrifier » la France, qu’il en soit ainsi. L’Europe occidentale devrait se préparer à l’être aussi, comme je l’écris depuis de nombreuses années (je cite un article d’il y a 2 ans) :

Macron fait une erreur ici. Eh même plusieurs erreurs, en fait. Pour commencer, "pousser la Russie hors d'Europe" n'était pas une "erreur stratégique" - c'était le plan et l'objectif principal de Washington, dirigé à l'époque par Obama et continuellement mis en œuvre maintenant par l'administration Trump. De plus, "chasser la Russie" ne concerne pas seulement la Russie, mais aussi l'Europe elle-même. L'Europe, telle qu'elle existe aujourd'hui, ne présente aucun intérêt pour la Russie dans un sens métaphysique, si ce n'est un intérêt purement économique en tant que marché, mais la majorité des Russes se félicitent aujourd'hui de la réussite de cette "mise à l'écart". L'Europe, pendant ce temps, est un agneau sacrifié pour les États-Unis qui, dans une tentative désespérée de sauver leur peau, vont démolir l'Europe économiquement parce que les élites européennes sont une pathétique parodie de direction politique, certaines d'entre elles sont carrément des imbéciles, sans oublier qu’un certain nombre sont effectivement des produits de la sélection américaine. Donc, non - laissez l'Europe traiter avec les États-Unis, ou vice-versa, et laissez la Russie en dehors de cela.

Alors, ne me dites pas que je ne vous ai pas prévenu. Oh, allez, les États-Unis ont besoin de manger aussi. Au moment où la France a réintégré pleinement l’OTAN en 2009, un processus défendu par le président de l’époque, Sarkozy , tout a été fini pour elle. Dommage qu’elle ne l’ait pas vu venir. Eh bien, elle le voit maintenant. Comme on dit : mieux vaut tard que jamais. Tolstoï l’avait déjà vu il y a longtemps :

Un Français est sûr de lui parce qu'il se considère personnellement, tant dans son esprit que dans son corps, comme irrésistiblement attirant pour les hommes et les femmes. Un Anglais est sûr de lui, car il est citoyen de l'État le mieux organisé du monde, et donc, en tant qu'Anglais, il sait toujours ce qu'il doit faire et sait que tout ce qu'il fait en tant qu'Anglais est indubitablement correct. Un Italien est sûr de lui parce qu'il est excitable et qu'il s'oublie facilement et oublie les autres. Le Russe est sûr de lui parce qu'il ne sait rien et ne veut rien savoir, car il ne croit pas que l'on puisse savoir quoi que ce soit. L'assurance de l'Allemand est la pire de toutes, la plus forte et la plus répugnante de toutes, car il s'imagine connaître la vérité - la science - qu'il a lui-même inventée mais qui est pour lui la vérité absolue.

Eh bien, que dire. Nous sommes au XXIe siècle et la France n’a absolument rien appris depuis le départ de son dernier Titan et Héros, parti en 1969. Ou, plutôt, chassé par ce que beaucoup considèrent encore comme une révolution de couleur organisée par les États-Unis. Il est donc temps de faire face aux conséquences.

Pendant ce temps, la Russie continue de construire ces corvettes à missiles comme s’il n’y avait pas de lendemain, la dernière en date, Grad (Grêle), a été mise à l’eau à Zelenodolsk hier (vidéo en russe).

Avec les nouveaux 3M14M d’une portée de 4 500 km, ces navires peuvent frapper n’importe quel pays d’Europe à partir d’un fleuve ou d’un lac situé au cœur du territoire russe. Au cas où. Autre nouvelle connexe :

TEHRAN (Iran News) - L'Agence fédérale russe du transport aérien (Rosaviatsia) et l'Organisation de l'aviation civile de la République islamique d'Iran ont signé le 6 septembre 2021 un protocole d'accord visant à "créer des conditions favorables à l'approbation de la conception standard des équipements de l'aviation civile russe exportés en Iran". L'accord est le résultat des négociations qui ont eu lieu entre les deux autorités aéronautiques en juin 2021, a expliqué Rosaviatsia dans un communiqué.

L’Iran recevra un grand nombre de SSJ-100R entièrement russifiés. Le MS-21 est en cours, une fois que la Russie aura satisfait ses besoins internes en matière d’aviation commerciale.

Andrei Martyanov

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone