La Voix de Dieu Magazine: Le Pass Sanitaire sera prolongé jusqu’à l’été 2022, en bref, pour toujours

La Voix de Dieu Magazine
Le Pass Sanitaire sera prolongé jusqu’à l’été 2022, en bref, pour toujours par Les coeurs unis Magazine Le Pass Sanitaire sera prolongé jusqu’à l’été 2022, en bref, pour toujours Ce n’est vraiment pas une surprise, notre nouveau mode de vie où il faut présenter un code QR ne fait que commencer. « La Vie d’Avant » a belle et bien disparu. Nous vous avions prévenus que cela allait arriver. Gabriel Attal annonce la prolongation du pass-sanitaire jusqu’à l’été 2022, avec un nouveau texte de lois dans quelques semaines… pic.twitter.com/mOcg2UvyZk— Richard Krieger (@Krieger66362259) September 25, 2021 Ne nous y trompons pas : une prolongation du pass sanitaire couplée à une obligation vaccinale conduirait au passeport vaccinal dans la vie courante.Il est encore temps de dire NON à ces outils de traçage qui piétinent nos libertés individuelles sous prétexte de santé publique.— Dr Guillaume BARUCQ (@GuillaumeBarucq) September 25, 2021https://www.aubedigitale.com/le-pass-sanitaire-sera-prolonge-jusqua-lete-2022-en-bref-pour-toujours/ Les coeurs unis Magazine | 27 septembre 2021 à 14 h 17 min | Catégories : Uncategorized | URL : https://wp.me/p3PRAU-o81

Les coeurs unis Magazine:Pfizer rappelle tous les lots du médicament antitabac Chantix à cause de la présence d’agents cancérigènes

Pfizer rappelle tous les lots du médicament antitabac Chantix à cause de la présence d’agents cancérigènes par Les coeurs unis Magazine

Pfizer rappelle tous les lots du médicament antitabac Chantix à cause de la présence d’agents cancérigènes

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Cela ressemble à un gag. Pfizer, dont les gros actionnaires sont aussi les gros actionnaires de l’industrie du tabac, propose gentiment aux fumeurs de leur éviter le cancer du poumon qui les attend (promis, juré, certifié par des milliers d’études que personne n’a jamais lues), en leur vendant un produit miracle qui leur garantira ce cancer qu’ils n’auraient peut-être jamais eu s’ils avaient continué à se faire plaisir avec leur péché favori. Notons que, qu’il s’agisse de pousser les jeunes à fumer ou de les inciter à arrêter de fumer, les actionnaires de l’industrie du tabac sont toujours gagnants, d’autant plus que les hausses successives des prix du tabac, soi-disant pour inciter à stopper le tabagisme, compensent plus que largement le manque à gagner du fait de ceux qui arrêtent de fumer.

Peu de gens sont capables de voir la lutte contre le tabagisme comme une arnaque, la propagande a été trop bien faite. Pourtant c’est bel et bien une manipulation à l’échelle mondiale avec la complicité volontaire ou non des gouvernements. Comme pour le Covidisme l’opération se veut sanitaire et joue sur les peurs de la mort. Pour ceux qui veulent voir le parallèle qu’il y a entre les deux ingénieries, les évidences sont là, à tous les niveaux, comme si la lutte contre le tabagisme n’était qu’une répétition du Covidisme actuel et de l’obligation vaccinale mondiale qui va avec. Et comme par hasard, ce sont les mêmes acteurs qui sont derrière ces opérations, utilisant les mêmes arguments (se protéger et surtout protéger les autres), créant des mini apartheid avec des règles spéciales pour la fréquentation de certains lieux ou pour se déplacer, etc…

Les déboires de Pfizer avec son médicament antitabac Chantix devrait faire prendre conscience à tous ceux qui se sont fait inoculer le produit ARNm expérimental de ce même laboratoire qu’un produit pharmaceutique peut tuer, même 15 ans après avoir reçu la divine autorisation de la FDA.

Que se passera-t-il dans quelques années quand on annoncera en fanfare que Pfizer a été obligé de rappeler son produit à ARNm ? Peut-être rien, car les gens oublient vite, mais beaucoup de dégâts auront été causés ~ RI

*

par Amruta Khandekar.

Rien que ça : cancérigène ! On aimerait bien savoir comment cette nitrosamine s’est retrouvée dans le Chantix !

Pfizer Inc (PFE.N) a annoncé jeudi qu’il rappelait tous les lots de son traitement antitabac, Chantix, en raison de la présence dans les pilules de niveaux élevés d’agents cancérigènes appelés nitrosamines.

Le fabricant a interrompu la distribution du médicament en juin et a déjà rappelé un certain nombre de lots à ce jour.

Pfizer a demandé jeudi aux grossistes et aux distributeurs de cesser immédiatement l’utilisation et la distribution des comprimés.

La société a déclaré qu’il n’y avait pas de risque immédiat pour les patients prenant du Chantix, mais leur a conseillé de consulter leur prestataire de soins de santé pour vérifier la disponibilité de traitements alternatifs.

Chantix a été approuvé par la FDA en mai 2006 en tant que médicament sur ordonnance pour aider les adultes âgés de 18 ans et plus à cesser de fumer et est généralement utilisé pendant 12 à 24 semaines.

source : https://www.reuters.com

traduit par Le Libre Penseur

via https://www.lelibrepenseur.org

Pfizer rappelle tous les lots du médicament antitabac Chantix à cause de la présence d’agents cancérigènes

Les coeurs unis Magazine | 27 septembre 2021 à 14 h 24 min | Catégories : Uncategorized | URL : https://wp.me/p3PRAU-o7L

La Roumanie ouvre une enquête sur la façon dont les vax Covid ont été acquis et ferme ses centres de vaccination- La Voix de Dieu Magazine

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La Roumanie ouvre une enquête sur la façon dont les vax Covid ont été acquis et ferme ses centres de vaccination par Les coeurs unis Magazine La Roumanie ouvre une enquête sur la façon dont les vax Covid ont été acquis et ferme ses centres de vaccination

Les procureurs roumains ont ouvert une enquête sur les acquisitions de vaccins Covid du pays et ont également fermé ses centres de vaccination car les gens ont refusé les vaccins expérimentaux.

Comme indiqué plus tôt par GreatGameIndia, l’Union européenne a lancé une enquête sur les pourparlers secrets qui ont eu lieu entre le chef de la Commission européenne et le PDG de Pfizer pour la vente de vaccins.

Le Médiateur européen a demandé à la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, d’expliquer comment elle a perdu les SMS qu’elle a échangés avec le PDG de Pfizer lors des discussions sur l’achat de vaccins.

Maintenant, même la Direction nationale Anticorruption (DNA) de la Roumanie a annoncé avoir ouvert des enquêtes sur les circonstances dans lesquelles la Roumanie a acheté [trop, les procureurs semblent impliquer] des vaccins Covid.

« Pour autant que je sache, les procédures suivies pour l’achat [de vaccins] dans tous les pays de l’Union européenne étaient les mêmes, et elles ont été développées par la Commission européenne », a déclaré Valeriu Gheorghiță, responsable de la campagne nationale de vaccination, selon à Hotnews.ro.

Les procureurs ont déclaré que les enquêtes étaient ouvertes afin de détecter un « abus de pouvoir » potentiel [impliquant des avantages personnels tirés par des personnes jusqu’à présent non identifiées] impliquées.

Notamment, le Ministère de la Santé a été dirigé jusqu’au début du mois de septembre par le parti réformiste USR-PLUS, qui s’est entre-temps retiré de la coalition au pouvoir et a lancé une motion de censure contre le gouvernement. Mais le Ministère de la Santé n’était pas directement impliqué dans l’approvisionnement.

La Roumanie a également fermé ses centres de vaccination car les gens ont refusé les vaccins expérimentaux.

La baisse de la demande de vaccination contre le coronavirus en Roumanie a incité les autorités à fermer 117 centres de vaccination et à réduire le calendrier à 371 autres, ont déclaré des responsables de la santé.

« La semaine précédente, nous avons réévalué l’efficacité des centres de vaccination fixes. Environ 80% des centres de vaccination fixes vaccinent moins de 25% de la capacité de vaccination allouée à chaque volet », a déclaré mardi le chef du comité national de vaccination, Valeriu Gheorghita, lors d’une conférence de presse.

Pendant ce temps, la République Tchèque prévoit de détruire 45 000 doses de vaccins AstraZeneca sous la marque Covishield en Inde, car personne ne veut se faire vacciner.

Pendant ce temps, plus de 14 000 doses du vaccin d’AstraZeneca ont été jetées au cours du seul mois dernier en raison du manque d’intérêt du public.

Même, Singapour étudie la possibilité d’utiliser des vaccins sans ARNm comme injections de rappel et est en pourparlers avec des fournisseurs pour obtenir les flacons, a déclaré le ministre d’État à la Santé Janil Puthucheary au Parlement.

Récemment, le président croate a martelé les médias lundi après qu’un journaliste a demandé pourquoi le taux de vaccination en Croatie n’est pas aussi élevé que dans d’autres pays de l’Union européenne.

Le président croate Zoran Milanovic a rétorqué en disant : « Nous ne serons plus vaccinés ».

Les Croates ont été « suffisamment vaccinés » et devraient être autorisés à accepter les risques d’être infectés par le [SRAS-CoV-2 de la] COVID selon leurs propres conditions, selon le président Zoran Milanović.

« Nous n’irons pas à plus de 50%, qu’ils nous clôturent avec du fil de fer », a déclaré
Milanovic dans des déclarations récentes à la presse. « Je m’en fiche. Nous sommes
suffisamment vaccinés et tout le monde le sait ».

« Il faut savoir quel est le but de cette frénésie. Si le but est d’éradiquer complètement
le virus, alors nous avons le but. Je n’ai pas entendu dire que c’était le but. Si quelqu’un
me dit que c’est un objectif, je lui dirai qu’il a perdu la tête ».

Le président Milanovic a rompu avec la majorité de ses contemporains en exprimant sa frustration face à l’autoritarisme médical et à l’hystérie COVID poussés par les médias mainstream et les mondialistes.


source : https://mirastnews.net

via https://nouveau-monde.ca

La Voix de Dieu Magazine: 3 000 scientifiques et médecins signent une déclaration accusant les gouvernements de « crimes contre l’humanité » liés au COVID

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3 000 scientifiques et médecins signent une déclaration accusant les gouvernements de « crimes contre l’humanité » liés au COVID par Les coeurs unis Magazine 3 000 scientifiques et médecins signent une déclaration accusant les gouvernements de « crimes contre l’humanité » liés au COVID

Plus de 3 000 scientifiques et médecins ont signé une « déclaration des médecins » accusant les gouvernements du monde entier de « crimes contre l’humanité » pour avoir enfermé illégalement leurs populations et imposé des restrictions draconiennes au nom du Covid.

Bigleaguepolitics.com : Le Dr Malone avait organisé un sommet mondial de trois jours à Rome, en Italie, pour comparer les expériences avec d’autres professionnels médicaux et scientifiques dans le cadre de la pandémie de coronavirus et critiquer les réponses autoritaires apportées à la maladie par les gouvernements mondiaux.

Le site Web de la Déclaration des médecins présente certains des professionnels médicaux et scientifiques accomplis qui ont ajouté leur voix au document.

La déclaration révolutionnaire se lit comme suit.

Des milliers de personnes sont mortes du Covid parce qu’on leur a refusé un traitement précoce qui pouvait leur sauver la vie. La déclaration est un cri de guerre des médecins qui se battent quotidiennement pour le droit de traiter leurs patients, et le droit des patients de recevoir ces traitements – sans craindre l’ingérence, la rétribution ou la censure du gouvernement, des pharmacies, des sociétés pharmaceutiques et des grandes entreprises technologiques. Nous exigeons que ces groupes s’écartent et honorent le caractère sacré et l’intégrité de la relation patient-médecin, la maxime fondamentale « D’abord ne pas nuire », et la liberté des patients et des médecins de prendre des décisions médicales en connaissance de cause. Des vies en dépendent.

ATTENDU QU’il est de notre plus grande responsabilité et de notre plus grand devoir de défendre et de restaurer la dignité, l’intégrité, l’art et la science de la médecine ;

ATTENDU QUE notre capacité à prendre soin de nos patients fait l’objet d’une attaque sans précédent ;

ATTENDU QUE les décideurs publics ont choisi d’imposer une stratégie de traitement « taille unique », entraînant des maladies et des décès inutiles, plutôt que de défendre les concepts fondamentaux de l’approche individualisée et personnalisée des soins aux patients, qui s’est avérée sûre et plus efficace ;

ATTENDU QUE les médecins et les autres fournisseurs de soins de santé qui travaillent en première ligne, en utilisant leurs connaissances en épidémiologie, en pathophysiologie et en pharmacologie, sont souvent les premiers à identifier de nouveaux traitements susceptibles de sauver des vies ;

ATTENDU QUE des milliers de médecins sont empêchés de fournir un traitement à leurs patients, en raison des barrières érigées par les pharmacies, les hôpitaux et les agences de santé publique, ce qui rend la grande majorité des prestataires de soins de santé impuissants à protéger leurs patients face à la maladie. Les médecins conseillent maintenant à leurs patients de simplement rentrer chez eux (permettant ainsi au virus de se répliquer) et de revenir lorsque leur maladie s’aggrave, ce qui entraîne des centaines de milliers de décès inutiles de patients, en raison de l’absence de traitement ;

ATTENDU QUE ce n’est pas de la médecine. Ce ne sont pas des soins. Ces politiques peuvent en fait constituer des crimes contre l’humanité.

PAR CONSÉQUENT, IL EST

RÉSOLU, que la relation médecin-patient doit être restaurée. Le cœur même de la médecine est cette relation, qui permet aux médecins de mieux comprendre leurs patients et leurs maladies, de formuler des traitements qui donnent les meilleures chances de succès, tandis que le patient est un participant actif à ses soins.

RÉSOLU, que les médecins doivent défendre leur droit de prescrire des traitements, en observant le principe « D’ABORD, NE PAS NUIRE ». Les médecins ne doivent pas être empêchés de prescrire des traitements sûrs et efficaces. Ces restrictions continuent de provoquer des maladies et des décès inutiles. Les droits des patients, après avoir été pleinement informés des risques et des avantages de chaque option, doivent être rétablis pour recevoir ces traitements.

RÉSOLU, que nous invitons les médecins du monde entier et tous les prestataires de soins de santé à nous rejoindre dans cette noble cause, alors que nous nous efforçons de restaurer la confiance, l’intégrité et le professionnalisme dans la pratique de la médecine.

RÉSOLU, nous invitons les scientifiques du monde entier, qui sont compétents en matière de recherche biomédicale et qui respectent les normes éthiques et morales les plus élevées, à insister sur leur capacité à mener et à publier des recherches objectives et empiriques sans craindre de représailles sur leur carrière, leur réputation et leurs moyens de subsistance.

RÉSOLU, que nous invitons les patients, qui croient en l’importance de la relation médecin-patient et en la possibilité de participer activement à leurs soins, à exiger l’accès à des soins médicaux fondés sur la science.

medias-presse.info: Paris – La mobilisation contre le pass sanitaire ne faiblit pas

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Paris – La mobilisation contre le pass sanitaire ne faiblit pas par Cyrille de Pranal

Une foule impressionnante a encore défilé ce samedi à Paris contre l’obligation vaccinale de certaines profession et le pass sanitaire que le gouvernement entend prolonger jusqu’à l’été et surement pour toujours.

Les effets secondaires dramatiques des « vaccins » commencent à se voir. La liste des victimes s’accumule.

Injection contre liberté.

L’absurdité des « vaccins » à répétitions prouvent l’inefficacité de ceux-ci.

Les troupes de Civitas sont toujours plus présentes de manif en manif.

La Voix de Dieu Magazine:Démonstration définitive de la possibilité de traiter le covid précocement avec cette étude sur 10 429 patients !

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Démonstration définitive de la possibilité de traiter le covid précocement avec cette étude sur 10 429 patients ! par Les coeurs unis Magazine Démonstration définitive de la possibilité de traiter le covid précocement avec cette étude sur 10 429 patients !
Combien de morts auraient pu être évitées ? Pourquoi un #PassDeLaHonte ? Tout est folie et tyrannie : stop ! ⤵ https://t.co/NmgDvBSuhr— Florian Philippot (@f_philippot) September 27, 2021

Institut des libertés:Le grand retour de l’inflation aux USA ?

Le grand retour de l’inflation aux USA ?

Charles Gave

Mettons en base 100 en janvier 2007 (un an avant le déclenchement de la grande crise financière de 2008 aux USA), les trois variables suivantes : le PIB nominal des USA, la dette émise par le gouvernement américain par le passé et enfin la base monétaire US (monnaie de banque centrale) et voyons ou nous en sommes aujourd’hui.

  1. Le PIB nominal est passé de 100 à 157, soit un taux de croissance annuel moyen depuis 2007 de 3.25 %
  2. La dette émise par le gouvernement fédéral est passée de 100 à401, soit un taux de croissance annuel moyen de 10. 5 % par an.
  3. Le bilan de la Fed, quant à lui est passé de 100 à 741, ce qui correspond à une croissance moyenne annuelle de 14 % par an.

Ces chiffres illustrent une réalité : le lecteur doit prendre conscience que depuis 2008 au moins, nous vivons dans une expérience monétaire sans précèdent dans l’histoire moderne puisque la zone Euro suit depuis 2012 des politiques monétaires et budgétaires similaires : de fait,  les deux premières puissances économiques mondiales, les États-Unis et l’Europe ont décidé en même temps d’autoriser leurs banques centrales  à financer massivement les déficits budgétaires étatiques par l’achat d’obligations émises par ces mêmes états.

Cette dérive monétaire et budgétaire s’est produite en deux temps :

  1. D’abord de 2008 à 2014
  2. Dans un deuxième temps et à cause du Covid, depuis 2020.

Un observateur venu de Mars se serait attendu à une forte poussée inflationniste dans ces zones puisque l’inflation, comme le disait Jacques Rueff, « c’est de subventionner des dépenses qui ne rapportent rien avec de l’argent qui n’existe pas. » et que c’est ce que les banques centrales font.

Eh bien, il n’en fût rien.

Le déflateur du PIB américain (indice des prix) est monté sagement de 1. 5 % par an pendant toute cette période, ce qui a laissé les observateurs à tendance monétariste (comme moi) quelque peu surpris et a, bien sûr, déclenché l’enthousiasme des Keynésiens, qui ne cessent de nous dire que l’on peut donc faire marcher la banque à billets au maximum pour financer toutes les dépenses étatiques, même les plus farfelues, sans que cela ait la moindre conséquence sur la hausse des prix.

Et donc, Keynes avait raison, et Milton Friedman tort.

C’est peut-être aller un peu vite en besogne.

  • D’abord, aux USA et dans le reste du monde, nous avons eu une formidable inflation du prix des actifs du type immobilier dans les grandes villes ou du cours des bonnes sociétés en bourse. Expliquer à un jeune ménage qui cherche à se loger qu’il n’y a pas eu d’inflation dans l’immobilier, c’est vraiment se foutre du monde. Cette inflation n’a pas été prise en compte dans les indices de l’inflation mais elle a eu lieu, et oh combien !
  • Ensuite, de 2008 à 2020, le prix du pétrole s’est cassé la figure passant de $ 130 /bbl a …négatif au plus bas, ce qui eut un effet très heureux sur les indices des prix de détail. Mais cela est fini puisque le baril est de retour au-dessus de $ 70 bbl.
  • Et enfin, la mondialisation battait encore son plein, ce qui permettait à l’Europe et aux USA d’acheter en Asie à bon compte, puisque, là-bas, il n’y avait pas d’inflation.

Tout cela est terminé et nous semblons bien être entrés dans une période durablement inflationniste, comme en fait foi le graphique suivant, qui réclame cependant quelques explications.

  1. Quand le graphique est hachuré en bleu, cela veut dire que je suis certain statistiquement que l’inflation est en train d’accélérer depuis au moins un an. Depuis janvier 2021, c’est le cas.
  2. Pour l’indice des prix de détail, la hausse des 12 derniers mois atteint 5.37 %, au plus haut depuis 1990, et l’indice des prix de gros vient de sortir vendredi, en hausse de 8.3 %, ce qui n’augure rien de bon pour les indices du CPI dans le futur.
  3. L’indice que j’appelle « des gilets jaunes » qui couvre simplement la nourriture, le logement et les dépenses d’énergie qui constituent près de 100 % des dépenses des ménages les plus modestes est en hausse de près de 10 % sur les 12 derniers mois, ce qui veut dire que partout dans le monde, ce sont les plus pauvres qui vont prendre la plus grosse claque. Voilà qui devrait amener un automne chaud dans l’Europe du Sud, et bien des troubles politiques, en particulier en Afrique Les migrations en provenance de l’Afrique vont accélérer, voilà qui est certain.
  4. Le Covid et la nouvelle guerre froide entre la Chine et les USA ont déclenché des arrêts de production dans de nombreux secteurs industriels par pénurie de pièces détachées un peu partout dans le monde, et si vous commandez une Ford, une Toyota, une Peugeot, vous aurez de la chance si votre voiture neuve vous est livrée avant 15 mois. Et c’est vrai pour la plupart des produits. Et donc ceux qui peuvent produire, ou qui ont des stocks, augmentent leurs prix, ce qui est bien normal.
  5. Qui plus est la Chine, l’usine du monde, peut contrôler tranquillement ses prix à l’exportation en réduisant habilement son offre, et ceux qui ne pourront, ou ne voudront payer, ou bien ceux dont les gouvernements ont déplu au PC Chinois n’auront pas accès aux pièces détachées dont ils ont besoin et resteront donc fermés. La quantité de produits diminue donc tandis que l’offre de monnaies augmente, ce qui, en général, se traduit par une hausse des prix.
  6. Aux USA, en Europe, un phénomène curieux et sur lequel j’aurais surement l’occasion de revenir est en train de se produire. Depuis l’arrivée du covid, de nombreuses personnes ont touché plus en indemnités diverses et variées qu’elles ne gagnaient en travaillant auparavant. Et du coup, elles ne cherchent plus d’emploi. Et les employeurs sont obligés d’augmenter les salaires pour les décider à revenir et/ou pour garder ceux qui veulent bien bosser. Ce qui les amènera à augmenter leurs prix pour préserver leurs marges….
  7. Un nombre immense de nouvelles règlementations viennent d’être introduites partout, qui rendent le voyage des hommes et le transport des marchandises beaucoup plus difficiles qu’auparavant. Cette hausse des coûts ne manquera pas d’être répercutée sur les indices des prix, soyez en sûr.
  8. Et enfin, les folies millénaristes de nos amis verts et les impôts et réglementations qu’ils ont collé sur les énergies fossiles (taxe Carbonne etc…) font que plus personne n’a investi dans les recherches gazières et pétrolières depuis des années et que du coup, la pénurie d’énergie pointe. Les prix de l’essence mais surtout du gaz naturel explosent à la hausse, en parallèle avec celui de l’électricité qui grimpe à qui mieux mieux pour financer les éoliennes et autres panneaux solaires. Voilà qui ne va pas manquer de faire un effet profond sur les gilets jaunes dans le monde entier.

Bref, tout semble indiquer que nous rentrons à toute vapeur dans une nouvelle période inflationniste. Et nous y rentrons comme souvent avec des taux d’intérêts réels (déduction faite de l’inflation) à un plus bas depuis les années 70, comme le montre le deuxième graphique que je présente.

Comme je ne cesse de l’expliquer, les Keynésiens pensent que pour qu’une économie marche bien, il faut procéder à « l’euthanasie du rentier », c’est-à-dire ruiner les épargnants. Avec des taux nominaux à 1.35 % et une inflation à 5.37 %, ce qui donne des taux réels à -4.05%, voilà qui est en bonne voie de réalisation. Le problème est que si vous garantissez à l’épargnant qu’il va perdre 4% de son capital par an, il va cesser d’épargner ou épargner ailleurs et le taux d’épargne national va s’effondrer. Et comme, sur le long terme, l’épargne égale toujours l’investissement, l’investissement va s’effondrer aussi, et avec lui la productivité et donc la croissance économique, puis le niveau de vie des populations et enfin les chances de réélections des démocrates dans un an.

Et du coup monsieur Biden et la banque centrale américaine sont dans une situation impossible :

  • Ou bien, ils ne montent pas les taux d’intérêts et continuent à faire marcher la planche à billets, et l’inflation décolle vraiment, comme dans les années 70, avec le pétrole doublant ou triplant et le dollar s’écroulant, ce qui amènerait à un retour triomphal de monsieur Trump et de ses troupes dans un an. C’est ce que l’on pourrait appeler la « solution Carter » du nom du malheureux Président Américain dans les années 70.
  • Ou bien ils montent les taux et cessent d’imprimer, ce qui rendrait le financement du déficit budgétaire et de la dette passée impossibles, et nous avons un effondrement du marché des actions, mais aussi et surtout du marché obligataire et de l’immobilier. C’est ce que l’on pourrait appeler la solution ‘’Volcker » du nom du patron de la Fed de 1977 à 1987 qui sût faire ce qu’il fallait pour rétablir la crédibilité de la monnaie US à l’époque.

L’ennui est que le stock de dette à refinancer a tellement augmenté depuis 2007 que toute hausse des taux amènerait immédiatement à une véritable catastrophe d’abord financière et ensuite économique aux USA.

Et donc l’administration Biden est dans une situation qui peut rapidement devenir vraiment difficile . Tant que la banque centrale pouvait faire croire aux marchés qu’il n’y avait pas d’inflation, tout allait bien et ladite banque centrale pouvait maintenir des taux extraordinairement bas ce qui permettait de faire durer l’illusion.

Avec une inflation qui partirait à la hausse violemment, cette solution n’existe plus et il va falloir soit accepter un effondrement du dollar et donc une baisse gigantesque du niveau de vie des americains, ceux-ci ne pouvant plus payer leurs importations, soit, pour sauver le dollar, faire monter les taux et faire s’écrouler le prix des actifs américains pour que les étrangers puissent les acheter à bon compte.

En voyant ce dilemme, il y en a un qui doit être bien content de ne pas avoir été élu lors de la dernière élection présidentielle et c’est monsieur Trump, dont les partisans risquent de ratatiner non seulement les démocrates mais aussi ses ennemis de toujours dans le parti républicain, les fameux ‘’RINO » ou Republicans in name only. Il risque bien de toucher le jackpot en novembre prochain…

Les 12 prochains mois s’annoncent très durs pour monsieur Biden.

Tout cela apparait bien sombre. Aussi,  pour ne pas désespérer les lecteurs, il me faut mentionner une troisième solution.

Les USA ont officiellement le plus gros stock d’or du monde. Ils pourraient décider de dévaluer le dollar massivement vis-à-vis de l’or (il faudrait que l’or soit au moins à $5000 par once pour que le ratio entre le stock de dettes du gouvernement et le stock d’or soir le même qu’en 1950… Moi je demanderai $ 10000 pour être tranquille), pour pouvoir convertir la dette US en dette qui peut être remboursée en or, indexer la masse monétaire US sur le stock d’or US, fermer la Fed et toutes les autres banques centrales avec, et donc retourner à l’étalon or. Voilà qui maintiendrait durablement une inflation très basse, voir une déflation, et qui faciliterait le service de la dette passé car les taux courts seraient proches de zéro. Il est probable que c’est ce que les USA finiront par faire car, comme le disait Churchill, les USA trouvent toujours la bonne solution, non sans avoir essayé avant toutes les mauvaises. Nous nous rapprochons à toute allure de la fin des monnaies fiduciaires, non pas qu’elles soient une mauvaise idée, mais tout simplement parce que nos régimes politiques ont montré qu’ils étaient incapables de les gérer. En tout cas, c’est ce à quoi la Chine se prépare depuis 2007 au moins.

Auteur: Charles Gave

Economiste et financier, Charles Gave s’est fait connaitre du grand public en publiant un essai pamphlétaire en 2001 “ Des Lions menés par des ânes “(Éditions Robert Laffont) où il dénonçait l’Euro et ses fonctionnements monétaires. Son dernier ouvrage “Sire, surtout ne faites rien” aux Editions Jean-Cyrille Godefroy (2016) rassemble les meilleurs chroniques de l’IDL écrites ces dernières années. Il est fondateur et président de Gavekal Research (www.gavekal.com).

Le salon beige:En parcourant Traditionis custodes. Une question de sémantique

En parcourant Traditionis custodes. Une question de sémantique

Par Michel Janva le 26 septembre 2021

En parcourant Traditionis custodes. Une question de sémantique

De Cyril Farret d’Astiès :

Comment nommer ce missel mis à l’index (tiens…) par le pape François ? La question est-elle superflue ou byzantine ?

Nous ne le croyons pas un instant. Nommer les choses est de la plus haute importance, les Écritures en témoignent à de nombreuses reprises. Le nom c’est l’être et comme le disait Camus : mal nommer les choses c’est ajouter du malheur au monde. Comment donc faut-il nommer ce missel qui est au centre de la question religieuse depuis plus de cinquante ans ? Missel tridentin, de saint Pie V, de saint Jean XXIII, ancien missel, missel traditionnel, missel grégorien, missel en latin, missel de 1962… Écartons immédiatement les appellations de forme ordinaire et extraordinaire que le pape François a biffé de sa plume même s’il serait instructif de revenir sur ce sujet spécifique d’une double forme du rit romain.

Plus que de missel, il convient de parler de messe et plus largement de liturgie. Quel que soit le respect que l’on porte et que l’on doive à l’objet que le prêtre embrasse, le missel n’est jamais qu’un support alors que la messe est la réalité sacramentelle. On pourrait se passer du livre, pas des prières qu’il renferme (j’ai souvenir d’un chanoine pyrénéen aveugle qui célébrait par cœur la messe votive à la sainte Vierge et nombreux sont les témoignages de prêtres qui ont célébré mentalement dans les camps de tous les totalitarismes dont la modernité est profuse). Quant à la liturgie, elle recouvre des réalités plus vastes puisqu’elle englobe dans une même cohérence cultuelle non seulement la messe, mais encore l’Office divin, les autres sacrements, les sacramentaux et qu’elle va jusqu’à façonner la civilisation.

C’est donc globalement de liturgie dont nous parlons tous, le pape comme nous autres ; et au fond de cette question s’affrontent deux approches liturgiques.

Deux approches divergentes de la liturgie.

L’une, héritière du mouvement liturgique qui inspira la réforme demandée par le concile Vatican II, menée à bien par ses principaux théoriciens, est visible partout. Cette conception liturgique fait du rit un enjeu pastoral. La liturgie est le rassemblement de la communauté qui prie ensemble, fait mémoire et célèbre. Partant de l’idée neuve que la liturgie doit être accessible immédiatement, elle doit faire ressentir l’appartenance à une communauté, elle doit répondre aux attentes concrètes des situations de vie incarnée des participants, elle fait cercle. Pour parvenir à ses fins, elle doit donc user des artifices des modes du temps. Elle assume d’être du monde et de s’en inspirer pour mieux toucher les hommes de ce temps. Tout ceci est demandé textuellement par le concile Vatican II dans Sacrosanctum concilium : révision des livres liturgiques en faisant appel à des experts (n°25) ; promotion de la participation active en favorisant acclamations, actions, gestes et attitudes corporelles (n°30) ; simplicité, brièveté, suppression des répétitions, rites adaptés à la capacité de compréhension des fidèles (n°34) ; utilité de la langue du pays dans toute la liturgie (n°36) ; adaptation des rites à la diversité des assemblées, des régions, des peuples… (n° 38) ; efficacité pastorale (n°40) ; adaptations des rites aux nécessités de notre temps (n°62)… Pour respecter ces principes il est donc nécessaire de réviser continuellement, d’adapter et de dater. Cette compréhension de la liturgie est par nature progressiste et vouée à d’incessantes évolutions puisqu’elle veut répondre aux attentes des hommes du jour.

L’autre approche, traditionnelle en ce sens que c’est celle constante et ininterrompue de l’Église jusqu’à aujourd’hui compris (même si c’est de manière limitée et restreinte depuis 1969) comprend la liturgie comme le culte public que l’Église rend à Dieu par diverses expressions, artifices et moyens (sens, objets, temps, espace…) car tout vient de Dieu et que tout est pour Dieu. La liturgie c’est la manière concrète pour les hommes de répondre à la première table du décalogue et à la première demande du Pater. Elle est verticale car elle relie le Ciel et la terre, hiérarchique comme toute la création, orientée vers notre source et notre fin. La liturgie c’est la « joie de Dieu » (Alcuin), c’est la lumière du monde ; comment prétendre aménager la lumière ? Comment vouloir l’adapter ? Je ne peux m’empêcher de songer à cette réflexion de Sylvain Tesson sur un sujet pas si éloigné de notre réflexion : « Il fallait que les hommes fussent drôles pour s’imaginer qu’un paysage eût besoin qu’on l’aménageât. D’autres parlaient d’augmenter la réalité. Un jour peut-être s’occuperaient-ils d’éclairer le soleil ? (Sylvain Tesson, Sur les chemins noirs, 2016, Gallimard). La liturgie n’est pas une invention, une création, elle ne nous appartient pas et ne peut être le fruit de notre créativité. Elle n’est pas le fruit d’une volonté mais un héritage. La liturgie est l’expression de la foi catholique, elle s’est longuement sédimentée, sans autre but précis que de rendre gloire à Dieu ; elle est l’aboutissement de 2000 ans de christianisme non sans quelques apports du culte de l’ancienne alliance. Si la codification et la normalisation ont connu des étapes importantes (la Réforme Grégorienne ou le concile de Trente par exemple), le rit ancien est le fruit de la longue et lente maturation spirituelle de tous ceux qui nous ont précédés et avec qui nous sommes en relation par la communion des saints. La liturgie par essence se méfie de la nouveauté et des idées personnelles. La liturgie qui englobe tous les mystères de notre foi et qui rend Dieu présent (par la réunion des baptisés en son nom, par sa Parole et plus encore dans l’Eucharistie), n’est que lentement pénétrable bien qu’elle soit immédiatement aimable. La liturgie, en cachant, possède la paradoxale particularité de désigner : c’est entre autre tout l’usage liturgique des voiles qui attirent l’attention sur ce qu’ils dissimulent par la majesté, la délicatesse et la beauté dont ils usent ; on pourrait en dire autant de la langue sacrée et de l’orientation. Il faut accepter humblement et patiemment cette difficulté à saisir certains aspects des rites, c’est la condition d’un enthousiasme inlassable, d’un émerveillement sans cesse renouvelé et d’un progrès spirituel véritable. De même qu’on ne devient pas saint Jean de La Croix ou sainte Catherine de Sienne un petit matin en laçant ses souliers, on ne peut approcher les réalités insondables que renferme l’écrin liturgique d’un coup de baguette magique ou par une invention de l’équipe d’animation pastorale.

Rit « anthropologique » ou « théologique » ?

Constatant ces différences, certains (je pense par exemple à Guillaume Tabard, Latin or not latin. Comment dire la messe, Seuil, 2007, ou au père François Cassingena-Trévedy, Te igitur, Ad Solem, 2007), souhaitant prouver une complémentarité, ont écrit que le nouveau rit est « anthropologique » alors que l’ancien missel est « théologique », que la nouvelle liturgie est plutôt « sociale » que « mystérique ». Nous ne disons pas autre chose, cependant nous en refusons l’égale dignité. N’est-ce pas précisément le fond du problème ? Un groupe de théologiens écrivait dans le n°122 de la Pensée Catholique dans les années 1970 : On est fondé à craindre que, ne mettant plus en évidence le Sacrifice de Jésus, l’Ordo Missæ ne le voue en fait à l’oubli ; car ce Sacrifice est une réalité trop surnaturelle pour que l’homme puisse, sans signe, s’en souvenir et en vivre.

Pour conclure il me semble donc juste et conforme à son génie et à son identité d’associer à la liturgie réformée un nom propre ou un événement : Paul VI, car c’est bien ce pontife qui a conduit les travaux de réforme menés de fond-en-comble pour aboutir à la réforme liturgique (du rituel de baptême au calendrier, du pontifical à l’Office divin) ; éventuellement Vatican II car le concile a lui-même confié le mandat de cette vaste réforme et en a donné les grandes orientations.

Quant à la liturgie dont le pape François souhaite l’éradication définitive, même si on souhaiterait ne l’affubler d’aucune épithète tant elle se suffit à elle-même, il me paraît sage pour la nommer de ne jamais l’associer à un homme ou un événement (Pie V, Jean XXIII, tridentine) car c’est ontologiquement contraire à sa nature, mais de lui adjoindre un adjectif qui dise un peu de sa majesté et de son antiquité : rit ancien, usus antiquor ou rit traditionnel.

Cyril Farret d’Astiès

Le salon beige:Daniel-Ange, un « prophète » pour le monde ?

Daniel-Ange, un « prophète » pour le monde ?

Par Michel Janva le 26 septembre 2021

Daniel-Ange, un « prophète » pour le monde ?

De notre envoyé spécial Antoine Bordier

C’est dans son ermitage situé dans les montagnes de l’arrière-pays niçois, que le père Daniel-Ange après ses deux heures d’adoration quotidienne écrit la plupart de ses livres. Sa plume ne s’arrête pas quand il redescend de sa montagne divine, et, retourne dans son école Jeunesse-Lumière. Là, dans sa cabane en bois, il y consacre sa demi-journée. Fin de notre trilogie sur le moine écrivain-ermite-évangélisateur, que certains appellent « le prophète ».

« En ce moment, je travaille sur un livre, sur lequel je suis depuis 40 ans. 40 ans, vous imaginez. J’écris sur le mystère du Samedi Saint. Sur la descente du Christ aux enfers. Pour l’écrire, je travaille en collaboration avec un frère moine, que j’aime beaucoup, du mont Athos. C’est un orthodoxe, il s’agit du père Macaire. »

Il bondit presque de sa chaise en osier en prononçant son nom, comme si l’ivresse des montagnes le reprenait. Sa vie pourrait s’écrire ou se résumer à partir du Livre du Cantique des cantiques :

« J’entends mon bien-aimé, oui, le voici, il vient, sautant sur les montagnes et bondissant sur les collines. »

Le comble, c’est que le père Daniel-Ange s’est rendu dernièrement au mont Athos.

« Oui, j’ai été invité par l’higoumène du monastère de Simonos Petras, il y a quelques mois, lors du déconfinement. Ils m’ont accueilli royalement. Lors des repas, j’étais à la table de l’higoumène, là où normalement ne s’assoient que les évêques orthodoxes. »

Le mont Athos, la « Sainte-Montagne » ? Pour les mystiques, ce mont est emblématique. Il représente le cœur de l’orthodoxie orientale dans le monde. Avec ses vingt monastères, et, ses plus de 2 000 moines, il se situe à l’extrémité de la Péninsule de la Chalcidique, dans le nord-est de la Grèce. Son mont culmine à plus de 2 000 mètres altitude avec une vue époustouflante sur la mer Egée. Tout au long du 1er millénaire, des ermites s’y rendent par dizaines. Puis, saint Athanase décide d’y bâtir le premier monastère, de Lavra (de la Grande Laure), en 963. « Ils m’ont invité, explique Daniel-Ange, pour parler de l’Islam. » Avec humour, il utilise un jeu de mots et ajoute :

« Ils ont le vertige devant l’islamisation galopante de l’occident. Ils savent ce que c’est. Ils ont vécu 4 siècles sous l’Empire ottoman. De plus, ils sont épouvantés par la génération montante qui préfère les sex-shops aux églises. Leur grande question, et, en Russie c’est pareil : comment rejoindre ces jeunes ? »

Là, devant des moines en noir, avec leur barbe qui n’en finit plus de pousser, il témoigne de son école d’évangélisation, Jeunesse-Lumière. Dans les prochaines semaines, ils vont lancer la leur. Avec lui, Daniel-Ange a apporté toute la documentation de l’école. Il ne restait plus qu’à les traduire en grec.

« Le monde est très malade »

Alors que des évêques français ne voient pas, encore (?), l’urgence de fonder des écoles d’évangélisation, Daniel-Ange a été bouleversé par cette invitation et cette rencontre avec ceux qu’il appelle désormais « mes frères grecs-orthodoxes. » En pleine pandémie, en plein motu proprio, en pleine crise planétaire, climatique, économique, politique et sociale, la question que l’on aimerait poser c’est : où est Dieu ?

« Eh bien, paradoxalement à tout ce qui se passe en France, en Europe et dans le monde et qui va à l’encontre de Dieu, de l’Eglise et de Son Œuvre, Dieu est là. Il donne le courage à beaucoup d’entrer en résistance. Nous devons nous émerveiller de voir dans ces ténèbres des petites lumières s’allumer. Ce sont ces jeunes qui rentrent au séminaire, pour embrasser la vocation du sacerdoce. A l’heure actuelle, c’est héroïque. En France, par exemple, dans la Communauté Saint-Martin, ils sont 120 séminaristes. Ils ont eu 25 ordinations cette année. C’est magnifique. Et, ce n’est qu’un exemple. Dans le monde, il y a d’autres oasis, au milieu de cet immense désert qui avance de plus en plus. »

Le mot « apocalypse » est prononcé pour décrire ce temps où les calamités semblent se multiplier. Pour Daniel-Ange, cette accélération incessante des mauvaises nouvelles ressemblent « aux temps de la fin ». Il se souvient de ses 12 années vécues au Rwanda, entre 1958 et 1971.

Il se souvient des appariations de Kibeho, qui ont eu lieu de 1981 à 1989, et, qui annonçaient le génocide des Hutus contre les Tutsis. Ce génocide aura lieu en 1994, faisant en 3 mois plus de 800 000 victimes. Pour le père : « Le monde est au bord du gouffre, dont parle la Vierge dans ses apparitions à Alphonsine. Aucun doute. » Il connaît bien la voyante, Alphonsine, qui est la seule survivante. Il ne veut pas dire où elle vit. Il la protège. Certains proches disent qu’elle vit, actuellement, à Rome, dans une Communauté de Sainte Claire, sous le nom de sœur Mutima. Mystère.

L’Apocalypse

Toujours avec son humour et son habileté à jouer avec les mots, Daniel-Ange reparle de la pandémie. Pour lui, c’est clair,

« c’est un doux avertissement du Seigneur, pour éviter l’opération chirurgicale sur l’humanité. Mais, peut-être, qu’il devra la faire cette opération, parce qu’Il y aura été obligé par nos divisions, nos méchancetés, nos reniements, nos trahisons. Paradoxalement, il y a de belles choses, comme ces personnes qui s’étaient éloignées de Dieu, parce qu’elles se donnaient à fond dans leur travail. Avec le confinement, elles ont redécouvert Dieu. »

Auteur prolixe, il a écrit plus de 80 livres. Il a écrit sur la jeunesse, sur l’Eglise, sur la vocation, sur la sexualité, sur la société, sur les prophètes, sur les saints de l’an 2000, sur sainte Thérèse, sur le pape Jean-Paul II, sur la femme, sur Paul VI…Impossible de citer tous les sujets abordés. Ce sont comme des petites pierres déposées avec délicatesse sur le bord du chemin. Ses derniers livres ? D’abord son autobiographie au titre évocateur : « Serviteur du très-beau, Bonheur en crescen-Deo ». La même année, en 2019, il publie : « Rwanda, au fond de l’enfer le Ciel ouvert ». Pour l’année Saint-Joseph, il lui consacre, également, sa plume. Le 19 mai 2021 sort son livre : « Les 8 voyages de saint Joseph – De la nuit à l’enCiellement ». Et son dernier livre ? « Prophètes de la lumière », paru en juillet dernier.

Il se défend d’être un prophète, mais pourtant sa vie colle à ces prophètes bibliques. Le 17 octobre prochain, il fêtera ses 89 ans. Il continuera son œuvre entre prières (il prie en moyenne 5 heures par jour), cours, écritures, conférences, évangélisations. Son port d’attache reste Jeunesse-Lumière. Il y retrouve une nouvelle promotion, les anciens et son ermitage. A travers toutes les crises qu’il a vécu, de la guerre civile du Liban, en passant par la chute de l’ex-URSS, il reste pétri d’espérance.

« Oui, il faut espérer, car c’est Dieu qui a le dernier mot. Toute l’histoire du monde est dans les mains de Dieu. C’est incroyable, mais en même temps vous avez de la souffrance et des oasis d’espérance. »

Il parle des fruits de grâces qui abondent à Medjugordjé. Il évoque « le scoutisme véritable école de sainteté. » Il parle, aussi, des persécutions. De la Belgique et de ses églises où il était interdit d’avoir plus de 30 personnes. De la France, de son confinement et de ses messes interdites. Il parle des supermarchés ouverts.

Le gender et le motu proprio

Mais le pire, pour lui, c’est le gender.

« Le pape François a le courage de le dénoncer comme pire que la bombe atomique, et, comme pire que les idéologies totalitaires du siècle dernier, nazisme et communisme. C’est pire, parce que cela atteint l’humanité dans sa source même. Cela détruit l’amour, cela détruit les familles. Tu peux changer, soi-disant, d’identité sexuelle comme tu veux, avec les cliniques spécialisées. C’est effrayant. »

Face à tout cela, le « prophète » estime que le temps du monde est compté : celui de sa conversion urgente. « Les évêques ne disent pas un mot du gender, alors que c’est la première menace », répète-t-il comme dans une litanie. Il dénonce cette hystérie collective et ce manquement grave à la liberté qui tournent autour de la vaccination obligatoire, de plus en plus décriée par ses effets secondaires, mortels dans certains cas. « Monseigneur Aillet vient d’écrire un très beau document sur le sujet. »
Il conclut en parlant du motu proprio.

« Je suis effondré. Je n’arrive pas à m’en remettre. C’est scandaleux, parce que les jeunes ont droit, le strict droit en tant que baptisés, d’aller là où ils sont fortifiés. Tous ces jeunes du Barroux et ces Missionnaires de la Miséricorde Divine, que vont-ils devenir ? Il y a beaucoup de vocations chez eux. Je ne comprends pas ce motu proprio qui manque de compassion et de charité. C’est d’une dureté. Et, en plus faire cela du vivant de Benoît XVI, c’est un coup de poignard. Il va en mourir. »

Le père Daniel-Ange est à la fois en colère (une sainte). Il est triste. Il sort respirer l’air pur des Monts-Voiron, et, se dirige, ensuite, de l’autre-côte de son ermitage, là où se trouve sa chapelle. Il y célèbre la Messe. En septembre, il est redescendu vers son école Jeunesse-Lumière. Là, il continue à accueillir la jeunesse du monde entier.

« Nos jeunes sont nos puissances de vie, nos raisons d’espérer face à cette culture de mort qui envahit tout. Il ne faut pas les décourager. »

Fin de notre trilogie, Daniel-Ange, le « prophète » ?

Reportage réalisé par Antoine Bordier, consultant et journaliste indépendant

Copyright des photos A. Bordier, Daniel-Ange, Jeunesse-Lumière, Mont Athos

medias-presse.info:CONGRÈS DE LA COALITION EN FAVEUR DES PRÊTRES PERSÉCUTÉS, par Mgr Carlo Maria Viganò

medias-presse.info
CONGRÈS DE LA COALITION EN FAVEUR DES PRÊTRES PERSÉCUTÉS, par Mgr Carlo Maria Viganò par Fabien Laurent

CONGRÈS DE LA COALITION EN FAVEUR DES PRÊTRES PERSÉCUTÉS 

Chers frères prêtres,

Chers frères et sœurs,

Je ne vous dis rien que vous ne sachiez déjà, quand je dis que l’Église du Christ traverse une crise très grave, et que la Hiérarchie catholique a manqué aux graves obligations de sa mission apostolique et est en grande partie corrompue. Les origines de cette crise et de cette apostasie sont maintenant apparentes même pour les plus modérés. Elles résident dans le fait d’avoir voulu aligner l’Église sur la mentalité du monde, dont le prince, ne l’oublions pas, est Satan : princeps mundi hujus (Jn 12,31).

En tant que catholiques, nous savons et croyons que la Sainte Église est indéfectible, c’est-à-dire qu’elle ne peut pas être submergée par les portes de l’enfer, selon la promesse de Notre Seigneur : portæ inferi non prævalebunt (Mt 16, 18). Mais ce que nous voyons se produire nous montre la réalité d’une situation terrible, dans laquelle une partie corrompue de la Hiérarchie – que j’appelle l’église profonde par souci de brièveté – s’est totalement abandonnée à l’État profond. Il s’agit d’une trahison qui place les Pasteurs et les plus hauts niveaux de l’Église devant une très grave responsabilité morale et qui nécessite de la part des prêtres et des laïcs des choix courageux qui, en d’autres temps, seraient difficiles à adopter et à justifier. Nous sommes confrontés à une guerre, à un affrontement historique, dans lequel nos généraux non seulement ne conduisent pas l’armée pour faire face à l’ennemi, mais lui ordonnent de déposer les armes et de se rendre sans condition, faisant fuir les soldats les plus courageux et punissant les fonctionnaires les plus loyaux. Tout l’état-major de l’Église catholique s’est révélé allié à l’ennemi et est lui-même l’ennemi de ceux qu’il devrait au contraire défendre : l’ennemi du Christ et de ceux qui se glorifient de servir sous sa bannière.

Comment pouvons-nous comprendre, à la lumière de la Révélation, cette situation redoutable et unique dans toute l’histoire de l’Église ? Nous devons tout d’abord avoir un regard surnaturel, avec lequel nous pouvons comprendre que les événements actuels sont permis par Dieu, et que de toute façon ils ne parviendront jamais à submerger l’Église. La grande apostasie a été annoncée dans les Saintes Écritures et ne doit pas nous prendre au dépourvu. Éclairés par les paroles de l’Apocalypse de saint Jean et par des révélations privées approuvées, nous pouvons comprendre que la fin des temps est nécessaire pour séparer définitivement le bon grain de l’ivraie, ce qui nous permettra de reconnaître qui est avec le Christ et qui est contre Lui. Nous devons également comprendre que les tribulations que nous subissons sont aussi la juste punition de décennies – j’ose dire de siècles – d’infidélités des catholiques et d’une partie de la Hiérarchie : infidélités privées et publiques, enracinées dans le respect humain, dans la peur, dans les déviations morales et doctrinales, et dans les compromis avec la mentalité sécularisé et avec les ennemis de Notre Seigneur. Si nous considérons que la Révolution française a été la punition de Dieu pour le manquement de Louis XIV à lui consacrer les insignes du Royaume, nous comprenons bien les conséquences de la désobéissance du Roi de France pour l’avenir de l’Europe.

Rappelons le message que Notre Seigneur a confié à Sainte Marguerite Marie Alacoque en 1689, avec pour mission de le transmettre au roi de France Louis XIV :

Faites savoir au fils aîné de mon Sacré-Cœur, que de même que sa naissance temporelle a été obtenue grâce à la dévotion aux mérites de ma Sainte Enfance, ainsi sa naissance à la grâce et à la gloire éternelle sera obtenue par la consécration qu’il fera de lui-même à mon Adorable Cœur, qui veut triompher de son cœur, et par là, des cœurs des grands de la terre.

Le Sacré-Cœur veut régner dans son palais, être représenté sur ses étendards et gravé sur ses armes, afin de le rendre victorieux de tous ses ennemis, mettant à ses pieds ses ennemis fiers et hautains, afin de le faire triompher de tous les ennemis de l’Église.

Le Sacré-Cœur désire entrer avec pompe et magnificence dans les palais des princes et des rois, afin d’être honoré aujourd’hui autant qu’il a été outragé, humilié et méprisé pendant sa Passion. Il désire voir les grands de la terre abaissés et humiliés à ses pieds, comme il a été anéanti ensuite.

Mais si, il y a plus de trois siècles, la désobéissance de ceux qui gouvernaient les affaires publiques a mérité le sévère châtiment du Roi des rois, imaginons quelles calamités la désobéissance de ceux qui gouvernent l’Église a pu provoquer. Ainsi, si avec la Révolution française la société civile a chassé le Roi universel de sa divine seigneurie pour l’usurper et répandre les erreurs du libéralisme et du socialisme, avec la révolution conciliaire les papes et les évêques ont enlevé la triple couronne à la Tête du Corps mystique et à son Vicaire, faisant de l’Église du Christ une sorte de république parlementaire au nom de la collégialité et de la synodalité. Prenons-en acte : Notre Seigneur Jésus-Christ non seulement n’est plus reconnu comme Souverain des nations. Il n’est même plus reconnu comme Souverain de son Église, dans laquelle le but de la gloire de Dieu et du salut des âmes a été remplacé par la gloire de l’homme et la damnation des âmes qui en découle. Ce qui était hier un vice est aujourd’hui une vertu ; ce qui était hier une vertu est aujourd’hui un vice : toute l’action actuelle de la secte moderniste qui infeste le Vatican, les diocèses et les ordres religieux est caractérisée par le renversement de ce qui nous a été enseigné et transmis.

Dans ce contexte de rébellion et d’infidélité, ceux qui restent fidèles et s’efforcent de continuer à faire ce qu’ils ont toujours fait sont l’objet d’une véritable persécution. Cela a commencé par la ridiculisation des traditionalistes, en les désignant comme lefebvristes ou préconciliaires. Puis, selon la pratique que nous avons vue utilisée dans les régimes totalitaires, les bons catholiques ont été définis comme fous ou malades – ce que les sociologues appellent la pathologisation de la dissidence. Ne croyez pas que j’utilise des expressions exagérées : il y a quelques jours à peine, un prêtre du Costa Rica a été suspendu de son ministère et contraint de suivre un traitement psychiatrique simplement pour avoir célébré la messe de Paul VI en latin malgré l’interdiction de son évêque, Mgr Bartolomé Buigues (ici). Nous assistons aujourd’hui à la criminalisation des dissidents, et si nous ne voyons pas encore leur élimination physique, nous savons combien d’entre eux sont suspendus a divinis, privés de leurs moyens de subsistance et bannis de la vie ecclésiale. Et cela se produit alors que, dans le même temps, les personnes scandaleuses et les fornicateurs de toutes sortes non seulement ne sont pas punis et expulsés du ministère, mais sont même promus et immortalisés sur des photos aux côtés de Bergoglio, qui les serre de près parce qu’il sait qu’il peut les utiliser comme bon lui semble. Comprenons donc pourquoi la corruption des prélats sert le plan de la secte conciliaire : leurs fautes sont un excellent moyen d’obtenir leur obéissance et leur complicité dans l’exécution des pires atrocités contre l’Église et les fidèles.

L’initiative Coalition for Canceled Priests (Coalition en faveur des prêtres persécutés) est certainement une réponse à ce qui se passe, car ce projet entend apporter une aide aux prêtres victimes de persécutions et d’abus canoniques de la part d’évêques infidèles et renégats. Leur autorité, usurpée pour faire le mal au lieu de gouverner avec sagesse et charité le troupeau qui leur est confié, s’évanouit au moment même où ils l’utilisent contre le but pour lequel elle a été établie. Il est vrai qu’ils détiennent le pouvoir : mais ce pouvoir est au service d’un abus tyrannique sur lequel on ne peut ni ne doit se taire. Il est de notre devoir d’élever la voix pour condamner fermement les actes illégitimes des pasteurs qui se sont révélés être des mercenaires, sinon des loups voraces. Et c’est aussi notre droit non seulement de désobéir aux ordres illégitimes, invalides et nuls, mais aussi d’accomplir des actes d’objection de conscience et de former des initiatives visant à protéger les victimes de ces loups déguisés en moutons.

Permettez-moi également de suggérer, parallèlement à cette initiative louable, la création d’une fondation internationale qui puisse recueillir les offrandes et les dons des fidèles, en les détournant des paroisses et des diocèses qui sont de connivence avec le régime bergoglien actuel. Lorsque les évêques verront qu’ils prennent un coup dans leurs comptes bancaires, ils seront probablement persuadés de tempérer leur approche consistant à ostraciser les bons prêtres. Lorsque les tribunaux – civils ou ecclésiastiques – soutiendront ceux qui sont persécutés, leurs persécuteurs seront probablement plus prudents dans leurs abus de pouvoir. En attendant, des initiatives comme la Coalition pour les prêtres persécutés et d’autres projets similaires permettront de pratiquer les œuvres de miséricorde et d’acquérir des mérites devant Dieu. Chacun de nous, selon ses moyens, peut apporter une contribution concrète – pas nécessairement uniquement financière – ne serait-ce qu’en affectant ses offrandes à ceux qui les méritent et non à ceux qui les utilisent pour opprimer le bon clergé.

N’oublions pas, cependant, qu’en plus de l’aide matérielle, nous sommes tous appelés à redécouvrir le sens de la communauté, dont la Hiérarchie conciliaire aime tant parler sans jamais le mettre en pratique dans un sens catholique. Si nous sommes vraiment des frères dans le Christ, alors, en tant que frères, nous devons nous entraider aussi en accueillant nos prêtres, en leur offrant un logement, en préparant un autel domestique autour duquel nous pouvons rassembler nos amis. Nous devons mettre nos capacités à leur service – même les plus humbles, comme savoir cuisiner, construire un mur ou réparer un toit – pour ceux qui, aujourd’hui, sont expulsés de leur presbytère et se retrouvent à la rue. Nous devons penser aux jeunes hommes qui ont généreusement répondu à une vocation sacerdotale ou religieuse au cœur de la Tradition et qui voient aujourd’hui leur Ordination ou leur Profession religieuse mise en danger s’ils n’acceptent pas les déviations doctrinales et morales qui sont maintenant imposées par la secte conciliaire. Nous devons faire comprendre aux quelques évêques et cardinaux qui restent fidèles au Magistère qu’il ne peut y avoir aucune possibilité de dialogue avec ceux qui ont amplement démontré qu’ils sont alignés sur l’ennemi. Et nous devons prier la Divine Majesté, par l’intercession de la Reine du Ciel et de la Mère du Sacerdoce, pour qu’elle daigne accepter nos souffrances et celles de ces bons prêtres pour la conversion de la Hiérarchie qui a été corrompue aujourd’hui du haut en bas.

Aux nombreux, trop nombreux, prêtres, religieux et clercs – parmi lesquels, ne l’oublions pas, se trouvent également de nombreuses religieuses, moniales et sœurs – j’adresse mon souvenir affectueux, partageant leurs souffrances, les exhortant tous à s’offrir en victime en expiation des péchés des ministres de l’Église. Unissez-vous dans le Saint Sacrifice de la Messe à l’offrande de la divine, pure, sainte et immaculée Victime : que votre vie soit un sacrifice agréable à Dieu, dans un véritable esprit sacerdotal. Et que vous puissiez tous répéter, avant la fin de vos jours, les paroles du Cantique de Siméon : quia viderunt oculi mei salutare tuum (Lc 2, 30).

J’ai rappelé ci-dessus la cause des maux actuels : la rébellion contre la Royauté universelle de Notre Seigneur Jésus-Christ. La consécration de chacun de nous, des familles, des communautés, des nations et de la Sainte Église au Très Sacré Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie est en mesure d’émouvoir la Très Sainte Trinité par sa compassion et de mettre fin à ce terrible fléau, ou du moins de l’abréger et de hâter le triomphe du Roi des rois sur l’ennemi du genre humain. Tel est mon vœu le plus sincère ; telle est la noble intention qui doit animer toutes nos actions ; tel est le fondement de la fin formidable et inexorable des plans de Satan. Christus vincit, Christus regnat, Christus imperat !

+ Carlo Maria Viganò, archevêque

Dubuque, Iowa, U.S.A. – 22 septembre 2021