Les manipulations fleurissent par les temps qui courent comme les pissenlits au printemps… L’inconduite (pour ne pas dire la malhonnêteté) des « scientifiques » officiels et des autorités de santé laisse pantois tellement elle apparaît désinhibée. Entre modifications a posteriori des protocoles de recherches, trucage des données, courbes ne correspondant pas aux chiffres avancés, on voit même […] OlderNewer Les manipulations fleurissent par les temps qui courent comme les pissenlits au printemps… L’inconduite (pour ne pas dire la malhonnêteté) des « scientifiques » officiels et des autorités de santé laisse pantois tellement elle apparaît désinhibée. Entre modifications a posteriori des protocoles de recherches, trucage des données, courbes ne correspondant pas aux chiffres avancés, on voit même désormais des abstracts d’articles publiés dans des revues à comité de lecture n’ayant rien à voir avec le contenu des articles mais relevant du pur marketing et même à vrai dire de la publicité mensongère !
Les médecins, la presse et les politiques se contentant de lire ces abstracts sans analyser le contenu des articles (tout en considérant que toute contestation est le fait de dangereux « complostiss »), c’est en fait un jeu d’enfant pour les industries concernées de faire marcher tout ce petit monde à la baguette dans leurs combines !
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Que ces milieux a priori éduqués soient pareillement assujettis à une manipulation aussi grossière sera du pain béni pour les historiens et les psychosociologues. Sans grande découverte à en attendre : la désignation d’un ennemi imaginaire pour assurer que la masse fasse corps derrière les « zélites » est vieille comme le monde et marche malheureusement à tout les coups. D’autant plus qu’il se trouve des légions de collaborateurs pour imposer avec la violence requise les contenus frauduleux présentées comme vérités scientifiques inquestionnables !
On peut effectivement constater comme me l’a fait remarquer un lecteur sagace et attentif que « l’usage de la notion de « consensus scientifique » est utilisée à tout va pour « clore le débat » en ce qui a trait aux questions qui seraient à débattre au sujet du Sars-CoV-2.
Dans un article fort pertinent, Christian Lévêque, écologue, hydrobiologiste et directeur de recherches émérite, rappelle fort à propos que : « (…) Le fait de contester une théorie majoritaire à un moment donné n’est pas une hérésie, mais un élément du débat scientifique. La découverte de la « vérité » ne se construit pas nécessairement par consensus mais par aller-retour (on pourrait dire essai-erreur) entre un modèle explicatif et les faits observés. La démarche scientifique se nourrit donc d’interrogations, d’esprit critique, et de doutes. Il est possible que d’autres observations dans un autre contexte donnent des résultats différents… d’où des interprétations différentes ! Et la vérité n’est généralement dans aucun camp ! »
La presse, les gouvernants et les « milieux scientifiques » suisses ont hélas déserté ce fondement de la connaissance. Dans la situation que nous vivons, c’est bien plus que dommage, c’est tragique eu égard aux destructions que leur adhésion à une idéologie largement dogmatique inflige à la population.
Au premier rang du florilège des manipulations qui ont pignon sur rue grâce à ces acteurs en perdition figure cette affirmation mille fois répétée que l’efficacité du « vaccin » Pfizer en termes de protection contre le Sars-CoV-2 est de l’ordre de 95%.
Ce qui est une affirmation (à nouveau) erronnée ! Ceci pour deux raisons :
– Ensuite, il est reconnu de longue date comme manipulatoire d’indiquer uniquement la valeur d’efficacité relative d’un médicament ou d’un vaccin sans indiquer également l’efficacité réelle (ou absolue).
J’avais cité lors du séminaire que j’ai présenté à l’IHU de Marseille à la fin du mois de mai le propos de Richard Smith (ancien rédacteur en chef du même British Medical Journal. Lequel, observait alors à regret (on était en 2005 !) que les revues médicales s’écartaient de plus en plus de la science, et qu’elles devenaient « le bras marketing des laboratoires pharmaceutiques » en usant d’un ensemble de trucages plus ou moins grossiers.
Au nombre des « méthodes employées par les entreprises pharmaceutiques pour obtenir les résultats désirés d’essais cliniques, figure, en huitième position, celle qui nous intéresse ici:
soit « présenter les résultats qui ont le plus de chance d’impressionner – par exemple, la réduction du risque relatif plutôt que du risque absolu. »
C’est de ce subterfuge qu’usent et abusent ceux qui nous gouvernent en induisant évidemment la population en erreur.
Elément-clé essentiel pour imposer comme il l’est actuellement le dogme « vaccinal ». Pour un produit qui, rappelons-le, n’est même pas un vaccin mais une injection génique expérimentale ! Sur laquelle Laurent Mucchielli, directeur de recherches au CNRS vient d’alerter avec différents collègues sur le fait qu’elle conduit actuellement à une « mortalité grave et inédite », les auteurs estimant que « sa dissimulation l’est plus encore. Soyons clairs : dissimuler d’une façon ou d’une autre un tel danger est tout simplement criminel vis-à-vis de la population. »
C’est dire si la situation est grave et que nous ne sommes ici en aucun cas confrontés uniquement à de « très rares effets indésirables sans gravité » comme a osé l’affirmer récemment le ministre suisse de la santé…
Je reproduis pour la qualité de la démonstration l’analyse publiée il y a peu par l’équipe scientifique de Réinfocovid. Avec mes remerciements pour leur travail de qualité.
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Comment est calculée l’efficacité des vaccins ?
Par : Collectif Reinfocovid, le 20 juillet 2021
Tous les laboratoires producteurs de vaccins anti-covid ont largement relayé l’immense efficacité de leurs vaccins. Cette efficacité est en fait une efficacité relative, et la FDA recommande de communiquer aussi l’efficacité absolue des vaccins et pas uniquement l’efficacité relative car cela influence abusivement les patients et les médecins !
A Retenir
Il ne faut pas se laisser berner par des taux d’efficacité relative élevés. L’efficacité absolue des vaccins calculés par des chercheurs sont [4]:
Moderna : efficacité absolue = 1,1%
Pfizer : efficacité absolue = 0,7%
Cela signifie que si vous êtes vaccinés par Pfizer ou Moderna vous diminuez votre risque d’être infecté par le Sars Cov 2 de 0,7 % et 1,1 % respectivement
Tous les laboratoires producteurs de vaccins anti-covid ont largement relayé dans les documents grand public, et les documents scientifiques, l’immense efficacité de leurs vaccins, comme on peut le voir ci-dessous [1], [2], [3] :
Cette efficacité est en fait une efficacité relative, et la FDA (Food and Drug Administration) recommande de communiquer aussi l’efficacité absolue des vaccins et pas uniquement l’efficacité relative car cela influence abusivement les patients et les médecins ! [4]
Selon Kawahti et al. [5], les différences entre les mesures d’effet relatif et les mesures d’effet absolu dans les études sont « mal comprises par les professionnels de la santé, et encore plus mal comprises par les patients ».
Alors un taux d’efficacité de 95% du Pfizer/BioNtech, ça veut dire quoi ?
Réinfocovid vous l’explique :
95% d’efficacité est un taux d’efficacité relatif qui se calcule selon la formule suivante :
Ainsi, on peut calculer l’efficacité relative du vaccin Pfizer, d’après le tableau 2 synthétisant les résultats du laboratoire publiés dans la revue NEJM [6].
Mais le Taux de Contamination des personnes du groupe Placebo était :
et le Taux de Contamination des personnes Vaccinées était :
Le taux d’efficacité absolu du vaccin est donc selon [4]:
(NB : Ce résultat est légèrement supérieur à celui publié dans l’article [4], car les auteurs ont considéré 21720 et 21726 candidats pour les groupes vacciné et placébo, respectivement, pour arriver à un taux d’efficacité absolu de 0,7%.)
Cela signifie que dans l’essai mené durant l’automne 2020, 99,1% des non-vaccinés N’ONT PAS EU la Covid-19 contre 99,96% des vaccinés.
L’efficacité absolue du vaccin Pfizer est donc de 0,86%.
La différence entre efficacité relative et absolue peut être illustrée par un schéma inspiré de [4]
En conclusion :
Il ne faut pas se laisser berner par des taux d’efficacité relative élevés. L’efficacité absolue des vaccins calculés par des chercheurs sont [4]:
Moderna : efficacité absolue = 1,1%
Pfizer : efficacité absolue = 0,7%
Cela signifie que si vous êtes vaccinés par Pfizer ou Moderna vous diminuez votre risque d’être infecté par le Sars Cov 2 de 0,7 % et 1,1 % respectivement
Lien vers l’article sur Reinfocovid : cliquer ici.
[5] Kahwati, L.; Carmody, D.; Berkman, N.; Sullivan, H.W.; Aikin, K.J.; DeFrank, J. Prescribers’ Knowledge and Skills for Interpreting Research Results: A Systematic Review. J. Contin. Educ. Health Prof. 2017, 37, 129–136
Les manipulations fleurissent par les temps qui courent comme les pissenlits au printemps… L’inconduite (pour ne pas dire la malhonnêteté) des « scientifiques » officiels et des autorités de santé laisse pantois tellement elle apparaît désinhibée. Entre modifications a posteriori des protocoles de recherches, trucage des données, courbes ne correspondant pas aux chiffres avancés, on voit même désormais des abstracts d’articles publiés dans des revues à comité de lecture n’ayant rien à voir avec le contenu des articles !
Les médecins, la presse et les politiques se contentant de lire les abstracts et de considérer que toute contestation est le fait de dangereux « complostiss », c’est en fait un jeu d’enfant pour les industries concernées de faire marcher tout ce petit monde à la baguette dans leurs combines !
Que ces milieux a priori éduqués soient pareillement assujettis à une manipulation aussi grossière sera du pain béni pour les historiens et les psychosociologues. Sans grande découverte à en attendre : la désignation d’un ennemi imaginaire pour assurer que la masse fasse corps derrière les « zélites » est vieille comme le monde et marche malheureusement à tout les coups. D’autant plus qu’il se trouve des légions de collaborateurs pour imposer avec la violence requise les absurdités et vilenies présentées comme vérités scientifiques inquestionnables !
On peut effectivement constater comme me l’a fait remarquer un lecteur sagace et attentif que « l’usage de la notion de « consensus scientifique » est utilisée à tout va pour « clore le débat » en ce qui a trait aux questions qui seraient à débattre au sujet du Sars-CoV-2. Le pauvre Alexis Favre (présentateur de la Radio Télévision Suisse) avait sorti, triomphant, cet piteux argument lors d’un débat où il était – comme il se doit au pays de la déconfiture journalistique – juge et partie…
« (…) Le fait de contester une théorie majoritaire à un moment donné n’est pas une hérésie, mais un élément du débat scientifique. La découverte de la « vérité » ne se construit pas nécessairement par consensus mais par aller-retour (on pourrait dire essai-erreur) entre un modèle explicatif et les faits observés. La démarche scientifique se nourrit donc d’interrogations, d’esprit critique, et de doutes. Il est possible que d’autres observations dans un autre contexte donnent des résultats différents… d’où des interprétations différentes ! Et la vérité n’est généralement dans aucun camp ! »
La presse, les gouvernants et les « milieux scientifiques » suisses n’ont pas encore accédé hélas à ce B.A.-BA de l’intelligence et de la réflexion. Dans la situation que nous vivons, c’est plus que dommage, c’est tragique eu égard aux destructions que leur adhésion à des dogmes fallacieux infligent à la population.
Au premier rang du florilège des mensonges et manipulations qu ont pignon sur rue grâce à ces acteurs en perdition figure cette affirmation mille fois répétée que l’efficacité du « vaccin » Pfizer en termes de protection contre le Sars-CoV-2 est de l’ordre de 95%.
Eh bien, aussi incroyable que cela paraisse, c’est à nouveau une pure foutaise ! Ceci pour deux raisons :
– Ensuite, il est reconnu de longue date comme manipulatoire d’indiquer uniquement la valeur d’efficacité relative d’un médicament ou d’un vaccin sans indiquer également l’efficacité réelle (ou absolue).
J’avais cité lors du séminaire que j’ai présenté à l’IHU de Marseille à la fin du mois de mai le propos de Richard Smith (ancien rédacteur en chef du même British Medical Journal. Lequel, observait alors à regret (on était en 2005 !) que les revues médicales s’écartaient de plus en plus de la science, et qu’elles devenaient « le bras marketing des laboratoires pharmaceutiques » en usant d’un ensemble de trucages plus ou moins grossiers.
Au nombre des méthodes employées par les entreprises pharmaceutiques pour obtenir les résultats désirés d’essais cliniques, figure, en huitième position, celle qui nous intéresse ici :
soit « présenter les résultats qui ont le plus de chance d’impressionner – par exemple, la réduction du risque relatif plutôt que du risque absolu ».
C’est de ce grossier subterfuge, contraire à l’honnêteté et à la probité intellectuelles, qu’usent et abusent ceux qui nous gouvernent en induisant évidemment la population en erreur.
Élément-clé essentiel pour imposer comme il l’est actuellement le dogme « vaccinal ». Pour un produit qui, rappelons-le, n’est même pas un vaccin mais une injection génique expérimentale ! Sur laquelle Laurent Mucchielli, directeur de recherches au CNRS vient d’alerter avec différents collègues sur le fait qu’elle conduit actuellement à une « mortalité grave et inédite », les auteurs estimant que « sa dissimulation l’est plus encore. Soyons clairs : dissimuler d’une façon ou d’une autre un tel danger est tout simplement criminel vis-à-vis de la population ».
C’est dire si la situation est grave et que nous ne parlons aucunement ici de « très rares effets indésirables sans gravité » comme a osé l’affirmer récemment le ministre suisse de la Santé…
Je reproduis pour la qualité de la démonstration l’analyse publiée il y a peu par l’équipe scientifique de Réinfocovid. Avec mes remerciements pour leur travail de qualité.*Comment est calculée l’efficacité des vaccins ?
parCollectif Reinfocovid.
Tous les laboratoires producteurs de vaccins anti-covid ont largement relayé l’immense efficacité de leurs vaccins. Cette efficacité est en fait une efficacité relative, et la FDA recommande de communiquer aussi l’efficacité absolue des vaccins et pas uniquement l’efficacité relative car cela influence abusivement les patients et les médecins !
À Retenir
Il ne faut pas se laisser berner par des taux d’efficacité relative élevés. L’efficacité absolue des vaccins calculés par des chercheurs sont[4] :
Moderna : efficacité absolue = 1,1%
Pfizer : efficacité absolue = 0,7%
Cela signifie que si vous êtes vaccinés par Pfizer ou Moderna vous diminuez votre risque d’être infecté par le Sars-Cov 2 de 0,7% et 1,1% respectivement.
Tous les laboratoires producteurs de vaccins anti-covid ont largement relayé dans les documents grand public, et les documents scientifiques, l’immense efficacité de leurs vaccins, comme on peut le voir ci-dessous1,2,3 :
Cette efficacité est en fait une efficacité relative, et la FDA (Food and Drug Administration) recommande de communiquer aussi l’efficacité absolue des vaccins et pas uniquement l’efficacité relative car cela influence abusivement les patients et les médecins !4
Selon Kawahti et al.5, les différences entre les mesures d’effet relatif et les mesures d’effet absolu dans les études sont « mal comprises par les professionnels de la santé, et encore plus mal comprises par les patients ».
Alors un taux d’efficacité de 95% du Pfizer/BioNtech, ça veut dire quoi ?
Réinfocovid vous l’explique :
95% d’efficacité est un taux d’efficacité relatif qui se calcule selon la formule suivante :
Ainsi, on peut calculer l’efficacité relative du vaccin Pfizer, d’après le tableau 2 synthétisant les résultats du laboratoire publiés dans la revue NEJM.6
Mais le Taux de Contamination des personnes du groupe Placebo était :
et le Taux de Contamination des personnes Vaccinées était :
Le taux d’efficacité absolu du vaccin est donc selon[4] :
(NB : Ce résultat est légèrement supérieur à celui publié dans l’article[4], car les auteurs ont considéré 21 720 et 21 726 candidats pour les groupes vacciné et placébo, respectivement, pour arriver à un taux d’efficacité absolu de 0,7%).
Cela signifie que dans l’essai mené durant l’automne 2020, 99,1% des non-vaccinés N’ONT PAS EU la Covid-19 contre 99,96% des vaccinés.
L’efficacité absolue du vaccin Pfizer est donc de 0,86%.
La différence entre efficacité relative et absolue peut être illustrée par un schéma inspiré de [4]
En conclusion
Il ne faut pas se laisser berner par des taux d’efficacité relative élevés. L’efficacité absolue des vaccins calculés par des chercheurs est[4] :
Moderna : efficacité absolue = 1,1%
Pfizer : efficacité absolue = 0,7%
Cela signifie que si vous êtes vaccinés par Pfizer ou Moderna vous diminuez votre risque d’être infecté par le Sars-Cov 2 de 0,7% et 1,1% respectivement.
Lien vers l’article sur Reinfocovid : cliquer ici.
Diane Montagna : Excellence, la nouvelle lettre apostolique du pape François, publiée sous forme de Motu proprio le 16 juillet 2021, s’intitule Traditionis Custodes (Gardiens de la Tradition). Quelle a été votre première impression quant au choix de ce titre ?
Mgr Schneider : Cela m’a d’emblée fait l’impression d’un berger qui, au lieu de porter l’odeur de ses brebis, les frappe rageusement avec un bâton.
Quelles sont vos impressions générales à propos de ce Motu proprio et de la Lettre du Pape François aux évêques du monde entier qui l’accompagne, où il explique ses raisons pour restreindre la Messe latine traditionnelle ?
Dans son exhortation apostolique programmatique Evangelii Gaudium, le Pape François recommande certaines « dispositions qui aident à mieux accueillir l’annonce : proximité, ouverture au dialogue, patience, accueil cordial qui ne condamne pas » (n. 165). Pourtant, à la lecture du nouveau Motu proprio et de la Lettre qui l’accompagne, on a l’impression inverse, à savoir que le document, dans son ensemble, fait preuve d’intolérance pastorale et même de rigidité spirituelle. Le Motu proprio et la Lettre qui l’accompagne communiquent un esprit réprobateur et peu accueillant. Dans le document sur la fraternité humaine (signé à Abu Dhabi le 4 février 2019), le pape François embrasse la « diversité des religions », alors que dans son nouveau Motu proprio, il rejette résolument la diversité des formes liturgiques du rite romain. Ce Motu proprio présente un contraste d’attitude, ô combien flagrant, par rapport au principe directeur du pontificat du Pape François, à savoir l’inclusion et l’amour préférentiel pour les minorités et ceux qui se trouvent à la périphérie de la vie de l’Église. Et quelle position étonnamment étroite d’esprit ne découvre-t-on pas dans le Motu Proprio, en contradiction avec les propres mots du Pape François : « Nous savons que de différentes parts nous sommes tentés de vivre dans cette logique du privilège qui nous sépare – en séparant, qui nous exclue – en excluant, qui nous enferme – en enfermant les rêves et la vie de tant de nos frères » (Homélie aux Vêpres, 31 décembre 2016). Les nouvelles normes du Motu proprio dénigrent la forme millénaire de la lex orandi de l’Église romaine et, en même temps, elles « enferment les rêves et la vies de tant » de familles catholiques, et en particulier des jeunes et des jeunes prêtres, dont la vie spirituelle et l’amour pour le Christ et l’Église ont grandi et ont grandement bénéficié de la forme traditionnelle de la sainte messe.
Le Motu proprio établit le principe d’une rare exclusivité liturgique, en déclarant que les nouveaux livres liturgiques promulgués sont la seule expression [unica] de la lex orandi du Rite Romain (Art. 1). Quel contraste cette position n’offre-t-elle pas, aussi, par rapport à ces paroles du pape François : « C’est vrai, l’Esprit Saint suscite les différents charismes dans l’Église ; apparemment, cela semble créer du désordre, mais en réalité, sous sa conduite, cela constitue une immense richesse, parce que l’Esprit Saint est l’Esprit d’unité, qui ne signifie pas uniformité » (Homélie du pape François à la cathédrale catholique du Saint-Esprit, Istanbul, samedi 29 novembre 2014).
Quelles sont les plus grandes inquiétudes que suscitent chez vous le nouveau document ?
En tant qu’évêque, l’une de mes principales préoccupations est celle-ci : qu’au lieu de favoriser une plus grande unité par la coexistence de diverses formes liturgiques authentiques, le Motu proprio ne crée une société à deux vitesses dans l’Église, avec des catholiques de première classe et des catholiques de seconde classe. Les privilégiés de première classe sont ceux qui adhèrent à la liturgie réformée, c’est-à-dire au Novus Ordo, tandis que les catholiques de seconde classe, qui seront désormais à peine tolérés, comprennent un grand nombre de familles, d’enfants, de jeunes et de prêtres catholiques qui, au cours des dernières décennies, ont grandi dans la liturgie traditionnelle et ont fait l’expérience, avec un grand bénéfice spirituel, de la réalité et du mystère de l’Église grâce à cette forme liturgique, que les générations précédentes considéraient comme sacrée et qui a formé tant de saints et de catholiques exceptionnels au cours de l’histoire.
Le Motu proprio et la lettre qui l’accompagne commettent une injustice à l’égard de tous les catholiques qui adhèrent à la forme liturgique traditionnelle, en les accusant d’être source de division et de rejeter le Concile Vatican II. En fait, une partie considérable de ces catholiques se tient loin des discussions doctrinales à propos de Vatican II, du nouvel ordre de la Messe (Novus Ordo Missae), et d’autres problèmes liés à la politique ecclésiastique. Ils veulent simplement adorer Dieu dans la forme liturgique par laquelle Dieu a touché et transformé leurs cœurs et leurs vies. L’argument invoqué dans le Motu proprio et la lettre qui l’accompagne, à savoir que la forme liturgique traditionnelle crée des divisions et menace l’unité de l’Église, est contredit par les faits. En outre, le ton désobligeant adopté dans ces documents à l’encontre de la forme liturgique traditionnelle conduirait tout observateur impartial à conclure que ces arguments ne sont qu’un prétexte et une ruse, et que quelque chose d’autre est ici en jeu.
Trouvez-vous probante la comparaison faite par le pape François (dans sa lettre d’accompagnement aux évêques) entre ses nouvelles mesures et celles prises par saint Pie V en 1570 ?
L’époque du concile Vatican II et de l’Église dite « conciliaire » a été caractérisée par une ouverture à la diversité et à l’inclusion des spiritualités et des expressions liturgiques locales, ainsi que par le rejet du principe d’uniformité de la pratique liturgique de l’Église. Tout au long de l’histoire, la véritable attitude pastorale a été celle de la tolérance et du respect envers une diversité de formes liturgiques, à condition qu’elles expriment l’intégrité de la foi catholique, la dignité et le caractère sacré des formes rituelles, et qu’elles portent un véritable fruit spirituel dans la vie des fidèles. L’Église romaine reconnaissait jadis la diversité des expressions dans sa lex orandi. Dans la constitution apostolique promulguant la liturgie tridentine, Quo Primum (1570), le pape Pie V, en approuvant toutes les expressions liturgiques de l’Église romaine qui avaient plus de deux cents ans, les reconnaissait comme une expression également digne et légitime de la lex orandi de l’Église romaine. Dans cette bulle, le pape Pie V a déclaré qu’il n’annulait en aucun cas les autres expressions liturgiques légitimes de l’Église romaine. La forme liturgique de l’Église romaine qui était valide jusqu’à la réforme de Paul VI n’est pas née avec Pie V, mais est restée essentiellement inchangée même pendant des siècles avant le Concile de Trente. La première édition imprimée du Missale Romanum remonte à 1470, soit cent ans avant le missel publié par Pie V. L’ordre de la messe des deux missels est presque identique ; la différence réside davantage dans des éléments secondaires, tels que le calendrier, le nombre de préfaces et des normes rubriques plus précises.
Le nouveau Motu Proprio du pape François est également très préoccupant en ce qu’il manifeste une attitude discriminatoire à l’égard d’une forme liturgique quasi millénaire de l’Église catholique. L’Église n’a jamais rejeté ce qui, au cours de nombreux siècles, a exprimé le caractère sacré, la précision doctrinale et la richesse spirituelle, et a été exalté par de nombreux papes, de grands théologiens (par exemple saint Thomas d’Aquin) et de nombreux saints. Les peuples d’Europe occidentale et, en partie, d’Europe orientale, d’Europe du Nord et du Sud, des Amériques, d’Afrique et d’Asie ont été évangélisés et formés doctrinalement et spirituellement par le rite romain traditionnel, et ces peuples ont trouvé dans ce rite leur demeure spirituelle et liturgique. Le pape Jean-Paul II a donné un exemple d’appréciation sincère de la forme traditionnelle de la Messe, lorsqu’il a affirmé : « Dans le Missel Romain, dit de Saint Pie V, comme dans diverses liturgies orientales, on trouve de très belles prières avec lesquelles le prêtre exprime le plus profond sens d’humilité et de révérence face aux saints mystères: celles-ci révèlent la substance même de toute liturgie » (Message aux participants à l’Assemblée plénière de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, 21 septembre 2001).
Ce serait aller contre le véritable esprit de l’Église de tous les temps que d’exprimer aujourd’hui du mépris pour cette forme liturgique, de la désigner comme « source de division » et comme dangereuse pour l’unité de l’Église, et d’émettre des normes visant à faire disparaître cette forme à terme. Les normes établies par le Motu proprio du pape François cherchent à arracher sans pitié la liturgie traditionnelle des âmes et des vies de tant de catholiques, elle qui est sainte en soi et représente la patrie spirituelle de ces catholiques. Avec ce Motu Proprio, les catholiques qui ont été aujourd’hui spirituellement nourris et formés par la liturgie traditionnelle de la Sainte Mère l’Eglise, ne vivront plus l’Eglise comme une mère mais plutôt comme une « marâtre », conformément à la description qu’en a faite le pape François lui-même : « Une mère qui critique, qui dit du mal de ses enfants n’est pas une mère ! Je crois que l’on dit “marâtre” en italien… Elle n’est pas une mère » (Discours aux religieux du diocèse de Rome, 16 mai 2015).
La lettre apostolique du pape François a été publiée le jour de la fête de Notre-Dame du Mont Carmel, patronne des carmélites (comme sainte Thérèse de Lisieux), qui prient particulièrement pour les prêtres. À la lumière de ces nouvelles mesures, que diriez-vous aux séminaristes diocésains et aux jeunes prêtres qui espéraient célébrer la messe traditionnelle en latin ?
Le cardinal Joseph Ratzinger a abordé la question de la limitation des pouvoirs du pape en matière de liturgie, en donnant cette explication éclairante : « Le Pape n’est pas un monarque absolu dont la volonté fait loi, mais plutôt le gardien de l’authentique Tradition et par là même, le premier garant de l’obéissance. Il ne peut pas faire ce qu’il veut, et c’est justement pour cela qu’il peut s’opposer à ceux qui entendent faire ce qu’ils veulent. La loi à laquelle il doit s’en tenir n’est pas d’agir ad libitum, mais l’obéissance à la foi. C’est pourquoi, par rapport à la liturgie, il exerce la tâche du jardinier, et non pas celle du technicien qui construit des machines neuves en jetant les vieilles. Le “rite”, c’est-à-dire la forme de célébration et de prière qui mûrit dans la foi et dans la vie de l’Église, est une forme condensée de la Tradition vivante dans laquelle la sphère du rite exprime l’ensemble de sa foi et de sa prière, permettant ainsi en même temps d’expérimenter la communion entre les générations, la communion avec ceux qui priaient avant nous et prieront après nous. Ainsi le rite apparaît comme un don fait à l’Église, une forme vivante de paradosis, de transmission de la Tradition » (Préface du livre The Organic Development of the Liturgy. The Principles of Liturgical Reform and Their Relation to the Twentieth-century Liturgical Movement Prior to the Second Vatican Council par Dom Alcuin Reid, San Francisco 2004).
La Messe traditionnelle est un trésor qui appartient à toute l’Église, puisque les prêtres et les saints l’ont célébrée et profondément estimée et aimée depuis mille ans au moins. En fait, la forme traditionnelle de la Messe était déjà presque la même pendant des siècles avant la publication du Missel du pape Pie V en 1570. Un trésor liturgique valide et hautement estimé, vieux de près de mille ans, n’est pas la propriété privée d’un pape, dont il pourrait librement disposer. Par conséquent, les séminaristes et les jeunes prêtres doivent demander le droit d’utiliser ce trésor commun de l’Église, et si ce droit leur était refusé, ils pourraient néanmoins l’utiliser, peut-être de manière clandestine. Ce ne serait pas un acte de désobéissance, mais plutôt d’obéissance à la Sainte Mère l’Église qui nous a donné ce trésor liturgique. Le ferme rejet d’une forme liturgique quasi millénaire par le pape François représente, en effet, un phénomène éphémère par rapport à l’esprit et à la praxis constants de l’Église.
Excellence, quelle a été votre impression jusqu’à présent quant à la mise en œuvre de Traditionis Custodes ?
En quelques jours à peine, des évêques diocésains et même une conférence épiscopale entière ont déjà commencé à supprimer systématiquement toute célébration de la forme traditionnelle de la Sainte Messe. Ces nouveaux « inquisiteurs de la liturgie » ont fait preuve d’un cléricalisme étonnamment rigide, semblable à celui décrit et déploré par le pape François, lorsqu’il a déclaré : « Il existe cet esprit de cléricalisme dans l’Église, que l’on sent : les clercs se sentent supérieurs, les clercs s’éloignent des gens, les clercs disent toujours : “cela se fait ainsi, ainsi, ainsi, et vous, allez vous-en!” » (Méditation quotidienne de la sainte messe du 13 décembre 2016).
Le Motu proprio anti-traditionnel du pape François partage certaines similitudes avec les décisions liturgiques fatidiques et extrêmement rigides prises par l’Église russe-orthodoxe sous le patriarche Nikon de Moscou entre 1652 et 1666. Elles avaient fini par aboutir à un schisme durable connu sous le nom de « Vieux Ritualistes » (en russe : staroobryadtsy), qui ont maintenu les pratiques liturgiques et rituelles de l’Église russe telles qu’elles existaient avant les réformes du patriarche Nikon. Résistant à l’adaptation de la piété russe aux formes contemporaines du culte grec-orthodoxe, ces vieux ritualistes ont été anathématisés, ainsi que leur rituel, lors du synode de 1666-67, ce qui a provoqué une division entre les vieux ritualistes et ceux qui ont suivi l’Église d’État dans sa condamnation du vieux rite. Aujourd’hui, l’Église orthodoxe russe regrette les décisions draconiennes du patriarche Nikon, car si les normes qu’il a mises en œuvre avaient réellement été pastorales, et qu’elles avaient permis l’utilisation de l’ancien rite, il n’y aurait pas eu un schisme de plusieurs siècles, avec de nombreuses souffrances inutiles et cruelles.
Nous assistons aujourd’hui à un nombre croissant de célébrations de la sainte messe, qui sont devenues une plate-forme pour promouvoir le mode de vie pécheur de l’homosexualité – les « messes LGBT », une expression qui, en soi, est déjà un blasphème. De telles messes sont tolérées par le Saint-Siège et de nombreux évêques. Il est urgent d’adopter un Motu proprio avec des normes strictes supprimant la pratique de ces « messes LGBT », car elles sont un outrage à la majesté divine, un scandale pour les fidèles (les petits) et une injustice envers les personnes homosexuelles sexuellement actives qui, par ces célébrations, sont confirmées dans leurs péchés et dont le salut éternel est ainsi mis en danger.
Pourtant, un certain nombre d’évêques, notamment aux Etats-Unis mais aussi ailleurs, comme en France, ont soutenu les fidèles de leur diocèse attachés à la messe latine traditionnelle. Que diriez-vous pour encourager ces frères évêques ? Et quelle attitude les fidèles doivent-ils avoir à l’égard de leurs évêques, dont beaucoup ont été eux-mêmes surpris par le document ?
Ces évêques ont fait preuve d’une véritable attitude apostolique et pastorale, comme ceux qui sont « des bergers avec l’odeur des brebis ». J’encourage ces évêques et beaucoup d’autres à poursuivre cette noble attitude pastorale. Que ni les louanges des hommes ni la crainte des hommes ne les animent, mais seulement la plus grande gloire de Dieu, et le plus grand bénéfice spirituel des âmes et leur salut éternel. De leur côté, les fidèles doivent manifester à l’égard de ces évêques, gratitude, respect et amour filial.
Quel effet produira selon vous le Motu Proprio ?
Le nouveau Motu proprio du Pape François est finalement une victoire à la Pyrrhus ; il aura un effet boomerang. Les nombreuses familles catholiques et le nombre toujours croissant de jeunes et de prêtres – en particulier de jeunes prêtres – qui assistent à la messe traditionnelle, ne pourront pas permettre que leur conscience soit violée par un acte administratif aussi radical. Dire à ces fidèles et à ces prêtres qu’ils doivent simplement être obéissants à ces normes ne fonctionnera pas avec eux, en définitive, parce qu’ils comprennent qu’un appel à l’obéissance perd son pouvoir quand le but est de supprimer la forme traditionnelle de la liturgie, le grand trésor liturgique de l’Église romaine.
Avec le temps, une chaîne mondiale de messes-catacombes va certainement apparaître, comme cela se produit en période d’urgence et de persécution. Il se peut que nous assistions à une ère de messes traditionnelles clandestines, semblables à celle, si impressionnante, dépeinte par Aloysius O’Kelly dans son tableau Mass in Connemara (Ireland) during Penal Times. Ou peut-être vivrons-nous une époque semblable à celle décrite par saint Basile le Grand, lorsque les catholiques traditionnels étaient persécutés par un épiscopat arien libéral au quatrième siècle. Saint Basile écrivait : « Les bouches des vrais croyants sont muettes, tandis que toute langue blasphématoire s’agite librement ; les choses saintes sont foulées aux pieds ; les meilleurs laïcs fuient les églises comme des écoles d’impiété ; et ils lèvent leurs mains dans les déserts avec des soupirs et des larmes vers leur Seigneur dans le ciel. Vous avez dû entendre ce qui se passe dans la plupart de nos villes, comment nos gens, avec femmes et enfants, et même nos vieillards, sortent en courant devant les murs, et font leurs prières en plein air, supportant avec une grande patience tous les inconvénients du temps, et attendant le secours du Seigneur » (Lettre 92).
La diffusion admirable, harmonieuse et tout à fait spontanée de la forme traditionnelle de la Messe et sa croissance continue, dans presque tous les pays du monde, y compris dans les terres les plus reculées, est sans aucun doute l’œuvre de l’Esprit Saint, et un véritable signe de notre temps. Cette forme de la célébration liturgique porte de véritables fruits spirituels, en particulier dans la vie des jeunes et des convertis à l’Église catholique, car beaucoup de ces derniers ont été attirés à la foi catholique précisément grâce au pouvoir irradiant de ce trésor de l’Église. Le pape François et les autres évêques qui exécuteront son Motu proprio devraient sérieusement prendre en considération le sage conseil de Gamaliel, et se demander s’ils ne sont pas en train de lutter contre une œuvre de Dieu : « Et maintenant je vous dis : Retirez-vous de ces hommes, et laissez-les aller ; car si ce conseil ou cette œuvre vient des hommes, elle (se) dissoudra ; mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas la dissoudre, et vous risquez de combattre contre Dieu même ! » (Actes 5, 38-39). Puisse le pape François reconsidérer, en vue de l’éternité, son acte draconien et tragique, et rétracter courageusement et humblement ce nouveau Motu proprio, en rappelant ses propres paroles : « En réalité, l’Église se montre fidèle à l’Esprit Saint dans la mesure où elle n’a pas la prétention de le régler ni de le domestiquer » (Homélie à la cathédrale catholique du Saint-Esprit, Istanbul, samedi 29 novembre 2014).
En attendant, de nombreuses familles catholiques, des jeunes et des prêtres de tous les continents pleurent maintenant, car le Pape – leur père spirituel – les a privés de la nourriture spirituelle de la Messe traditionnelle, qui a tant renforcé leur foi et leur amour pour Dieu, pour la Sainte Mère l’Église et pour le Siège Apostolique. Ils peuvent, pour un temps, « s’en aller en pleurant, jetant la semence ; ils s’en viennent, ils s’en viennent dans la joie, ils rapporte les gerbes. » (Psaume 126, 6).
Ces familles, ces jeunes et ces prêtres pourraient adresser au pape François des mots semblables à ceux-ci : « Très Saint Père, rendez-nous ce grand trésor liturgique de de l’Église. Ne nous traitez pas comme vos enfants de seconde zone. Ne violez pas nos consciences en nous obligeant à adopter une forme liturgique unique et exclusive, vous qui avez toujours proclamé au monde entier la nécessité de la diversité, de l’accompagnement pastoral et du respect de la conscience. N’écoutez pas les représentants d’un cléricalisme rigide qui vous ont conseillé de réaliser une action aussi impitoyable. Soyez un vrai père de famille, qui “tire de son trésor ce qui est nouveau et ce qui est ancien” (Mt 13, 52). Si vous voulez bien entendre notre voix, au jour de votre jugement devant Dieu, nous serons vos meilleurs intercesseurs. »
Une part significative de la population en occident pense qu’un gouvernement est nommé et travaille pour défendre les intérêts d’un pays et de son peuple. Ces mêmes personnes pensent que les grands médias font un travail de journalisme. Or, pour qui a fermé son poste de télévision, les choses paraissent différentes : une classe dirigeante, peu visible, mène la société au moyen de deux outils : les médias de gouvernement et la classe politique, les quelques exceptions dans ces deux groupes paraissant, hélas, marginales.
Le journaliste est une personne qui a des convictions et du courage, et qui, parfois au détriment de sa propre sécurité, amène des faits cachés ou dérangeants à la connaissance du public. Les grands médias n’ont strictement rien à voir avec le journalisme. Les employés y suivent une ligne éditoriale prédéfinie. Les places y sont confortables et plutôt bien rémunérées. Les médias de gouvernement choisissent avec soin les faits à relater, nous pourrions aussi dire à frelater. Ils créent une réalité factice qui est déployée devant le peuple comme la cape devant l’œil du taureau. Ces médias participent aussi à la lame de fond qui, depuis des décennies, sape sans relâche, toute la culture traditionnelle des pays occidentaux.
La classe politique, soit aux commandes soit dans la supposée opposition, entre ensuite en scène. Elle s’adapte aux résultats de sondages suspects, et agit dans le sens préparé par les médias de gouvernement. Elle fait ce qu’on attend d’elle, en cristallisant des rapports de force qui ont peu à voir avec l’intérêt des pays et des peuples. Tout est factice dans ce jeu de rôles, mais ce n’est pas expliqué au téléspectateur.
La classe dirigeante cherche à augmenter ses profits et à s’assurer que la situation ne puisse pas se retourner, comme lorsque les élus sont mal choisis, ou que le peuple se mêle de donner son avis. A quoi servirait, d’avoir accumulé sa vie durant, si tout devait être remis en cause par des principes imbéciles de justice, de partage et d’entraide. Et pour cela la bonne vieille méthode consiste à diviser les opposants. Jusqu’à il y a peu, la division était simple, il y avait la gauche et la droite. On s’affrontait pour des raisons de moins en moins claires, mais ça marchait depuis plus d’un siècle.
Pendant qu’on se chamaillait pour ces idées, le tapis de jeu s’est déplacé et nous nous retrouvons dans une situation où le peuple ne peut plus rien décider de substantiel, du fait de la mise en place d’un écran de fumée supplémentaire au niveau supra national. Alors a commencé à apparaître que le vrai choix réside entre la protection du pays et la souveraineté, ou la soupe internationale. Le travail des médias de gouvernement consiste, dans ce domaine, à semer la confusion entre l’état de souveraineté et un sentiment frileux de repli sur soi et d’égoïsme.
Les pays qui nous entourent et le notre ont donc perdu leur souveraineté. Et cette situation dure maintenant depuis plusieurs décennies. Les structures internationales qui dirigent les pays ne travaillent pas à l’enrichissement des peuples. Comme les pompes à richesses fonctionnent à plein régime, les choses commencent à aller vraiment mal. Et au bout de plusieurs décennies de ce travail, le pot aux roses risque d’être découvert.
Vient à passer un virus. Passons sur le débat de savoir s’il est naturel ou le résultat du travail de gens qui sont payés pour cela. Toute politique sanitaire efficace et économiquement sensée ayant été involontairement mise à l’écart, les mesures pour interdire de soigner les gens, pour faciliter le départ des anciens dans les foyers de fin de vie, pour obliger le port du bâillon par les enfants, ont fait des heureux. Le business ayant de bons réflexes, on nous a sorti immédiatement des produits nouveaux, censés vacciner la population. Du fait de la pression sociale orchestrée par la classe politique et les médias de gouvernement, pour le bien de tous, on se pique à tout va. Le résultat est au rendez-vous : la santé financière des fabricants fait merveille (rien de plus rentable que de vendre un produit quand les concurrents sont interdits).
Mais malgré tout le soin apporté à construire une psychose collective, il est probable qu’environ une personne sur deux ne voudra pas se faire piquer. Et, du point de vue de la classe dirigeante, c’est encore un résultat excellent. Car cela veut dire que la population a été divisée en deux parties à peu près égales : les « vaccinés » et les autres. Et avec le travail des gouvernements et des médias, ces deux parties vont pouvoir désormais s’affronter sur des questions telles « qui transporte le virus et ses frères ? » ou de celui qui est « vacciné » ou pas, « qui est dangereux pour l’autre? ». Ces questions sont désormais destinées à hanter nos jours et nos nuits. Chaque moitié de la population va donc être dressée contre l’autre moitié. On nous avait prédit la guerre civile et nous n’écoutions que d’une oreille distraite. Nous n’en sommes pas encore là mais le décor se prépare.
Un écrivain russe, Cholakov, a décrit dans le roman « Le Don tranquille » le passage de la révolution soviétique dans le pays cosaque. Il décrit comment le pays s’est séparé en deux, les uns pour les blancs, les autres pour les rouges. Un des personnages dit, en substance : ils ont réussi à nous diviser comme le soc de la charrue divise la terre en deux ; avant le passage, la terre du champ est là, paisible ; après, il reste un fossé qui sépare la terre en deux murs qui s’opposent.
Grâce à la Covid-19, notre société est divisée en deux parties, la ligne de partage passe même au sein des familles, avec leurs membres qui vont se méfier les uns des autres, s’insulter, en venir peut-être aux violences physiques. Et la classe dirigeante reste tranquillement installée, discrète. Tant que nous nous battrons pour des histoires de virus, nous ne nous poserons pas de questions sur d’autres sujets. Les affaires pourront continuer.
Does This Data From Public Health Scotland Show that Vaccine Effectiveness Against Death is Just 46%?
By Will Jones
How well do the vaccines protect from death? The two mostrecent weekly reports from Public Health Scotland give us death data by vaccination status, and by subtracting one from the other we can work out how many Covid patients died in the week July 9th-15th. The results are shown below.
We see that 38 people died with Covid that week, 37 of whom were over 50. Twenty-eight (74%) were fully vaccinated (18 of whom were over 80 and 24 were over 70). Thirty-three (87%) had had at least one dose. Just five (13%) were unvaccinated.
To fully interpret these we need to know how many people were vaccinated in each age group. The problem with obtaining this information is that the official Scottish statistics appear to use the same method as the NHS for estimating vaccine coverage, which gives figures which exceed the likely more accurate estimates of Public Health England by around 5%.
This means the official Scottish figures show extremely high coverage in the over-60s, implausibly hitting 100% in three of the age bands. If we compare this to the latest PHE figures we can see that the corresponding figures in England, taken from the NIMS database, are more like 90-95% than 100%. In fact, the PHE figures are generally around 10 percentage points lower than the PHS figures for the under-70s. That’s a lot.
Even if the Scottish really are more keen on vaccination than the English (not unlikely, if only because of the smaller minority ethnic population), we know from the English figures that the NHS estimates appear, as mentioned, to overestimate vaccine coverage by around 5%. I’m going to use a very rough estimate then that around 93% of the over-50s in Scotland have had at least one dose (compared to around 90% in England) and around 91% are fully vaccinated (compared to around 88% in England).
Looking at just the deaths in the over 50s now (so dropping the one in the under 50s), this means that 89% of the deaths in the week 9th-15th July were in the 93% who were vaccinated with at least one dose; 76% of the deaths were in the 91% who were fully vaccinated; and 11% of the deaths were in the 7% who were unvaccinated. This does imply that the vaccines are having some protective effect, but not as much as we might have expected from other sources such as PHE which claim the vaccines are 75-99% effective against death.
Note that these figures suggest that those who had received only one dose were particularly vulnerable to death, as they made up only around 2% of the over-50s population but accounted for 14% of the deaths. Since almost all the over-50s had been offered two doses by this point, this means those who had only one may have had particular reason to avoid the second, such as a bad reaction to the first, or simply being otherwise more vulnerable.
We can use these figures to do a crude estimate of the vaccine effectiveness against death. The four deaths in the seven percent who were unvaccinated imply that if the vaccines have no effect there would have been 57 deaths in total (4/0.07), or 52 deaths in the 91% who were fully vaccinated. There were 28 deaths in the fully vaccinated, meaning the vaccines reduced the expected deaths among the over-50s by 46%. This is 46% overall protection, not protection in addition to protection from infection and hospitalisation, and is considerably below the 75-99% PHE estimate.
This is a very crude estimate, however, as 20 of the deaths were in the over-80s. Once we have more data from the recent surge we may be able to get a better estimate.
Andrew Bridgen MP Criticises Government Over “Serious Infringement on People’s Liberties” Threatened by Vaccine Passports
By Michael Curzon
Conservative MP Andrew Bridgen says vaccine passports represent a “serious infringement on people’s liberties” and that he doesn’t believe they will actually be introduced. He told LBC radio that, if the Government is serious about its plans, Parliament should be recalled so as to allow for proper scrutiny. He is quoted in the Guardian:
This is a very serious infringement on people’s liberties, it is basically unprecedented in this country, and I and a number of colleagues would oppose it.
I think it is a very blunt instrument, to threaten people with domestic Covid passports. I personally don’t think it would get through the House of Commons in any event and that’s why the Government has moved on to this ‘carrot’ inducements for young people.
Bridgen, an ally of Boris Johnson during the Brexit campaign, accused the Government of “trying to aggressively coerce these young people” into getting vaccinated but said plans would not pass through the House of Commons. He did, however, concede that the Government could introduce vaccine passports by other means. He told LBC:
If [the Government] uses the emergency powers, they probably could argue with lawyers that they could bring [vaccine passports] in without having a vote in the House of Commons. But I think that is a step far too far for Boris Johnson and this Government. …
If we can’t get out of this pandemic with our levels of vaccination and antibodies, there is very little chance for the rest of the world. They will be all watching what we do in the U.K. and I think going to domestic vaccine passports would be an authoritarian step far too far.
His comments follow criticism from within the Cabinet of plans to introduce vaccine passports, with one member saying: “It’s not who we are.”
Australia Uses Helicopters and the Army to Enforce Lockdown Rules
By Michael Curzon
The enforcement of lockdown rules in Australia has jumped to another level, with the army knocking on doors to check that people who have tested positive are self-isolating and helicopters blaring the message: “This is public health order – do not break rules – you will be found and fines issued.”
Police are also checking IDs to ensure that citizens are not outside their ‘exercise radius‘, and those not wearing face masks are being hit with $500 fines. MailOnlinehas more.
[On Sautrday], up to 1,300 police officers swarmed Sydney and set up a network of roadblocks in a massive show of force to avoid a repeat of last week’s violent anti-lockdown protest.
Some 250 fines, each worth $500, were issued across the city today, with one man arrested after travelling on trains outside his local Government area without a reasonable excuse.
It comes after Prime Minister Scott Morrison had launched a four-stage plan back to freedom but said 80% of adults would have to be vaccinated before the border can begin to open.
Sydney’s five million people are under a strict stay-at-home order because of a worrying surge of nearly 3,000 infections since the middle of June.
Authorities have this week outlined even tighter restrictions for some worst-affected suburbs, including mandatory testing and mask-wearing outdoors.
From Monday, some 300 army personnel will help police go door to door to ensure people who have tested positive are isolating.
New South Wales Police Commissioner Mick Fuller told a news conference: “The sheer volume of increase over the last week, the level of compliance has gone from hundreds into thousands.”
The military personnel will not be armed and will be under police command, he said. …[Australia] is faced with the spread of the much more infectious Indian variant that is proving able to overcome lockdown measures. Many highly vaccinated countries are now re-opening, but Australia is sticking to its ‘Zero Covid’ strategy while its vaccine drive lags behind the rest of the world.
Sydney’s latest surge of cases has been traced back to an unmasked, unvaccinated airport driver who got infected last month. Since then, Australia’s biggest city has reported 13 deaths.
Le passe sanitaire : une dictature qui ne dit pas son nom
Conditionner la liberté du quotidien à une vaccination est liberticide et inique, s’indigne le philosophe. Tribune. Par Daniel Salvatore Schiffer Publié le 1 août 2021 à 15h00 Mis à jour le 30 juillet 2021 à 17h33
À l’heure où j’écris ces lignes, le 14 juillet 2021, la France -pays des Lumières et patrie des droits de l’homme -célèbre son historique Révolution. Soit : on ne dira jamais assez combien le monde libre et civilisé lui doit ! Et, pourtant, l’on se demande, aujourd’hui, ce que cette France a conservé, en ces jours de pandémie, de ce brillant héritage intellectuel.
Car la question, à voir comment son actuel président, Emmanuel Macron, se comporte, au mépris des institutions démocratiques, pour diriger ses concitoyens, sans jamais consulter le Parlement, peut légitimement se poser. Davantage : ce sont les airs grandiloquents d’un petit roitelet qui se sont donnés à voir, ce 12 juillet 2021, pour, via le très discriminatoire “passe sanitaire”, dicter aux Français, sans leur demander leur avis, la marche à suivre pour pouvoir vivre jusque dans les gestes les plus anodins du quotidien : faire ses courses dans un centre commercial, s’asseoir à une terrasse, aller au restaurant, assister à un événement culturel, s’adonner à un loisir, pratiquer un sport, voyager. Quant à la sanction, aussi arbitraire que disproportionnée (de 9 000 à 45 000 euros d’amende et un an de prison !), qui devrait s’abattre sur ceux qui n’obéiraient pas à ces injonctions liberticides, elle s’avère aussi scandaleuse qu’inique. Et ces policiers qui, tout en n’étant pas obligés de se faire vacciner, auront cependant le droit, Dieu sait par quel miracle sinon celui d’un État policier, de verbaliser le commun des mortels s’il n’est pas en règle avec ce fameux passe : un type de répression abject dans son principe !
Davantage : la liberté conditionnée, même si le mot d’ “obligation”, quant à la vaccination, n’est jamais prononcé puisque les autorités lui préfèrent, se dissimulant derrière une invraisemblable veulerie, celui, moins contraignant, d’ “incitation”, laquelle ressemble à un ignoble chantage. Quelle lâcheté, cette fraude
The governor of Arkansas brought up the #1 question that has been rising more than anything – do the vaccines result in infertility? You have to listen to the words of this doctor “at this time” she claims there is no medical evidence that the vaccines cause infertility. What she then says in the most unethical manner possible:
“There’s no evidence that the vaccines cause infertility, but Covid-19 might cause it…”
I personally know of two incidents involving pregnancy. My neighbors both had COVID and they got over it in about a week. His wife was pregnant. The baby girl was born and she is fine. There were no problems with her pregnancy. Another friend’s wife was pregnant and the doctor in Philadelphia told her the child would “probably” be deformed because she had COVID and she should abort the child. They went to another doctor and the child was fine. Have some doctors been so brainwashed that COVID is a threat to pregnancy so the solution is to be vaccinated?
Another friend who is about 70, was vaccinated. After nearly 2 months, he was rushed to the hospital where first they thought he had a stroke. Then his condition changed and they thought it was a heart attack. Then it changed against and they thought it was kidneys. Some people being hospitalized after vaccination are reporting similar problems where various organs are just shutting down. In this case, the doctors are completely mystified and all they can do is watch.
The truth is, there is NO proof that these vaccines DO NOT impact fertility and something is very strange with this entire push for 100% vaccination. It is totally unethical to qualify the response saying “at this time” because nobody has yet conducted a study. The head of Moderna said BECAUSE they were working with Gates for years, they were able to sequence the vaccine in just 2 days. Because the common cold is a coronavirus, they also cannot cure, studies show that this in itself may provide immunity. Meanwhile, during the election, Biden said ONE DEATH was too much and Trump should not be elected. Now there are not enough deaths to justify 100% vaccination.
Excuse me if I am skeptical, but it is no secret that Gates’ #1 concern has been overpopulation. He is not interested in helping humanity have more children or live longer. The FDA, which takes money from Gates’ foundation, is doing everything possible to ensure people are NOT treated to save their lives, but the ONLY solution is Gates’ vaccines. When you try to get information, the immediate claim is the vaccines do not impact fertility. But there is no study to prove that because they have not been in use long enough. This in itself is misinformation for nobody has PROVEN that this is a false claim. In studies they are putting forth, there are always qualifications.
This simply does not deny that there may be problems in the future. They all say “currently” or “at this time” which are legal qualifications that do not preclude a future determination – OOPS – we didn’t know
Based upon reports from inside several governments, the IMF has been directing all central banks to terminate paper money by 2022 and move to digital currencies. The real motive here is to terminate the underground economy and to ensure that everyone is 100% taxes as they determine. This has been the driving force behind the shift toward tangible assets with real estate, collectibles, and equities rising. This has been capital trying to get off the grid. One house on the beach I am personally aware of sold for $1.2 million in 1992 is up for sale now at $7.8 million.
Even Ukraine’s President has just signed a law allowing its Central Bank to issue a digital currency. People wrongly believe that those in power are actually intelligent – WRONG! Those who have attended our World Economic Conference have often met my son-in-law. He wanted to go to Capitol Hill with me and I warned him he would never look at government the same. We went in for a group meeting among many Congressmen and when we left, he turned to me and said: “They really do not know anything!”
These people have ZERO experience. It would be like putting me in charge of a hospital’s surgery unit. I might be able to be an administrator, but I would have ZERO knowledge about how to carry out procedures. The people who hold these positions are typically lawyers. They have no idea of how the world economy truly functions. In their mind, they know how to write a law and they assume by writing that law all the people will have to obey. Video Player00:0000:55
Ending paper money is their dream. They then think they can collect EVERY penny of tax they ever dreamed about. The Bank of International Settlements (BIS) has stated that they will even be able to control what you are allowed to spend money on. The Bank of England was saying that parents will be able to control what their children spend money on. The problem is that the government will control what even we can spend money on. The BBC is selling this that debit cards are now available for children aged 6 to 18 years old and the government is there to help parents control the spending of their children that is obviously a national security risk.
The end goal here is to:
(1) capture every penny of tax they desire, (2) end the flight of international capital flows to avoid taxation, (3) eliminate the underground economy,
and (4) the elimination of “populism” = democracy
Goal #8 of the World Economic Forum & United Nations 2030 agenda is the elimination of “populism” where the people elected a non-politician like Trump. They want to eliminate all means of the people to change their leadership. Democracy must come to an end. Video Player00:0000:06
All of this is simply because the political economy is collapsing and everything is unfolding precisely as our computer has forecast over the last 10 years at every WEC event. Socialism from pensions to perpetual funding of debt is coming to an end. By lowering interest rates to negative in 2014, the ECB has destroyed the European bond market and rendered pension funds insolvent.
Politicians are smart enough to know that a default means that mob will be storming their castles and mounting their heads of spikes when they realize their future has been one major lie. The ONLY way for those in power to survive is to now move to an authoritarian state.
The closer we move toward 2024, all our forecasts people who have attended for decades can see for themselves what is now unfolding and becoming obvious. Nevertheless, this is a last-stand. They will FAIL and what lies ahead will be a new form of government and with that, there may be a light at the end of the tunnel.
This year’s WEC we don’t have to tell you what is coming. That is pretty obvious by now. We will start to look at the other side of 2032 and how to position ourselves for the end-game.
« Après avoir usé et abusé d’un faux libéralisme, la réorganisation sociétale semble promettre de ressusciter le modèle soviétique, au profit de privés cette fois. » Coup d’Etat planétaire
Le vaccin anti-covid tue de manière exceptionnellement élevée. Le pasteur Hoegger dénonce le silence coupable des autorités.
Note LHK: Nous avions déjà partagé un texte du Pasteur Hoegger qui a notamment été Co-rapporteur de la Consultation des ONG reconnues par l’UNESCO sur l’éducation et l’alphabétisation. Aujourd’hui, il monte au créneau face aux conséquences terrifiantes et inacceptables du vaccin anti-covid. Et encore, il ne recense que ce que les chiffres officiels ont bien voulu retenir… Nous sommes donc bien loin du compte. https://lilianeheldkhawam.com/2017/08/01/silence-et-ecoute-le-message-de-paix-de-frere-nicolas-pasteur-martin-hoegger/
Les vaccins ARNm contre la Covid-19 comparés à ceux contre la grippe en Suisse.Martin Hoegger
Résumé
Pour évaluer la sûreté des vaccins ARNm contre la Covid-19, on peut les comparer avec les vaccins contre la grippe.
En Suisse, entre 2011 et 2019 plus de 10 millions de personnes ont reçu un des vaccins contre la grippe avec 375 effets non graves, 99 effets graves et 2 morts.
Entre le 1er janvier et le 21 juillet 2021, sur les plus de 4,5 millions de personnes qui ont reçu les vaccins ARNm, on compte 2’782 effets non graves 1’537 effets graves et 128 morts.
Nombre de personnes vaccinées
Effets non graves
Effets graves
Morts
Vaccinés contre la grippe 2011-2019(en 9 ans)
10’466’560
375
99
2 (1 mort pour 5’233’280 vaccinés)
Vaccinés contre la Covid-19 1.1-21.07.2021 (moins de 7 mois)
4’562’978
2’782
1’537
128 (1 mort pour 35’648.3 vaccinés)
Différence relative
17x
35x
147x
Aujourd’hui en moins de 7 mois, les vaccins ARNm contre la Covid-19 provoquent donc 146 fois plus de décès que ceux cumulés sur 9ans (!) dus au vaccin contre la grippe.
Côtés « effets indésirables », on compte 35 fois plus d’effets graves et 17 fois plus d’effets non graves. Toujours dans un comparatif de 9ans pour l’un et de 6,5 mois pour l’autre.
C’est une situation inédite qui appelle à une urgente réflexion.
Effets indésirables des vaccins contre la grippe entre 2011 et 2019
Commençons par observer combien d’effets secondaires ont provoqué les vaccins contre la grippe ! En consultant les rapports de vaccinovigilance de Swissmedic entre 2011 et 2019, on obtient les chiffres suivants : [1]
Années
Tous les vaccins : Total d’effets secondaires
Effets non graves- médicalement importants-graves
Décès
Vaccins contre la grippe : Effets non graves – médicalement importants – graves
2011
143
38-68-37 26,6%-47,6%-25,9%
0
8-17-7
Total 32
2012
183
49-93-41 26,8%-50,8%-22,4%
11-32-12
55
2013
138
43-58-37 31,2-42%-26,8
3 nourrissons
9-7-12
28
2014
296
92-151-53 31,1%-51%-17,9%
3 (dont 2 nourrissons)
40-12-8
60
2015
278
138-83-57 49,5%-30%-20%
1 (grippe, 72 ans
45-35-24
104
2016
209
115-55-39 55%-26,3%-18,7%
0
49-9-12
60
2017
232
110-77-45 47,7%-33,2%-19,4%
0
23-20-12
55
2018
223
105-87-31 41,7%-39%-13,9%
0
20-18-6
44
2019
273
177-77-19 64,8%-28,2%-7%
2 (dont 1 grippe, 95 ans)
14-15-7
36
Total sur 9 ans
1752
9, dont 2 morts suite au vaccin contre la grippe
99 effets gravesdes vaccins contre la grippe
474
Donc on constate sur 9 ans, 375 effets secondaires non graves ou médicalement importants et 99 effets secondaires graves (21,5%) des vaccins contre la grippe. Durant cette période on déplore 2 décès.
Swissmedic considère comme « improbable » que ces deux décès aient été provoqués par le vaccin contre la grippe. Les deux patients – une femme de 72 ans (en 2015[2]) et un homme de 95 ans (en 2019[3]) – souffraient de nombreuses comorbidités graves. Cependant comme le décès a eu lieu dans les heures suivant l’injection, un lien peut être établi.
Le rapport de 2012 mentionne aussi le décès d’un homme de 40 ans survenu en 2009 et qui a fait l’objet d’une publication scientifique. Le patient est décédé d’une insuffisance respiratoire 94 jours après l’apparition des premiers symptômes, à la suite du vaccin contre la grippe. Là aussi la causalité vaccinale est considérée comme improbable.
Combien de personnes ont-elles été vaccinées contre la grippe ?
Pour évaluer la sûreté de ces vaccins, il faut aussi chercher combien de personnes ont été vaccinées contre la grippe en Suisse ? Il n’y a pas de données disponibles, dit Swismedic. Cependant il estime ce taux de vaccination d’environ 14% pour 2018-2019.[4]
En effet selon les informations des quatre fabricants de vaccins contre la grippe, 1,13 million de doses ont été préparées pour le marché suisse entre septembre 2018 et le 1er janvier 2019, soit légèrement plus que l’année précédente (1,07 million).
Extrapolé à l’ensemble de la population, ce chiffre correspond à un taux de vaccination de 14%, pour autant que toutes les doses aient été administrées et que chaque personne n’ait été vaccinée qu’une seule fois (à 31% chez les personnes de plus de 64 ans ; à 25 % chez celles souffrant d’une maladie chronique ; à 23 % chez les personnes travaillant dans le secteur de la santé).
Pour l’automne 2019, les fabricants ont fourni un peu plus de 1,1 million de doses pour la Suisse.
Donc sur une base de 8’606’000 habitants, 1’204’840 personnes auraient été vaccinées contre la grippe durant cette période 2018-2019.
En consultation l’évolution des données démographiques, 1950-2019 données par l’Office fédéral des statistiques[5] on arriverait au nombre de 10’466’500 personnes vaccinées contre la grippe en 9 ans.
Année
Population suisse
Nombre de vaccinés contre la grippe (14% par année)
2011
7’955’000
1’113’700
2012
8 039 000
1’125’460
2013
8 140’000
1’139’600
2014
8 238’000
1’153’320
2015
8’327’000
1’165’780
2016
8’420’000
1’178’800
2017
8’484’000
1’187’760
2018
8’545’000
1’196’300
2019
8’606’000
1’204’840
Total
10’466’560
Effets indésirables des vaccins contre la Covid-19
Dans son rapport du 23 juillet 2021, Swissmedic indique 2’782 effets indésirables non graves et 1’537 effets graves (35,6%), pour 4’562’978 personnes vaccinées depuis le 1er janvier.[6] On constate une première différence : la proportion des effets indésirables graves par rapport aux effets non graves : 21% d’effets graves pour les vaccins contre la grippe et 35,6% pour les vaccins contre la Covid-19.
Comparaison entre les vaccins contre la grippe et contre la Covid-19 en Suisse
Nombre de personnes vaccinées
Effets non graves
Effets graves
Morts
Vaccinés contre la grippe 2011-209
10’466’560
375
99
2 (1 mort pour 5’233’280 vaccinés)
Vaccinés contre la Covid-19 1.1-21.07.2021
4’562’978
2’782
1’537
128 (1 mort pour 35’648.3 vaccinés)
Différence relative
17x
35x
147x
Conclusion
Certes, Swissmedic prend la précaution de dire que « toutes les réactions rapportées sont des suspicions. Il est impossible d’affirmer avec certitude si, dans un cas donné, la réaction déclarée observée présente seulement un lien temporel avec le vaccin ou a réellement été provoquée par le vaccin ».
Mais il précise aussi que « le nombre de réactions de vaccination pourrait être plus élevé que le nombre d’annonces ».[7]
En fait des études estiment qu’au maximum 15% des conséquences indésirables sont annoncés. Aux USA, moins de 0,3 % de tous les événements indésirables liés aux médicaments et de 1 à 13 % des événements graves seraient signalés à la Food and Drug Administration (FDA), selon une étude réalisée en 2010.[8]
En 1976 on s’inquiétait que le vaccin contre la grippe porcine administré à plus de 40 millions d’américains ait causé la mort de 25 personnes.[9] Dans un article sur la sécurité vaccinale, en 2010, la prof. Claire-Anne Siegrist relevait les « problèmes graves… rapportés après vaccination contre la grippe A(H1N1) ». Elle faisait allusion aux 67 décès répertoriés par la pharmacovigilance de l’Agence européenne des médicaments, au début de la campagne de vaccination ![10]
Aujourd’hui en Suisse le vaccin contre la Covid-19 provoque 146 fois plus de décès que celui contre la grippe, 35 fois plus d’effets graves et 17 fois plus d’effets non graves !
Cette comparaison correspond, grosso modo, aux chiffres fournis par Vaers, le système de pharmacovigilance des Etats Unis où il y a 30 fois plus d’effets graves pour les vaccins contre la Covid-19 que pour les vaccins contre la grippe, 19 fois plus d’effets non graves et 82 fois plus de décès.[11]
« Aux Etats-Unis, en 6 mois, la vaccination anti-covid a tué 5 fois plus de personnes que la vaccination anti-grippe en 30 ans », constate L. Mucchielli dans un article où il appelle à un moratoire de la vaccination contre la Covid.[12]
Une étude (en pré-print) sur le système Vaers indique que sur 203 des 250 patients étudiés (81%), le vaccin contre la Covid peut avoir été un facteur de leur décès ; cependant, beaucoup avaient une ou plusieurs maladies chroniques ou liées à l’âge. Mais pour au moins 13 des 250 décès (5 %), le vaccin a été la cause la plus probable du décès ; ces patients ont eu de fortes réactions peu après la vaccination et sont décédés soit le jour même, soit dans les deux jours qui ont suivi.[13]
Avec les 12’000 décès annoncés à Vaers en juillet 2021, cette étude donne une interprétation de la situation vaccinale actuelle, qui, c’est le moins qu’on puisse dire, est inédite. De plus un schéma tiré à partir des données de Vaers et publié par le site Openvaers indique des chiffres beaucoup plus conséquents : environ 3’200 décès après 2 jours, tous âges confondus. Et 820 décès après 2 jours pour des personnes en dessous de 70 ans.[14]
Cette situation est également inédite en Suisse, comme la comparaison sur les effets secondaires entre les vaccins contre la Covid et ceux contre la grippe l’indique.
Face à ces chiffres que dit le ministre de la santé Alain Berset ? « Nous avons des vaccins sûrs, efficaces et en quantité suffisantes, qui protègent du variant Delta », a « tweeté » récemment ce dernier.[15]
Sur quelle base scientifique peut-il affirmer cela ? L’inquiétude de C.A. Siegrist devant les décès de quelques dizaines personnes vaccinées contre la grippe H1N1, il y a dix ans, a fait place à une tranquille assurance…qui ne nous rassure pas !
Dans cette nouvelle et très intéressante intervention, Mgr Viganò commente le Motu Proprio Traditionis Custodes. L’archevêque affirme que »nous avons un pape non catholique, du moins au sens strict du terme. Cela pose des problèmes de nature canonique qui ne sont pas négligeables, qu’il ne nous appartient pas de résoudre mais qu’il faudra tôt ou tard régler. » En plus de son analyse, Mgr Viganò nous invite à l’action et aussi à garder l’espérance car »cette décision malheureuse de Pape Bergoglio d’annuler le Motu Proprio du Pape Benoît est vouée à un échec inexorable, car elle touche l’âme même de l’Église, dont le Seigneur Lui-même est le Pontife et le Grand Prêtre ». (1)
LAPIDES CLAMABUNT Dico vobis quia si hii tacuerint, lapides clamabunt. « Je vous le dis : si eux se taisent, les pierres crieront. » Lc 19, 40
»Traditionis custodes : c’est l’incipit du document par lequel François annule impérieusement le précédent Motu Proprio Summorum Pontificum de Benoît XVI. Le ton presque moqueur de la citation pompeuse de Lumen Gentium n’aura échappé à personne : au moment où Bergoglio reconnaît les Évêques comme gardiens de la Tradition, il leur demande de faire obstacle à son expression la plus haute et la plus sacrée de la prière. Quiconque essaie de trouver dans les replis du texte quelque escamotage pour contourner le texte doit savoir que le projet envoyé à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi pour révision était extrêmement plus drastique que le texte final: une confirmation, s’il en était nécessaire, qu’aucune pression particulière n’était nécessaire de la part des ennemis historiques de la liturgie tridentine – à commencer par les savants de Sant’Anselmo – pour convaincre Sa Sainteté de s’essayer à ce qu’il fait le mieux: démolir. Ubi solitudinem faciunt, pacem appelant (Là où ils ont fait un désert, ils disent qu’ils ont fait la paix – Tacitus, Agricola).
Le Modus Operandi de François
François a une fois de plus désavoué la pieuse illusion de l’herméneutique de la continuité, affirmant que la coexistence du Vetus et du Novus Ordo est impossible car ils sont l’expression de deux approches doctrinales et ecclésiologiques inconciliables. D’un côté, la messe apostolique, la voix de l’Église du Christ; de l’autre, la «célébration eucharistique» montinienne, la voix de l’Église conciliaire. Et ce n’est pas une accusation, pourtant légitime, portée par ceux qui expriment des réserves sur le rite réformé et Vatican II. C’est plutôt un aveu, voire une fière affirmation d’adhésion idéologique de la part de François lui-même, chef de la faction la plus extrémiste du progressisme. Son double rôle de pape et de liquidateur de l’Église catholique lui permet d’une part de la démolir par des décrets et des actes de gouvernement, et d’autre part d’utiliser le prestige que comporte sa fonction pour établir et répandre la nouvelle religion sur les décombres de l’ancienne. Peu importe que ses manières d’agir contre Dieu, contre l’Église et contre le troupeau du Seigneur soient en contradiction flagrante avec ses appels à la parrhesia, au dialogue, à la construction de ponts et non à l’érection de murs: l’Église de la miséricorde et l’hôpital de campagne s’avèrent être des artifices rhétoriques vides, puisque ce devraient être les catholiques qui en bénéficient et non les hérétiques ou les fornicateurs. En réalité, chacun de nous est bien conscient que l’indulgence d’Amoris Laetitia envers le concubinage public et les adultères serait difficilement imaginable envers ces «rigides» contre lesquels Bergoglio lance ses fléchettes dès qu’il en a l’occasion.
Après des années de ce pontificat, nous avons tous compris que les raisons invoquées par Bergoglio pour refuser une rencontre avec un prélat, un homme politique ou un intellectuel conservateur ne s’appliquent pas au cardinal agresseur, à l’évêque hérétique, au politicien avorteur ou à l’intellectuel mondialiste. Bref, il y a une différence flagrante de comportement, à partir de laquelle on peut saisir la partialité et la partisanerie de François en faveur de toute idéologie, pensée, projet, expression scientifique, artistique ou littéraire qui n’est pas catholique. Tout ce qui n’évoque même que vaguement quelque chose de catholique semble susciter chez le locataire de Santa Marta une aversion pour le moins déconcertante, ne serait-ce qu’en vertu du Trône sur lequel il est assis. Beaucoup ont noté cette dissociation, cette sorte de bipolarité d’un pape qui ne se comporte pas comme un pape et ne parle pas comme un pape. Le problème est que nous ne sommes pas confrontés à une sorte d’inaction de la papauté, comme cela pourrait arriver avec un Pontife malade ou très vieux; mais plutôt avec une action constante qui est organisée et planifiée dans un sens diamétralement opposé à l’essence même de la papauté. Non seulement Bergoglio ne condamne pas les erreurs du temps présent en réaffirmant avec force la vérité de la foi catholique – il ne l’a jamais fait! – mais il cherche activement à diffuser ces erreurs, à les promouvoir, à encourager leurs partisans, à les diffuser le plus possible et à accueillir des événements les promouvant au Vatican, faisant taire du même coup ceux qui dénoncent ces mêmes erreurs. Non seulement il ne punit pas les prélats qui forniquent, mais il les promeut et les défend même en mentant, alors qu’il écarte les évêques conservateurs et ne cache pas son agacement face aux appels sincères des cardinaux non alignés sur le nouveau parcours. Non seulement il ne condamne pas les politiciens avorteurs qui se proclament catholiques, mais il intervient pour empêcher la Conférence épiscopale de se prononcer sur cette question, contredisant cette voie synodale qui lui permet à l’inverse d’utiliser une minorité d’ultra-progressistes pour imposer sa volonté à la majorité des Pères synodaux.
La seule constante de cette attitude, notée sous sa forme la plus effrontée et arrogante dans Traditionis Custodes, est la duplicité et le mensonge. Une duplicité qui est bien sûr une façade quotidiennement désavouée par des positions qui sont tout sauf prudentes en faveur d’un groupe bien précis, que l’on peut identifier par souci de concision à la gauche idéologique, voire à son évolution la plus récente dans une logique mondialiste, écologiste, transhumaniste et LGBTQ. Nous en sommes arrivés au point que même des gens simples ayant peu de connaissances sur les questions doctrinales comprennent que nous avons un pape non catholique, du moins au sens strict du terme. Cela pose des problèmes de nature canonique qui ne sont pas négligeables, qu’il ne nous appartient pas de résoudre mais qu’il faudra tôt ou tard régler.
Extrémisme idéologique
Un autre élément significatif de ce pontificat, poussé à ses conséquences extrêmes avec Traditionis Custodes, est l’extrémisme idéologique de Bergoglio: un extrémisme déploré en paroles quand cela concerne les autres, mais qui se manifeste dans son expression la plus violente et la plus impitoyable quand c’est lui-même qui le met en pratique contre le clergé et les laïcs liés au rite antique et qui sont fidèles à la Tradition Sacrée. Envers la Fraternité Saint-Pie X il se montre prêt à faire des concessions et à établir une relation de «bons voisins», mais envers les prêtres et fidèles pauvres qui doivent endurer mille humiliations et chantages pour mendier une messe en latin, il ne montre aucune compréhension, aucune humanité. Ce comportement n’est pas accidentel: le mouvement de Mgr Lefebvre jouit de sa propre autonomie et indépendance économique, et pour cette raison il n’a aucune raison de craindre des représailles ou des commissaires du Saint-Siège. Mais les évêques, prêtres et clercs incardinés dans des diocèses ou des ordres religieux savent qu’au-dessus d’eux pèse l’épée de Damoclès de la destitution, du renvoi de l’état ecclésiastique et de la privation de leurs moyens mêmes de subsistance.
L’expérience de la messe tridentine dans la vie sacerdotale
Ceux qui ont eu l’occasion de suivre mes discours et mes déclarations savent bien quelle est ma position sur le Concile et sur le Novus Ordo; mais ils connaissent aussi mon parcours, mon cursus au service du Saint-Siège et ma prise de conscience relativement récente de l’apostasie et de la crise dans laquelle nous nous trouvons. Pour cette raison, je voudrais réitérer ma compréhension pour le chemin spirituel de ceux qui, précisément à cause de cette situation, ne peuvent pas ou ne sont pas encore capables de faire un choix radical, comme célébrer ou assister exclusivement à la messe de saint Pie V. De nombreux prêtres ne découvrent les trésors de la vénérable liturgie tridentine que lorsqu’ils la célèbrent et se laissent imprégner d’elle, et il n’est pas rare qu’une première curiosité envers la «forme extraordinaire» – certainement fascinante en raison de la solennité du rite – passe rapidement à la conscience de la profondeur des mots, de la clarté de la doctrine, de l’incomparable spiritualité qu’elle fait naître et nourrit dans nos âmes. Il y a une parfaite harmonie que les mots ne peuvent exprimer, et que les fidèles ne peuvent comprendre qu’en partie, mais qui touche le cœur du sacerdoce comme seul Dieu peut le faire. Cela peut être confirmé par mes confrères qui se sont rapprochés de l’Usus antiquior après des décennies de célébration obéissante du Novus Ordo: un monde s’ouvre, un cosmos qui comprend la prière du Bréviaire avec les leçons des Matines et les commentaires des Pères, les renvois aux textes de la messe, le martyrologe à l’heure du prime… Ce sont des mots sacrés – non pas parce qu’ils sont exprimés en latin – mais plutôt ils sont exprimés en latin parce que la langue vulgaire les rabaisserait, les profanerait, comme l’a sagement observé Dom Guéranger.
Ce sont les paroles de l’Épouse au divin Époux, paroles de l’âme qui vit en union intime avec Dieu, de l’âme qui se laisse habiter par la Très Sainte Trinité. Paroles essentiellement sacerdotales, au sens le plus profond du terme, qui implique dans le Sacerdoce non seulement le pouvoir d’offrir des sacrifices, mais aussi de s’unir dans l’offrande de soi à la Victime pure, sainte et immaculée. Cela n’a rien à voir avec les divagations du rite réformé, trop soucieux de plaire à la mentalité sécularisée pour pouvoir se tourner vers la Majesté de Dieu et la Cour céleste; tellement soucieux de se faire comprendre qu’il faut renoncer à communiquer autre chose qu’une banale évidence; tellement attentif à ne pas blesser les sentiments des hérétiques comme pour se permettre de garder le silence sur la Vérité juste au moment où le Seigneur Dieu se fait présent sur l’autel; tellement peur de demander aux fidèles le moindre engagement au point de banaliser le chant sacré et toute expression artistique liée au culte. Le simple fait que pasteurs luthériens, modernistes et francs-maçons de renom aient collaborés à la rédaction de ce rite doit faire comprendre, sinon la mauvaise foi et l’inconduite volontaire, du moins la mentalité horizontale, dénuée de tout élan surnaturel, qui a motivé les auteurs de la soi-disant «réforme liturgique» – qui, à notre connaissance, n’a certainement pas brillé de la sainteté avec laquelle brillent les auteurs sacrés des textes de l’ancien Missale Romanum et de tout le corpus liturgique.
Combien d’entre vous prêtres – et certainement aussi de nombreux laïcs – en récitant les merveilleux versets de la séquence de la Pentecôte ont été émus aux larmes, comprenant que votre prédilection initiale pour la liturgie traditionnelle n’avait rien à voir avec une satisfaction esthétique stérile, mais avait évolué en une réelle nécessité spirituelle, aussi indispensable que respirer? Comment pouvez-vous et comment pouvons-nous expliquer à ceux qui aujourd’hui voudraient vous priver de ce bien inestimable, que ce rite béni vous a fait découvrir la vraie nature de votre Sacerdoce, et que d’elle – et d’elle seulement – vous pouvez puiser force et nourriture pour faire face aux engagements de votre ministère? Comment faire comprendre que le retour obligatoire au rite montinien représente pour vous un sacrifice impossible, car dans le combat quotidien contre le monde, la chair et le diable il vous laisse désarmé, prostré et sans force?
Il est évident que seuls ceux qui n’ont pas célébré la messe de saint Pie V peuvent la considérer comme un clinquant gênant du passé, dont on peut se passer. Même de nombreux jeunes prêtres, habitués au Novus Ordo depuis leur adolescence, ont compris que les deux formes du rite n’ont rien de commun, et que l’une est tellement supérieure à l’autre qu’elle en révèle toutes les limites et les critiques, au point de rendre presque douloureux de la célébrer. Il ne s’agit pas de nostalgie, d’un culte du passé: il s’agit ici de la vie de l’âme, de sa croissance spirituelle, de l’ascèse et du mysticisme. Des concepts que ceux qui voient leur sacerdoce comme une profession ne peuvent même pas comprendre, tout comme ils ne peuvent pas comprendre l’agonie qu’une âme sacerdotale ressent en voyant l’Espèce eucharistique profanée lors des rites grotesques de la communion à l’ère de la farce pandémique.
La vision réductrice de la libéralisation de la masse
C’est pourquoi je trouve extrêmement désagréable de devoir lire dans Traditionis Custodes que la raison pour laquelle François croit que le Motu Proprio Summorum Pontificum a été promulgué il y a quatorze ans ne réside que dans le désir de guérir le soi-disant schisme de Mgr Lefebvre. Certes, le calcul «politique» a pu avoir son poids, surtout à l’époque de Jean-Paul II, même si à cette époque les fidèles de la Fraternité Saint-Pie X étaient peu nombreux. Mais la demande de pouvoir redonner sa citoyenneté à la messe qui, pendant deux millénaires, a nourri la sainteté des fidèles et donné la sève de la vie à la civilisation chrétienne, ne peut se réduire à un fait contingent.
Avec son Motu Proprio, Benoît XVI a rétabli la Messe apostolique romaine à l’Église, déclarant qu’elle n’avait jamais été abolie. Indirectement, il admet qu’il y a eu abus de la part de Paul VI, lorsque pour donner autorité à son rite, il avait interdit impitoyablement la célébration de la liturgie traditionnelle. Et même si dans ce document il peut y avoir des éléments incongrus, comme la coexistence des deux formes d’un même rite, on peut croire que ceux-ci ont servi à permettre la diffusion de la forme extraordinaire, sans affecter la forme ordinaire. En d’autres temps, il aurait semblé incompréhensible de laisser célébrer une messe chargée d’incompréhensions et d’omissions, alors que l’autorité du Pontife aurait pu simplement restaurer l’ancien rite. Mais aujourd’hui, avec le lourd fardeau de Vatican II et avec la mentalité sécularisée désormais largement répandue, même la simple licéité de célébrer la messe tridentine sans autorisation peut être considérée comme un bien indéniable – un bien qui est visible par tous en raison des fruits abondants qu’elle apporte aux communautés où elle est célébrée. Et l’on peut croire aussi qu’elle aurait porté encore plus de fruits si seulement Summorum Pontificum avait été appliqué dans tous ses points et avec un esprit de vraie communion ecclésiale.
La prétendue « utilisation instrumentale » du missel romain
François sait bien que l’enquête menée auprès des évêques du monde entier n’a pas donné de résultats négatifs, bien que la formulation des questions ait clairement indiqué les réponses qu’il souhaitait recevoir. Cette consultation était un prétexte, afin de faire croire que la décision qu’il avait prise était inévitable et le fruit d’une demande en choeur de l’épiscopat. Nous savons tous que si Beroglio veut obtenir un résultat, il n’hésite pas à recourir à la force, au mensonge et au tour de passe-passe: les événements des derniers synodes l’ont démontré au-delà de tout doute raisonnable avec l’Exhortation post-synodale rédigée même avant le vote sur l’Instrumentum Laboris. Dans ce cas également, donc, le but préétabli était l’abolition de la messe tridentine, et la prophasis – c’est-à-dire l’excuse apparente – devait être la supposée «utilisation instrumentale du Missel romain de 1962, souvent caractérisée par un rejet non seulement de la réforme liturgique, mais du Concile Vatican II lui-même». En toute honnêteté, on peut peut-être accuser la Fraternité Saint-Pie X de cet usage instrumental, laquelle a le droit d’affirmer ce que chacun de nous sait bien, à savoir que la Messe de Saint Pie V est incompatible avec l’ecclésiologie et la doctrine post-conciliaires. Mais la Fraternité n’est pas concernée par le Motu Proprio, et elle a toujours célébré en utilisant le Missel de 1962 précisément en vertu de ce droit inaliénable reconnu par Benoît XVI, et qui n’a pas été créé ex nihilo en 2007.
Le prêtre diocésain qui célèbre la messe dans l’église qui lui est assignée par l’évêque, et qui chaque semaine doit subir le troisième degré par les accusations de catholiques progressistes zélés uniquement parce qu’il a osé réciter le Confiteor avant d’administrer la communion aux fidèles, sait très bien qu’il ne peut pas dire du mal du Novus Ordo ou de Vatican II, car à la première syllabe il serait déjà convoqué à la Curie et envoyé dans une église paroissiale perdue dans les montagnes. Ce silence, toujours douloureux et presque toujours perçu par tous comme plus éloquent que bien des mots, est le prix à payer pour avoir la possibilité de célébrer la Sainte Messe de tous les temps, afin de ne pas priver les fidèles des Grâces qu’elle déverse sur l’Église et sur le monde. Et ce qui est encore plus absurde, c’est qu’alors qu’on entend dire impunément que la messe tridentine doit être abolie parce qu’incompatible avec l’ecclésiologie de Vatican II, dès qu’on dit la même chose, c’est-à-dire que la messe montinienne est incompatible avec l’ecclésiologie catholique – nous sommes aussitôt l’objet de condamnation, et notre affirmation sert de preuve contre nous devant le tribunal révolutionnaire de Santa Marta.
Je me demande quelle sorte de maladie spirituelle a pu frapper les Bergers au cours des dernières décennies, afin de les amener à devenir, non pas des pères aimants mais des censeurs impitoyables de leurs prêtres, des fonctionnaires en veille permanente et prêts à révoquer tous droits en vertu d’un chantage qu’ils n’essaient même pas de cacher. Ce climat de méfiance ne contribue en rien à la sérénité de bien des bons prêtres, alors que le bien qu’ils font est toujours placé sous le prisme de fonctionnaires qui considèrent les fidèles liés à la Tradition comme un danger, comme une présence agaçante à tolérer tant qu’elle se démarque trop. Mais comment concevoir même une Église dans laquelle le bien est systématiquement entravé et quiconque le fait est regardé avec méfiance et tenu sous contrôle? Je comprends donc le scandale de beaucoup de catholiques, de fidèles et de pas mal de prêtres, face à ce «berger qui au lieu de flairer ses brebis, les bat avec colère avec un bâton».
L’incompréhension de pouvoir jouir d’un droit comme s’il s’agissait d’une concession gracieuse se retrouve aussi dans les affaires publiques, où l’État se permet d’autoriser les déplacements, les cours, l’ouverture d’activités et l’exécution de travaux, en autant que l’on subisse l’inoculation avec le sérum génétique expérimental. Ainsi, de même que la «forme extraordinaire» est accordée à condition d’accepter le Concile et la messe réformée, de même dans la sphère civile les droits des citoyens sont accordés à condition d’accepter le récit pandémique, la vaccination et les systèmes de traçage. Il n’est pas surprenant que dans de nombreux cas ce soient précisément les prêtres et les évêques – et Bergoglio lui-même – qui demandent que les gens soient vaccinés pour accéder aux sacrements – la parfaite synchronie d’action des deux côtés est pour le moins inquiétante.
Mais où est donc cette utilisation instrumentale du Missale Romanum? Ne faut-il pas plutôt parler de l’utilisation instrumentale du Missel de Paul VI, qui – pour paraphraser les paroles de Bergoglio – se caractérise de plus en plus par un rejet croissant non seulement de la tradition liturgique préconciliaire mais de tous les Conciles œcuméniques antérieurs à Vatican II? D’autre part, n’est-ce pas précisément François qui considère comme une menace pour le Concile le simple fait qu’une messe, qui répudie et condamne toutes les déviations doctrinales de Vatican II, puisse être célébrée?
Autres incongruités
Jamais dans l’histoire de l’Église un Concile ou une réforme liturgique n’ont constitué un point de rupture entre ce qui a précédé et ce qui a suivi! Jamais au cours de ces deux millénaires les Pontifes Romains n’ont délibérément tracé une frontière idéologique entre l’Église qui les a précédés et celle qu’ils devaient gouverner, annulant et contredisant le Magistère de leurs Prédécesseurs! L’avant et l’après, au contraire, sont devenus une obsession, à la fois pour ceux qui ont prudemment insinué des erreurs doctrinales derrière des expressions équivoques, comme pour ceux qui – avec l’audace de ceux qui croient avoir gagné – ont propagé Vatican II comme « le 1789 de l’Église », comme un événement «prophétique» et «révolutionnaire». Avant le 7 juillet 2007, en réponse à la diffusion du rite traditionnel, un célèbre maître de cérémonie pontifical répondait avec dépit: ‘’Il n’y a pas de retour en arrière!’’ Et pourtant, apparemment avec François, on peut revenir sur la promulgation de Summorum Pontificum – et comment! – s’il sert à conserver le pouvoir et à empêcher le Bien de se répandre. C’est un slogan qui fait sinistrement écho au cri de «Rien ne sera comme avant» de la farce pandémique.
L’aveu par François d’une prétendue division entre les fidèles liés à la liturgie tridentine et ceux qui se sont largement adaptés par habitude ou résignation à la liturgie réformée est révélateur: il ne cherche pas à guérir cette division en reconnaissant de plein droit un rite qui est objectivement mieux par rapport au rite montinien, mais – précisément pour éviter que la supériorité ontologique de la messe de saint Pie V ne devienne évidente, et pour empêcher que n’émergent les critiques du rite réformé et de la doctrine qu’elle exprime – il l’interdit, il la qualifie de clivante, il la cantonne aux réserves indiennes, essayant de limiter au maximum sa diffusion, afin qu’elle disparaisse complètement au nom de la culture de l’annulation dont la révolution conciliaire a été le malheureux précurseur. Ne pouvant tolérer que le Novus Ordo et Vatican II sortent inexorablement vaincus de leur confrontation avec le Vetus Ordo et l’éternel Magistère catholique, la seule solution qui puisse être adoptée est d’effacer toute trace de la Tradition, la reléguant au refuge nostalgique de quelques octogénaires irréductibles ou d’une clique d’excentriques, ou le présentant – comme prétexte – comme le manifeste idéologique d’une minorité d’intégristes. D’autre part, la construction d’une version médiatique cohérente avec le système, à répéter ad nauseam pour endoctriner les masses, est l’élément récurrent non seulement dans la sphère ecclésiastique mais aussi dans la sphère politique et civile, de sorte qu’il apparaît avec une évidence déconcertante que l’église profonde et l’état profond ne sont rien d’autre que deux voies parallèles qui vont dans le même sens et ont pour destination finale le Nouvel Ordre Mondial, avec sa religion et son prophète.
La division est là, évidemment, mais elle ne vient pas des bons catholiques et du clergé qui restent fidèles à la doctrine de toujours, mais plutôt de ceux qui ont remplacé l’orthodoxie par l’hérésie et le Saint Sacrifice par une agape fraternelle. Cette division n’est pas nouvelle aujourd’hui, mais remonte aux années 60, lorsque «l’esprit du Concile», l’ouverture sur le monde et le dialogue interreligieux ont fait de la paille avec deux mille ans de catholicité et ont révolutionné tout le corps ecclésial, persécutant et ostracisant le réfractaire. Pourtant, cette division – accomplie en portant la confusion doctrinale et liturgique au sein de l’Église – ne paraissait pas si déplorable à ce moment; alors qu’aujourd’hui, en pleine apostasie, ils sont paradoxalement considérés comme des diviseurs qui demandent, non pas la condamnation explicite de Vatican II et du Novus Ordo, mais simplement la tolérance de la messe «dans la forme extraordinaire» au nom du tant vanté pluralisme aux multiples facettes.
De manière significative, même dans le monde civilisé, la protection des minorités n’est valable que lorsqu’elles servent à démolir la société traditionnelle, alors qu’une telle protection est ignorée lorsqu’elle garantissait les droits légitimes d’honnêtes citoyens. Et il est devenu clair que, sous prétexte de protection des minorités, la seule intention était d’affaiblir la majorité des bons, alors que maintenant que la majorité est composée de ceux qui sont corrompus, la minorité des bons peut être écrasée sans pitié: l’histoire récente ne manque pas de précédents éclairants à cet égard.
Le caractère tyrannique de Traditionis custodes
À mon avis, ce n’est pas tant tel ou tel point du Motu Proprio qui déconcerte, mais plutôt son caractère globalement tyrannique accompagné d’une fausseté substantielle des arguments avancés pour justifier les décisions imposées. Le scandale est également donné par l’abus de pouvoir commis par une autorité qui a sa propre raison d’être non pas en empêchant ou en limitant les grâces qui sont accordées à ses adhérents à travers l’Église, mais plutôt en promouvant ces grâces; non pas en ôtant la Gloire à la Divine Majesté avec un rite qui fait un clin d’œil aux Protestants mais plutôt en lui rendant parfaitement cette Gloire; non pas en semant des erreurs doctrinales et morales, mais plutôt en les condamnant et en les éradiquant. Ici aussi, le parallèle avec ce qui se passe dans le monde civil n’est que trop évident: nos gouvernants abusent de leur pouvoir comme le font nos prélats, imposant des normes et des limitations en violation des principes les plus élémentaires du droit. De plus, ce sont précisément ceux qui sont constitués en autorité, sur les deux fronts, qui se prévalent souvent d’une simple reconnaissance de fait par la base – citoyens et fidèles – même lorsque les modalités par lesquelles ils ont pris le pouvoir violent, sinon la lettre, puis du moins l’esprit de la loi. Le cas de l’Italie – où un gouvernement non élu légifère sur l’obligation de se faire vacciner et sur le laissez-passer vert, violant la Constitution italienne et les droits naturels du peuple italien – ne semble pas très éloigné de la situation dans laquelle l’Église se retrouve, avec un Pontife résigné qui a été remplacé par Jorge Mario Bergoglio, choisi – ou du moins apprécié et soutenu – par la mafia de Saint-Gall et l’épiscopat ultra-progressiste. Il reste évident qu’il existe une crise profonde de l’autorité, tant civile que religieuse, dans laquelle ceux qui exercent le pouvoir le font à l’encontre de ceux qu’ils sont censés protéger, et surtout à l’encontre du but pour lequel cette autorité a été établie.
Analogies entre l’église profonde et l’état profond
Je pense qu’on a compris que la société civile et l’Église souffrent du même cancer qui a frappé la première avec la Révolution française et la seconde avec le Concile Vatican II: dans les deux cas, la pensée maçonnique est à la base de la démolition systématique de l’institution et son remplacement par un simulacre qui conserve ses apparences extérieures, sa structure hiérarchique et sa force coercitive, mais avec des finalités diamétralement opposées à celles qu’elle devrait avoir.
À ce stade, les citoyens d’une part et les fidèles d’autre part se trouvent dans la condition de devoir désobéir à l’autorité terrestre pour obéir à l’autorité divine, qui gouverne les Nations et l’Église. De toute évidence, les «réactionnaires» – c’est-à-dire ceux qui n’acceptent pas la perversion de l’autorité et veulent rester fidèles à l’Église du Christ et à leur patrie – constituent un élément de dissidence qui ne peut être toléré d’aucune façon, et donc ils doivent être discrédités, délégitimés, menacés et privés de leurs droits au nom d’un «bien public» qui n’est plus le bien commun (bonum commune) mais son contraire. Qu’ils soient accusés de théories du complot, de traditionalisme ou d’intégrisme, ces quelques survivants d’un monde qu’ils veulent faire disparaître constituent une menace pour l’accomplissement du plan global, juste au moment le plus crucial de sa réalisation. C’est pourquoi le pouvoir réagit d’une manière si ouverte, effrontée et violente: l’évidence de la fraude risque d’être comprise par un plus grand nombre de personnes, de les rassembler dans une résistance organisée, de briser le mur du silence et la féroce censure imposée par les médias grand public.
Nous pouvons donc comprendre la violence des réactions de l’autorité et nous préparer à une opposition forte et déterminée, en continuant à nous prévaloir de ces droits qui nous ont été abusivement et illicitement déniés. Bien sûr, nous pouvons nous retrouver à devoir exercer ces droits de manière incomplète lorsque nous nous voyons refuser la possibilité de voyager si nous n’avons pas notre laissez-passer vert ou si l’évêque nous interdit de célébrer la messe de tous les temps dans une église de son Diocèse, mais notre résistance aux abus d’autorité pourra encore compter sur les Grâces que le Seigneur ne cessera de nous accorder – notamment la vertu de Force si indispensable en temps de tyrannie.
La normalité qui fait peur
Si d’une part nous pouvons voir comment la persécution des dissidents est bien organisée et planifiée, d’autre part, nous ne pouvons pas ne pas reconnaître la fragmentation de l’opposition. Bergoglio sait bien que tout mouvement de dissidence doit être réduit au silence, surtout en créant des divisions internes et en isolant les prêtres et les fidèles. Une collaboration fructueuse et fraternelle entre le clergé diocésain, les religieux et les instituts Ecclesia Dei est quelque chose qu’il doit éviter, car elle permettrait la diffusion d’une connaissance du rite antique, ainsi qu’une aide précieuse dans le ministère. Mais cela reviendrait à faire de la messe tridentine une «normalité» dans la vie quotidienne des fidèles, ce qui n’est pas tolérable pour François. Pour cette raison, le clergé diocésain est laissé à la merci de ses Ordinaires, tandis que les Instituts Ecclesia Dei sont placés sous l’autorité de la Congrégation des Religieux, triste prélude à un destin déjà scellé. N’oublions pas le sort qui est arrivé aux Ordres religieux florissants, coupables d’avoir été bénis par de nombreuses vocations qui furent nées et nourries précisément grâce à la Liturgie traditionnelle détestée et à la fidèle observance de la Règle. C’est pourquoi certaines formes d’insistance sur l’aspect cérémoniel des célébrations risquent de légitimer les dispositions du commissaire et de jouer le jeu de Bergoglio.
Même dans le monde civil, c’est justement en encourageant certaines dérives des dissidents que le pouvoir les marginalise et légitime les mesures répressives à leur égard: il suffit de penser au cas des mouvements no-vax et à la facilité de discréditer les protestations légitimes des citoyens en soulignant les excentricités et les incohérences de quelques-uns. Et il est trop facile de condamner quelques personnes agitées qui, par exaspération, ont mis le feu à un centre de vaccination, éclipsant des millions d’honnêtes gens qui descendent dans la rue pour ne pas être marqués du passeport sanitaire ou licenciés s’ils ne permettent pas se faire vacciner.
Ne restez pas isolé et désorganisé
Un autre élément important pour nous tous est la nécessité de donner de la visibilité à notre protestation et d’assurer une forme de coordination de l’action publique. Avec l’abolition de Summorum Pontificum, nous nous retrouvons vingt ans en arrière. Cette décision malheureuse de Bergoglio d’annuler le Motu Proprio du Pape Benoît est vouée à un échec inexorable, car elle touche l’âme même de l’Église, dont le Seigneur Lui-même est le Pontife et le Grand Prêtre. Et il n’est pas acquis que tout l’épiscopat – comme on le voit ces derniers jours avec soulagement – veuille se soumettre passivement à des formes d’autoritarisme qui ne contribuent certainement pas à apporter la paix dans les âmes. Le Code de droit canonique garantit aux évêques la possibilité de dispenser leurs fidèles des lois particulières ou universelles, sous certaines conditions.
Deuxièmement, le peuple de Dieu a bien compris la nature subversive de Traditionis Custodes et est instinctivement amené à vouloir connaître quelque chose qui suscite une telle désapprobation chez les progressistes. Ne nous étonnons donc pas si nous commençons bientôt à voir les fidèles issus de la vie paroissiale ordinaire et même ceux éloignés de l’Église se diriger vers les églises où est célébrée la messe traditionnelle. Il sera de notre devoir, que ce soit en tant que ministres de Dieu ou en tant que simples fidèles, de faire preuve de fermeté et de résistance sereine face à de tels abus, marchant sur le chemin de notre propre petit Calvaire avec un esprit surnaturel, tandis que les nouveaux grands prêtres et scribes du peuple vont se moquer de nous et nous étiqueter comme des fanatiques. Ce sera notre humilité, l’offrande silencieuse des injustices envers nous, et l’exemple d’une vie conforme au Credo que nous professons qui mériteront le triomphe de la messe catholique et la conversion de beaucoup d’âmes. Et rappelons-nous que, puisque nous avons beaucoup reçu, beaucoup nous sera demandé.
Restitutio in integrum
»Quel père parmi vous, si son fils lui demande du pain, lui donnera une pierre? Ou s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent à la place? » (Lc 11, 11-12). Maintenant nous pouvons comprendre le sens de ces paroles, considérant avec douleur et tourment de cœur le cynisme d’un père qui nous donne les pierres d’une liturgie sans âme, les serpents d’une doctrine corrompue, et les scorpions d’une morale frelatée. Et qui arrive à diviser le troupeau du Seigneur entre ceux qui acceptent le Novus Ordo et ceux qui veulent rester fidèles à la messe de nos pères, exactement comme les dirigeants civils dressent les vaccinés et les non vaccinés les uns contre les autres.
Lorsque Notre-Seigneur entra à Jérusalem assis sur un ânon, tandis que la foule étendait des manteaux à son passage, les pharisiens lui demandèrent: »Maître, réprimande tes disciples ». Le Seigneur leur répondit : «Je vous dis que si ceux-ci se taisent, les pierres crieront» (Lc 19, 28-40). Depuis soixante ans crient les pierres de nos églises, d’où le Saint Sacrifice a été deux fois proscrit. Le marbre des autels, les colonnes des basiliques et les voûtes élancées des cathédrales crient aussi, parce que ces pierres, consacrées au culte du vrai Dieu, sont aujourd’hui abandonnées et désertes, ou profanées par des rites odieux, ou transformés en parkings et en supermarchés, précisément à cause de ce Concile que l’on tient à défendre. Crions aussi: nous qui sommes les pierres vivantes du temple de Dieu. Crier avec foi vers le Seigneur, afin qu’il donne la parole à ses disciples, aujourd’hui muets, et que soit réparé le vol intolérable dont sont responsables les administrateurs de la Vigne du Seigneur.
Mais pour que ce vol soit réparé, il faut que nous nous montrions dignes des trésors qui nous ont été volés. Essayons de le faire par notre sainteté de vie, en donnant l’exemple des vertus, par la prière et la réception fréquente des sacrements. Et n’oublions pas qu’il y a des centaines de bons prêtres qui connaissent encore le sens de l’Onction Sacrée par laquelle ils ont été ordonnés Ministres du Christ et dispensateurs du Mystère de Dieu. Le Seigneur daigne descendre sur nos autels, même lorsqu’ils sont érigés dans des caves ou des greniers. »
Contrariisquibuslibet minime obstantibus
Mgr Carlo Maria Viganò, archevêque
28 juillet 2021
SS. Nazarii et Celsi Martyrum, Victoris I Papae et Martyris ac Innocentii I Papae et Confessoris
(1) Note de l’éditeur: l’archevêque Viganò nous a envoyé pour publication une analyse approfondie du Motu Proprio Traditionis Custodes dans lequel François tente de supprimer la messe de tous les âges. Après que l’archevêque eut finement analysé cet acte tyrannique, il conclut en affirmant «la nécessité de donner de la visibilité à notre protestation et d’assurer une forme de coordination de l’action publique». Il nous encourage à ne pas nous isoler ni à céder au désespoir. Il attend avec impatience une restauration complète de ce qui a été volé, mais nous rappelle que pour que cela se produise, nous devons être dignes de cette restauration. L’archevêque a également préparé une vidéo qui sera ajoutée à ce message une fois qu’elle pourra être téléchargée. Brian McCall