Conséquences des vaccins pour les femmes enceintes et sur le cycle menstruel: Il ne suffit pas de rabâcher « C’est sans danger, de nombreuses études l’ont prouvé… » Il faut les lire et constater que rien n’est démontré !-Article censuré et récupéré

Conséquences des vaccins pour les femmes enceintes et sur le cycle menstruel: Il ne suffit pas de rabâcher « C’est sans danger, de nombreuses études l’ont prouvé… » Il faut les lire et constater que rien n’est démontré !

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Publié le 23 septembre 2021 par pgibertie

Le but de cet article n’est pas de démontrer que les vaccins sont dangereux ou inoffensifs pour les femmes mais de constater l’absence d’étude scientifique incontestable sur la question , ce qui pose clairement le problème légal et éthique de l’obligation vaccinale . Conseiller la vaccination est une chose, la contraindre en est une autre.

Faute de preuve scientifique  nous en sommes au stade d’une expérimentation à grande échelle et sous contrainte.

Les études à disposition portent sur les dangers pour les femmes enceintes de tomber malade, on compare les risques entre malades et non malades mais en aucun cas entre vaccinées et non vaccinées.

Il ne suffit pas de rabâcher « C’est sans danger, de nombreuses études l’ont prouvé… » Il faut les lire et constater que rien n’est démontré !

1)L’Inserm pose la question : La vaccination dangereuse pour les femmes enceintes, vraiment ?https://presse.inserm.fr/se-faire-vacciner-pendant-la-grossessevraiment/43206/

Il cite deux études mais aucune ne répond à la question posée et pour cause  elles portent sur les dangers de la covid…

La première étude démontre  simplement…l’efficacité de l’hydroxychoroquine et des antibiotiques pour les femmes victimes d’hypoxie…

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32633022/

L’étude Dans cette cohorte de 675 femmes enceintes se présentant pour un accouchement et testées universellement pour SARS-CoV-2, 10,4% des femmes étaient positives. Bien que la présentation clinique de COVID19 soit asymptomatique dans la majorité des cas, une nouvelle symptomatologie ou une aggravation clinique survenu dans les 7 premiers jours post-partum chez 13% des femmes atteintes de COVID-19.

Là aucun décès maternel n’a été enregistré et une femme a été admise à l’USI.Les trois femmes souffrant d’hypoxie  ont été rapidement et efficacement soignées avec de l’hydroxychloroquine et des antibiotiques. L’accouchement par césarienne a été plus fréquent chez les femmes atteintes de COVID-19. Aucun cas de transmission néonatale du SARSCoV-2 n’a été détecté parmi les 71 nourrissons testés. La pathologie placentaire a démontré des preuves de thrombose dans la circulation fœtale du placenta chez 48% des femmes atteintes de COVID-19.

Dans l’étude Jama 1 ,6%  des contaminées sont décédées mais parmi elles combien souffraient de comorbidités qui les auraient exposées même non enceintes. On apprend  que la moitiés des contaminées de l’étude souffraient de surpoids

Le biais majeur de cette étude est de ne pas fournir la moindre indication d’âge, de comorbidités pour le groupe des femmes non infectées . On est en droit de s’interroger , sur la valeur de la comparaison , les femmes contaminés sont elles affaiblies par la covid ou par les comorbidités ?

Par ailleurs on constate 12,3% de détresse fœtale pour les mamans contaminées contre 8,4% pour les autres.  

https://jamanetwork.com/journals/jamapediatrics/fullarticle/2779182

Il existe d’autres études non citées par l’inserm

https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.07.22.21261000v1.full.pdf  remonte que sur  171 femmes enceintes contaminées par le delta une a perdu son enfant. Aucune comparaison n’est faite entre vaccinées et non vaccinées même si les auteurs soutiennent la vaccination

2)LA COMMUNAUTE SCIENTIFIQUE DOIT CONVENIR  de l’absence d’étude portant sur l’innocuité du vaccin surtout en début de grossesse , pour les femmes enceintes

Le prestigieux BJOM résume la situation dans une actualisation du 8 septembre ;

 « Les femmes enceintes ont été invitées à prendre en compte les preuves disponibles et à prendre des décisions personnelles concernant la vaccination en l’absence de données sur la sécurité humaine. »

Après que l’autorisation d’utilisation d’urgence a été accordée pour les vaccins à ARN messager (ARNm) BNT162b2 (Pfizer-BioNTech) et ARNm-1273 (Moderna), les personnes les plus exposées au risque de maladie à coronavirus 2019 (Covid-19) et de décès ont été prioritaires pour vaccination. 1 Parmi celles-ci se trouvaient des femmes enceintes, mais elles avaient été exclues des essais vaccinaux initiaux. Les femmes enceintes et leurs cliniciens ont dû peser les risques documentés d’infection à Covid-19 par rapport aux risques de sécurité inconnus de la vaccination pour décider de recevoir ou non le vaccin.

Nous écarterons d’amblée l’étude de l’Ajog pour un biais majeur.

https://www.ajogmfm.org/article/S2589-9333(21)00162-2/fulltext

L’âge gestationnel médian à la première vaccination était de 32 semaines ! Vous avez bien lu la moitié des vaccinées ont eu la première injection après la 32 -ème semaine de grossesse Aucune première injection n’est de plus intervenue lors du premier trimestre.

Les auteurs le reconnaissent :

La cohorte était biaisée en faveur de la vaccination en fin de grossesse et, par conséquent, les résultats peuvent ne pas être généralisable à la vaccination en début de grossesse

L’étude pubmed ne répond pas plus à la question des risques liés à la vaccination précoce des femmes enceintes.  Car la vaccination est intervenu en fin de grossesse. Il n’empeche que  6 % des vaccinées sont passées par les soins intensifs contre 3% des non vaccinées , il y a également deux fois plus de fièvre pendant l’accouchement

Des données étaient disponibles pour 1328 femmes enceintes dont 141 ont reçu au moins une dose de vaccin avant l’accouchement et 1187 femmes qui n’en ont pas reçu ; 85,8 % des personnes vaccinées ont reçu leur vaccin au troisième trimestre et 14,2 % au deuxième trimestre.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34389291/

Une autre étude est souvent citée mais elle est seulement observationnelle, baisée par le système de rapport volontaire et la disparition de participantes .

https://www.researchsquare.com/article/rs-798175/v1

Les personnes inscrites à v-safe, un système de surveillance volontaire basé sur un smartphone, qui ont reçu un vaccin contre la COVID-19 avant la conception ou pendant la grossesse ont été contactées par téléphone pour s’inscrire au registre de grossesse v-safe. Les participantes au registre de grossesse V-safe qui ont reçu au moins une dose d’un vaccin contre l’ARNm COVID-19 avant la conception ou avant 20 semaines de gestation et qui n’ont pas signalé de fausse couche avant 6 semaines de gestation complètes ont été incluses dans cette analyse pour évaluer le cumul risque de SAB en utilisant les méthodes de table de survie.

Parmi les 2 456 femmes enceintes qui ont reçu un vaccin contre la COVID-19 à ARNm avant la conception ou avant 20 semaines de gestation, le risque cumulé de SAB entre 6 et 19 semaines de gestation était de 14,1 %  Ajoutons que plus de 10% des participantes ont disparu dans la nature , pratiquement toutes au début de la grossesse, elles n’ont rien raporté .Pourquoi ? fausse couche ?

En utilisant la standardisation directe selon l’âge pour la population de référence sélectionnée, le risque cumulé standardisé selon l’âge de SAB était de 12,8 %

La différence entre le nombre de fausse couche des vaccinées, 14 ,1%  et le nombre de fausse couche normal (12,8%) n’est pas énorme mais il le devient si l’on rajoute les 10% de « disparues »

Avec ce biais l’étude perd de sa pertinence

L’étude la plus pertinente a été publié dans le prestigieux New England journal of medecine. Elle sert de référence.

https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/nejme2107070

Publiée e 17 juin elle a fait l’objet d’une rectification le 8 septembre. En effet des biais avaient été relevées

J’écrivais alors

«  Pensez donc sur  827 grosses terminées  on ne comptait 12,5% d’avortement spontanés. 700 DES 827 FEMMES en question  ONT ETE VACCINES AU COURS DU DERNIER TRIMESTRE DE GROSSESSE  c’est-à-dire  à  un moment où il n’y a plus de risque de fausse couche. Quelles sont les femmes concernées par les 104 fausses couches »

Les auteurs en ont convenu, je les cite :

Étant donné qu’il y avait un nombre relativement faible de grossesses terminées et que les naissances vivantes étaient généralement après la vaccination au troisième trimestre, Shimabukuro et al. reconnaissent les limites de leur capacité à tirer des conclusions sur les avortements spontanés, les anomalies congénitales et d’autres issues néonatales.

 Cette situation souligne le besoin urgent non seulement d’inclure les femmes enceintes dans les essais cliniques, mais aussi d’investir dans des systèmes de surveillance de la santé publique de la grossesse, impliquant un nombre beaucoup plus important de femmes. Pour se préparer à la prochaine pandémie et améliorer les résultats de santé des femmes enceintes en général, il est plus que temps d’investir dans la surveillance et la recherche en matière de santé maternelle.

Nous partagerons cette conclusion sans appel

.

3) Malheureusement l’absence d’étude porte également sur les effets de la vaccination sur les cycles menstruels

Plusieurs femmes ont témoigné sur les réseaux sociaux que leurs règles avaient changé après leur vaccination contre le Covid : une modification de leur durée de cycle et de l’intensité des saignements ou douleurs. Certaines évoquent des cycles menstruels plus compliqués, tandis que d’autres n’ont pas eu leurs règles pendant plus longtemps

Quelques initiatives privées ont été tentées pour lancer des études mais  sans suite

https://grants.nih.gov/grants/guide/notice-files/NOT-HD-21-035.html

https://abc7chicago.com/menstrual-cycles-and-covid-vaccine-side-effects-women-coronavirus-period/10552668

https://www.chicagotribune.com/coronavirus/vaccine/ct-covid-vaccine-period-abnormal-menstruation-studies-nih-20210902-4yi5rypjrvbgzdzi5kfdmpyvre-story.html

Une étude lancée sur les effets du vaccin grippal n’a pas abouti mais les jeunes femmes se fhttps://clinicaltrials.gov/ct2/history/NCT01978262?V_10=View#StudyPageTopont rarement vacciner contre la grippe

Le déni s’est accompagné d’une explication purement psychologique :

« La menstruation en général est… probablement la plus minée, la plus méfiante et la plus mythifiée de, je dirais, toutes les fonctions du corps humain » , m’a dit Elinor Cleghorn, auteur de Unwell Women: Misdiagnoses and Myth in a Man-Made World , m’a dit sur Zoom. « Il y a le plus grand nombre de fantasmes, de fictions et de peurs projetés. Les menstruations, tout au long de l’histoire, ont toujours été très liées à l’émotivité. »

La médecine dit depuis longtemps aux femmes qui signalent des symptômes physiques que tout est dans leur  tête

Nous savons également que même si les vaccins ont été documentés comme affectant les menstruations depuis plus de 100 ans, la grande majorité des essais cliniques testant de nouveaux vaccins ou médicaments ne suivent toujours pas les changements menstruels. Un article de 1913 sur un vaccin contre la typhoïde a évolué de la même manière que la conversation autour des vaccins COVID-19 – ce n’est qu’après qu’un grand nombre de femmes ont signalé des changements que la médecine a jugé la menstruation digne d’être étudiée. « Il n’est pas rare que certaines personnes répondent à d’autres vaccins de cette manière – c’est documenté dans la littérature sur les vaccins », a écrit Gerber. « On pense qu’il s’agit d’une réponse inflammatoire. »

Voici la réalité : sans recherche, sans inclure les changements menstruels comme effet secondaire potentiel dans les essais cliniques de toutes sortes, nous refusons aux personnes ayant leurs règles l’accès aux informations sur leur corps et à un consentement pleinement éclairé. « On ne fait pas confiance aux femmes pour prendre des décisions et on ne leur fait pas confiance pour avoir des informations claires, impartiales et directes », C’est comme si nous aurons une réaction trop émotionnelle à cela. »
Vendredi 30 juillet, l’ANSM a publié les résultats de sa dernière enquête de pharmacovigilance et recense plusieurs cas de troubles menstruels. 36 cas ont été signalés après la vaccination avec Moderna et 229 après l’injection du vaccin Pfizer. Les chiffres sont ridiculement sous estimés, il faudrait au moins ajouter cinq zéro.

L’ANSM fait part d’une évolution favorable pour 78 % des anomalies recensées pour Moderna et 63 % pour Pfizer-BioNTech – « pour les autres cas, l’évolution reste inconnue ou non résolue au moment de la déclaration ». Elle ajoute que ces syndromes menstruels sont souvent associés à d’autres effets indésirables, comme des symptômes pseudo-grippaux. Les remontées liées à ces produits concernent des femmes de tous âges (de 18 à 83 ans) et donc également des femmes ménopausées. Il s’agit d’« effets très majoritairement non graves mais inattendus ».

La menstruation régulière est une fonction complexe qui implique l’hypothalalmus, l’hypophyse, les ovaires et la réactivité de la muqueuse endométriale de l’utérus, entre autres tissus. Une ovulation et des menstruations régulières peuvent donc être un indicateur de la santé de tout le corps et ont même été appelées par certains le « cinquième signe vital ». 

En raison de l’interaction complexe des tissus, des cellules et de la signalisation (y compris les signaux hormonaux et autres signaux endocriniens), le cycle menstruel peut être extrêmement sensible aux variables internes ou environnementales : modifications temporaires de la cyclicité ou des caractéristiques menstruelles (durée, flux ou symptômes associés tels que comme la douleur) peut être observé en réponse à des changements de stress, de poids, de régime, de médicaments, de réactions inflammatoires et de maladies systémiques.

les changements menstruels en réponse aux vaccins contre le SRAS-CoV-2, ces associations et leurs conséquences à long terme n’ont pas été étudiées de manière rigoureuse ou systématique. Les essais cliniques pour le vaccin Pfizer, Moderna et Johnson & Johnson SARS-CoV-2 semblent avoir collecté les données de la dernière période menstruelle (LMP) (pour exclure les grossesses en cours), mais n’ont pas collecté les résultats du cycle menstruel post-vaccin.

Des mécanismes théoriques viables pour les changements menstruels liés au vaccin existent, y compris (mais sans s’y limiter) :

  1. La menstruation elle-même est un processus inflammatoire avec le recrutement de cellules tueuses naturelles, de macrophages, de mastocytes, de neutrophiles, de cellules dendritiques et de cellules T jouant un rôle dans la dégradation et la régénération de l’endomètre fonctionnel à chaque cycle. Cette inflammation (et/ou les molécules immunomodulatrices, telles que les cytokines et les chimiokines impliquées localement) pourraient être influencées par la réponse immunitaire systémique au vaccin SARS-CoV-2.
  2. Le récepteur ACE-2, la cible de la protéine de pointe du SRAS-CoV-2 dans une gamme de tissus biologiques, est exprimé dans l’utérus et jouerait un rôle fonctionnel dans la différenciation des fibroblastes de l’endomètre en cellules stromales déciduales dans la phase sécrétoire avant les règles.

CONCLUSION

Si un débat sur le bénéfice risque de la vaccination pour les femmes en âge de procréer , est nécessaire, l’obligation vaccinale  contrevient à l’éthique et au droit. Il n’existe pas à ce jour d’étude concluante  mais une vaste expérimentation  qui conduit à des observations  elles mêmes non concluantes. il est nécessaire de se souvenir qu’en termes d’expérimentations médicales, tout n’est pas possible, même sous prétexte de faire le bien.

Le consentement volontaire du sujet humain est absolument essentiel. Cela veut dire que la personne intéressée doit jouir de capacité légale totale pour consentir: qu’elle doit être laissée libre de décider, sans intervention de quelque élément de force de fraude, de contrainte, de supercherie, de duperie ou d’autres formes de contraintes ou de coercition. Il faut aussi qu’elle soit suffisamment renseignée, et connaisse toute la portée de l’expérience pratiquée sur elle, afin d’être capable de mesurer l’effet de sa décision.
Avant que le sujet expérimental accepte, il faut donc le renseigner exactement sur la nature, la durée, et le but de l’expérience, ainsi que sur les méthodes et moyens employés, les dangers et les risques encourus; et les conséquences pour sa santé ou sa personne, qui peuvent résulter de sa participation à cette expérience.
L’obligation et la responsabilité d’apprécier les conditions dans lesquelles le sujet donne son consentement incombent à la personne qui prend l’initiative et la direction de ces expériences ou qui y travaille. Cette obligation et cette responsabilité s’attachent à cette personne, qui ne peut les transmettre à nulle autre sans être poursuivie.

PGIBERTIE

Blog a lupus:Budget 2022 : les robinets d’argent magique sont grands ouverts Par H16

Budget 2022 : les robinets d’argent magique sont grands ouverts Par H16

Par The Wolf le

Budget 2022 : les robinets d’argent magique sont grands ouverts

 

Entre le procès des attentats du 13 novembre, le contrat australien qui a pris l’eau et le débat pré-campagne entre des tribuns excités, l’information est passée quasiment inaperçue mais elle n’en est pas moins importante : le budget du gouvernement pour l’année 2022 vient de sortir des cartons, et il sent bon le caca de licornes.

Disons-le tout de suite, le terme de « budget » pour l’exercice qui a été rendu par le gouvernement pour ventiler les dépenses (et les maigres recettes) de l’État français est un terme vraiment trop généreux pour ce qui s’apparente bien plus à une distribution qu’autre chose : les observateurs un tant soit peu sérieux s’accordent tous en effet pour dire que le résultat est franchement déséquilibré, voire baroque comme le dit Le Monde.

Présenté ce mercredi passé, ce qui n’est encore qu’un projet – et dont on se doute que la Chambre d’enregistrement (anciennement Assemblée nationale) le validera goulûment même dans ses détails – présente des caractéristiques intéressantes. Pas celle d’un budget, donc (soyons sérieux), mais bien celle d’un exercice de cascades hollywoodiennes, dans lesquelles les chutes s’enchaînent toujours plus fort, toujours plus bas, avant l’inévitable explosion colorée qu’on prétend ne pas réellement vouloir mais que certains semblent attendre avec gourmandise.

C’est un peu l’école des fans des ministères : youpi, aucun ne perd et tout le monde a droit à sa petite (ou grosse) augmentation.

Si c’est la crise, elle ne se verra pas trop dans cet exercice clairement construit sous le signe de la bonne humeur pétillante et d’un optimisme crâne voire effronté : non seulement, le virus n’a pas résisté aux assauts de la Frétillance Suprême de l’Élysée, mais en plus, le futur s’annonce plein d’avenir ce qui mérite bien une distribution de douceurs pour tout le monde. En substance, les dépenses habituelles des administrations augmentent.

En revanche, si ces dépenses sont habituelles et si les augmentations d’icelles, d’années en années, le sont aussi, la progression observée dans l’embonpoint qu’elles prennent cette année est, elle, inhabituelle : près de 11 milliards d’euros viendront tout de même grossir un total déjà difficile à considérer comme maigrichon (près de 400 milliards mes petits amis, ça en fait des sous-marins « pass culture » à distribuer, hein !). Certes, de nos jours, il est vrai que ces 11 milliards ne représentent qu’une petite somme, mais bon, il faut ce qu’il faut m’ame Ginette. La crise, tout ça…

En effet, ces augmentations concernent par exemple l’Éducation, la Police, la Justice et notamment la Défense qui voit son magot croître à près de 41 milliards pour faire trotter des soldats au Mali dans des Gazelles hors d’âge, ce qui est toujours bon à prendre. Cependant, déjà difficile à justifier sur le papier, ces augmentations deviennent véritablement putassières lorsqu’on se rend compte qu’à côté, aucune économie sérieuse n’a été faite : le contribuable, ses enfants, ses petits-enfants et ceux des Allemands (entre autres) devront redoubler d’efforts pour éponger tout ça (dans la bonne humeur pétillante et l’optimisme crâne, je vous le rappelle).

Et puis à côté de tout ça, il y a bien évidemment la petite question du déficit. L’année 2022 n’est pas encore là, le budget n’est pas encore voté qu’on part déjà du principe qu’on dépensera royalement plus qu’on ne gagnera, pour une quarante-huitième année consécutive. Jolie série.

Bah, ce ne sont après tout que 124 petits milliards de rien du tout, une broutille, une gourmandise sans conséquence, voilà tout, qui viendront s’ajouter aux milliers de milliards de dette qui s’accumulent (pour représenter 114% du PIB prévus à la fin de 2022, si tout va bien, ce qui est, en soi, un pari très audacieux quand on s’appelle Macron et qu’on porte la poisse depuis le début).

D’autant que ce projet de budget innove en faisant l’impasse sur le coût réel des nouvelles dépenses. C’est plus reposant pour l’esprit, sans doute. Du reste, le Haut Conseil des finances publiques, prudent et agacé, s’est refusé à se prononcer sur le réalisme des prévisions de déficit pour 2022. Voilà qui est bon signe et qui, là aussi, est reposant pour l’esprit.

Bref, rien de tout ceci ne devrait surprendre (si ce n’est par l’ampleur de la décontraction qui a pris les auteurs de ce projet) : on est ici dans un budget taillé pour une campagne électorale : on achète du jeune, on achète du justiciable, on achète un peu de paix dans les ministères régaliens, on graisse des pattes syndicales et des unions professionnelles potentiellement médiatiques pour garantir des joues roses et des fesses détendues avant la prochaine sodomie électorale d’avril prochain.

Véritable distribution de biscuits à tous ceux qui le veulent, ce budget est cependant aussi celui d’une inflation notable même si peu de commentateurs l’ont vu ou le reconnaissent : certes, on va distribuer de l’argent gratuit des autres (un peu), mais on va surtout continuer dans le paradigme européen actuel, aussi confortable que dangereux, celui de l’argent magique sorti des étables à licornes de la République et de la Banque Centrale européenne dont les petites imprimantes tournent maintenant à plein régime.

Or, cet argent magique ne sera jamais capable que d’une chose : produire de l’inflation.

Mécaniquement, on va augmenter les dotations, certains salaires et ♩ certains ♪ budgets ♫ républicains tsoin tsoin ♬, ce qui va se traduire par des milliards injectés dans l’économie non marchande, non concurrentielle, qui sera ensuite réintroduite dans l’économie générale et produira inévitablement une hausse des prix sans l’indispensable hausse de richesse correspondante qui éviterait alors à cette inflation de laminer le pouvoir d’achat des Français.

Avec ce nouvelle grosse piqûre monétaire, ce véritable booster d’immunité budgétaire, les clowns qui nous gouvernent et qui entendent conserver le pouvoir « quoi qu’il en coûte » vont donc pousser encore un peu dans le ravin le pays, celui qui paye (et va payer, longtemps) pour tout ça.

Ce pays est foutu.

H16

« […] notre mercantilisme procède d’une vision du monde qui fut celle de Carthage et provoqua sa ruine. À Carthage, l’usure était l’âme même du pouvoir des princes marchands. Jamais le peuple punique n’a osé élever la voix et les dénoncer comme usuriers. » — Chesterton

EN BANDE SON :

Ursula von der Leyen a-t-elle instauré une diplomatie personnelle parallèle avec le PDG de Pfizer?Le Courrier des Stratèges

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CCommission Européenne

Ursula von der Leyen a-t-elle instauré une diplomatie personnelle parallèle avec le PDG de Pfizer?

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Le Médiateur européen (European Ombudsman) a écrit à la présidente de la Commission Européenne, Ursula von der Leyen, suite à une plainte déposée pour non-communication par la Commission Européenne des messages textos échangés par la Présidente avec le PDG de Pfizer au printemps dernier. Le courrier signé par Madame O’Reilly,t itulaire de la fonction jusqu’en 2023 fait prendre conscience d’une part de l’absence de contrôle démocratique sur la Commission; d’autre part du fait que les dirigeants mondialistes pratiquent sans aucune vergogne la connivence permanente.

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Madame von der Leyen s’assied sur les procédures administratives, l’état de droit et la démocratie

Nous donnons ci-dessous une traduction de la lettre envoyée par Madame O’Reilly, Médiatrice de l’Union Européenne, à Ursula von der Leyen, suite à une plainte déposée pour obtenir communication des messages échangés entre la présidente de la Commission Européenne et le PDG de Pfizer.

En avril 2021, le New York Times a rapporté que la Présidente de la Commission avait échangé des SMS et des appels avec le PDG de Pfizer, Albert Bourla, pendant un mois dans le cadre des négociations sur l’achat de vaccins pour le bloc. 

Emily O’Reilly a demandé à la Commission de lui remettre les SMS, mais la Commission a affirmé que « aucun enregistrement n’avait été conservé de tels messages », selon le bureau du Médiateur. Pourtant, “ L’administration de l’UE est tenue par le droit de l’UE d’établir et de conserver les documents relatifs à ses activités, dans la mesure du possible et de manière non arbitraire et prévisible”. 

On lève ainsi le voile sur le décalage énorme qui existe entre les proclamations par les institutions européennes de leur respect de l’état de droit et la réalité. Non seulement de simples procédures administratives ne sont pas respectées mais on se rend compte que la Présidente de la Commission dialogue directement avec le PDG d’un fournisseur potentiel, au mépris du respect des procédures d’appels d’offre et de la déontologie. On ne parle même pas de la question du contrôle démocratique des décisions prises par la Commission Européenne. 

Avant de disposer d’autres éléments, on relèvera que Madame von der Leyen pratique sans l’ombre d’un doute ni d’une prudence, la connivence des milieux dirigeants mondialistes entre eux. 

https://www.slideshare.net/slideshow/embed_code/key/CDQTTUvzhHd08C Lettre d’Emily O’Reilly à Ursula von der Leyen from EdouardHusson

Lettre du Médiateur européen à la Commission européenne concernant le refus del’accès du public aux messages texte échangés entre le Président de la Commission et le PDG d’une
société pharmaceutique concernant l’achat d’un vaccin COVID-19 (votre référence GESTDEM
2021/2908)

Correspondance – 16/09/2021
Affaire 1316/2021/MIG – Ouverte le 16/09/2021 – Institution concernée Commission européenne

Commission européenne

Madame la Présidente,


J’ai reçu une plainte de X contre la Commission européenne. Elle concerne l’accès du public aux messages “textos” relatifs à la conclusion d’un accord d’achat pour un vaccin COVID-19
au début de cette année, comme l’a rapporté le New York Times [

En cas de refus d’accès du public aux documents en vertu du règlement 1049/2001,
les demandeurs peuvent se tourner vers le Médiateur. Dans ce contexte, j’ouvre une enquête sur cette plainte.


La Commission a partiellement divulgué trois documents au plaignant, mais a déclaré qu’elle ne disposait d’aucun document relatif à des messages “textos” relevant de la demande. La Commission a également déclaré
qu’elle n’a pas à ” préserver chaque document ” et que les messages “textos” sont généralement ” éphémères ” par nature et donc, en principe, exclus de sa politique d’archivage.


Compte tenu de l’objet présumé des textos, le plaignant considère que ces messages
relèveraient de la notion de “document” au sens du règlement 1049/2001.

J’ai décidé qu’il était nécessaire que mon équipe d’enquête rencontre les représentants de la Commission afin d’obtenir des informations complémentaires. Plus précisément, je souhaiterais
que la Commission puisse, au cours de cette réunion, expliquer
– sa politique en matière d’enregistrement des messages textuels et la manière dont cette politique est mise en œuvre dans la pratique
– si, et dans l’affirmative, comment et où, elle a recherché d’éventuels messages texte relevant du champ d’application de la directive sur la protection des données.

demande du plaignant.

Je serais reconnaissant aux représentants de la Commission concernés de bien vouloir contacter Mme Michaela Gehring qui est l’enquêtrice chargée de cette enquête, afin de convenir des modalités de la réunion qui doit avoir lieu avant le 8 octobre 2021, si possible.

Les informations ou documents que la Commission considère comme confidentiels ne seront pas divulgués au plaignant ou à toute autre personne sans accord préalable.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués,

Emily O’Reilly Médiateur européen
Strasbourg, 16/09/2021

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Edouard Husson

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Covid factuel:Un essai contrôlé randomisé peut-il passer à côté d’un traitement efficace ?

Un essai contrôlé randomisé peut-il passer à côté d’un traitement efficace ?

Posted on by Enzo L.

Concept généralement peu connu en-dehors des milieux de la recherche scientifique jusqu’au printemps 2020, l’essai contrôlé randomisé est désormais familier du grand public : tout le monde a entendu dire que c’était le « gold standard » en matière de recherche médicale, que c’était la seule façon d’obtenir une preuve de l’efficacité d’un traitement, et un passage obligé avant son autorisation.

On rappellera succinctement en quoi consiste un essai contrôlé randomisé et ses qualités, avant d’examiner différentes faiblesses que cette méthode recèle malgré tout, à la fois intrinsèquement et dans les risques de mauvaise interprétation des résultats obtenus.

Qu’est-ce qu’un ECR ?

Un essai contrôlé randomisé (ECR, ou encore RCT, acronyme de l’anglais randomized controlled trial) est un essai, c’est-à-dire une méthode d’évaluation de l’effet (positif ou négatif) d’un traitement. (Cette méthode peut être utilisée en médecine, mais aussi en économie, en agriculture etc.)

Un ECR est une étude expérimentale, c’est à dire que les chercheurs organisent une expérience, au cours de laquelle des participants volontaires sont soumis à un traitement, afin d’en évaluer les effets.

Un ECR est un essai contrôlé : l’influence du traitement est estimée en constituant un groupe contrôle, qui n’est pas traité. C’est donc un essai comparatif : l’évolution des deux groupes sera mesurée et comparée, et si les deux groupes évoluent différemment, on pourra dans certains cas en conclure que c’est le traitement qui est responsable de la différence. Les calculs statistiques jouent là un rôle important. De plus, l’équipe de recherche organise l’essai, de façon à maîtriser divers paramètres en les contrôlant : l’âge des patients, leur état de santé avant l’essai, les doses administrées, etc. Cela permet notamment d’éviter que certains déséquilibres entre les caractéristiques des membres des deux groupes viennent influencer les résultats et « parasiter » l’influence du traitement.

Un ECR est un essai randomisé, ce qui signifie que la décision de placer un participant dans le groupe traité ou dans le groupe non traité fait appel au hasard. Cela permet d’éviter un biais de sélection : le risque que, consciemment ou non, les chercheurs favorisent le résultat espéré, par exemple en plaçant les « meilleurs participants » (ceux dont les caractéristiques laissent penser qu’ils évolueront favorablement) dans le groupe qu’on espère voir évoluer plus positivement que l’autre.

Dans le but d’éliminer des biais liés à l’effet placebo, certains ECR sont mené en aveugle, voire en double aveugle.
En aveugle, jusqu’à la fin de l’essai, les participants ne savent pas s’ils sont dans le groupe traité ou dans le groupe contrôle : plutôt que de ne rien donner aux participants du groupe contrôle (ce qui les informerait qu’ils sont dans le groupe non traité), on leur donne un « placebo », c’est à dire un traitement factice, sans effet sur l’organisme, mais qui ressemble au traitement testé. Cela évite que les participants traités, sachant qu’ils reçoivent le médicament réel, ne voient leur état s’améliorer du simple fait de l’effet placebo, tandis que ceux qui se sauraient non traités ne bénéficierait pas de cet effet placebo. (L’effet placebo peut s’expliquer par de l’auto-suggestion, ou par une réduction du stress, lui-même pesant sur le système immunitaire.)

En double aveugle, les participants ne savent pas dans quel groupe ils sont, mais les chercheurs en contact avec les participants ne savent pas non plus quels participants reçoivent un placebo et lesquels reçoivent le traitement testé. Cela permet d’éviter une activation de l’effet placebo par des « gaffes » ou par des attitudes involontaires des chercheurs, révélant — plus ou moins consciemment — aux participants à quel groupe ils appartiennent. Et cela évite aussi l’influence (consciente ou non) de la subjectivité des chercheurs lorsqu’ils doivent interpréter des informations provenant des participants.

Si un essai contrôlé randomisé n’est mené ni en double aveugle ni même en simple aveugle, on parle d’essai ouvert (ou « open-label », c’est-à-dire « avec les étiquettes des médicaments apparentes ».)

Remarquons ici que l’effet placebo est réputé n’avoir qu’une impact limité, et qu’il ne peut donc brouiller l’interprétation d’un essai que si le traitement testé n’a lui-même pas une ample efficacité. Donc si, à la suite d’un essai ouvert, les différences entre groupe traité et groupe contrôle dépassent un certain niveau, le reproche de n’avoir pas été mené en aveugle ou en double aveugle ne pourra pas lui être opposé.

Une autre remarque : si l’effet placebo peut être l’ennemi des chercheurs, en raison de sa capacité à brouiller les résultats d’un essai, il n’est en revanche absolument pas l’ennemi des médecins ni des patients ! C’est au contraire un allié, qui permet de renforcer les chances de guérison. Et dans certains cas, l’effet placebo peut à lui seul permettre à un patient de surmonter un trouble.
De ce fait, un argument parfois entendu, selon lequel il ne faudrait pas donner un traitement « parce qu’on n’est pas certain que ce ne soit pas qu’un placebo » n’est pas un argument médicalement valable : l’effet placebo peut favoriser la rémission, et ne serait-ce que pour cela, dans certains cas il vaut mieux donner un traitement à l’efficacité incertaine que pas de traitement du tout. Inversement, le stress généré par une réponse médicale telle que « il n’y a rien à faire, il n’existe aucun traitement, il faut attendre et voir si on s’en sort » est un probable facteur de stress, susceptible d’affaiblir les défenses immunitaires et d’aggraver l’état de santé.

Comment conclut-on à l’efficacité d’un traitement testé par un ECR ?

Le but d’un essai est de calculer la différence d’évolution entre le groupe testé et le groupe contrôle, et de calculer également, grâce au domaine des mathématiques que sont les statistiques, la probabilité que la différence observée entre les deux groupes soit due au traitement plutôt qu’au hasard.

Le premier calcul (la différence d’évolution entre les groupes) peut être fait de diverses façons, selon ce que les chercheurs ont prévu de mesurer. On appelle « outcome » (issues) les critères que les chercheurs ont choisi d’observer et de mesurer. Un outcome est censé dépendre de l’effet du traitement, et c’est pour cette raison que les chercheurs le choisissent. Par exemple, on peut compter dans chaque groupe le nombre de participants à qui il arrive un événement spécifique au cours de l’essai (disparition d’un symptôme, décès, hospitalisation, ou tout autre événement choisi comme outcome.) Autre exemple : on peut mesurer une donnée biologique (telle que la tension artérielle, la charge virale ou toute autre grandeur mesurable sur chacun des participants) ou encore le temps écoulé entre deux événements (entre la prise du traitement et la guérison, par exemple) et comparer alors la moyenne obtenue dans chaque groupe.

Ce premier calcul permet de donner une estimation chiffrée de la différence d’évolution entre le groupe testé et le groupe contrôle. On parle souvent de « Risque Relatif » (ou « Risk Ratio » ou RR) : cet indicateur de l’efficacité peut être calculé en divisant la proportion de participants ayant connu un événement dans le groupe traité, par la proportion de participants ayant connu le même événement dans le groupe contrôle. Ainsi, si le RR vaut 1, c’est que la proportion de participants rencontrant l’événement observé est la même dans les deux groupes : c’est donc qu’on n’a pas observé d’effet du traitement sur l’outcome en question. Mais si RR=0,2 cela signifie que dans le groupe traité les participants ont connu 5 fois moins souvent l’événement que dans le groupe contrôle : cela peut laisser penser que le traitement a un effet important. (On n’entrera pas ici dans les explications d’autres indicateurs, tels que l’« Odds Ratio » (OR) ou le « Hazard Ratio » (HR), qui sont parfois utilisés, et dont le principe général est le même que pour le RR.)

Le deuxième calcul fait appel à des notions plus poussées de statistiques — qu’on ne cherchera pas à préciser ici mais qu’on a commencé à illustrer — et vise à savoir si, dans l’hypothèse où le traitement serait absolument inutile, le simple hasard aurait pu conduire à la même différence entre les deux groupes. Le résultat de ce calcul ne se présente pas sous la forme d’une réponse « oui » ou « non », mais peut se présenter essentiellement sous deux formes : la p-value, qui est un nombre, ou l’ intervalle de confiance à 95 %, qui est caractérisé par deux nombres.

Ces deux façons de présenter le résultat sont différentes mais elles disent à peu près la même chose. Voici une brève explication :

– la p-value (notée p) est la probabilité que le simple hasard conduise à une différence aussi grande que celle qu’on a observé entre les deux groupes. C’est un nombre compris entre zéro et 1. Si on a calculé que p=1, cela veut dire que le hasard avait toutes chances de mener à une différence aussi grande ; si on a p=0,5 cela signifie qu’avec un traitement sans effet, on avait une chance sur deux d’arriver à une aussi grande différence ; si on a p=0,01 cela signifie qu’on n’avait qu’une chance sur 100 que le hasard aboutisse à une différence aussi forte que celle qu’on a observée entre les deux groupes. Et si on avait p=0 (ce qui en fait n’est pas un résultat possible), cela voudrait dire qu’en aucun cas le hasard n’aurait pu donner une telle différence entre les groupes.

De façon parfaitement conventionnelle, dans les sciences humaines il est admis que la valeur en-dessous de laquelle on considère que la différence n’est pas due au hasard mais qu’elle est bien due au traitement est 0,05. C’est à dire que si le hasard avait moins de 5 % de chances d’aboutir à la différence observée entre les groupes, on considère qu’on est sûr que c’est le traitement qui est responsable de la différence. Dit autrement : si p=0,05 alors on a 5 % de chances de se tromper si on dit que le traitement est efficace, mais on considère qu’à 5 % de risque (ou moins) de se tromper, on est sûr qu’on ne se trompe pas. C’est une convention, redisons-le, mais c’est là-dessus que sont construites les « preuves » de la Médecine Fondée sur les Preuves (ou EBM) : « si on a moins de 5 % de chances de se tromper, on peut dire que c’est prouvé. » Voilà pourquoi, lorsqu’un chercheur mène une étude, il espère obtenir un p inférieur à 0,05 : cela signifie que son résultat est considéré comme probant aux yeux de la communauté scientifique.

– L’intervalle de confiance revient à peu près au même que la p-value, sous une forme légèrement moins abstraite. On a vu ci-dessus la notion de Risque Relatif, qui mesure l’efficacité apparente du traitement au cours de l’essai. Mais ce RR, que l’on a calculé à partir d’un essai, ne peut pas être interprété comme « l’exacte efficacité du traitement testé ». En effet, on aurait peut-être pu tomber sur ce même résultat par hasard, avec un traitement un peu plus ou un peu moins efficace, voire même avec un traitement inefficace. Les statistiques permettent de calculer l’intervalle de confiance à 95 %, c’est-à-dire deux nombres entre lesquels on est « sûr à 95 % » que le RR dû au traitement se trouve. Si cet intervalle contient le 1, c’est à dire le nombre correspondant à une pure inefficacité du traitement, on considère que le hasard a pu être seul responsable de l’efficacité apparemment observée au cours de l’essai. Si le 1 ne fait pas partie de l’intervalle de confiance à 95 %, alors on affirme que le traitement est efficace. (On a toujours 5 % de chances de se tromper, c’est-à-dire 5 % de chances que le vrai RR du traitement soit en-dehors de l’intervalle de confiance à 95 % qu’on a calculé. Et, comme précédemment avec p=0,05, 5 % de chances de se tromper, c’est considéré comme suffisamment faible pour affirmer une efficacité : c’est en fait la même convention, qui prend deux expressions mathématiques différentes : soit la p-value, soit l’intervalle de confiance à95 %.)

Remarque : dans cette convention, on dit qu’un essai est statistiquement significatif si sa p-value p est inférieure à 0,05, ou si son intervalle de confiance à 95 % ne contient pas le 1. Dire qu’un essai est statistiquement significatif revient à dire (sous réserve de défauts, de biais ou d’erreurs commis lors de l’essai ou dans les calculs) que cet essai apporte ce qu’il est convenu de considérer comme la « preuve » de l’effet d’un traitement.

Limites des ECR

On vient de le voir, l’essai contrôlé randomisé, avec ou sans ses différentes options (aveugle, double-aveugle…), est une méthode assez sophistiquée visant à écarter certains biais pour déterminer si un traitement produit un effet, à estimer l’ampleur de cet effet et à estimer les chances de se tromper.

Mais les ECR ont de nombreuses limites, et ne peuvent pas tout.

Un élément essentiel, qui génère de nombreuses limites, est que l’analyse des résultats repose sur des mesures, et sur les analyses statistiques de ces mesures.

– Faire des calculs suppose en effet de transformer en mesures, c’est à dire en quelques chiffres l’expérience vécue par les personnes ayant participé à l’essai, ce qui est inévitablement réducteur, et ne permet pas de tenir compte de l’ensemble des ressentis ni de toutes les dimensions de cette expérience.

– Un ECR ne mesure que ce qu’il mesure, et il peut passer à côté d’aspects qui n’avaient pas été prévus, et qui n’ont donc pas été mesurés.

– Un ECR ne teste un traitement que sur un nombre limité de participants. Qu’il y en ait quelques dizaines ou quelques dizaines de milliers, les participants ne pourront jamais représenter fidèlement la population réelle, avec son infinie variété de caractéristiques, ni les réactions nécessairement individuelles à un traitement donné.

– Un ECR ne permet pas d’affiner le dosage d’un médicament : tous les participants du groupe traité doivent en effet recevoir le même traitement. Or bien souvent, l’efficacité dépend de la dose, de l’espacement entre les prises, de la durée du traitement etc. Par conséquent, un ECR mené avec un dosage particulier et une durée de traitement particulière, ne permet pas de connaître l’efficacité d’un autre dosage et d’une autre durée. Et pour cette raison, un ECR au cours duquel on n’observe aucune différence entre le groupe traité et le groupe contrôle permet éventuellement de conclure « à telle dose, tel traitement n’a apparemment pas d’effet », mais il ne permet pas de conclure à l’inutilité du médicament testé : d’autres posologies peuvent s’avérer efficaces.

Pour affiner le dosage, on ne peut pas raisonnablement envisager de conduire des dizaines d’ECR sur un même médicament avec des doses et des durées différentes. D’autres méthodes de recherche sont alors nécessaires, telles que l’observation clinique, par exemple.

– cette remarque est évidemment plus pertinente encore dans le cas de polythérapies, avec des effets d’interactions ou des synergies entre médicaments. Si les doses de chaque médicament peuvent être individuellement ajustées, les ECR ne permettent pas de déterminer quels dosages de chacun des médicaments permettent une efficacité du traitement combiné. L’efficacité des trithérapies contre le VIH, par exemple, n’a pas été établie par des ECR.

Les limites décrites ci-dessus sont intrinsèques aux ECR : quelle que soit la conception d’un essai, on ne peut pas s’en affranchir.

Mais plusieurs limites sont liées à la conception d’un essai, et peuvent donc éventuellement être surmontées, du moins en partie.

– Le nombre de participants d’un essai peut être décisif pour aboutir ou non à un résultat statistiquement significatif. Un essai sous-dimensionné restera non significatif, même avec un traitement fortement efficace.

– Le choix des outcomes mesurés est important : un outcome correspondant à un événement intervenant rarement (ex : le décès, pour une maladie peu létale) risquera de conduire à un résultat statistiquement non significatif, sauf à avoir enrôlé un nombre très élevé de participants. En effet, les lois mathématiques sur lesquelles reposent les calculs statistiques stipulent que c’est le nombre des événements décomptés, et pas seulement le nombre de participants, qui permet d’atteindre à une significativité statistique.

– Si plutôt que de décompter des événements, on mesure une grandeur (biologique ou autre) chez chaque participant, on fait généralement la moyenne de cette grandeur dans chaque groupe, pour comparer les deux moyennes entre elles. Ce qui pose quelques limites aussi. Par exemple, une même moyenne peut dissimuler des réalités différentes. Mais aussi, si seule une petite partie des participants réagit au traitement, même si elle y réagit fortement, les moyennes pourront sembler très peu différentes. Ainsi, il est important de s’assurer que les participants sont bien concernés par un potentiel effet du traitement.

Pour illustrer, imaginons qu’on fasse un essai pour savoir si l’aspirine réduit le mal de tête, en demandant aux participants d’indiquer leur degré de mal au crâne sur une échelle de 0 à 10 avant la prise d’un comprimé puis 2 heures après, pour mesurer la réduction du mal de crâne déclaré par chaque participant, afin de comparer la moyenne de cette réduction pour le groupe traité et la moyenne du groupe contrôle ; mais imaginons qu’on fasse l’essai sur deux groupes de 100 personnes dans lesquels seules deux ou trois personnes ont mal à la tête : la douleur passera de zéro avant le comprimé à zéro après le comprimé pour la quasi totalité des participants, les deux moyennes seront donc très faibles, et on n’observera à peu près aucune différence de réduction moyenne entre le groupe traité et le groupe contrôle. La conclusion d’un tel essai serait que l’aspirine ne réduit pas le mal de crâne… Il est donc important que les participants d’un ECR soient concernés par le traitement : dit autrement, il faut que ce soit des personnes atteintes par la maladie pour laquelle on teste un traitement, ou, selon ce qu’on mesure, des personnes à risque. Sinon, il est probable qu’on n’observera peu de différence entre les deux groupes, et on pourra passer à côté d’un effet réel sur les personnes concernées, que l’essai ne permettra de détecter.

Mauvaise interprétation des résultats

On a identifié une partie des limites des ECR, mais une limite importante vient… d’un manque de culture mathématique.

Le fait qu’un essai n’apporte pas un résultat statistiquement significatif ne veut pas forcément dire que le traitement est sans effet. C’est pourtant une erreur extrêmement courante, commise tant par les chercheurs que par les médias qui commentent la recherche scientifique. Cette erreur est analysée et dénoncée par les auteurs de ce texte, signé par plus de 800 scientifiques et publié par la revue Nature en mars 2019 sous le titre « Des scientifiques s’élèvent contre la signification statistique ».

La seule conclusion que permet de tirer un résultat statistiquement non significatif est « cet essai ne permet pas de conclure avec certitude ». Penser qu’un résultat statistiquement non significatif équivaut à une preuve d’inefficacité est donc une erreur fondamentale, qui est à la base de la plupart des mauvaises interprétations de résultats, dont nous allons voir quelques exemples dans un prochain article.

Si un essai a un résultat statistiquement non significatif, certes cela peut être dû à une efficacité faible ou nulle du traitement testé. Mais cela peut être dû par exemple à un essai sous-dimensionné (pas assez de participants), ou à un des participants trop peu « à risque », ou à un outcome trop rare… Dans tous ces cas, même un traitement efficace peut donner lieu à des résultats proches dans le groupe traité et dans le groupe contrôle, empêchant les résultats de l’essai d’être statistiquement significatifs.

En fait, une limite des essais, assez peu facile à comprendre intuitivement, est que, si un ECR peut apporter une « preuve » de l’efficacité d’un traitement, il ne peut en revanche jamais apporter la preuve de son inefficacité. Cela tient aux statistiques, et à une limite pratique : on ne peut pas inclure un nombre infini de participants dans un essai ; or une efficacité faible mais réelle ne peut s’observer que s’il y a suffisamment de participants enrôlés dans l’essai. Ainsi, un essai qui n’observe pas de différence notable entre les deux groupes (inefficacité apparente du traitement), aurait peut-être observé une différence s’il y avait eu 10 fois plus — ou 100 fois plus — de participants enrôlés dans l’essai.

Autres critiques envers les ECR

La mise en place d’un ECR demande une logistique complexe, qui rend ce type d’essais cher et long à mettre en œuvre.

Or, la sophistication d’un ECR (randomisation, mise en aveugle ou en double aveugle…) vise à supprimer certains biais. Mais dans certains cas, ces biais peuvent être circonscrits par des moyens plus simples. Ainsi, les études observationnelles bien menées (avec appariements, par exemple) donnent des résultats aussi fiables que les ECR.

Une étude observationnelle ne consiste pas en une simple observation de ce qui se passe, mais consiste, comme un ECR, à comparer un groupe traité et un groupe non traité. Simplement, la constitution de ces groupes, au lieu d’être faite par avance par les chercheurs pour conduire une expérience en assignant des places aux patients, comme c’est le cas dans un ECR, est faite a posteriori : on interroge le passé de patients, et on regroupe ceux qui ont reçu un traitement et ceux qui ne l’ont pas reçu, pour comparer la façon dont ils ont évolué : on ne fait pas une expérience, on étudie le passé et ses conséquences déjà observables. On contrôle donc moins les paramètres a priori, mais on peut compenser cette absence de contrôle par une rigueur dans la reconstitution des groupes. Ainsi, l’appariement est une méthode statistique visant à sélectionner les dossiers de patients pour reconstituer des groupes semblables dans leurs caractéristiques initiales. (Bien entendu, une étude observationnelle sur un traitement n’est possible que pour un traitement existant déjà, et si suffisamment de personnes l’ont pris.)

De plus, les ECR soulèvent des questions éthiques : en soumettant des participants à un traitement expérimental — ou en donnant un placebo à des personnes atteintes d’une maladie — les chercheurs mettent au moins un des groupes de participants en danger.

Par ailleurs, dans certains cas, on peut estimer que les procédures complexes des ECR visant à éliminer les biais soient superflues. Prenons un exemple : imaginons qu’un chercheur donne un traitement expérimental à 3 ou 4 personnes séropositives au VIH, et que la semaine suivante, elles soient toutes séronégatives. Cela ne constitue pas encore une preuve, mais imaginez que ce chercheur publie ce résultat et qu’à leur tour, 2 autres équipes de recherche fassent la même expérience, avec au total une douzaine de patients séropositifs, qui deviennent à leur tour séronégatifs une semaine plus tard. On comprend que dans ce cas, mener un ECR serait superflu : il suffit que l’expérience soit réplicable par d’autres équipes pour constituer une preuve. Pourquoi cela suffit-il ? C’est le contexte qui le permet : on connaît bien l’évolution du VIH, on sait qu’on ne devient pas spontanément séropositif en quelques jours, on sait que l’effet placebo n’a jamais rendu un patient séronégatif etc. Dans cet exemple, même la constitution d’un groupe contrôle est superflue, parce que l’ensemble des millions de patients dont on connaît l’évolution constitue un groupe contrôle « naturel » suffisant.

Dans cet exemple, toutefois, il pourrait être nécessaire de mener un essai pour connaître les effets indésirables du traitement révolutionnaire ainsi découvert. Sauf, sans doute, si ledit traitement n’est qu’un cocktail de produits déjà bien connus et parfaitement inoffensifs en-dehors de contre-indications déjà identifiées…

On le voit, le recours aux essais contrôlés randomisés ne doit pas être un dogme indépassable. Et, comme on le verra bientôt à travers quelques exemples, la crise du Covid-19 a généré un certain nombre d’ECR dont les résultats sont sans doute davantage imputables à la conception de l’essai ou à son interprétation qu’aux effets réels des traitements testés…

Le salon beige:Emmanuel Macron en campagne électorale, “quoi qu’il en coûte”

Emmanuel Macron en campagne électorale, “quoi qu’il en coûte”

Par Michel Janva le 25 septembre 2021

Emmanuel Macron en campagne électorale, “quoi qu’il en coûte”

De Constance Prazel dans Liberté Politique :

[…] Baisses d’impôts et dépenses d’investissement sont donc au programme pour les prochains mois, ce qui ne peut que nous alerter tant les chiffres sont vertigineux. Les euros vont être distribués, et très largement. Et cela sans même compter des dépenses supplémentaires, qui n’ont pour l’heure pas encore été prises en compte dans le plan d’investissement.

Tout cela n’est évidemment pas désintéressé. Emmanuel Macron achète la paix sociale, et ses futurs électeurs. Il entretient ses soutiens, à coups de sommes rondelettes. Que penser, ainsi, de l’annonce qui vient d’être faite par Roselyne Bachelot d’un soutien de 30 millions d’euros aux journalistes pigistes, très affectés par la crise, nous assure-t-on ? Nul doute qu’ils sauront, le moment venu, trouver les mots pour assurer le chef de l’Etat de leur gratitude.

Naturellement, cette générosité publique outrageusement assumée nous rend bien incapables d’assurer le remboursement de la formidable dette Covid accumulée dans les derniers mois : la dette de l’État liée à la crise est estimée à 165 milliards d’euros, et doit être amortie sur vingt ans, jusqu’en 2042. « La dette sera remboursée par les fruits de la croissance », nous explique Bercy. Serpent qui se mort la queue. Oui, nous aurons de la croissance, une croissance annoncée à 6 puis 4 %, mais qui ne devra en rien au génie d’Emmanuel Macron. Elle ne sera que la marque des efforts déployés par une économie agonisante pour remonter la pente.  Il importe de ne pas se laisser berner par cet effet de trompe-l’œil.

Dépenses partout, économies nulle part : la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron est en cela dans une sordide continuité avec des décennies de gestion calamiteuse des finances publiques. D’ici 2022, le gouvernement aura supprimé les postes de 1249 fonctionnaires d’Etat, pour l’ensemble de son quinquennat, très loin de la réduction d’effectifs de 50 000 agents de l’État qu’il avait promise et inscrite dans son programme électoral en 2017. « Quoi qu’il en coûte », telle est sa devise, avant comme après la pandémie… Les Français n’ont pas fini de payer l’addition.

medias-presse.info:Le monde de la nuit ou le témoignage d’un ancien patron de discothèque qui met jeunes et parents en garde

medias-presse.info
Le monde de la nuit ou le témoignage d’un ancien patron de discothèque qui met jeunes et parents en garde par Ex Libris

Grégory Lacroix est un ancien patron de boîte de nuit. Tous les fléaux qui accompagnent ce monde des fêtards noctambules, il les a connus. Avant de se convertir au catholicisme. Aujourd’hui, marié et père de trois enfants, il témoigne fréquemment en milieu scolaire. Son récit est maintenant disponible en livre. Il y explique comment il a échappé à la pègre, à la drogue et même à la sorcellerie !

Les descriptions sont parfois rudes, comme lorsqu’il dépeint une rave party : « (…) je serpente entre des centaines de morts-vivants à l’esprit chimiquement survolté, au-delà de toute compréhension humaine. La plupart sont des marginaux en dreadlocks. Ils gesticulent devant un mur d’enceintes à fond les baltringues, en arborant des tenues vert kaki de l’armée. Ces corps lobotomisés suent le LSD, l’ecstasy, la cocaïne, le speed, les champignons hallucinogènes… La mort se lit sur des visages usés par la drogue, notamment dans les yeux écarlates d’une demoiselle qui sniffe son rail de coke devant moi. » Le ton est donné. Corruption, sexe débridé, alcoolisation excessive, overdose, hyperviolence, suicides, drogue du violeur, vols, violences conjugales, pressions mafieuses, etc. Tout y passe.

Mais il ne s’agit pas de dépeindre avec voyeurisme les aspects sordides du monde de la nuit. Il s’agit de faire comprendre aux jeunes – et à leurs parents – les dangers insoupçonnés de cet univers et de leur donner des conseils. Y compris aux fêtards. Refusez une consommation si elle n’a pas été servie devant vous. Conservez votre verre en le tenant par-dessus. Ne le buvez pas si un étranger l’a touché ou déplacé. Car les problèmes n’arrivent pas qu’aux autres.

Le monde de la nuit, Grégory Lacroix, éditions Salvator, 215 pages, 18 euros

A commander en ligne sur le site de l’éditeur

Russie politics:L’arme vaccinale ressortie contre la Russie au Conseil de l’Europe pour couvrir une attaque politique

Russie politics

L’arme vaccinale ressortie contre la Russie au Conseil de l’Europe pour couvrir une attaque politique Posted: 24 Sep 2021 01:21 AM PDT
L’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, une fois de plus, fait preuve de sa ligne russophobe : le vaccin russe n’étant pas idéologiquement compatible, il n’est toujours pas reconnu, ni en Europe, ni par l’OMS. Ainsi, les membres de la délégation russe se sont vus signifier il y a quelques jours la fin de leur liberté de déplacement en France. Quand le business et l’idéologie marchent main dans la main, ça donne ça. Si au moins cela pouvait faire réfléchir les élites politiques à l’intérêt et au danger de se lancer corps et âme dans la grande foire globaliste de la gouvernance sanitaire … Mais il semblerait que trop d’intérêts soient en jeu pour revenir sur ce renoncement politique. Quoi qu’il en soit, cela ne règle toujours pas l’intérêt de la Russie à participer à cette institution, question par ailleurs judicieusement posée par Volodine, le speaker de la chambre basse du Parlement russe. A quand une réponse courageuse ?L’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe est un organe représentatif, non pas de l’Union européenne, mais du Conseil de l’Europe, qui était censé après la Seconde Guerre mondiale regrouper les pays européens autour de mêmes valeurs et qui, depuis la chute de l’URSS, est devenu l’organe de pointe de la ligne russophobe en Europe. Non doté de pouvoirs contraignants, il fait partie de cette myriade d’organes de soft power des intérêts globalistes, mis en place sous couvert démocratique.Cette fois-ci, grâce à la furie du tout-vaccinal en vogue dans la gouvernance sanitaire qui s’est imposée sur les ruines de nos Etats, la délégation russe s’est vue refuser non pas l’accès à la séance qui s’ouvre cette semaine, mais le droit de se déplacer librement dans Strasbourg, ne pouvant que faire des aller-retour entre l’hôtel et le bâtiment du Conseil de l’Europe. N’oublions que le vaccin russe n’est pas reconnu en Europe et que la Russie est classée en zone « rouge », cela vaut bien une mise en résidence surveillée …Le pseudo-sanitaire a bon dos et la question de la discrimination vaccinale est invoquée en Russie par les politiques. De son côté, la population se demande plutôt ce que la Russie continue à faire dans ce cirque de bas étage, affirmant qu’il serait temps d’arrêter de se ridiculiser.Alors que Volodine estime que la délégation russe n’a pas à participer à la session parlementaire qui s’ouvre, la décision a été prise d’y participer à distance. Ce qui n’est pas un signal des plus sérieux envoyé après une telle claque …Quel est l’intérêt d’une participation, même à distance, quand il est évident que l’attaque est dirigée contre la Russie (puisque les Turcs, également en zone rouge, n’ont aucune limitation) et que de toute manière la Russie n’aura pas les moyens d’influer sur le cours politique pré-décidé ? Quel intérêt politique et géopolitique retire-t-elle de sa participation au Conseil de l’Europe ? Toute participation, toute discussion, n’est pas un but en soi, il doit y avoir une finalité précise, un but à atteindre.A jouer sans retenue dans la globalisation, on passe du compromis à la compromission. Il est vrai que la Russie participe activement à la course au vaccin, que la vaccination obligatoire de fait existe en Russie (dans des proportions minimes par rapport à la France, mais le principe est accepté par les élites russes), la propagande covidienne et l’excuse sanitaire sont également largement utilisées dans la vie courante pour justifier certaines incartades à l’état de droit. La propagande SOS-Covid a même été utilisée contre le pouvoir fédéral, en lançant cette piteuse campagne de communication d’un Poutine, testé négatif et vacciné, mis en confinement « au cas où » (voir notre texte ici). Et Peskov d’annoncer hier que, finalement, il n’y a que quelques cas de covid dans l’administration présidentielle, que tout va bien, mettant fin ainsi pour quelque temps à l’opération de comm covidiste au sommet de l’Etat.  La main est dans l’engrenage, l’engrenage continue à tourner et attire le reste du corps petit à petit, inexorablement, d’autant plus que le corps s’affaiblit au fur et à mesure des ingérences.Ce ne sont pas les éléments techniques qu’il faut remettre en cause, c’est le principe. Que la Russie travaille à un vaccin, c’est très bien. Mais en entrant dans la danse de la gouvernance sanitaire, elle ouvre la porte à la globalisation; en flirtant dangereusement avec le tout-vaccin, sans prendre le temps d’analyser les effets secondaires, elle montre sa faiblesse, elle est donc attaquée sur le flanc le plus faible.  Et en continuant à participer, au-delà des déclarations outrées, elle monte qu’il est possible de continuer – à frapper. Quelle est la stratégie des élites dirigeantes russes en faisant participer ainsi la Russie à un jeu dont elle ne maîtrise pas les règles ? L’exercice réel de la souveraineté exige de la force et des convictions. Comme la France aujourd’hui qui se trouve trop faible pour être souveraine, pour pouvoir être une puissance en elle-même (comment a-t-elle vécu pendant des siècles?), les élites russes ne font-elles pas la même erreur, le même renoncement a priori ? Ce ne sont pas les pays qui sont faibles, ce sont les hommes.Comme l’écrivait Blaise Cendrars : »Un être vivant ne s’adapte jamais à son milieu ou alors en s’adaptant, il meurt. La lutte pour la vie est la lutte pour la non-adaptation. Vivre, c’est être différent. »Les élites dirigeantes de nos pays ont-elles encore cette énergie vitale qui fait les grandes nations ? 

medias-presse.info:L’Agence américaine du Médicament refuse le feu vert à la généralisation de la troisième injection « vaccinale » en raison des risques de complications cardiaques

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L’Agence américaine du Médicament refuse le feu vert à la généralisation de la troisième injection « vaccinale » en raison des risques de complications cardiaques par Pierre-Alain Depauw

L’enthousiasme de Big Pharma et de ses séides pour l’abonnement bi-annuel à la piqure expérimentale présentée comme un vaccin contre le Covid-19 vient d’encaisser un sérieux coup. Bien sûr, Véran et consorts n’en disent rien pour l’instant. Mais la version officielle se lézarde de jour en jour. De quoi s’agit-il ? La semaine dernière, l’Agence américaine du Médicament (la FDA), sur base des études menées notamment en Israël, a refusé de donner son feu vert à la généralisation de la troisième injection pour l’ensemble de la population américaine. Le motif donne raison à ceux que les médias français du système traitent de « complotistes » : le manque de données sur les effets secondaires, notamment sur les risques de complications cardiaques.

Cet avis scientifique américain pourrait servir d’argument juridique en cas de plaintes pour « atteintes non justifiées scientifiquement » aux libertés individuelles.

Pendant ce temps, afin d’inciter la population à accepter une troisième dose, le gouvernement israélien a décidé qu’à partir du 3 octobre, les personnes vaccinées avec « seulement » deux doses depuis plus de six mois n’auront plus droit à un passe sanitaire. Selon les autorités israéliennes, 17 % d’Israéliens refusent toujours de participer à cette expérimentation qu’elles appellent vaccin.

La Voix de Dieu Magazine: Présenté comme un modèle il y a quelques semaines avec 80% de double-vaccinés, Singapour fait face à une explosion des cas et décide de nouvelles mesures de restriction ! Écoles fermées, pas plus de 2 au resto, etc.

La Voix de Dieu Magazine
Présenté comme un modèle il y a quelques semaines avec 80% de double-vaccinés, Singapour fait face à une explosion des cas et décide de nouvelles mesures de restriction ! Écoles fermées, pas plus de 2 au resto, etc. par Les coeurs unis Magazine Présenté comme un modèle il y a quelques semaines avec 80% de double-vaccinés, Singapour fait face à une explosion des cas et décide de nouvelles mesures de restriction ! Écoles fermées, pas plus de 2 au resto, etc.
Le tout-vaccinal est un non-sens total ! https://t.co/3LvjM3RSE0— Florian Philippot (@f_philippot) September 25, 2021 Les coeurs unis Magazine | 25 septembre 2021 à 12 h 44 min | Catégories : Uncategorized | URL : https://wp.me/p3PRAU-o6r

Campagne Québec-Vie:merci de contribuer selon vos capacités à intégrer la prochaine génération

Augustin, 25 ans, travaille à Campagne Québec-Vie depuis juillet 2017. Il est largement responsable de la publication des blogues et articles sur notre site Web, de la traduction des articles et de l’alimentation de nos comptes sur les divers réseaux sociaux. Depuis son arrivée, ses efforts ont contribué à une augmentation de près de 100 % de l’achalandage sur notre site Web, qui cette semaine seulement a reçu près de 24000 visiteurs. Geneviève, 16 ans, travaille de chez elle, dans la ville de Québec, pour le compte de Campagne Québec-Vie. Participant par téléconférence à nos réunions hebdomadaires, elle travaille d’arrache-pied pour organiser notre événement de lancement de notre succursale à Québec. Elle travaille également, avec des pro-vie de la ville de Québec, à organiser la prochaine chaîne de la vie qui aura lieu le 3 octobre. Déjà, elle espère pouvoir nous aider à organiser une première « Marche pour la Vie » dans la capitale nationale. Jérémy, 19 ans, originaire du Québec, vivant plusieurs années en Alberta, est de retour au Québec pour un temps indéterminé, habitant ces temps-ci à Sherbrooke. Il nous a contactés pour nous aider à lancer une chaîne de la Vie à Sherbrooke, également ce 3 octobre. Aussi, il aidera notre organisateur des 40 jours pour la Vie, Brian Jenkins, au bon déroulement de la vigile des 40 jours à Sherbrooke qui est en cours.  Liam, 19 ans, étudie le cinéma dans un cégep de Montréal. Il vient d’être recruté par Campagne Québec-Vie pour nous aider à produire des capsules vidéos sur les sujets de la foi, la famille et la vie, de la conception à la mort naturelle. Ces publications, nous l’espérons, se répandront avec autant de succès qu’une de nos vidéos récentes, qui a été visionnée sur Facebook plus de 120 000 fois. Cette nouvelle génération d’ouvriers pro-vie a besoin de votre encouragement, de votre appui. Il sont la raison pour ma demande d’aujourd’hui : olivier — si ce n’est pas déjà fait, pouvez-vous donner aujourd’hui un montant pour encourager ces jeunes à persévérer dans ce dur combat pour la Vie ? À ce jour, nous avons recueillis 3367$ pour notre campagne; avec les 5 jours qui restent, il nous reste 6633$ à recueillir. Donner aujourd’hui Ces jeunes font partie d’un mouvement qui compte trois autres employés à temps plein, et d’autres à temps partiel. Brian, un vétéran de la cause pro-vie et originaire de Montréal, formé aux États-Unis à conseiller les femmes enceintes en difficulté, est adonné à la prière et la réparation constante. Il travaille à temps plein à Campagne Québec-Vie depuis maintenant 10 ans, et sera à Sherbrooke pour les prochains 40 jours pour animer la vigile des 40 jours pour la Vie, ce qu’il faisait 2 fois par année à Montréal depuis son arrivée. Mario, pour sa part, souligne cette année 30 ans de service à temps plein au sein de Campagne Québec-Vie, en tant que comptable et directeur du bureau. Il n’y a pas de meilleur exemple, selon moi, de fidélité, de fiabilité et de constance.  Ensuite vient Dominique, traductrice à 20 heures semaine, qui aussi, par la traduction d’articles et, récemment, par son service de traduction / doublage, nous permet de rayonner de par le monde avec nous nouvelles pro-vie, pro-famille et pro-Dieu. La bon déroulement des affaires quotidiennes du bureau est assuré par d’autres travailleurs à temps partiel ou bénévoles, comme Sr. Bénédicte, Marc, Maurice et tant d’autres qui offrent leur service avec constance depuis plusieurs années. Pour ma part, cela fait depuis 2008, soit plus de 12 ans, que j’œuvre au sein de Campagne Québec-Vie à temps plein. Une aventure qui se doit d’être tout à fait surnaturelle et donnée à Dieu, car les attaques contre les enfants, le lien familial, la foi, viennent de l’enfer et ne peuvent être contrées que par la prière, le jeûne et le sacrifice. Aussi, votre aumône aujourd’hui peut devenir, avec la grâce de Dieu, ce sacrifice qui nous permettra de persévérer.  olivier — merci de contribuer selon vos capacités à intégrer la prochaine génération d’ouvriers pro-vie; leur succès dépend en grande partie de votre contribution. Merci de votre générosité. Pour la Vie, Georges Buscemi, président de Campagne Québec-Vie
Campagne Québec-Vie / Quebec Life Coalition