Il est vrai qu’il a toute sa place à ce sommet, notre Eric national, lui qui insiste tant sur la perte d’identité de la France, sur le Grand remplacement en cours et sur le risque lié à la démographie galopante des nouveaux arrivants face à la baisse terrible de la natalité chez les nôtres. Le programme du sommet : défense des valeurs familiales traditionnelles, des politiques natalistes, éloge des frontières, dénonciation de l’activisme LGBT…
Et qu’il soit reçu en tête-à-tête par Orban montre bien qu’il est considéré comme un présidentiable de valeur, voire un futur Président.
L’un de nos lecteurs me racontait que Zemmour aurait été contacté en 2016 par l’équipe Zemmour lui demandant de se présenter en 2017 car il serait « le Trump français ». Il ne l’a pas fait, il a eu raison ce n’était pas le moment. Il semble que cette anecdote se trouve dans le livre de notre Trump à nous, et elle montre que les forces et camps patriotes sont prêts à unir leurs forces au niveau international. C’est une très bonne nouvelle… Une union des patriotes du monde occidental contre les gauchos dégénérés qui ont pris le pouvoir… le pied !
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Il est vrai que, sur la scène internationale, maintenant que Trump et Netanyahu ne sont plus là, Orban est très isolé, pour ne pas dire ostracisé en Europe même grâce aux bons soins de Der Leyen, Macron, Merkel… Ne vient-il pas d’être accusé par l’UE de ne pas lutter assez contre la corruption et le manque d’indépendance de la justice (mais la France, elle, pas de rappel ? Pourtant…). Et donc der Leyen a joué les mères fouettard, refusant de valider le plan de relance destiné à la Hongrie !
Alors la présence du plus que probable candidat à la Présidentielle Zemmour qui défend pratiquement la même vision des pays européens qu’Orban ne peut être le fruit du hasard.
Il y aura également Mike Pence, ancien vice-Président de Trump. On ne peut pas ne pas imaginer qu’il représente Trump, toujours actif, plus que jamais déterminé à se présenter en 2024. Son discours a été très clair : Pour que notre civilisation prospère […], notre priorité doit être de préserver et de renforcer les familles sur lesquelles nos nations sont bâties.
A leurs côtés le président serbe Alexander Vucic et le Premier ministre slovène Janez Jansa, tous deux sur la ligne d’Orban et de Zemmour.
Marion Maréchal a dénoncé une recommandation de l’ONU prônant «une natalité de remplacement pour combler les déficits de naissance» ! Bref 2 jours entre amis pour réfléchir, trouver des solutions, nouer des liens…
Que ça existe fait du bien et rassure… On n’est pas encore complètement foutus !
“On s’exprime”, l’ignoble site pornographique sur la sexualité destiné à pervertir les adolescents a reçu un prix, dont Stratégie rend compte. La perversion des enfants bat son plein et une cinquantaine de psys, médecins et intellectuels dénoncent une “emprise idéologique sur le corps des enfants” faite au nom de l’émancipation de “l’enfant-transgenre”.
Associées à l’Observatoire des discours idéologiques sur l’enfant et l’adolescent, collectif de professionnels de l’enfance et de chercheurs (médecins, psychiatres, psychanalystes, juristes, magistrats, enseignants de l’Education nationale, philosophes, sociologues…), ces personnalités dénoncent les discours sur “l’autodétermination” de l’enfant qui légitiment une forte augmentation des demandes de changement de sexe particulièrement chez les adolescents. Leur appel est relayé dans L’Express.
Nous ne pouvons plus nous taire sur ce qui nous apparaît comme une grave dérive commise au nom de l’émancipation de l’”enfant-transgenre” (celui qui déclare qu’il n’est pas né dans le “bon corps”). Sur l’argument de seuls ressentis érigés en vérité, des discours radicaux légitiment les requêtes de changement de sexe. Mais c’est au prix d’un traitement médical à vie voire chirurgical (ablation des seins ou des testicules) sur des corps d’enfants ou d’adolescents. C’est ce phénomène et son fort retentissement médiatique qui nous interpelle et non les choix des adultes transgenres.
Pensant peut-être apporter une réponse, le gouvernement écossais a émis, depuis le 12 août, de nouvelles directives d’inclusion LGBT, selon lesquelles des enfants dès l’âge de l’entrée en primaire auront la possibilité de changer de nom d’usage et de sexe à l’école sans le consentement de leurs parents. Sans leur consentement et même sans que ceux-ci en soient informés si l’enfant en fait la demande.
On fait croire aux enfants qu’une fille pourrait devenir un garçon et inversement parce qu’ils l’auraient décidé sans même l’avis des adultes, et ce, de plus en plus jeune.
Ce qui se passe chez nos voisins pourrait très vite arriver en France : la diffusion protéiforme de ces croyances se traduit depuis quelques années par une inflation considérable de demandes de changement de sexe chez les enfants et plus particulièrement chez les adolescentes. Selon Jean Chambry, pédopsychiatre responsable du CIAPA (Centre Intersectoriel d’Accueil pour Adolescent à Paris), il y a près de dix ans, on avait environ dix demandes par an, en 2020, c’est dix demandes par mois (uniquement pour la région Ile-de-France). Il parle d’une accélération inquiétante des réponses médicales à ces demandes de transition. […
Daniel Pipes cite un certain nombre de statistiques qui tendent à montrer que le nombre d’athées croît parmi les musulmans, dans tous les pays :
Le professeur AmnaNusayr de l’Université al-Azhar déclare que 4 millions d’Égyptiens ont quitté l’Islam. Todd Nettleton constate que, selon certaines estimations, « 70% des Iraniens ont rejeté l’Islam ».
Face à ce phénomène, un article du même auteur indiquait au mois de juillet que le nombre de musulmans ayant adhéré à la foi en Jésus-Christ est plus important aujourd’hui qu’à aucun autre moment de l’histoire. Mais les musulmans apostats sont partout confrontés au rejet de leur famille, à l’exclusion sociale et à la perte de leur emploi, voire pire.
Les rapports de conversions massives de musulmans au christianisme proviennent de régions aussi diverses que l’Algérie, l’Albanie, la Syrie et le Kurdistan. Les pays comptant le plus grand nombre d’autochtones sont l’Algérie (380.000), l’Éthiopie (400.000), l’Iran (500.000 contre seulement 500 en 1979), le Nigéria (600.000) et l’Indonésie avec un nombre ahurissant de 6.500.000 (en raison de circonstances très particulières). Selon Andrew van der Bijl et Al Janssen, il y a « même des chrétiens à Médine et à La Mecque ».
Les conversions de musulmans au christianisme constituent une nouveauté historique, une nouveauté qui modifie une situation très ancienne de déséquilibre dans laquelle l’Islam a presque tout le temps ravi des croyants au christianisme. Ce revirement pourrait avoir d’importantes répercussions sur l’image que les musulmans ont d’eux-mêmes et de leur religion.
De nombreux lecteurs nous ont fait part de leur sentiment d’avoir été abandonnés par nos bergers au cours de cette « pandémie ». Interdits d’entrer dans leurs églises, livrés à eux-mêmes pendant de longues périodes de confinement, privés même des derniers sacrements par endroits — face à un énorme silence de la part de la plus grande partie de la hiérarchie, aujourd’hui en étroite collaboration avec le gouvernement dans ce qui s’avère être de flagrantes violations de la dignité humaine — tout cela représente, pour le moins, une grande douleur pour beaucoup d’entre nous.
Et réel est le sentiment pour beaucoup d’avoir été trahis (ou d’avoir l’impression que la messe n’est plus essentielle, parce que tel a été le message, qu’il soit intentionnel ou non), avec pour conséquence qu’alors que les églises ouvraient à nouveau leurs portes dans de nombreux endroits, beaucoup de fidèles ont décidé de ne tout simplement plus revenir.
Que pensez-vous que le Seigneur dirait au sujet de la suspension universelle des sacrements au sein de l’Église, ayant privé les fidèles — parmi eux de nombreuses personnes âgées et mourantes — des sacrements à travers le monde ? Une telle chose ne s’est jamais produite en 2.000 ans d’histoire de l’Église, pas même dans les temps de guerre, de peste et de persécution les plus sombres. Que se serait-il passé si l’Église avait intensifié sa vie sacramentelle ? Mais au lieu de cela, elle a agi selon la logique séculière générale, qui ne reconnaît pas la foi et impose la suspension des sacrements et la désolation des lieux de pèlerinage, entre autres. […] Alors sur quoi doivent reposer notre foi et notre raison ? Devons-nous faire confiance à nos propres moyens humains, qui n’ont pas obtenu l’effet souhaité mais ont causé d’énormes dommages, ou nous confier au secours surnaturel de Dieu ?
— Son Excellence Marian Eleganti, évêque auxiliaire de Coire, Suisse ; 22 avril 2021 ; lifesitenews.com
Et à présent, un évêque canadien a décidé d’interdire les sacrements (qui transmettent la vie divine à l’homme) à tous les paroissiens « non vaccinés » [1] — une incroyable violation de la conscience des fidèles, et une contradiction de l’enseignement explicite de l’Église selon lequel « la vaccination n’est pas, en règle générale, une obligation morale et que, par conséquent, elle doit être volontaire. » [2] Comme me le disait quelqu’un avec ironie : « Et on nous exhorte ensuite avec des « Bâtissons la Cité de Dieu » et des « Je suis le Pain de Vie » ! »
Mais il est également vrai que de nombreux prêtres se sont sentis paralysés par les décisions de leurs évêques, certains envisageant déjà de « passer dans la clandestinité » étant donné leur refus de participer à une approche purement sécularisée de cette crise.
Cependant, nous aurions tort de croire qu’aucune voix ne crie aujourd’hui dans le désert. La semaine dernière, deux prêtres, des deux côtés du globe, ont prononcé une puissante homélie condamnant à la fois l’apartheid sanitaire qui commence à prendre forme dans leur pays et les mesures de « sécurité » sévères de nos gouvernements qui causent bien plus de dommages que de bien. Nous avons pris un extrait de chacune de ces deux homélies pour votre édification, et pour nous encourager à réaliser que les véritables bergers existent et sont prêts à donner leur vie pour leurs troupeaux…
Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis. (cf. Jean 10: 11)
Père Stefano Penna, Saskatoon, Canada sur l’ « obligation vaccinale » :
(Ma traduction en-dessous de la vidéo)
Le pouvoir est en train d’être exercé d’une façon effroyable. L’Église, qui suit fidèlement Jésus qui nous a tous créés à l’image et à la ressemblance de Dieu, sait que l’intégrité du corps humain est telle que personne ne doit jamais être obligé de prendre quelque médicament que ce soit. Point. Personne. Nul être humain ne doit être contraint de prendre de l’aspirine, ou un quelconque vaccin… Personne !
Cependant, si nos yeux sont tournés vers Dieu et que nous voulons aimer notre prochain, nous ne devons pas le faire à la manière du monde — qui nous dit, « Si vous vous souciez des autres, vous ferez [cette injection] ». Vraiment ? Vous souciez-vous de moi ? De mes enfants ? Comment m’avez-vous prouvé — vous monde, vous puissances du monde, vous puissances politiques mondiales — comment m’avez-vous prouvé que vous connaissez quoi que ce soit à l’amour et la charité envers le prochain ?
Jacques l’exprime de cette façon : « Vous êtes pleins de convoitises et vous n’obtenez rien, alors vous tuez. » (Jc 4: 2) Exagération ? Peut-être pour Jacques. Peut-être parlait-il du meurtre que sont la médisance et la calomnie. Mais pas pour nous.
— « Mon corps m’appartient ! Je veux que tout s’accorde à ma volonté ! Je refuse de dépenser de l’argent pour m’occuper d’un enfant trisomique. Je ne veux pas souffrir pour lui. »
Et donc nous assassinons, les enfants à naître, les plus vulnérables. Un pan entier de notre humanité, les personnes trisomiques, tuées, assassinées. Et vous me demandez de faire confiance à cette société pour m’enseigner à moi comment prendre soin des autres ? Elle s’est emparée de tout ce que l’Église a donné au monde : les hôpitaux, les écoles, les institutions de protection sociale, et les a adoptés admirablement tout en les privant de leur dimension d’amour, parce qu’il n’y a pas de place dans nos gouvernements pour l’amour. Comme saint Paul nous l’enseigne : je peux faire tout le bien que je veux, avoir le plus grand pouvoir, une sécurité sociale solide, mais sans l’amour je ne suis qu’un cuivre qui résonne. Pourquoi, frères et sœurs, écouter les cuivres et les cymbales ? Pourquoi participer à leurs discussions ? Les cuivres résonnent au son des lois coercitives ; les cymbales du pouvoir retentissent pour nous diviser toujours plus, en nous collant toutes sortes d’étiquettes.
Nous faisons face à quelque chose qui, je pense, est sans précédent. La pression exercée sur les citoyens pour qu’ils se fassent vacciner. Maintenant, en tant que chrétiens nous ferions bien de réaliser que parfois notre corps ne nous appartient pas.
Tu as des migraines, Jean ? Et tu dis, « Je refuse de prendre de l’aspirine. » Est-ce un choix moral ? Pas si tu rends la vie impossible à tout le monde au boulot et à la maison. Tu dois les aimer. Donc prends ce fichu médicament !
— « Je ne crois pas dans les antibiotiques ! Je vais me lever et le faire savoir à tous. »
— « Tu as la responsabilité envers tes enfants de tout faire pour ne plus avoir cette douleur. Donc prends cet antibiotique ! »
Mais vis-à-vis de ce vaccin — s’il s’agit bien d’un vaccin — quelle est notre responsabilité ? Une chose dont je suis sûr est que nous ne pouvons pas participer à quelque acte de coercition que ce soit exercé par le gouvernement dans le cadre d’un système de marquage visant à identifier les purs et les impurs, les lépreux et les non lépreux, les vaccinés et les non vaccinés. Agir ainsi signifierait pour nous, nous livrer aux puissances de ce monde — laquelle puissance n’appartient qu’à Dieu.
J’ai entendu dire que certains prêtres et évêques dans l’Église ont — quelle qu’en soit la raison et je ne peux juger — imposé ce passeport vaccinal comme condition pour venir adorer Dieu dans les églises. Je ne demande pas aux fidèles quand ils viennent communier s’ils sont en état de grâce. Frères et sœurs, du point de vue de l’éternité, [l’état de l’âme] est bien plus important que celui du corps. Cela ne se produira jamais dans cette église. Jamais.
Père Christopher Sharah, FSF, Sydney, Australie sur les mesures « démoniaques » du gouvernement :
Je vous conseille d’écouter ce prêtre en même temps que vous lisez la traduction sous la vidéo pour entendre la puissance de ses paroles.
Regardez notre société, qui vit dans la peur. Terrifiée. Incapables de quitter leurs maisons. Incapables de vivre comme des êtres humains normaux. Terrorisés par ce virus qui pourrait les faire souffrir. Qui pourrait même les tuer. Est-ce cela que Dieu attend de nous ? Est-ce pour vivre ainsi que nous avons été créés ? Tout ceci va à l’encontre de tout ce que nous sommes en tant qu’êtres humains, et tout ce que nous sommes en tant que chrétiens. C’est tellement démoniaque de voir nos églises fermées par nos gouvernements ! C’est le summum du mal, justifié par ce terrible virus. Parce que les gens ont peur de la Croix, ils ont peur de l’éventualité d’avoir à souffrir. Pourtant, ils peuvent fuir autant qu’ils veulent, cela ne les empêchera pas de souffrir, cela n’arrêtera pas la maladie, cela n’arrêtera pas la mort. Ils sont en train d’échanger leur droit d’aînesse (cf. Gn 25: 29-34) contre une idée trompeuse de la façon dont ils peuvent sauver leur vie. Mais cela ne sauvera pas leur vie, et ne sauvera certainement pas leur âme !
Qu’avons-nous fait du commandement de Dieu, « Tu te souviendras et sanctifieras le jour du sabbat » ? Comment avons-nous pu nous en débarrasser ainsi, par l’intermédiaire d’un gouvernement impie qui n’a aucune idée de ce qu’est la Vérité !
Mais le pire — parce que je peux tout attendre de ces païens qui dirigent notre nation — le pire est que des catholiques écoutent les médias, et acceptent et croient dans la parole des médias ! Les médias n’ont fait que leur mentir, depuis des décennies, les tromper de toutes les manières possibles et imaginables, et ils sont assis chez eux à regarder leur stupide poste de télévision et à croire ces mensonges et ces vérités déformées, de la même manière que les déforme et les falsifie le démon. Voilà ce qui me brise le cœur ! Ils acceptent ces mesures de confinement, considérant comme une chose bonne la fermeture de nos églises. Comment cela peut-il être une chose bonne ? Jamais, dans toute l’histoire de l’humanité, une maladie n’a provoqué une telle chose ! Jamais nos églises n’auraient dû être fermées, et les fidèles tenus à l’écart de la Maison de Dieu ! C’est maléfique, démoniaque ! Même si nous avions la pire épidémie imaginable (lire Coronavirus et l’Église : comment un saint pape a su faire face à la peste) les églises devraient rester ouvertes ! Mais vous voyez, l’homme ne croit plus en Dieu. L’homme ne croit pas que Dieu soit le Créateur de toutes choses ; qu’Il donne la vie et reprend la vie ; qu’Il peut nous protéger et veiller sur nous. Ils refusent de lui faire confiance. Ils mettent toute leur foi dans les hommes. Or, que nous dit l’Écriture ? Ne mettez pas votre foi dans des hommes mortels, dans des princes de qui ne viendra aucune aide.
Jamais de mon vivant nous n’avons eu à faire un choix aussi sérieux et grave de conséquences. Il est temps, frères et sœurs, de vous lever pour défendre votre foi, de faire tout ce que vous pouvez humainement pour votre foi. Avant tout, tournez-vous vers La Bienheureuse Vierge Marie. Elle nous a avertis de tout ceci à Fatima. Cela fait partie de l’avertissement donné à Fatima. Que les erreurs de la Russie se répandraient partout. Le communisme a pris le contrôle de nos démocraties, et il a détruit la dignité et la liberté humaines. Nous avons des hommes et des femmes âgés qui sont entassés dans des institutions sans être autorisés à recevoir la visite de leurs proches. C’est démoniaque ! Ce n’est ni juste, ni justifié, ni bien. C’est inacceptable !
Nous sommes dans un État policier. De bons citoyens sont poursuivis par la police pour s’être comportés comme des êtres humains, pour avoir voulu pratiquer leur foi. Pas des criminels, mais de bons citoyens australiens. Il n’y a rien de bon dans ce qui se passe en ce moment. Ce n’est pas justifié et ce n’est pas juste ! Et en ce qui concerne ce passeport vaccinal, c’est impitoyable ! Il nous prive de toutes nos libertés et de notre vie privée. Ceci aussi est maléfique et communiste. Nous devons nous lever pour défendre notre foi, nos libertés, notre nation.
Chaque année nous célébrons la Toussaint. Et nous pensons à toutes ces belles jeunes filles et ces beaux jeunes hommes qui ont lutté pour leur liberté. Et nous, que faisons-nous ? Cette génération qui s’est laissé, plus que tout autre avant elle, laver le cerveau — zombifier. Nous nous asseyons et regardons nos stupides postes de télévision et écrans d’ordinateur et acceptons tout cela. Tout est en train de nous être retirés. Et on le justifie par la peur d’un virus qui pourrait nous tuer.
Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. (Mt 10: 28)
C’est mal. Et cela se produit parce que nous avons perdu notre foi en Dieu et avons cessé de suivre le Christ.
… le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? (Lc 18: 8)
Le communisme est donc en train de revenir dans le monde occidental, parce que quelque chose est mort en Occident — à savoir la foi forte des hommes en ce Dieu qui les a créés.
— Mgr Fulton Sheen, « Le communisme en Amérique »
… nous [n’entendons] pas Dieu — cela nous dérangerait — et ainsi, nous ne sentons pas non plus naturellement la force du mal et nous restons sur le chemin de notre confort… La somnolence… des apôtres [est aussi la nôtre], nous qui ne voyons pas, qui ne voulons pas voir toute la force du mal, et qui ne voulons pas entrer dans Sa Passion.
— PAPE BENOÎT XVI, Audience général, 20 avril 2011 ; Vatican.va
* * *
Sans répit, vous voulez tout évaluer, tout scruter, penser à tout, en faisant seulement confiance aux forces humaines, ou pire encore aux hommes en vous confiant en leur seule intervention. C’est cela qui entrave mes paroles et mes vues. Oh, comme Je désire de vous cet abandon pour que vous en tiriez profit, et comme Je m’afflige de vous voir agités ! Satan tend exactement à cela : à vous agiter pour vous soustraire à mon action et vous laisser en proie aux initiatives humaines. Ayez donc pleinement confiance en Moi seul, reposez-vous en Moi, abandonnez-vous à Moi pour tout.
L’Église aurait un pouvoir énorme si elle voulait bien l’utiliser, si toutes les dénominations religieuses de ce pays s’unissaient et plantaient cet étendard dans le sol en disant, « Nous ouvrons demain, nous tous, et nous vous mettons au défi de nous arrêter ! » Elle serait inarrêtable ! Et quelle tragédie que, à tous les niveaux de la hiérarchie, elle ne l’exerce pas.
C’est à nous de nous lever et de défendre notre foi contre cette attaque issue d’un agenda [communiste] qui cherche à détruire l’Église et à éradiquer Dieu de la société.
« Parce que Je vous aime, Je veux vous montrer ce que Je suis en train de faire dans le monde aujourd’hui. Je veux vous préparer pour ce qui va venir. Des jours de ténèbres arrivent pour votre monde, des jours de tribulations… Les bâtiments que vous voyez encore debout actuellement ne le seront bientôt plus. Mon peuple ne pourra plus compter sur l’aide et le soutien auxquels il a recours aujourd’hui. Je veux vous préparer, mon peuple, à ne connaître que Moi, à ne compter que sur Moi, à M’avoir en vous d’une façon plus profonde qu’elle ne l’a jamais été. Je vais vous conduire au désert… Je vais vous retirer tout ce dont vous dépendez actuellement, pour que vous ne dépendiez plus que de Moi… »
Plusieurs médecins participant à l’audition sur les vaccins de la Food and Drug Administration (FDA) ont affirmé vendredi, dans un témoignage explosif, que le vaccin COVID-19 tue plus de personnes qu’il n’en sauve et qu’il est à l’origine de mutations du coronavirus, comme le variant Delta.
Après huit heures de témoignages, le Comité consultatif de la FDA sur les Vaccins et les Produits biologiques connexes a voté à 16 contre 2 contre le programme de rappel du COVID-19 proposé par Joe Biden.
Au cours de cette audience, le Dr Steve Kirsch, directeur du COVID-19 Early Treatment Fund, a affirmé que les injections tuent plus de personnes qu’elles n’en aident.
« Je vais concentrer mes remarques aujourd’hui sur l’éléphant dans la pièce dont personne n’aime parler : les vaccins tuent plus de gens qu’ils n’en sauvent », a déclaré le Dr Kirsch par téléconférence.
« Aujourd’hui, nous nous concentrons presque exclusivement sur les sauvetages de décès COVID et l’efficacité des vaccins, car on nous a fait croire que les vaccins étaient parfaitement sûrs. Mais ce n’est tout simplement pas vrai ».
« Par exemple, il y a quatre fois plus de crises cardiaques dans le groupe de traitement dans le rapport de l’essai à 6 mois de Pfizer », a poursuivi Kirsch. « Ce n’était pas de la malchance. Le VAERS montre que les crises cardiaques sont survenues 71x plus souvent après ces vaccins par rapport à tout autre vaccin ».
« En tout, 20 personnes sont mortes qui ont reçu le médicament, 14 sont mortes qui ont reçu le placebo. Peu de gens l’ont remarqué ».
« Même si les vaccins avaient une protection de 100%, cela signifie toujours que nous avons tué deux personnes pour sauver une vie », a-t-il ajouté.
Kirsch a également expliqué que les données sur les décès dans les maisons de retraite montrent qu’environ la moitié des vaccinés sont morts, alors qu’aucun des non-vaccinés n’est mort.
Le Dr Jessica Rose, immunologiste et biologiste virale, a noté que, sur la base des données du VAERS, les risques liés au vaccin l’emportent sur les avantages chez les jeunes, en particulier les enfants, soulignant que les réactions indésirables à l’injection ont été multipliées par mille en 2021 par rapport à la dernière décennie.
« Il y a une augmentation de plus de 1000% du nombre total d’événements indésirables pour 2021 et nous n’en avons pas fini avec 2021 », a déclaré Mme Rose.
Rose a également déclaré que les données suggèrent que les vaccins COVID sont à l’origine de l’augmentation des mutations du COVID, comme les variants « alpha » et « delta ».
« L’émergence de ces deux variants et leur regroupement ultérieur ont eu lieu à proximité temporelle du lancement des produits COVID en Israël », a-t-elle déclaré.
« Israël est l’un des pays où l’on pratique le plus d’injections, et il ressort de ces données que ces produits n’ont manifestement pas réussi à conférer une immunité protectrice contre les variants émergents et à prévenir la transmission », a-t-elle ajouté.
Un médecin urgentiste de la Nouvelle-Orléans, le Dr Joseph Fraiman, a fait remarquer qu’il n’existe pas suffisamment de données issues d’essais cliniques à grande échelle pour garantir aux Américains non vaccinés et bien informés que le risque de subir les effets secondaires d’un vaccin est inférieur au risque d’être hospitalisé.
« Exigez que les essais de rappel soient suffisamment importants pour trouver une réduction des hospitalisations », a déclaré Fraiman au panel de la FDA. « Sans ces données, nous, l’establishment médical, ne pouvons pas interpeller en toute confiance les militants anti-COVID qui affirment publiquement que les vaccins nuisent plus qu’ils ne sauvent, surtout chez les jeunes et les personnes en bonne santé ».
« Le fait que nous ne disposions pas des preuves cliniques permettant de dire que ces militants ont tort devrait tous nous terrifier », a-t-il ajouté.
Après ces témoignages alarmants, il n’est pas étonnant que le comité de la FDA ait voté contre le programme de rappel.
Le vote du comité de la FDA contre le programme de rappel représente un coup dur pour l’administration Biden, qui a annoncé en août son projet de déployer des rappels pour les Américains ayant déjà pris deux doses du vaccin.
Si le retrait des troupes américaines d’Afghanistan ne représente pas une défaite directe pour les USA, qui ne courent aucun risque à l’abandon de ce pays, il n’en reste pas moins pour eux un changement de politique majeur par la perte d’influence qu’il traduit et par la fragilisation de leur architecture européenne de sécurité.
Dans un précédent article1, nous avions montré que l’abandon de l’Afghanistan ne représente pour les USA aucun risque. En effet, il n’y aura jamais d’attaque aérienne de la part des talibans contre le Pentagone et, par ailleurs, la communauté musulmane américaine (1 % de la population) est bien trop petite pour constituer un élément de déstabilisation. On ne peut donc pas du tout comparer la prise de Kaboul par les insurgés cet été et celle de Saigon en avril 1975, où les Américains étaient engagés dans une guerre planétaire contre le communisme. Ce départ est plutôt pour eux une libération, qui va leur permettre de concentrer leurs efforts ailleurs, dans la perspective d’un affrontement possible avec la Chine.
La fin du rêve «civilisationnel» néoconservateur américain
Dans notre article de la SRP du 17 septembre2, nous avons montré que les objectifs américains, à travers l’injonction «War against terror», étaient bien plus larges que simplement la traque de Ben Laden. Plus qu’un objectif, celui-ci a bien plutôt été le prétexte à une vaste opération d’influence politico-militaire, conforme à l’esprit néo-conservateur des conseillers de Georges W. Bush, pour pouvoir intervenir non seulement en Afghanistan, mais bien au-delà, en Iraq, au Moyen-Orient et partout ailleurs. Si le départ des Américains n’est donc pas aujourd’hui une défaite par rapport au risque encouru, il n’en reste pas moins pour eux un changement de politique majeur, par la perte d’influence que cela traduit. C’est la fin du rêve «civilisationnel» (prédateur…) néoconservateur3 américain. Ceci aura plusieurs conséquences.
D’abord, cela veut dire que les Américains laissent le Moyen-Orient aux Russes, mais aussi aux Chinois. Pour ces deux pays, dans la «guerre d’influence» qu’ils mènent partout sur la planète, conformément à leur statut de grande puissance, c’est apparemment une conquête majeure. Mais c’est un cadeau empoisonné. Qu’en feront-ils, en effet ? Pour les Russes, c’est à la fois une consolidation de leur force politique vers le Sud (et, à travers la Syrie, vers la Méditerranée), et l’écartement des «mâchoires» du «containment» théorisé autrefois par Zbigniew Brzezinski4. Pour les Chinois, c’est la poursuite de leurs efforts forcenés5 de sortir de leur «ghetto» régional et de leur tentative de containment de l’Inde6. Mais, au-delà de ces conquêtes d’influence, qu’y a-t-il de concret ? L’Afghanistan, l’Iraq, la Syrie, le Liban même sont aujourd’hui des champs de ruines d’où l’État est absent, sauf sans doute en Syrie. Combien d’argent faudra-t-il injecter, quelles infrastructures faudra-t-il financer pour les faire fonctionner ? Et quel profit commercial en tirer ?
Par ailleurs, la proximité de la péninsule arabique et du golfe Persique (et donc la pression sur ces pays qu’ils pourraient exercer) ne leur est plus d’aucun profit politique. En effet, chacun sait que «l’ère du pétrole» est terminée. Aujourd’hui, nonobstant ce que les écologistes veulent nous faire croire, nous vivons un nouvel eldorado du gaz, dont l’abondance n’a jamais été aussi grande, que ce soit en Russie (cf. les deux gazoducs Northstream 1 et 2), aux USA, en Méditerranée7 et partout ailleurs8. Par ailleurs, les nouvelles perspectives ouvertes par la technologie atomique laissent à penser qu’à moyen terme, la question de l’énergie pourrait être définitivement réglée.
La fragilisation de l’architecture de sécurité des Américains
Quel profit concret et véritable l’abandon du Moyen Orient par les Américains va-t-il donc apporter aux Chinois et aux Russes ? On peut se poser la question.
Par contre, pour les Américains, c’est vraiment d’une remise en cause de leur architecture de sécurité qu’il s’agit. On sait que l’OTAN a une raison d’être véritable : «ficeler» les faibles États européens pour les empêcher d’organiser leur défense ensemble9. Et un prétexte : les protéger contre les «menaces» pouvant provenir de la Russie ou du Moyen-Orient.
Aujourd’hui, avec le rapprochement politique avec les Russes, amorcé intelligemment par l’Allemagne10 et accepté par les Américains11, et, par ailleurs, le départ américain du Moyen-Orient, quelle justification va-t-il rester à l’OTAN ? On peut penser que, pour donner le change, ils vont continuer à surjouer la menace russe12, et que les faibles pays européens feront semblant de le croire, pour éviter de se retrouver devant le problème insoluble de leur défense13.
Mais tout cela ne peut pas rendre à l’OTAN une crédibilité qui se réduit chaque jour comme peau de chagrin. Les Américains se retrouvent aujourd’hui avec un problème sérieux : que faire de ce «machin» ? Pas facile d’y répondre.
12 – Mais plus la pression chinoise deviendra manifeste, moins ils pourront tenir cette position.
13 – Insoluble, parce que les pays d’Europe centrale se justifieront toujours d’une supposée menace russe pour ne jamais accepter autre chose que le «parapluie» américain. Par ailleurs, l’Allemagne a besoin, pour justifier sa politique commerciale tous azimuts (achat de gaz aux Russes, 40 % des exportations de Volkswagen faites en Chine), de donner quelques sérieux gages de fidélité aux USA. Mais tout ceci ne fait pas une justification sérieuse pour l’OTAN.
Pendant la traditionnelle conférence de presse qu’il a tenue lors du vol de retour, au terme de son voyage en Hongrie et en Slovaquie au mois de septembre, le pape François a tenu à affirmer fermement que l’Église est «apolitique», qu’elle ne fait pas de politique, mais qu’elle doit être exclusivement pastorale. Une affirmation étonnante à plusieurs égards, comme nous l’explique François de Lacoste-Lareymondie.
La récente affirmation du pape François selon laquelle l’Église est «apolitique» étonne un peu quand on sait qu’il existe une «doctrine sociale de l’Église», qui comporte un important volet politique, et que, au travers de certains de ses pontifes au XXe siècle, elle s’est profondément impliquée dans la lutte contre les totalitarismes, la mise en place des partis démocrates-chrétiens et la construction européenne.
Un «apolitisme» très politique et orienté vers le multiculturalisme
Cette affirmation d’apolitisme de l’Église me met mal à l’aise en raison du contexte dans lequel elle a été prononcée. Car, s’il y a eu un voyage à dimension politique, c’est bien celui que vient de faire le pape François en Hongrie et en Slovaquie, en différenciant de façon très affirmée le traitement des deux pays : d’un côté pour se démarquer de Viktor Orban et de sa politique eurosceptique opposée à l’immigration, de l’autre pour flatter les autorités slovaques précisément sur les mêmes terrains pour les raisons strictement opposées.
J’en veux pour preuve, outre la remarque désobligeante tenue à l’endroit de Viktor Orban, qui n’aurait rien dit, ou presque, lors de l’entrevue avec le chef de l’État1, l’allocution du pape aux évêques hongrois, lors de la rencontre qui s’est tenue au musée des Beaux-Arts (sic !), le 12 septembre. La deuxième «indication» qu’il leur a donnée pour exercer leur mission les incitait à être des «témoins de fraternité», témoignage qui, selon le pape, comporte l’accueil des «diversités culturelles» pour «cultiver ensemble le rêve d’une société fraternelle».
De la part du pontife romain, ce genre d’appel n’est pas nouveau : cela fait au moins quarante ans que les papes successifs plaident en faveur de l’accueil de tous les migrants, spécialement en faveur des musulmans, et qu’ils demandent aux chrétiens de s’ouvrir à la diversité et d’accepter que leurs sociétés deviennent multiculturelles au motif qu’on ne saurait priver les migrants de leur propre identité2. Le pape François en a même fait un marqueur de son pontificat en allant, dès son ouverture, à Lampedusa, puis en ramenant de Lesbos des réfugiés uniquement musulmans…
Cette prise de position est-elle de nature évangélique, relevant de la seule charité en acte ou revêt-elle une dimension politique ? Si l’exhortation visait simplement chaque chrétien dans son rapport au prochain, c’est-à-dire à l’autre le plus proche, à ce pauvre couvert d’ulcères qui se tient à sa porte et dont les chiens lèchent les plaies3, on pourrait soutenir qu’elle se réfère à la charité personnelle. Mais l’insistance mise à la rappeler ainsi que la diversité des documents et circonstances de ce rappel obligent à penser que l’interprétation étroite n’est pas conforme à la pensée des papes, laquelle comporte une vision plus large, c’est-à-dire une dimension véritablement politique.
Là peuvent et doivent s’ouvrir réflexion et débat.
À ma connaissance, la synthèse de la position de l’Église sur ce sujet figure au § 2241 du Catéchisme de l’Église catholique (CEC), qui met en parallèle, d’une part l’obligation pour les nations «mieux pourvues» d’accueillir «autant que faire se peut l’étranger en quête de sécurité et de ressources vitales qu’il ne peut trouver dans son pays d’origine», d’autre part l’obligation pour l’immigré «de respecter avec reconnaissance le patrimoine matériel et spirituel de son pays d’accueil, d’obéir à ses lois et de contribuer à ses charges». Cet équilibre des droits et devoirs est rarement repris… Au fil des années, la position politique – car il faut bien la qualifier exactement – de l’Église a clairement basculé en faveur de l’émergence de sociétés multiculturelles largement ouvertes à une immigration vue comme un droit général et inconditionné.
Or on ne peut échapper à deux considérations majeures sur ce sujet.
Une société multiculturelle est-elle véritablement possible ?
La première considération consiste à l’interroger sur la possibilité même d’une société multiculturelle.
Tout dépend de ce que l’on met sous le mot «culture». Si l’on donne à celui-ci un sens étroit4, la réponse est facile, mais sans intérêt : oui, évidemment, les cultures sont diverses au sein d’un même groupe humain. Mais si on lui donne un sens large, c’est-à-dire celui d’une connaissance de la vérité sur le monde tant extérieur qu’intérieur à l’homme, elle englobe la langue et la littérature, l’art et les mœurs, l’histoire et la géographie, les traditions et surtout, embrassant l’ensemble, la religion d’un groupe humain. Alors, la réponse n’est plus du tout évidente.
En effet, dans cette acception large, et en reconnaissant que les pondérations des différentes composantes peuvent être très variables, la culture constitue le fondement de chaque nation, et, partant, le substrat de toute construction politique. Or, quand les papes parlent de culture, ils l’entendent manifestement en son sens large5, qui justifie d’ailleurs les efforts que l’Église consent depuis plusieurs décennies pour «inculturer» la religion catholique dans les différentes nations non européennes, notamment sur le plan liturgique.
Chants et danses lors d’un mariage chrétien en Éthiopie.
Nous hissant à ce niveau, ne devons-nous pas constater qu’il n’y a pas de société multiculturelle, en tout cas pas de telle société qui puisse constituer la matrice d’une nation et, par conséquent, d’une structure politique solide, et que toutes les tentatives d’en créer artificiellement ont échoué, souvent de façon dramatique.
En Europe, la culture a largement servi de support et de ciment à la constitution des nations : Jean-Paul II n’a pas cessé de le souligner, en particulier pour la Pologne et les autres pays de l’Est qui se sont libérés du joug soviétique ; le pape François vient d’en faire lui-même l’expérience dans une Slovaquie qui a fait sécession de la Tchécoslovaquie au moment où le «rideau de fer» est tombé, précisément parce que l’amalgame des deux nations, tchèque et slovaque – la première étant d’ailleurs majoritairement protestante et la seconde majoritairement catholique –, tel qu’il résultait du démembrement de l’Empire austro-hongrois en 1920, était artificiel.
La culture a été un facteur évident d’unification de l’Allemagne (en particulier la langue) et plus encore de l’Italie. À l’inverse, l’éclatement de la Yougoslavie montre où conduit un multiculturalisme forcé de se couler dans une construction politique artificielle quand se relâche l’étreinte totalitaire : à des conflits inexpiables.
Les États-Unis ne sont évidemment pas une société multiculturelle : les cultures n’entrant pas dans le schéma dominant WASP6 sont dévitalisées, reléguées dans le folklore et perdent leur valeur structurante ; sinon, elles ont tendance, soit à être tenues à l’écart de la nation, soit, plus récemment, à déboucher sur un communautarisme dont on commence à percevoir les effets délétères.
On pourrait multiplier les exemples en Afrique, et l’expérience des années récentes a montré la vanité d’un «nation-building» purement volontariste qui ne s’appuierait pas sur une unité culturelle préalable et forte assurant la cohésion sociale et nationale.
Et le Liban, me dira-t-on ? On a longtemps cru y voir l’exemple d’une société multiculturelle réussie (le seul d’ailleurs). Aujourd’hui, force est d’en constater l’échec patent. À y regarder de plus près, et sans vouloir peiner nos amis libanais, je me demande si le Liban comme société multiculturelle a jamais existé. L’État libanais date d’à peine un siècle7 ; encore doit-on reconnaître que cet État, dès l’origine, a été réduit au minimum (quelques prérogatives régaliennes comme la monnaie, les relations internationales ou l’armée), mais que pour l’essentiel, notamment tout ce qui fait la vie civile, le Liban a toujours été et reste partagé entre des communautés à fondement religieux. Or ces communautés, depuis cinquante ans, sont en voie d’éloignement croissant8, d’où d’ailleurs la paralysie actuelle de l’État libanais.
Nous autres chrétiens, nous devons nous départir d’une illusion d’optique qui fausse notre vision du Liban : quand nous en parlons, l’image qui nous vient naturellement est celle de la communauté chrétienne, et plus particulièrement de la communauté maronite ; mais c’est une image réductrice, qui nous empêche de voir la globalité, et donc la nature du problème libanais. Pour m’en tenir à mon sujet, les déchirures entre chiites, sunnites et chrétiens constatées depuis la guerre civile de 1975-1990 ont anéanti l’idée même d’une société multiculturelle pour laisser remonter en surface le sous-jacent qui n’avait jamais été effacé, malgré des siècles de cohabitation plus ou moins harmonieuse, celui de communautés vivant de façon largement séparée et qui ne tenaient ensemble qu’autant qu’une autorité souveraine et extérieure forte – qui fut l’Empire ottoman pendant longtemps – les y contraignaient.
L’islam est-il miscible avec les autres cultures ?
Ma seconde considération porte sur l’islam.
On sait – ou l’on devrait savoir – que l’islam est une réalité englobante et close sur elle-même qui, depuis la «fermeture de la porte de l’ijtihad» au XIe siècle, exclut toute analyse critique et historique, tout apport externe, pour s’en tenir à une lecture littérale et anhistorique du Coran et de la Sunna. En effet, le Coran est réputé avoir été transmis tout rédigé à Mahomet par l’ange Gabriel de la part de Dieu. Sa lecture s’appuie donc sur le dogme du «Coran incréé» : elle doit être littérale dans sa langue originelle, l’arabe, seule référence admise puisque c’est celle utilisée par Dieu. Le prophète y a néanmoins ajouté la Sunna, c’est-à-dire la tradition rapportant ses paroles et ses actes, Hadiths et Sîra, dont il a lui-même fait une norme obligatoire.
Mahomet recevant le Coran de l’archange Gabriel.
Comme les contradictions internes au Coran, ainsi que les écarts entre le Coran et la Sunna, posent de sérieux problèmes, un courant de pensée rationaliste, dit «mutazilisme», a vu le jour aux VIIIe et IXe siècles, pour faire une place à la raison, pour interpréter la Révélation, et pour permettre l’expression d’un libre arbitre. Les conflits suscités par cette tendance ont conduit le calife de l’époque à la déclarer hors-la-loi. Cette «porte» n’a pas été rouverte depuis lors. Les quelques tentatives actuelles de relecture qui sont apparues pour sortir des impasses intellectuelles et civilisationnelles, ainsi que pour contrer la radicalisation politique et les horreurs de l’État islamique, n’ont (pour le moment ?) guère eu de succès tant elles semblent en contradiction avec tout le poids de l’islam traditionnel des dix derniers siècles, notamment de l’islam tel qu’il est vu et vécu dans le monde arabe, spécialement en Arabie saoudite, gardienne des lieux saints.
Or la religion musulmane est plus qu’une religion : c’est un cadre linguistique et culturel (l’arabe), c’est un système juridique (la charia), c’est un type de société qui en régit tous les aspects (statut de la femme, mariage, héritages, rapports commerciaux, etc.), c’est un modèle politique (l’oumma, ou communauté des croyants, dans laquelle se dissolvent les États), etc., sous une autorité unique, celle du calife.
Par lui-même, l’islam exclut toute idée de multiculturalisme : celui qui devient musulman doit en revêtir tous les aspects, jusques et y compris vestimentaires ou alimentaires… De même qu’il exclut toute idée de séparation de la religion et du politique. Et, dans sa version arabe, qui est tenue pour la seule version pure parce qu’originelle, il n’est tolérant envers les autres communautés que tant qu’il est minoritaire ; dès qu’il devient majoritaire, il est exclusif, ne «tolérant» que les seules religions juive et chrétienne, et à la condition expresse de leur soumission (la «dhimmitude»).
Dès lors, l’idée d’un multiculturalisme qui inclurait la religion musulmane a-t-elle un sens, du moins si le musulman est un vrai musulman ? Notre État français au laïcisme de plus en plus aigre veut répondre «oui», mais en y ajoutant la condition que le musulman devienne républicain, de la même façon que les catholiques se sont ralliés à la République, c’est-à-dire qu’il ne soit plus un vrai musulman… Les autres pays européens soit ne veulent pas voir le problème, soit me semblent prêts à faire la part du communautarisme – jusqu’au moment où celui-ci aura des conséquences insupportables… Il serait bon qu’au sein de l’Église, qui demeure probablement la seule instance capable de mener des réflexions civilisationnelles de fond, on se repose sérieusement la question, en reléguant au vestiaire les bons sentiments et les idées reçues, et en acceptant d’ouvrir les yeux sur des vérités anthropologiques et théologiques perdues de vue.
L’Église est-elle donc apolitique ? Il me semblerait plus juste de dire qu’elle est « a-partisane », avec ce que cela implique de remise en cause de son engagement historique auprès de la démocratie chrétienne et de la construction européenne telle qu’elle a concrètement évolué. Mais, en prenant les choses de plus haut, je pense plutôt qu’elle a non seulement un poids politique, mais une pensée qui comporte inévitablement une dimension politique. Que ce constat crée des difficultés d’acculturation (précisément) dans les différents contextes où elle s’incarne, c’est évident. Que cela conduise à récuser cette dimension pour s’engager dans un multiculturalisme qui, lui aussi, est politique, reste une question à résoudre, et à résoudre rapidement.
1 – C’est ce qu’a déclaré le pape François dans sa conférence de presse du retour.
2 – De façon quasi exclusive, les messages papaux publiés à l’occasion des journées des migrants tournent autour de ces deux thèmes, qui sont répétés systématiquement.
4 – Le sens étroit du mot «culture» se trouve dans une expression telle que «une personne cultivée», c’est-à-dire dotée de connaissances acquises qui permettent de développer le sens critique, le goût et le jugement (pour reprendre la définition qu’en donne le Petit Robert). Relève également du sens étroit ce que l’on place, par exemple, sous les vocables de «culture ouvrière» ou de «culture paysanne» dans le langage courant.
5 – On en trouve de nombreuses illustrations chez Jean-Paul II (je pense par exemple à Mémoire et identité, qui comporte tout un chapitre – le n° 15 – sur «Nation et culture») et chez Benoît XVI (je pense à Foi, vérité, tolérance, dont plusieurs pages sont consacrées aux rapports entre culture et vérité). Le CEC lui-même s’appuie sur cette acception large aux paragraphes 1202 et 1204 relatifs à la liturgie.
7 – L’entité politique a été créée en 1920 dans le grand démembrement de l’Empire ottoman, à partir de territoires détachés de la Grande Syrie par la France, à qui la SDN avait confié un mandat d’administration ; territoires sur lesquels, au fil des siècles, se sont entrecroisées de multiples influences.
8 – Toute la vie civile, à commencer par l’état-civil, appartient à chaque communauté, qui régit ainsi la vie de ses membres de la naissance à la mort. En outre, ces communautés se partagent les différents organes du pouvoir d’État, partage qui est aujourd’hui une des causes de sa paralysie.
Peur du Covid-19, peur de s’engager dans le mariage, peur d’avoir des enfants, peur du chômage, peur des conséquences du changement climatique… Les raisons d’avoir peur sont légion. Elles envahissent nos émotions et, souvent, nous paralysent. Or, «si nous étions fidèles à notre culture et à notre foi, nous n’aurions pas peur», affirme l’archevêque de Paris. Une parole à méditer, comme nous le propose Aline Lizotte.
Les dames du XIXe siècle étaient aussi gourmandes que celles du XXIe siècle, mais elles cachaient leurs rondeurs sous l’amplitude de leurs jupes et maintenaient la finesse de leur taille en l’enfermant dans un corset dont on serrait fortement les cordons. Avec l’éventail qu’elles savaient dignement agiter et les sels parfumés qu’elles cachaient dans une fine bourse, elles se paraient contre toute éventualité d’étouffement, sans penser que le corset, instrument de supplice qui mâtait la peur des tailles trop rondes, pouvait être la cause d’un manque d’oxygène.
La peur peut nous gâcher la vie ; elle est bien pire que les maux qu’elle nous fait craindre. Bien plus, le journal télévisé de TF1 du lundi soir dernier nous montrait que la toux avait cessé de faire entendre sa sonorité dans les lieux publics. Dans les rues de Paris, on ne tousse plus. C’est tabou ! Car tousser signifie devenir peut-être source de contamination. Il faut donc ostraciser le tousseur. Tousser, c’est manquer de dignité, de savoir-faire ! Il ne faut plus tousser, il faut avaler ses mucosités. Que de choses nous ne faisons pas, nous ne disons pas, nous ne choisissons pas parce que nous avons peur. Et nous osons nous dire libres !
Qu’est-ce que la peur ?
La peur est une passion, c’est-à-dire un mouvement de nos puissances affectives par lequel nous cherchons à fuir ce que nous percevons comme un mal futur. Plus nous sommes entourés de faux biens, plus nous avons peur de perdre ce qui nous tient à cœur. Si nous aimons l’argent, nous avons peur de le perdre. Si nous aimons notre corps, nous avons peur de tout ce qui peut l’enlaidir ou en diminuer l’attrait. Nous avons peur d’être malades, peur d’être trop fatigués, peur de grossir ou de maigrir, peur de nos odeurs, peur de vieillir et, finalement, peur de la mort.
La peur est un mouvement de nos puissances affectives par lequel nous cherchons à fuir ce que nous percevons comme un mal futur.
Nous avons aussi peur de nos actes, peur de nos décisions, peur de déplaire, peur de ne pas être aimés, peur d’être trompés, peur de la solitude, peur de nous ennuyer. Et nous usons de toutes sortes de techniques pour éloigner la peur. En voiture, aussitôt assis, on ouvre la radio… C’est une présence ! On multiplie les copains ; si l’un devient tiède, on a toujours les autres ! Nous avons peur de manquer d’aisance dans nos paroles, et nous réduisons les signes, nous ne parlons plus que par monosyllabes : le «ptit déj», cet «aprèm», la «mat», etc. Nous ne savons même plus comment construire correctement une phrase française. Il faut dire vite, dans un langage crypté !
Peur des mots, peur d’un langage correct, encore plus d’un langage châtié… C’est pour les snobs ! Et nous rejetons tout ce qui pourrait nous apporter un vrai bien, une vraie joie, une certitude. Qui vit une profonde amitié, se contentant d’un copinage ? Qui se préoccupe d’atteindre la connaissance de la vérité, se contentant du vraisemblable, du seul «peut-être que» ? Qui a connu une vraie joie, courant après les petits plaisirs éphémères ?
Dans un monde où les biens consommables abondent, où les solutions techniques salvatrices de nos maux sont à portée de main, nous sommes entrés dans un monde de peur. Qui croit encore à la fidélité d’une amitié ? À un amour qui durera jusqu’à la mort ? À la vérité de la personne ? Qui croit à la compétence et à la sincérité de nos gouvernants ? Ils sont tous pareils, c’est-à-dire corrompus et pleins de mensonges et de fausses promesses ! Qui croit même à l’Église, les scandales qui l’ont salie ayant peut-être, pour un temps long, affaibli notre confiance ? Et qui croit vraiment en Dieu ? La peur nous a conduits à vivre dans un état de soupçon, de doute, de désespoir. On vit bien maintenant, mais que sera demain ? La peur nous tient lieu de corset. Parce que nous avons peur, nous ne serons pas trop déçus ! Au fond, on savait que cela devait arriver ; on souffrira moins ! Nous nous tenons déjà courbés sous le joug de la fatalité ! On tombera de moins haut !
Si nous étions fidèles à notre culture et à notre foi…
«Si nous étions fidèles à notre culture et à notre foi, nous n’aurions pas peur». Ces mots sont ceux de l’archevêque de Paris1. J’essaie de les méditer. Ce qui est étonnant, c’est la place qu’il donne à la culture, la situant avant la foi. Que veut nous rappeler Mgr Michel Aupetit ? Probablement que la France n’a jamais engendré une société qui a cultivé la peur. Les Francs, qui sont nos ancêtres, n’ont jamais institutionnalisé la peur comme régime politique. Bien sûr, il y eut dans l’Histoire une courte période que l’on appelle la Terreur… Elle s’est terminée par le guillotinage de ses protagonistes. Elle fut violente, et même sanglante, pleine d’errements, de vengeances, d’exécutions sommaires, de massacres. Elle n’a jamais réussi à créer un régime politique de gouvernement fondé sur la peur.
Malgré son déchirement entre sa droite et sa gauche, malgré son impuissance à trouver son équilibre, la France demeure une société libre de droit. Et tout Français se sait libre. Il résiste, il râle, il obéit, mais il ne s’écrase pas devant la tyrannie. La tyrannie n’est pas française. Avant d’être chrétienne, la France est un peuple libre.
Une fois que nous pensons à notre action et que nous envisageons les moyens raisonnables d’agir, pourquoi ne pas agir ?
Si nous nous souvenons de notre culture, alors pourquoi nous laisser envahir par la peur ? Pourquoi nous enfermer dans un isoloir, comme si l’autre était un danger permanent ? Certes, il faut prendre les bons moyens et ne pas jouer au matamore ou à l’intrépide. Mais une fois que nous pensons à notre action et que nous envisageons les moyens raisonnables d’agir, pourquoi ne pas agir ? L’isoloir que peut causer l’écran de télévision est pire que la contamination qui peut nous atteindre. Sans nous en rendre compte, nous brisons ce qui fait une société, non seulement le vivre ensemble, mais le vivre pour l’autre. Et cela non plus n’est pas Français !
En plus de la culture, il y a la foi. Certes, la foi n’est pas un antibiotique, ni une prévention absolue contre la maladie ou la mort. Si cela était, l’humanité entière se ferait chrétienne ! La foi n’est pas non plus une sorte de mythe providentialiste contre le hasard ou la contingence. La foi est d’abord une propriété de notre intelligence qui lui permet d’atteindre la vérité absolue. Et cette vérité absolue doit avoir Dieu comme connaissance. Oui, Dieu existe ! Oui, Dieu gouverne le monde, et rien ne Lui échappe.
Si Dieu gouverne le monde, pourquoi n’éteint-Il pas le volcan qui menace aux Canaries et le feu qui a détruit près de 7 000 hectares dans le Var ? Devant cette question mal posée, il faut répondre autrement. Les volcans, on le sait par la science, sont responsables de près de 80 % de la structure de la terre et permettent à cette planète de garder liquide l’eau dont a besoin la vie qui se développe en elle, jusqu’à l’homme. La Providence divine gouverne tout le système solaire – celui que nous connaissons – pour que l’homme puisse l’habiter, même s’il n’en utilise qu’une minime partie. Et pourquoi l’homme est-il si précieux à Dieu ? Parce qu’il est, lui, l’homme, le seul être matériel doué d’une vie spirituelle par laquelle tout l’univers rend gloire à Dieu et vit de sa béatitude. Autrement dit, à travers tout ce déploiement des forces matérielles de la nature, Dieu veut l’homme comme le seul être capable d’amour et d’adoration qui lui rende hommage et partage sa béatitude.
Toute notre vie, toutes nos pensées, tout notre cœur doivent être tournés vers Dieu, vers ce Dieu qui est Père, qui nous aime personnellement.
La foi nous dit encore plus que ce que l’intelligence peut découvrir par elle-même si elle raisonne avec vérité et certitude. Mais la foi nous enseigne que chaque être humain est personnellement aimé de Dieu, gouverné par Lui et destiné à un bonheur éternel. Chaque être humain, du plus petit au plus grand. Et qu’aucun cheveu ne peut tomber de notre tête sans sa permission (cf. Mt 10, 30). Cette phrase, dont le sens est allégorique, nous enseigne bien ce qu’elle veut dire et s’insère dans ce chapitre qui est un hommage à la gouvernance de l’homme par Dieu. Alors, pourquoi aurions-nous peur ? Toute notre vie, toutes nos pensées, tout notre cœur doivent être tournés vers Dieu, vers ce Dieu qui est Père, qui nous aime personnellement.
Certes, la foi ne nous dispense pas de pratiquer les grandes vertus morales, principalement la justice et la prudence, mais aussi la tempérance et la force. Mais nous devons savoir que tout acte de vertu par lequel nous devenons plus humains atteint une valeur beaucoup plus grande, s’il est fait dans et par l’amour donné par Dieu. Par le baptême, Dieu crée dans notre volonté une disposition théologale, un amour de charité, qui dépasse une grandeur uniquement humaine. Sans le ressentir, si nous vivons habituellement dans la grâce de Dieu, tout ce que nous faisons de bien n’a pas uniquement une valeur humaine, mais, sous le regard du Père, une réalité pénétrée de l’Amour infini par lequel il se complaît dans le Fils, son Unique.
Si nous avions la foi comme un grain de moutarde, nous pourrions déplacer des montagnes, et rien ne nous serait impossible (Mt 17, 20). Mais si nous nous laissons conseiller par la peur, nous nous asseyons au bord de la route et nous n’avançons plus. Même si nous avons reçu la foi, nous nous immobilisons, nous pleurons, nous gémissons, nous nous déchirons, nous nous détruisons les uns les autres. Nous ne nous souvenons plus que «si Dieu est pour nous qui sera contre nous ?» (Rm 8, 31). Et, parce que nous devenons amnésiques, nous ne déplaçons pas des montagnes.
Billet du lundi 20 septembre par Alexis Feertchak, membre du Conseil d’administration de Geopragma.
En mai 2018, lors d’une visite en Australie, Emmanuel Macron présente les contours de la stratégie indo-pacifique de la France. Il est alors question « d’espace inclusif et ouvert » et d’« Asie multipolaire ». Derrière le président de la République qui prononce son discours sur la base militaire de Garden Island, un hélicoptère d’attaque Tigre australien le regarde. Comme un sombre présage de l’avenir du partenariat stratégique passé entre Paris et Canberra dès 2012 : les Australiens ne sont pas satisfaits du félin à voilure tournante franco-allemand et ne se privent pas pour le répéter. Ses coûts d’exploitation seraient exorbitants, son taux de disponibilité faible. En janvier 2021, la nouvelle tombe : les Australiens remplaceront les Tigre par des Apache américains.
Huit mois plus tard, c’est le « contrat du siècle » qui prend l’eau. Et il y a de quoi être exaspéré ! En 2016, lors de sa signature, les Australiens cherchaient spécifiquement des sous-marins à propulsion conventionnelle : Naval Group l’a emporté en « conventionnalisant » sa nouvelle classe de sous-marins nucléaires d’attaque, dont l’unité de tête, le Suffren, est entrée cette année en service dans la Marine nationale. « Dénucléariser » un tel bâtiment n’est pas une tâche aisée. Que les Australiens se tournent quelques années plus tard vers des sous-marins nucléaires américano-britanniques est donc d’autant plus rageant. Que n’a-t-on pas commencé par la solution nucléaire, dès le départ ?
Certes, à ce jour, la France n’exporte pas de technologies nucléaires pour des usages militaires – le cas du Brésil est intéressant, Naval Group étant partenaire d’un projet de SNA, l’Avaro Alberto, mais pas pour la chaufferie conçue et fabriquée localement –, certes le contexte géopolitique a changé avec la montée en puissance de la Chine et la propulsion nucléaire reste toujours un « graal » en matière de discrétion et d’autonomie pour se projeter dans des zones océaniques et non plus seulement littorales, mais l’essentiel n’est pas là.
S’inscrivant dans une tradition gaullo-mitterrandienne ancienne, la France, tout en reprenant le terme d’Indo-Pacifique déjà utilisé par les Américains, a souhaité en donner une définition différente puisque multipolaire. Fidèle à son histoire, Paris n’a pas souhaité, en se projetant dans cette région qui est aujourd’hui le cœur potentiellement conflictuel du monde, participer à la recréation d’une logique de blocs entre les deux géants américain et chinois. Or, les Français, quand ils ont signé leur partenariat stratégique avec les Australiens en 2012, parlaient d’un « mariage de 50 ans ».
L’ambition était noble, mais elle se heurtait à une dynamique historique de long terme probablement plus puissante : la rivalité systémique entre les Etats-Unis et la Chine, qui est l’enjeu géostratégique numéro un du siècle commençant, était telle que Washington n’accepterait jamais que Canberra – le seul pays de la région faisant partie de l’anglosphère, avec la Nouvelle-Zélande – n’entrât pas tôt ou tard dans le bloc américain en cours de reconstruction. Dans la logique américaine d’endiguement de la Chine, l’Australie est une pièce incontournable. Certes, le pays entretient des liens économiques puissants avec la Chine, mais l’on ne pouvait pas pour autant imaginer que l’Australie demeurât longtemps dans une doctrine multipolaire de l’Indo-Pacifique. Une partie de la classe politique australienne a eu raison de considérer que le nouveau pacte de sécurité trilatéral AUKUS affaiblissait la souveraineté du pays, mais il est malgré tout logique étant donné l’ampleur du pivot américain vers l’Asie et contre la Chine.
Les futurs SNA australiens seront des « boîtes noires » en ce sens que seuls les Américains garderont la main sur les pièces les plus fondamentales des navires, à commencer par la technologie nucléaire. Les Britanniques connaissent déjà de longue date ce principe de souveraineté militaire limitée… Et cette dépendance ne fera que s’accroître à l’avenir au fur et à mesure que l’Australie réarmera et que la menace chinoise deviendra plus précise.
A cet égard, la France n’a-t-elle pas surestimé son envergure en croyant qu’elle pourrait maintenir l’Australie dans le giron de sa propre doctrine de l’Indo-Pacifique ? Pourquoi avoir choisi de s’appuyer autant sur un pays de l’anglosphère si susceptible de basculer dans le monde bipolaire des Etats-Unis ? La France ne se retrouve plus que sur un pied, avec l’Inde, son autre grand partenaire indo-pacifique. Et, pour le coup, l’on peut penser que ce choix fut heureux car, pour des raisons historiques, politiques et culturelles, il est hautement improbable que la « plus grande démocratie du monde » s’aligne sur les Etats-Unis. Elle cultivera au contraire son indépendance, en s’appuyant tantôt sur Moscou, tantôt sur Washington, et en développant une diplomatie régionale tous azimuts, mais sans montée aux extrêmes ostentatoire avec son voisin chinois. Cette réalité stratégique est pour le coup bien davantage compatible avec la vision indo-pacifique de la France qui doit désormais trouver de nouveaux partenaires.
Les intérêts industrialo-militaires de l’Inde et de la France peuvent d’ailleurs converger. New Delhi doit à la fois accélérer le renouvellement de sa flotte vieillissante de sous-marins conventionnels et lancer parallèlement la construction d’une sous-marinade nucléaire d’attaque. A ce jour, les Indiens louent un SNA russe de classe Akula (d’ailleurs revenu en Russie pour des problèmes techniques) et pourraient en louer un second. Mais voudront-ils s’appuyer sur les Russes pour leur futur sous-marin nucléaire made in India ? Les partenariats indo-russes en matière de défense sont nombreux (missile supersonique Brahmos, chasseurs Su-30 MKI par exemple), mais ont donné des résultats hétérogènes (abandon du chasseur FGFA dérivé du Su-57), pour des raisons partagées. Et plane sur ce type de coopérations le risque de sanctions américaines. Un autre choix serait justement de se tourner vers les Etats-Unis et le Royaume-Uni, mais l’Inde se retrouvera alors dans une dépendance absolue vis-à-vis de Washington, comme l’est aujourd’hui Londres et comme le sera demain Canberra. Comme partenaire possible, reste donc seulement la France si l’Inde veut se doter d’une sous-marinade nucléaire d’attaque. Il faudrait certes que Paris évolue sur sa doctrine de non-exportation des technologies nucléaires pour un usage militaire, mais le coup de poignard dans le dos américain en Australie pourrait les y pousser. Par ailleurs, les réacteurs français utilisent de l’uranium peu enrichi (contrairement aux réacteurs américains), ce qui limite le risque de prolifération (des pays comme l’Iran pourraient justifier l’enrichissement élevé de leur uranium dans le but de créer une propulsion nucléaire alors qu’un uranium hautement enrichi est compatible avec la fabrication d’une arme atomique). Cette perspective d’un partenariat franco-indien en matière de SNA n’est donc pas farfelue d’autant que Naval Group a déjà vendu des sous-marins conventionnels (des Scorpène) à l’Inde. Cette hypothèse a même été évoquée par la presse indienne. Ainsi, pouvait-on lire en mars dernier dans l’Hindustan Times: « Alors que l’Inde a un certain nombre d’options pour concevoir et développer conjointement les sous-marins avec des pays tels que la Russie, la France et les États-Unis (…), le partenaire préféré de l’Inde semble être Paris car il a déjà conçu la classe Kalvari de sous-marins d’attaque diesel pour la marine indienne et développe actuellement conjointement un sous-marin nucléaire d’attaque (nommé Alvaro Alberto) pour le Brésil dans le cadre d’un partenariat stratégique ». Et surtout : « En plus d’être l’allié le plus proche de l’Inde en matière de technologie de défense, le développement conjoint de sous-marins avec la France est exempt de tout régime réglementaire tel que l’International Traffic in Arms Regulation (ITAR) avec les États-Unis ou de toute future sanction dans le cas de la Russie ».
Au-delà de l’Inde, vers qui la France pourrait-elle se tourner ? Faudrait-il qu’elle s’appuie davantage sur le Japon ou la Corée du Sud, des pays qui ont l’avantage d’être démocratiques, mais qui risquent davantage de rejoindre les Etats-Unis dans une logique de confrontation avec Pékin ? Si Tokyo et Séoul entraient prochainement dans l’alliance AUKUS (ce serait moins facile à prononcer : AUKUSJSK…), la France ferait face au même dilemme indo-pacifique qu’en Australie. Ou ne faudrait-il pas surtout que la France se rapproche des pays de l’ASEAN qui, eux aussi, tentent de trouver un équilibre régional avec la Chine, sans s’aligner, mais sans provoquer ?
Cette réflexion est d’autant plus essentielle que, pour la France, l’Indo-Pacifique n’est pas une lubie lointaine, mais au contraire le lieu même de nos propres intérêts stratégiques (1,6 millions de Français, 75% de notre espace maritime et 7000 militaires). C’est une véritable particularité, que nous ne partageons pas avec nos partenaires européens. En la matière, n’attendons donc rien d’une chimérique « autonomie stratégique européenne » qui nous donnerait l’illusion de la puissance. Au contraire, pensons « français », mais en mesurant bien la limite de nos moyens, depuis longtemps bien plus réduits que ce que nous croyons souvent.
Un nouveau rapport du projet “Costs of war” [coûts de la guerre] expose des estimations stupéfiantes des coûts humains et financiers de la guerre mondiale perpétuelle menée par les États-Unis.
La guerre mondiale contre le terrorisme menée par les États-Unis a tué près d’un million de personnes dans le monde et a coûté plus de 8 000 milliards de dollars depuis son lancement il y a vingt ans. Ces chiffres stupéfiants sont tirés d’un rapport historique publié mercredi par le projet “Costs of War” de l’université Brown, un travail de recherche ininterrompu visant à documenter l’impact économique et humain des opérations militaires menées après le 11 septembre 2001.
Le rapport – qui examine le bilan des guerres menées en Irak, en Syrie, en Afghanistan, au Pakistan, en Somalie et dans d’autres régions où les États-Unis sont militairement engagés – est le dernier d’une série publiée par le projet sur les coûts de la guerre. Il fournit la comptabilité publique la plus complète à ce jour des conséquences des conflits américains de longue durée au Moyen-Orient, en Asie centrale et en Afrique, appelés aujourd’hui les “guerres perpétuelles“.
“Il est essentiel que nous rendions correctement compte des conséquences vastes et variées des nombreuses guerres et opérations antiterroristes menées par les États-Unis depuis le 11 septembre, alors que nous nous pensons maintenant à toutes les vies perdues”, a déclaré la codirectrice du projet, Neta Crawford, dans un communiqué de presse accompagnant le rapport. “Notre comptabilité va au-delà des chiffres du Pentagone, car les coûts de la réaction au 11 septembre se sont répercutés sur l’ensemble du budget.”
Les coûts économiques vertigineux de la guerre contre le terrorisme ne sont rien en comparaison de l’impact humain direct, mesuré en termes de personnes tuées, blessées et chassées de chez elles.
Selon les dernières estimations du projet sur les coûts de la guerre, 897 000 à 929 000 personnes ont été tuées pendant les guerres. Parmi ces personnes, 387 000 sont considérées comme des civils, 207 000 comme des membres des forces militaires et de police nationales, et 301 000 comme des combattants de l’opposition tués par les troupes de la coalition dirigée par les États-Unis et leurs alliés.
Le rapport indique également qu’environ 15 000 militaires et sous-traitants américains ont été tués au cours des guerres, ainsi qu’un nombre similaire de troupes occidentales alliées déployées dans les conflits et plusieurs centaines de journalistes et de travailleurs humanitaires.
La question de savoir combien de personnes ont perdu la vie dans les conflits de l’après-11 septembre a fait l’objet d’un débat permanent, bien que les chiffres soient dans tous les cas extraordinairement élevés.
Des études antérieures sur les coûts de la guerre ont chiffré le nombre de morts à des centaines de milliers, une estimation comptabilisant les personnes directement tuées par la violence.
Selon une estimation réalisée en 2015 par l’organisation Physicians for Social Responsibility, lauréate du prix Nobel, bien plus d’un million de personnes ont été tuées directement et indirectement dans les guerres en Irak, en Afghanistan et au Pakistan uniquement.
La difficulté de calculer le nombre de morts est accrue par le refus de l’armée américaine de comptabiliser le nombre de personnes tuées lors de ses opérations, ainsi que par l’éloignement des régions où se déroulent de nombreux conflits.
Comme ses études précédentes, le bilan calculé par le projet sur les coûts de la guerre se concentre uniquement sur les décès directement causés par la violence pendant la guerre mondiale contre le terrorisme et n’inclut pas “les décès indirects, à savoir ceux causés par la perte d’accès à la nourriture, à l’eau et/ou aux infrastructures, les maladies liées à la guerre” qui ont résulté des conflits.
Les notes de bas de page du rapport indiquent également que “certaines des personnes classées comme combattants de l’opposition peuvent en fait avoir été des civils également, car il existe des pressions politiques pour classer les morts comme militants plutôt que comme civils” – une mise en garde qui concorde avec la pratique avouée du gouvernement américain de qualifier de combattants tous les “hommes d’âge militaire” tués dans ses opérations, sauf preuve du contraire.
Ces pratiques se sont poursuivies sous de multiples administrations. Une enquête récente du site d’information axé sur les militaires Connecting Vets a inclus des vidéos et des récits ayant fait l’objet de fuites lors de la campagne de drones de 2019 dans la province de Helmand en Afghanistan.
L’histoire comprenait des témoignages d’anciens opérateurs de drones qui ont déclaré qu’ils avaient reçu le feu vert pour tuer toute personne vue tenant un talkie-walkie ou portant un gilet tactique dans la province, qui était sans sécurité et ne disposait pas de service de téléphonie cellulaire fiable.
Pour certains responsables américains habilités à autoriser les frappes de drones, frustrés par leur incapacité à obtenir une victoire stratégique ou même des conditions de négociation favorables avec les talibans, “la mesure du succès était d’accumuler les cadavres”.
Le rapport du projet sur les coûts de la guerre précise que ses conclusions sur les décès liés aux guerres sont sous réserve et très probablement incomplètes, et qu’un grand nombre de morts ne sont toujours pas comptabilisés.
Bien que l’on puisse affirmer avec certitude que près d’un million de personnes ont été tuées depuis le début de la guerre mondiale contre le terrorisme, même ce chiffre stupéfiant est, selon Crawford, codirecteur du projet, “probablement un vaste sous-comptage du véritable tribut que ces guerres ont fait payer à la vie humaine”.
Coûts économiques
Les coûts économiques comptabilisés par le rapport sur les dépenses liées à la guerre comprennent 2300 milliards de dollars dépensés par le gouvernement américain pour les opérations militaires en Afghanistan et au Pakistan, 2100 milliards de dollars en Irak et en Syrie, et 355 milliards de dollars en Somalie et dans d’autres régions d’Afrique.
Un montant supplémentaire de 1100 milliards de dollars a été consacré aux mesures de sécurité intérieure aux États-Unis depuis 2001, ce qui porte les dépenses directes liées à la guerre contre le terrorisme dans le pays et à l’étranger au montant astronomique de 5800 milliards de dollars.
Mais même cela ne représente pas la totalité des dépenses imposées par les guerres. Des dizaines de milliers de soldats américains sont revenus de zones de guerre étrangères mutilés et traumatisés, faisant de beaucoup d’entre eux des personnes à charge à long terme du gouvernement fédéral.
Le coût de la prise en charge des handicaps et des soins médicaux de ces anciens combattants devrait dépasser les 2200 milliards de dollars d’ici 2050, par rapport au total actuel de 465 milliards de dollars de l’après-11 septembre, ce qui porterait la facture économique totale des guerres à 8000 milliards de dollars.
Le rapport compile plusieurs sources différentes pour donner un total du coût des guerres de l’après-11 septembre, y compris les crédits pour les dépenses de guerre des départements de la défense et de l’État, les augmentations du budget de fonctionnement de base du département de la défense, les paiements d’intérêts sur les emprunts, les sommes engagées pour les futurs services des anciens combattants et les dépenses du département de la sécurité intérieure pour la prévention et la réponse aux attaques terroristes.
Même cette comptabilité approfondie ne donne pas une image complète des dépenses américaines : le chiffre total de 8000 milliards de dollars indiqué dans le rapport ne comprend pas l’argent dépensé pour l’aide humanitaire et le développement économique dans les zones de guerre, et ne tient pas compte non plus des futurs paiements d’intérêts qui seront encourus sur le déficit massif supporté pour financer les guerres.
Nombreux sont ceux qui trouveront le coût financier astronomique de la guerre mondiale contre le terrorisme exaspérant, non seulement en raison du peu de résultats obtenus en retour, mais aussi en raison de l’écart entre le prix actuel des guerres et le montant initialement annoncé par les responsables américains.
La guerre en Irak fournit un exemple qui donne à réfléchir. En septembre 2002, Lawrence Lindsey, alors conseiller économique en chef du président George W. Bush, estimait que les dépenses “maximales” liées à l’invasion et à l’occupation imminentes se situeraient entre 100 et 200 milliards de dollars.
Plus tard dans l’année, Mitch Daniels, alors directeur de l’Office of Management and Budget, a fourni une estimation encore plus modeste des coûts, affirmant que la guerre en Irak coûterait probablement aux contribuables américains entre 50 et 60 milliards de dollars.
En réalité, l’invasion et l’occupation de l’Irak – qui n’est que l’un des nombreux conflits menés par les États-Unis dans le monde depuis le 11 septembre 2001 – ont coûté des milliers de milliards de dollars, tout en déstabilisant le Moyen-Orient et en engendrant des conflits secondaires qui ont continué à attirer les États-Unis, au prix de nouvelles dépenses et de nouvelles pertes de vies humaines.
Les événements actuels soulignent de manière sinistre à quel point la situation est devenue incontrôlable. La récente attaque terroriste à l’aéroport en Afghanistan, qui a tué plus d’une douzaine de membres des services américains et environ 170 Afghans, a été revendiquée par une branche locale de l’État islamique, un groupe terroriste qui n’existait pas au début de la guerre mondiale contre le terrorisme et qui a vu le jour dans le chaos créé par l’occupation américaine de l’Irak.
Les conflits semblent ne pas avoir de fin en vue, même si les États-Unis ont décidé de cesser leur occupation de 20 ans en Afghanistan.
“Qu’avons-nous vraiment accompli en 20 ans de guerres post-11 septembre ? Des millions de vies et des billions de dollars plus tard, qui a gagné ? Qui a perdu, et à quel prix ?”, a déclaré Stephanie Savell, codirectrice du projet “Coûts de la guerre”.
“Dans vingt ans, nous devrons encore compter avec les coûts sociétaux élevés des guerres d’Afghanistan et d’Irak – bien après le départ des forces américaines.”
Murtaza Hussain
Murtaza Hussain est un journaliste de The Intercept qui se concentre sur la sécurité nationale et la politique étrangère.