La lettre du pape François qui accompagne le motu proprio Traditionis custodes essaie de montrer la continuité entre la messe tridentine et le Novus ordo, en s’appuyant particulièrement sur la notion de participation active. Qu’en est-il en fait ?
Voici le passage qui cherche à établir ce lien : « Parmi les vœux que les évêques [du Concile] ont indiqués avec le plus d’insistance, il y a celui de la participation pleine, consciente et active de tout le peuple de Dieu à la liturgie [Cf. Acta et documenta concilio oecumenico vaticano II apparando, Série I, Volumen II, 1960.], dans la ligne de ce que Pie XII avait déjà affirmé dans son encyclique Mediator Dei sur le renouveau de la liturgie [Pie XII, Litt. Encyc. Mediator Dei et hominum, 20 novembre 1947 : AAS 39 (1949) 521-595.]. »
La participation active chez les papes antéconciliaires
Le terme de « participation active » se trouve dans un texte du pape saint Pie X de 1903, A travers les sollicitudes, sur la musique sacrée. Le saint pape fait de « la participation active aux mystères sacro-saints », « la source première et indispensable du véritable esprit chrétien ».
De quelle manière saint Pie X va-t-il réaliser ce programme ? Quant aux fidèles, de deux manières : en encourageant la restauration du chant grégorien pour le rendre accessible aux fidèles ; et en promulguant deux décrets : sur la communion des enfants dès l’âge de raison, et sur la communion fréquente. Cela donne une indication de ce que saint Pie X entendait par participation active.
Dans son encyclique consacrée à la liturgie, Mediator Dei, datée de 1957, le pape Pie XII reprend l’idée, même si l’expression ne s’y trouve pas littéralement. Il faut suivre attentivement son texte qui contient une clef indispensable pour comprendre la déviation conciliaire.
« Il est donc nécessaire, Vénérables Frères, que tous les chrétiens considèrent comme un devoir principal et un honneur suprême de participer au sacrifice eucharistique, et cela, non d’une manière passive et négligente et en pensant à autre chose, mais avec une attention et une ferveur qui les unissent étroitement au Souverain Prêtre.
« Le mot de l’Apôtre : “Ayez en vous les sentiments qui étaient dans le Christ Jésus”, demande de tous les chrétiens qu’ils reproduisent (…) les sentiments dont était animé le divin Rédempteur lorsqu’il offrait le sacrifice de lui-même. (…) Il demande que nous mourions mystiquement sur la croix, (…) que nous devenions, avec l’Hostie immaculée, une seule victime agréable au Père éternel. (…)
« Ceux-là, par conséquent, sont dignes de louanges qui, en vue de rendre plus facile et plus fructueuse pour le peuple chrétien la participation au sacrifice eucharistique, s’efforcent opportunément de mettre entre les mains du peuple le Missel romain, de manière que les fidèles, unis au prêtre, prient avec lui à l’aide des mêmes paroles et avec les sentiments mêmes de l’Église (…). »
Le pape Pie XII va cependant donner une explication remplie de bon sens et de sollicitude pastorale :
« [Mais] un bon nombre de chrétiens ne peuvent se servir du Missel romain, même s’il est écrit en langue vulgaire ; et tous ne sont pas aptes à comprendre correctement, comme il convient, les rites et les formules liturgiques. Le caractère et l’esprit des hommes sont si variés que tous ne peuvent pas être conduits de la même manière par des prières et des actes communs. Les besoins des âmes et leurs goûts ne sont pas les mêmes chez tous, et ne demeurent pas toujours les mêmes en chacun.
« Qui osera donc dire que tant de chrétiens ne peuvent participer au sacrifice eucharistique et jouir de ses bienfaits ? Mais ces gens-là le peuvent assurément grâce à une méthode, qui se trouve être pour certains plus facile, comme par exemple, de méditer pieusement les mystères de Jésus-Christ, d’accomplir d’autres exercices de piété et de faire d’autres prières qui, bien qu’elles diffèrent des rites sacrés par la forme, s’accordent cependant avec eux par leur nature. »
Un changement de perspective
La constitution Sacrosanctum concilium sur la liturgie du concile Vatican II contient onze fois l’expression « participation active ». En fait, cette expression n’est ni plus ni moins qu’un cheval de Troie.
En effet, dans le texte du Concile, le terme de participation « active » est à double sens. Pour bon nombre d’évêques, il signifie une participation telle que l’a décrite et définie Pie XII.
Mais pour les rédacteurs et les novateurs, il signifie une participation agissante, par laquelle les fidèles sont chargés d’une partie plus ou moins grande de la réalisation matérielle de la cérémonie liturgique. Par exemple : lectures, acclamations, présentation des dons, distribution de la sainte communion, gestes et attitudes corporelles. (N. 30 de Sacrosanctum concilium)
Que ce soit bien là l’esprit du Concile est confirmé par un texte de Paul VI de 1974, qui affirme : « C’est cependant une erreur, qui subsiste encore malheureusement en certains endroits, de réciter le rosaire au cours de l’action liturgique », Marialis cultus, n° 48, 2 février 1974.
Ainsi, en moins de vingt ans (de 1957 à 1974), le pape Paul VI condamne comme une erreur ce que le pape Pie XII louait comme une attitude en tous points conforme à l’esprit de la liturgie. Ce grand écart permet de mesurer la distance qui sépare le rite tridentin du rite réformé après le Concile.
Conclusion
Contrairement à ce qu’essaie de nous faire croire la lettre du pape François, il n’y a pas d’évolution homogène entre le rite tridentin et le rite réformé : les intentions de saint Pie X et de Pie XII ont été trahies par des liturges en mal de nouveautés.
Il n’est pas difficile de découvrir l’explication de cet engouement pour la « participation active » : elle réside dans une nouvelle conception du sacerdoce, en particulier du sacerdoce commun des fidèles. Ce sera l’objet d’un prochain article.
Une stratégie non catholique entraînant le pape aux confins de la foi musulmane.
1. Lors de l’avant-dernière session du concile Vatican II, en 1964, fut fondé – à l’initiative du cardinal Béa – un Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux. Cette institution était loin d’être isolée et s’inscrivait plutôt dans un ensemble de créations, qui devaient être promises à un bel avenir. Chez les protestants, en effet, le Conseil Œcuménique des Eglises mit sur pied un Office pour les Relations Interreligieuses. Sous l’impulsion des instances de l’ONU, naquit la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix (CMRP), qui tint ses premières séances à Kyoto en 1970, à Louvain en 1974, à New-York en 1979. C’est dans un pareil contexte que les relations spécifiquement islamo-chrétiennes trouvèrent leur expression privilégiée dans l’organisation de colloques publics, régulièrement tenus à partir des années 70 : à Cordoue en 1974, à Tunis en 1974, à Tripoli en 1976, encore Cordoue en 1977, à Al-Azhar en 1978. Pour donner une tournure encore plus officielle à l’organisation de ces colloques, la Conférence épiscopale française mit en place en 1973 un Secrétariat pour la rencontre avec les musulmans, lequel devint ensuite un Service des Relations avec l’Islam (SRI), dont l’orientation se situe à l’avant-garde du modernisme conciliaire. La revue Islamochristiana, publiée annuellement à partir de 1975 par l’Institut Pontifical d’Etudes Arabes et d’Islamologie (PISAI) sert depuis de base d’études.
2. La première impulsion ainsi donnée dans les années 70 devait ouvrir la porte à un foisonnement aujourd’hui encore incessant de groupes et associations en tous genres, dont le point commun demeure toujours le même : la recherche, du côté catholique, d’une idyllique amitié islamo-chrétienne. C’est ainsi que l’on vit en 1977 la naissance du Groupe de Recherche Islamo-Chrétien (GRIC), en 1989 la fondation de l’Association pour le Dialogue Islamo-Chrétien (ADIC) devenue en 1995 l’Association pour le Dialogue International Islamo-Chrétien et les Rencontres Interreligieuses, la création en 1992 du Groupe d’Amitié Islamo-Chré- tienne ; sans compter de nombreux groupes locaux, qui, la plupart du temps, engagent seulement quelques catholiques de tendance nettement progressiste et quelques musulmans, dans le maintien d’un dialogue auto-suffisant. Depuis ces dernières années, le nombre de forums de « dialogue islamo-chrétien » se multiplie sur internet. Cette multiplicité apparente se réduit en réalité à deux types d’intervention. Une première catégorie correspond à des sites qui sont plutôt entre les mains des musulmans, lesquels les utilisent, à destination des habitants européens, comme autant d’instruments de propagande et de supposée « apologétique » en faveur de l’Islam[1] : leur but premier est de rassurer les européens et de susciter une attirance pour l’Islam (un « appel à l’Islam ») d’une façon « adéquate à la psychologie occidentale ». Une deuxième catégorie correspond à des sites qui sont plutôt tenus par des catholiques ou des protestants et dont l’objectif est le plus souvent de présenter positivement chaque religion, et de susciter une réflexion sur les réponses que toutes les religions pourraient formuler en commun. Ces sites sont conçus par des occidentaux et pour des occidentaux (qu’ils soient musulmans ou chrétiens), et donnent de l’Islam une image honorable, en laissant croire que celui-ci peut et doit avoir toute sa place en Occident. Le résultat est clairement exprimé par cette réaction naïve reproduite dans le journal La Croix du 29 janvier 2021 : « Faute de connaissances, j’avais une vision négative de l’Islam ».
3. L’auteur de ces lignes [NDLR de MPI : abbé Guillaume Gaud, voir photo ci-dessus] a participé à plusieurs de ces forums internet et à nombre de ces réunions islamo-chrétiennes. Le seul résultat observable et observé est que les chrétiens sont investis dans l’islamisation, dans l’accueil de migrants musulmans, dans la diffusion d’ouvrages et de vidéothèques à la louange de l’Islam. Les véritables discussions constructives n’ont pas lieu dans ces organismes. Dans le meilleur des cas, « une fois accueillie la diversité comme donnée positive, il faut faire en sorte que les personnes acceptent non seulement l’existence de la culture de l’autre mais désirent en recevoir un enrichissement. Mon prédécesseur Paul VI énonçait en ces termes sa conviction profonde : » L’Eglise doit entrer en dialogue avec le monde dans lequel elle vit » . [.] Que les croyants soient donc toujours prêts à promouvoir des initiatives de dialogue interculturel et interreligieux, afin de stimuler la collaboration (cf Nostra Aetate) sur des thèmes d’intérêt réciproque, comme la dignité de la personne humaine, la recherche du bien commun, la construction de la paix[2]. […] Pour être authentique, un tel dialogue doit éviter de céder au relativisme et au syncrétisme, et être animé d’un respect sincère pour les autres et d’un esprit généreux de réconciliation et de fraternité. J’encourage tous ceux qui se dédient à la construction d’une Europe accueillante, solidaire »[3] .
4. Ce propos du prédécesseur immédiat de François manifeste déjà une grande naïveté et une illusion tout aussi grande, quant à la manière dont les grandes institutions islamiques conçoivent le but général de ce dialogue. Mais il y a plus : l’illusion conduit ici à une auto-censure réelle – alors qu’elle devrait être inacceptable – de la Mission évangélisatrice de l’Eglise. Voyons à présent comment l’illusion et l’auto-censure se poursuivent et s’aggravent sous le successeur de Benoît XVI.
1. Un premier essai de fraternité des croyants
5. En 1978, le père Anawati, op, en sa qualité de membre de la délégation vaticane à Al-Azhar pour le colloque de dialogue interreligieux, proposa une conférence[4] , dans laquelle il tentait de rapprocher les deux religions, catholique et musulmane, dans une vision consensuelle. Celle-ci avait pour objet la construction d’un« humanisme fondé en Dieu ou humanisme théocentrique », « conséquence de la foi en Dieu ». Pour cela, le bon père ne trouva mieux à faire que de relativiser la différence de foi entre Islam et catholicisme, en recourant pour cela à deux procédés complémentaires.
6. Le premier procédé joue sur le contenu de la foi. Il consiste à énumérer les vérités de foi apparemment communes aux catholiques et aux musulmans, mais sans en indiquer la teneur précise, moyennant quoi s’installe l’équivoque, par exemple en ce qui concerne la foi en un Dieu unique. Car il n’est pas précisé ici que, dans la Révélation chrétienne, il est essentiel et non secondaire d’affirmer que ce Dieu unique est – dans le fond de son Être transcendant et donc mystérieux – subsistant en trois personnes : Père Fils et Saint-Esprit. Il n’est pas dit non plus que dans le Coran il est essentiel et non accessoire de nier que Dieu est Trinité. Le Père Anawati se garde bien d‘affirmer que catholiques et musulmans croient les mêmes réalités, et il ne dit pas non plus que le musulman n’a pas la foi au sens où l’entend l’Eglise catholique. Il passe également sous silence la distinction absolument fondamentale entre :
d’une part la foi surnaturelle du chrétien, qui accepte toutes les vérités révélées pour l’unique motif de l’autorité de Dieu révélant, foi théologale, qui met le fidèle en possession de la Vérité qui est Jésus, le Verbe de Dieu, à la fois révélé et révélant ;
d’autre part la foi du musulman, qui est une croyance purement humaine, laquelle non seulement est incapable de mettre le croyant musulman en possession de la Vérité entière qui est Jésus, mais en outre s’oppose réellement à ce que le croyant musulman puisse accéder à la vraie foi théologale.
7. Un tel procédé se contente de dire que dans le Coran la Révélation se trouve à l’état réduit ou de manière seulement imparfaite[5] . Cela rend incompréhensible l’essence religieuse de l’Islam, qui se définit en tant que tel comme le refus des trois principaux mystères révélés par Dieu et confiés à son Eglise, dans le christianisme: mystère de la Sainte Trinité ; mystère de l’Incarnation ; mystère de la Rédemption.
8. Le deuxième procédé joue sur la disposition du croyant. Il consiste à définir sa foi comme une dimension existentielle et relationnelle entre lui et Dieu. L’attention se porte alors exclusivement, dans l’âme des croyants, chrétiens et musulmans, sur la belle et admirable attitude de soumission à l’égard de l’Être souverain. Et la contradiction qui demeure entre les énoncés objectifs de leurs croyances respectives est tout simplement ignorée. La similitude et la proximité de cette attitude d’âme sert de fondement à la fraternité des croyants, à une sorte d’humanisme théocentré. Nous retrouvons cette idée dans le récent discours du Pape en Irak : « Dieu demanda à Abraham de lever les yeux vers le ciel et d’y compter les étoiles. […] Et aujourd’hui, nous, juifs, chrétiens et musulmans, avec nos frères et sœurs d’autres religions, nous honorons notre père Abraham en faisant comme lui : nous regardons le ciel. L’Au-delà de Dieu nous renvoie à l’autre du frère. Mais si nous voulons préserver la fraternité, nous ne devons pas perdre de vue le ciel. Nous, descendance d’Abraham et représentants de diverses religions, nous sentons avoir avant tout ce rôle : aider nos frères et sœurs à élever le regard et la prière vers le ciel »[6]. Le Pape laisse croire que nous aurions tous, juifs, chrétiens et musulmans, une même attitude, belle et louable, vis-à-vis d’un même Dieu ; mais les différences fondamentales qui opposent le Judaïsme et l’Islam au Catholicisme, avec les conséquences qui doivent en découler, sont volontairement tues.
9. Dans la réponse qu’il adressa au père Anawati, le sheikh Baraka assure catégoriquement que l’Islam n’a jamais cru qu’Allah « aurait concédé à l’homme de recourir à sa raison pour organiser la société conformément à une loi naturelle, qui correspondrait à une nature universelle de l’homme en tant que fondée sur la raison». D’après lui, ceci s’oppose à la sharia et tend à dissoudre les articles de la croyance islamique. Ce sont donc, affirme-t-il, de mauvaises bases pour un dialogue interreligieux, car de telles bases font obstacle au rapprochement[7].
2. Une stratégie non catholique…
10. Autant dans la déclaration d’Abou Dhabi, que dans le discours en Irak, le Pape François tait volontairement le Nom de Jésus ; le Christ n’est nommé ni directement ni indirectement, l’ordre social chrétien, qui a toujours été décrit par les Papes comme la source de paix ici-bas, n’est évidemment pas abordé. Le Pape a choisi d’adopter la même tactique que le Père Anawati : tactique qui n’est ni celle d’un humanisme véritablement catholique, lequel trouve dans la foi la source de l’ordre et de la paix ; ni celle d’un humanisme athée, lequel pense trouver la source de la paix dans une humanité libérée de toute vérité imposée ; mais celle d’un supposé humanisme théocentré. Celui-ci pense trouver la source de la paix dans le fait que les hommes adoptent tous une attitude de croyants, qui les met en relation existentielle avec Dieu, quand bien même leurs croyances respectives porteraient sur des objets contradictoires. La conséquence immédiate, d’ailleurs assumée par le Pape François, est que celui qui adopte une pareille tactique se voit bien obligé d’abandonner le point de vue exclusif de la doctrine catholique, et de taire le seul moyen efficace pour obtenir la paix : Notre Seigneur Jésus Christ, vrai Roi des Nations.
11. L’on peut certes concevoir à quel point cette tactique soit tentante, à l’ère du mondialisme où il apparaît clairement que le discours de l’Eglise sur la royauté du Christ a fort peu de chances d’être accepté. C’est d’ailleurs la tentation à laquelle a succombé le concile Vatican II, bien avant Benoît XVI et François. Mais n’est-ce pas précisément avec la doctrine sociale du Christ Roi que la foi catholique se donne pour ce qu’elle est ? Saint Paul ne disait-il pas : « Priez pour nous, afin que Dieu nous ouvre une porte pour la parole, et qu’ ainsi je puisse annoncer le mystère du Christ »[8]. L’Apôtre montrait ainsi que seule la foi en Jésus et notre union à Lui peuvent unir les hommes en les protégeant contre les erreurs : « … jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu […] afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur astuce pour induire en erreur ; mais que, confessant la vérité, nous continuions à croître à tous égards dans la charité en union avec celui qui est le chef, le Christ »[9] . Saint Paul affirmait de la sorte que, loin d’être une religion parmi d’autres, la religion de Jésus Christ est l’unique vraie religion, la religion universelle : « Ce mystère, c’est que les non-Juifs sont héritiers avec les Juifs, et membres du même corps et qu’ils participent à la promesse de Dieu en Jésus-Christ par l’Evangile. C’est à moi, le moindre de tous les saints, qu’a été accordée cette grâce d’annoncer parmi les non-Juifs la richesse incompréhensible du Christ »[10]. N’est-ce pas cela que nous attendons de celui à qui a été confié le rôle de « protéger saintement et exposer fidèlement le dépôt de la foi »[11] ? N’est-ce-pas cela que nous devons attendre du successeur de saint Pierre, du Pape, pasteur et docteur de tous les chrétiens ?
12. Le Pape Pie XII s’est déjà trouvé confronté aux mêmes difficultés que François, face à un monde qui se déchirait. Comment réagit-il ? Proposa-t-il aux croyants des différentes religions monothéistes de faire monter vers le Dieu unique la prière commune des enfants d’Abraham ? Non. Pie XII a rappelé de manière précise quel devait être le rôle de l’Eglise pour l’instauration de la paix mondiale. L’Eglise doit contribuer à l’instauration de cette paix en prêchant un ordre proprement chrétien et catholique :
« Quelle devra donc être la contribution de l’Eglise à la paix ? quel sera le titre juridique, quelle sera la nature particulière de sa contribution ? Son titre juridique est le Fils éternel de Dieu fait homme, dont le nom est Princeps Pacis, le Prince de la Paix. Prince et fondateur de la paix, tel est le caractère du Sauveur et Rédempteur du genre humain. Sa haute et divine mission est d’établir la paix entre chacun des hommes et Dieu, entre les hommes eux-mêmes et entre les peuples. Mais le Sauveur divin est aussi le chef invisible de l’Eglise ; voilà pourquoi sa mission de paix continue à subsister et à valoir dans l’Eglise. [.] Nous nous voyons dans la nécessité de déclarer : le monde est bien éloigné de l’ordre voulu par Dieu dans le Christ, ordre qui garantit une paix réelle et durable. Ce regard convaincra tout observateur impartial que le nœud du problème de la paix est présentement d’ordre spirituel, qu’il est déficience ou défaut spirituel. Un profond sens chrétien manque trop dans le monde aujourd’hui, et les vrais et parfaits chrétiens sont trop rares. C’est ainsi que les hommes eux-mêmes mettent obstacle à la réalisation de l’ordre voulu par Dieu ». (Pie XII, Radio-message au monde entier du 24 décembre 1951).
13. Le Pape continuait en mettant en garde contre une fausse paix qui, refusant la source de la paix qu’est le Christ, et son instrument l’Eglise, se condamne à ne jamais exister :
« Ce monde ne parle que de paix et il n’a pas de paix ; il revendique pour soi tous les titres juridiques possibles et impossibles pour établir la paix, mais il ne connaît ou ne reconnaît pas la mission pacificatrice qui vient directement de Dieu, la mission de paix de l’autorité religieuse de l’Eglise ».
14. Allant plus loin, Pie XII dénonçait la fausse paix que prêche aujourd’hui le Pape François :
Mais « si l’on enlève à l’autorité religieuse de l’Eglise ce qui est présupposé pour son action efficace en faveur de la paix, on aggrave encore la condition tragique du monde moderne, déjà si bouleversé. La défection de la foi chrétienne par beaucoup d’hommes a poussé à cette faute presque intolérable. Et l’on dirait que Dieu a répondu au crime, qui consiste à s’éloigner du Christ, par le fléau d’une menace permanente pesant sur la paix ».
15. En se plaçant comme il le fait sur un terrain qui exclut d’avance le rôle de Jésus Christ et de la vraie religion, le Pape n’entrave-t-il pas la liberté de l’Eglise et sa charité missionnaire ? En tout état de cause, il court le risque bien réel de se faire dépasser par de plus fins stratèges. C’est d’ailleurs ce qui semble être arrivé en Irak. Car le Pape y a subi trois retentissants échecs.
16. Le premier échec du Pape fut celui de la réunion interreligieuse tenue à Ur. François voulut y convier tous les descendants de la foi d’Abraham, dans cette perspective de paix et de coexistence commune. Or les Juifs manquèrent à l’appel, les autorités irakiennes et chiites n’acceptant pas leur présence.
17. Le deuxième échec fut celui de l’entrevue organisée à Najaf, où le Pape devait rencontrer l’Ayatollah Sistani. Ce dernier refusa de signer la déclaration d’Abou Dhabi sur la fraternité universelle.
18. La troisième humiliation eut lieu lorsque le Pape ne put éviter d’entendre les explications franches et courtoises données par l’Ayatollah Sistani lors de cette même entrevue. Celui-ci indiqua en effet au Pape les raisons profondes qui l’empêchaient de souscrire à la déclaration d’Abou Dhabi. La première raison de ce refus est théologique et concerne la définition de la fraternité. « L’Ayatollah Sistani a un dicton, j’espère le rappeler correctement : Les hommes sont soit frères par la religion, soit égaux par la création »[12]. Il s’agit d’une parole de l’imam Ali, qui borne la fraternité (autre que celle de la famille) à la vraie foi en Allah et ne reconnaît l’appartenance de tous les êtres humains qu’à une égalité de nature. L’Ayatollah n’accepte pas de signer une déclaration basée sur un langage équivoque, où chaque partie donne un sens différent au texte à signer. La seconde raison est d’ordre politique. Car ce que les pays de l’Islam attendent de la part du Pape ce ne sont pas des paroles mais des actes. Sistani affirme que les méfaits actuels d’ordre humain, social et matériel, décrits dans la déclaration d’Abou Dhabi sont surtout dus aux guerres. Sans détour, il accuse les grandes puissances qui mènent ces guerres et bafouent les droits humains, et donne en premier exemple le peuple palestinien opprimé. En conséquence le deuxième rôle des chefs religieux est d’aider ces mêmes puissances à rejeter le langage de la guerre et à ne pas faire primer leurs intérêts particuliers sur le droit des peuples à vivre dans la liberté et la dignité. En outre, les chefs religieux doivent protéger les peuples meurtris par ces guerres, comme cela a été fait en Irak. L’Ayatollah paraît ainsi renvoyer le Pape à sa propre responsabilité, afin qu’il agisse sur les gouvernements occidentaux pour faire cesser les guerres. Plutôt que de multiplier les déclarations à double sens.
19. L’Ayatollah n’a pas accepté le langage de l’équivoque. Mais avec cela, il a profité de l’illusion irénique du Pape, pour se servir du chef de l’Eglise catholique comme d’un porte-parole grâce auquel il lui a été possible de donner à l’ensemble du monde occidental une vision très satisfaisante de l’action chiite en Irak.
3. … entraînant le pape aux confins de la foi musulmane
20. Le Pape commença son discours à Ur en affirmant : « Dans ces étoiles, Abraham vit la promesse de sa postérité, il nous vit. Et aujourd’hui, nous, juifs, chrétiens et musulmans, nous honorons notre père Abraham ». Dans la prière qu’il récita ensuite, il nomme Abraham « notre père commun dans la foi, à nous, fils et filles d’Abraham appartenant au Judaïsme, au Christianisme et à l’Islam ». En tenant de pareils propos, se rend-il compte qu’il se fait plus proche de la doctrine musulmane que de la doctrine de l’Eglise ?
Rappelons que, pour l’Islam, la foi d’Abraham est celle du monothéisme pur (hanif) qui n’associe rien à Dieu : « Ils ont dit : soyez juifs ou chrétiens et vous serez bien guidés. Dis : plutôt la religion d’Abraham, véritablement monothéiste (hanif) et il n’était pas du nombre des associateurs »[13] . Aux yeux de l’Islam, juifs et chrétiens ont peu à peu dévié de cette foi d’Abraham, Mahomet fut alors envoyé pour les ramener au monothéisme, mais ils ne l’acceptèrent pas et depuis ils restent à mi-chemin entre croyance et incroyance : « Dis : Nous croyons en Dieu, à ce qu’Il nous a révélé, à ce qu’Il a révélé à Abraham, à Ismaël, à Isaac, à Jacob et aux Tribus, à ce qu’ont reçu de leur Seigneur Moïse, Jésus et les prophètes. Nous ne faisons aucune distinction entre eux, et c’est à Dieu que nous nous soumettons »[14]. « Certes, ceux qui ne croient pas en Dieu et en Ses messagers, qui cherchent à créer une distinction entre Lui et Ses messagers, qui disent : » Nous croyons en certains d’entre eux, mais pas aux autres » et qui cherchent à prendre un chemin intermédiaire (entre la foi et l’incroyance) : les voilà les véritables mécréants. Et nous avons préparé pour eux un châtiment avilissant. Mais ceux qui croient en Dieu et en Ses messagers, et qui ne font aucune distinction entre ces derniers, voilà ceux à qui Dieu donnera leur récompense. Et Dieu est Pardonneur et Miséricordieux »[15].
22. D’autre part, certains termes religieux employés dans la déclaration d’Abou Dhabi y revêtent un sens islamique.
Il est en effet question de « la compréhension de la grande grâce divine qui rend frères tous les êtres humains ». Le mot « grâce » est ici pris au sens islamique d’un bienfait naturel venant de Dieu. Pris en son sens catholique, ce mot exprimerait une grave erreur, et sous-entendrait que tout homme est enfant de Dieu par la grâce sanctifiante, en raison même de sa création.
Il est encore question de « l’importance de ces valeurs comme ancre de salut pour tous ». Le mot « salut » est employé dans la doctrine chrétienne en fonction du péché qui nous empêche d’entrer dans la Vie éternelle. Obtenir le salut, c’est sortir du péché et ce salut est apporté par le Christ qui expie nos péchés, notion que l’Islam refuse catégoriquement. Il s’agit ici, dans le sens que l’Islam donne à ce mot, d’un salut pour la vie de l’humanité sur terre.
Une autre expression où il est dit : « Nous, croyants en Dieu, dans la rencontre finale avec Lui et dans Son Jugement » est une expression typiquement islamique.
23. Il est encore dit que « le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont une sage volonté divine ». Au-delà de l’hérésie qu’elle véhicule assez nettement[16], cette phrase donne l’expression de la pure doctrine musulmane. Les commentateurs musulmans ne s’y sont pas trompés : « Ce faisant, on abandonne toute prétention à un exclusivisme apologétique qui dénie avec arrogance que l’autre religion puisse être révélée par Dieu »[17]. Or c’est bien là la pierre d’achoppement : alors que le Coran affirme que l’Evangile a été révélé par Dieu, l’Eglise a toujours affirmé que l’Islam n’est nullement révélé par Dieu, parce qu’il ne présente aucun signe réel de révélation, aucun motif de crédibilité, mais porte au contraire en lui les marques données par la Sainte Ecriture, six siècles auparavant, pour reconnaître les antichrists. Et pourtant … le Pape a signé le texte comportant cette profession de foi musulmane, fidèle en cela à son aversion pour ce qu’il qualifie de « prosélytisme » et qui est en réalité l’expression la plus authentique de l’esprit missionnaire de l’Eglise.
24. Enfin, d’autres affirmations servent de prolongement à cette stratégie de l’Action Islamique Culturelle, dont l’objectif est d’utiliser une autorité morale occidentale pour aider les européens à accepter l’islamisation, et disculper celle-ci de toute violence :
« La relation entre Occident et Orient est une indiscutable et réciproque nécessité ; afin que tous les deux puissent s’enrichir réciproquement de la civilisation de l’autre, par l’échange et le dialogue des cultures. L’Occident pourrait trouver dans la civilisation de l’Orient des remèdes pour certaines de ses maladies spirituelles et religieuses causées par la domination du matérialisme ». Le texte affirme ici sans ambages que les maladies spirituelles et religieuses de l’Occident vont trouver leur remède non dans l’Eglise romaine mais dans la civilisation de l’Orient – c’est-à-dire dans l’Islam intervenant à l’occasion d’une déclaration interreligieuse.
« Le dialogue entre les croyants consiste à se rencontrer dans l’énorme espace des valeurs spirituelles, humaines et sociales communes. Il consiste aussi à éviter les discussions inutiles ». Grâce à l’expérience de plus d’un demi-siècle de dialogue, nous savons à présent ce qu’il faut entendre par « discussions inutiles » : le désir de convertir autrui, et de lui montrer que sa religion ne vient pas de Dieu.
« De même nous déclarons – fermement – que les religions n’incitent jamais à la guerre et ne sollicitent pas des sentiments de haine, d’hostilité, d’extrémisme, ni n’invitent à la violence ou à l’effusion de sang. Ces malheurs sont le fruit de la déviation des enseignements religieux. […] Le terrorisme détestable n’est pas dû à la religion – même si les terroristes l’instrumentalisent». [.] « Au nom de l’âme humaine innocente que Dieu (Allah) a interdit de tuer, affirmant que quiconque tue une personne est comme s’il avait tué toute l’humanité et que quiconque en sauve une est comme s’il avait sauvé l’humanité entière ». Cette citation altérée et tronquée du Coran (5.32), elle-même paraphrase du Talmud, modifie son véritable sens coranique. Ce sens est que Dieu n’autorise à tuer des personnes que si elles sont coupables de meurtre ou de corruption sur la terre. Le verset suivant explicite : « ceux qui font la guerre contre Allah et son Prophète, qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, qu’ils soient tués ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu’ils soient expulsés du pays ». L’on reste consterné de ce qu’un Pape ait pu signer de telles affirmations, issues du Coran présenté comme étant la parole de Dieu.
25. De tout ce qui précède, il ressort assez clairement que la démarche entreprise par le Pape François n’est que l’un des multiples aspects d’une instrumentalisation accomplie par l’Islam, au préjudice des sociétés non musulmanes de l’Occident. Au grand scandale surtout des catholiques, dont la foi subit une altération sans précédent. Le chef actuel de l’Eglise en porte désormais la grave responsabilité, devant Dieu et devant les hommes.
Abbé Guillaume Gaud
Notes de bas de page
Par exemple, le « forum de dialogue islamo-chrétien.com »[]
Paul VI, Encyclique Ecclesiam suam du 6 août 1964, n° 67.[]
Benoît XVI, Message à l’occasion de la journée d’études sur le dialogue entre cultures et religions, , le 3 décembre 2008.[]
Ainsi procède Jean-Paul II dans son livre in Entrez dans l’Espérance.[]
François, Discours tenu dans la plaine d’Ur, lors de la rencontre interreligieuse au cours du voyage apostolique en Irak, le 6 mars 2021.[]
Cf l’étude du Père Emmanuel Pisani, op, Le dialogue islamo-chrétien à l’épreuve : Père Anawati, op -D> Baraka. Une controverse au vingtième siècle, L’Harmattan, 2014. Le Père Emmanuel Pisani, dominicain de Montpellier et membre de l’IDEO (l’Institut Dominicain d’Etudes Orientales du Caire) est Directeur de l’ISTR de l’Institut Catholique de Paris. Il enseigne l’islamologie à Paris, Lyon et Rome. Il a soutenu une thèse de doctorat en philosophie et théologie sur les hétérodoxes et les non musulmans dans la pensée d’al-Cazâlï.[]
Col, IV, 3.[]
Eph, IV, 14-16.[]
Eph, III, 6-9.[]
Concile Vatican I, constitution Pastor Aeternus, chapitre IV, DS 3076.[]
Pape François, Conférence de presse lors du vol de retour du voyage en Irak, le 8 mars 2021.[]
Commentaire de la Déclaration d’Abou Dhabi élaboré par un groupe international de savants et intellectuels musulmans, disponible sur le site : http://www.christians-muslims.com[]
En plein débat et manifestations massives de par le monde contre les injections anti-covid à ARNm des laboratoires Pfizer et Moderna, l’OMS publie de nouvelles recommandations concernant la modification du génome humain. Comme pour les nouveaux ’vaccins’ covid-19 expérimentaux et aux effets secondaires majeurs, parfois mortels, l’excuse justifiant la modification du génome humain consisterait à faire progresser la santé publique.
Dans un communique de presse, l’OMS déclare qu’elle présente « les premières recommandations mondiales visant à faire de la modification du génome humain un outil de santé publique, en mettant l’accent sur la sécurité, l’efficacité et l’éthique ». Les génomes concernés sont les « génomes somatique, germinal et héréditaire humains ».
« Les thérapies géniques somatiques », précise l’OMS, « reposent sur la modification de l’ADN d’un patient pour traiter ou guérir une maladie ».
« Cependant, admet l’organisation supranationale, elle comporte certains risques, comme dans le cas de la modification des génomes humains germinal et héréditaire, où les modifications du génome des embryons pourraient être transmises aux générations suivantes et modifier les caractéristiques des descendants. »
La généticienne Alexandra Henrion-Caude s’interroge sur twitter au sujet de ces nouvelles recommandations :
« Alors que nous réclamons toujours de savoir si l’ARNm injecté Pfizer et Moderna modifie le génome de l’homme de façon : -uniquement transitoire (épigénétique) ? -permanente et/ou transmissible (épigénétique et/ou génétique) ? Nous sommes particulièrement inquiets que l’OMS ose des recommandations « mondiales » « visant à faire de la modification du génome humain un outil de santé publique ».
« A tous les niveaux de la société, l’éthique est un mot vidé de toute substance… »
2/2 Nous sommes particulièrement inquiets que l’OMS @WHO ose des recommandations « mondiales » « visant à faire de la modification du génome humain un outil de santé publique » A tous les niveaux de la société, l’éthique est un mot vidé de toute substance…https://t.co/mxTFcSGxbW
— Alexandra Henrion-Caude (@CaudeHenrion) August 4, 2021
Le Conseil Constitutionnel entérine la dictature sanitaire
MEDIAS CULTURE ET PATRIMOINE
À moi
Avec le passe sanitaire, la France est officiellement entrée dans un régime de dictature à la chinoise.
« À partir du 15 septembre, les soignants non-vaccinés ne pourront plus travailler et ne seront plus payés » dixit Olivier Véran. Ou dit autrement : Si vous refusez la prise de ce vaccin en phase expérimentale, jamais testé sur l’homme, dont on ne connait aucune des conséquences à moyen ou long terme, pour une maladie à la létalité faible, on vous met à mort socialement et financièrement. Aujourd’hui, le conseil constitutionnel a entériné la mise en place de la dictature. Ce qui signifie que des familles entières de pompiers, médecins, infirmier etc…se retrouveront demain sans ressources. Le discours de Macron a été très clair : le vaccin ou la mort sociale et financière. C’est peut-être aujourd’hui le début d’une guerre.
Les vaccins en question
Le livre choc de la biologiste Pamela Acker préfacé par Alexandra Henrion-Caude, ancienne directrice de l’INSERM et spécialiste de l’ARNm.
De la cité de Dieu à la cité du Diable
Ce numéro exceptionnel vous permettra de comprendre les causes eschatologiques du changement de civilisation auquel nous assistons.
Vaccin, ce que l’on vous cache
Numéro 77 de la revue de CIVITAS,un numéro qui contient de la dynamite !!!
L’abonnement à la revue de CIVITAS est de 30 € seulement par an pour 4 numéros. Une revue de très haute qualité, tant par son papier que par son contenu.Abonnez-vous !!!
QUESTION #1: Do you think we are living in the end times? It seems like they are trying to absolutely control every aspect of our lives with cryptocurrencies to depopulation. Any thoughts?
REPLY: I realize a lot of people are drawing that correlation to religious prophecies be it Christain or Muslim. Virtually every religion sees this battle between good and evil. On that score, we all have a common agreement. Socrates cannot make a religious prophecy and nobody speaks to me even in dreams from above. What Socrates is capable of doing is addressing the cycles that even drive the rise and fall of religions as well as nations. On that score, we have indeed reached a crossroads where there is a major clash unfolding between the right and left which are keeping laced with religious beliefs for some that God exists and others who are Atheists and believe the future is to be shaped in their hands because there is no higher power. The Communists turning 46,000 churches and synagogues into atheist museums. This is what 2032 is about. It is a major confrontation that is shaping up which many have seen as the battle between good and evil.
QUESTION #2: Hi Above is the link to the Originating Application on the Patrick King court case where Dr Deena Hinshaw could not or would not present her evidence of the isolation of SARS-CoV2 virus from a deceased human. In so doing they lost the right to use Covid as an excuse to lockdown the people of Alberta. Would you say this is the first domino to fall? I understand the CDC just came out to say that the PCR tests will no longer be used and that they have until Dec to change to a different test. if this is true would this be the 2nd domino to fall? Hope all is well, S
REPLY: Yes. The issue is that even the PCR test is invalid. I have stated that I was tested five times and it was negative. Then 2 doctors told me that was irrelevant, and they both thought I had COVID and got over it based on an x-ray of my lungs. This whole thing has a lot of holes and when Draghi moved to prevent voting without the vaccine, this was a serious event that shows this is contrived and has been exploited for political purposes. Based upon inside information from the start, I have believed this was deliberately pulled off because the economic system is collapsing. This is why a lot of smart money is bailing out of bonds and headed to the private sector. The amount of money in bonds is at least 10x that of equities.
QUESTION #3: Estimado Sr. Amstorng , soy un admirador de su trabajo y agradecido por su valentia estos años. Le escribo porque considero que está perdiendo un poco el norte al no considerar el verdadero origen de esta pandemia , así como sus herramientas. Repetidamente le veo soslayar el hecho de que la gente esta muriendo por la vacuna sin que usted entre a valorar qué contiene esa pócima. Le ruego eche un vistazo a LA QUINTA COLUMNA .NET que desde España está llevando a cabo una verdadera revelación sobre el contenido de las vacunas , GRAFENO, descubriendo incluso que lo tenemos hasta en la agricultura y los alimentos cotidianos ,desde hace varios años. Si no entra Usted a valorar estos aspectos y los incluye en Socrates , me temo que no entenderá la verdadera maniobra de robo de soberania . Le envio un grato saludo. Fdo.: Vicente.
REPLY: I am aware that there are people asserting that there is graphite in these vaccines. I have also seen slides of blood taken from a vaccinated person showing the red cells are clumped together compared to an unvaccinated. They would NOT be making vaccines mandatory for a disease that has a kill ratio of less than 1% on par with the flu if there was not a political objective. Socrates looks at the trend, capital flows, etc. It does not require that reason, it looks at the response to this trend be it graphite or not.
This is a battle for humanity and our very way of life. Throughoughout history there have always been swings toward evil and the totalitarian state as people think they are God. Personally, why they are not satisfied simply enjoying life and must tell everyone else what to do and control them is to be some genetic defect. My personal philosophy has been simple: you leave me alone and I will leave you alone. Any animal will attack and defend itself when cornered.
QUESTION #4: I have been reading intently about whether or not the virus is “isolated.” I realize that you believe it has been but that one way or the other, it really doesn’t matter. I think the reason people want to know the truth, is because it will help them know who has the facts, who is telling the truth. There is sooooo much confusion out there right now. However, the real reason for my writing is if the virus hasn’t been isolated, wouldn’t that be grounds for a lawsuit? A Canadian man has won his case in court on these grounds. The Canadian health dept couldn’t prove it was isolated and if it isn’t isolated, how could they do these things to us…lockdowns, masks, vaccines, etc.? It’s like smashing the whole purpose to pieces. Please comment on this in your blog. I’m not the only one thinking this.
REPLY: I believe this has been engineered and that was the first comment in that Fauci email to him. There is a genetic sequence that sparked that comment. What I believe is that saying it is not “isolated” is also tangled up in the fact that this is “engineered” and was NOT a normal virus that found its way from bats to humans magically in Wuhan. I also believe that the Chinese may have tried to cover the release up fearing they would be blamed, but they DID NOT deliberately release this. They have not gained from that. Others have benefitted from that release and I believe they bribed someone in Wuhan to release it to further this Great Reset agenda to save the West from economic collapse since they cannot keep borrowing from the public.
I am not sure the argument should be over this is isolated or not. It should be about it was engineered and thus it does not fit a normal virus which is what they comment was really saying it “appeared to be engineered” meaning it was not natural.
There is a huge debate over the COVID-19 and if this is real or not. But this ends up being a distraction because it is a tool, real or not, that is being used to eliminate human rights and end democracy. That is the end goal because the CURRENT system of borrowing endlessly requires the public to buy their debt. When they lowered interest rates in Europe to NEGATIVE in 2014, that Keynesian measure failed. Here we are in 2021 and the rates are still NEGATIVE and there was no recovery yet they destroyed the bond market. There is no going back. They now need to destroy capitalism and move to authoritarianism to retain power but using COVID as scare tactics.
I do not see arguing over COVID existence will help. They are going to impose booster shots and then require COVID passports with renewed shots at least annually if not every 6 months. Some people are dying right now. Others have been seriously injured from these vaccines. The vast majority have not been and they are winning the battle getting people to be vaccinated thinking that is the only way to freedom. But this is not going to end with one shot.
The question becomes with the majority surviving this vaccine now, they will line up for the next shot and every one thereafter. They can change the objective of the vaccines at any time. A vaccine can target a specific genetic code and sequence causing illness in that specific group.
The bigger question is tyranny. Arguing COVID has not been identified is not going to win the day. Stanley Milgram’s experiment putting just one person staring into the sky people assumed he was crazy and passed by. Put 5 people there staring at absolutely nothing in the sky, and a crowd forms. People believe it exists. Nothing need even be there. The only way to win this battle is to target the loss of freedom, jobs, and transforming society. The only right to vote will be local. From above, they will not be subject to democracy any more than the head of the EU is elected.
I believe they have created the perfect tool for tyranny and their end goal is supreme power ending democracy precisely as the WEF has told you. We can debate if COVID exists or not, and in the meantime, we wake up and everything is gone. They are already imposing tyranny on the children who have no right to vote but their regulations impact them. This is their dream state – complete authoritarian rule because socialism is collapsing unable to borrow to fund the promises. Welcome
Freedom-loving Americans have myriad reasons to be alarmed by the Department of Justice’s ongoing dragnet prosecutions of the Jan 6 Capitol protestors. Foremost among them, perhaps, is why many of these defendants are being prosecuted at all. Copious first-hand testimony and abundant videos available to the public — and the government has many more videos never publicly disclosed — show the Capitol police allowing many polite and unarmed so-called “rioters” into the Capitol, where they caused no harm. Are some of these now defendants? Moreover, a robust interpretation of the First Amendment’s “right of the people peaceably to assemble and to petition the Government for a redress of grievances” arguably protects some of the defendants’ actions.
Other troubling issues raised by the DOJ’s prosecutions include why the government has dedicated such immense resources to the prosecutions; why it has made such aggressive use of informants and secret FBI agents; why it has used shock and awe methods to effect arrests; and its inhumane treatment of the Jan 6 defendants while in pretrial detention. These are traits of a police state.
A further disturbing issue is the government’s — and unfortunately the courts’ — rationale for denying bail to many of the Jan 6 defendants, a rationale that glosses over Constitutionally critical distinctions between punishing conduct and punishing thought. The District of Columbia Court of Appeals’ recent decision in United States v. Timothy Hale-Cusanelli is a case in point.
Before discussing Hale-Cusanelli, a little background is appropriate on the Supreme Court’s cases addressing the Constitutionality under the First Amendment of punishing persons for “hate.” In its 1992 R. A. V. v. St. Paul decision, the Supreme Court struck down on First Amendment grounds a Bias-Motivated Crime Ordinance enacted by the City of St. Paul, Minnesota, that prohibited display of a symbol that “arouses anger, alarm or resentment in others on the basis of race, color, creed, religion or gender.” The Court held the ordinance impermissibly punished disfavored viewpoints, i.e., imposed prohibitions on those who expressed disfavored views on “race, color, creed, religion or gender” while permitting displays containing abusive invective that did not address those topics. By contrast, a year later in Wisconsin v. Mitchell the Court upheld a penalty enhancement law that increased the penalties for certain specified crimes of violence if the defendant selected the victim because of the victim’s “race, religion, color, disability, sexual orientation, national origin, or ancestry.” The Court reasoned that judges have traditionally and properly considered a wide variety of factors in sentencing, including the defendant’s motive. The Court distinguished the R. A. V. case, holding that the ordinance in R. A. V. was explicitly directed at protected expression while the statute in Wisconsin was aimed at unprotected conduct. While acknowledging “a defendant’s abstract beliefs, however obnoxious to most people, may not be taken into consideration by a sentencing judge,” it held the First Amendment does not prohibit evidentiary use of speech to prove motive or intent.
Against this background, consider the following facts about Timothy Hale-Cusanelli:
On January 6, 2021, he traveled to Washington to attend the “Stop the Steal” rally.
He had worked as a private security guard with a security clearance and was a sergeant in the army reserves with no incidents of violence or dereliction of duty.
He wore a suit and tie and did not bring any weapon.
He eventually made his way to the Capitol, where he entered through doors that had already been kicked open.
He later admitted to a Confidential Human Source (”CHS”), who secretly recorded their conversations, that he had participated in the events on January 6, specifically that he had used voice and hand signals to urge others to “advance.”
In a recorded conversation with the CHS, Hale-Cusanelli stated that it was “only a matter of time” before a civil war broke out “along partisan lines” and that he “really wishes” there would be a civil war. When the CHS interrupted and said “but a lot of people would die,” Hale- Cusanelli replied “Thomas Jefferson said the tree of liberty should be refreshed with the blood of patriots and tyrants.”
On January 29, 2021, he was indicted on seven counts involving trespass and disorderly conduct in connection with the events of January 6.
After his arrest, the government interviewed 44 of his coworkers, and 34 of them described him “as having extremist or radical views pertaining to the Jewish people, minorities, and women.”
Prior to January 6, he used a YouTube channel to upload a series of videos under the name “Based Hermes Show.” In the videos, he expressed views that the government characterized as racist and anti-Semitic.
The government found on Hale-Cusanelli’s cell phone a photo of him with a Hitler mustache and haircut.
The only arrest on his record occurred in 2010 when he was arrested with three other codefendants after one of them used a homemade PVC launcher (i.e., a potato gun) to fire frozen corn cobs at a home, in a dispute over a stolen bicycle, causing minor damage. Everyone in the house was white. The potato gun, however, had written on it “white is right” and a drawing of the confederate flag.
On March 23, 2021, the District Court denied bail to Hale-Cusanelli, thus keeping him in pretrial detention, after ruling he was “dangerous” within the meaning of the Bail Reform Act, i.e., “no condition or combination of conditions will reasonably assure . . . the safety of any other person and the community.”
The District Court acknowledged that were it ”just looking at what [Hale-Cusanelli] did on January 6, he would be a free man right now.” Nonetheless it ruled him dangerous and denied bail based, essentially, on three factors: the potato gun incident; Hale-Cusanelli’s “history of racist and violent language” including his statements about a civil war and his quotation from Jefferson; and concern that he might seek retribution in some way against the CHS.
After an appeal, on July 7, 2021, the District of Columbia Court of Appeals affirmed the District Court’s denial of bail based on Hale-Cusanelli’s “dangerousness.”
What is wrong with the District Court’s decision and the appellate court’s affirmance? Plenty.
First, the government’s and courts’ use of the potato gun incident would be laughable if it were not appalling. Not much cynicism is required to see it as an ignominious instance of the extreme lengths to which the government will go to prosecute persons whose views it finds unacceptable.
Second, none of the District Court’s three grounds for denying bail had any direct relationship to the trespass and disorderly conduct charges for which Hale-Cusanelli was arrested. His case, accordingly, differs markedly from the Wisconsin case in which the Supreme Court upheld penalty enhancement for violent crimes committed with racist motives. Hale-Cusanelli’s case is much more like the R. A. V. case, in which the Supreme Court disapproved punishing persons for their abstract beliefs. The rationale of the Hale-Cusanelli decision improperly allows the government to arrest a person on innocuous charges involving no violence, e.g., trespassing, employ its massive resources to ferret out the person’s disfavored views, then hold him in pretrial detention indefinitely based not on his conduct but on the “dangerousness” of those views — in other words, to punish him for his abstract beliefs.
Third, just what is so “dangerous” about Hale-Cusanelli’s views, which the government with great effort uncovered after employing a CHS, interviewing 44 of Hale-Cusanelli’s coworkers, and going through his computer and cell phone? That civil war is inevitable and may be desirable? There are probably millions across the political spectrum who agree with that sentiment. Suppressing such views does not abate, at least not for long, the divisive forces at work in the country. One may grant that posing in a photograph with a Hitler mustache and haircut is eccentric and unsavory, but is he to be imprisoned indefinitely for being an unsavory eccentric? And is quoting Jefferson now “dangerous”?
Finally, it bears emphasis that Hale-Cusanelli has suffered greatly for his expression of views that are protected under the First Amendment. Do not be misled by the euphemistic “pre-trial detention.” He is behind bars just as though he had been convicted and sentenced to prison. In fact, his punishment is more severe: in many federal prisons there is at least a semblance of humane conditions — libraries, gymnasiums — rarely found in pretrial detention. And if Hale-Cusanelli is acquitted — which he may be — he has no realistic hope of compensation for the de facto prison time imposed on him.
This kind of governmental overreach should not be happening in America or any country that respects basic civil liberties, and FEF strongly condemns it.
By Glen K. Allen, Esq., attorney for The Free Expression Foundation, Inc. (“FEF”), a 501c3 nonprofit. Support for FEF’s efforts to protect free expression and freedom of assembly are greatly appreciated and much needed. Contact: Freeexpressionfoundation.org; 800-979-8891.
“If there were only three like you in France, I would not be able to set foot there,” said Satan to a future saint serving as a parish priest. St. John Vianney (1786-1859), also known as the Curé of Ars, is the patron saint of parish priests, and his deep sanctity sheds light on what the Catholic Church desperately needs to focus on if her members desire to literally renew the face of the earth.
Catholics can often over-romanticize the lives of saints and sugarcoat the difficulties they had to experience. There was much revival needed in Vianney’s era. The Enlightenment (1715-1789) ended when he was three years old, but its effects continued to change European society for generations. He also endured the French Revolution (1789-1799) as a young boy. The gradual collapse of the American Church and the confusion of our age pales in comparison to the outright denial of faith from the Enlightenment and the heinous persecutions of the French Revolution. Advertisement – Continue Reading Below
All that being said, denial of the importance of faith and even outright persecution are not foreign to our times. St. John Vianney can teach Catholics tremendous lessons for how we ought to look for hope and carve out pathways forward in our own time. No Catholic can ignore the call for continual conversion, especially when the world appears to laugh at the very idea of faith.
Salvation, redemption, and renewal come only from the sanctity that Christ can give and nothing else. The Curé of Ars shows us how to become sanctified. He was most known as a director of souls who would spend countless hours a day in the confessional while always being willing to speak with pilgrims who traveled from around the world to see him.
In the Catechetical Instructions, Vianney writes at length about what is needed for salvation. He focuses, primarily, on the call to pray and love. These two simple words contain the antidote for an age drowning in confusion spread by leadership, vitriol between believers, and rampant rises in disbelief among Christ’s flock. Advertisement – Continue Reading Below
“My little children, reflect on these words: the Christian’s treasure is not on earth but in heaven. Our thoughts, then ought to be directed to where our treasure is. This is the glorious duty of man: to pray and to love. If you pray and love, that is where a man’s happiness lies.”
Becoming a person of prayer and love in the midst of our tumultuous times is no easy task. Confusion from our shepherds and tanking statistics regarding faith and Sunday worship—along with the growing awareness that our country and culture are vehemently against the very fabric of the Catholic Church—can leave many to despair. In the midst of all these facts, we must remember where our treasure is and how it is to be uncovered.
Prayer and charity serve as the roadmap, but they are not as ambiguous as they sound. Thankfully, St. John Vianney does not leave these words open to abstract notions; he grounds them in the practical. The chaos of our time will only be eradicated by an authentic mysticism and love that is grounded in Christ’s actions and will result in the reaping of a bountiful harvest of renewal. Advertisement – Continue Reading Below
The Curé of Ars personified this truth in a dramatic but humble fashion. His love and prayer were powerful because of their connection to the Lord. That intimacy allowed him to transform belief in France. “Prayer,” he noted “is nothing else but union with God.” When a man is vigilant in prayer, he obtains “a light that surrounds him with marvelous brightness. In this intimate union, God and the soul are fused together like two bits of wax that no one can ever pull apart.”
“Our prayer is incense that gives God the greatest pleasure,” not because the Lord needs us but simply because He desires proximity with our hearts. St. John Vianney exclaims to the world that conversion and deeper faith can only be the consequence of individuals becoming “other Christ’s.”
“My little children, your hearts are small, but prayer stretches them and makes them capable of loving God. When we pray properly, sorrows disappear like snow before the sun.” Prayer leads to loving action and it creates an enduring attitude to accept the reality of evil around us while standing firm in the reality that Christ has “conquered the world” (John 16:33). Advertisement – Continue Reading Below
Here, the Curé of Ars provides the ingredients to living as a saint. So many in our times view the saints as impossible models of life whose shoes we could never walk in. St. John Vianney issues the declaration of the saints: pray and love. When we immerse ourselves in true, authentic, and honest conversation with God, we are transformed into His likeness. Prayer becomes the mode by which we encounter Christ and the practice by which we learn to love as He loves us.
Our words in prayer “rise to God like incense,” then He hears our words and brings us to Himself. The simplicity of life that Christ calls us to, and that the Curé of Ars lived out, is too often overlooked by contemporary Catholics. We do not need to create a new Catholicism; we need to rediscover that prayer works and that charity is everything.
Prayer and charity are not the first steps in discipleship nor are they arbitrary realities reserved for children. Vianney’s witness and holiness personify all that Christ is asking of us and all that is needed to sanctify the world. Prayer is not an option and love is not an empty word. Love enables our hearts “to be stretched” so we are more able to love God and neighbor despite the challenges of our age.
St. John Vianney is pleading with us to pray intimately and immensely with God, to love Him profoundly, and to bring His love to the world—because even Satan knows that it only takes a few holy ones to remove evil’s footprints from the earth.
After being laicized by the Vatican in 2019 for allegations of decades of sexual abuse, 91-year-old Theodore E. McCarrick, the now infamous former Cardinal Archbishop of Washington, D.C., has been criminally charged with abusing a teenage boy nearly fifty years ago in Massachusetts. He faces three counts of indecent assault and battery on a minor. He is the highest-ranking United States official in the Catholic Church to sink so low. God have mercy on him.
The McCarrick scandal is a cruel and potentially crippling confirmation of the outrageous infiltration of so many wolves in shepherd’s clothing, and it is a call to offer sincere prayer for the scouring of the priesthood through the prayers and example of one of the most powerful patron saints of priests: Jean Baptiste Marie Vianney. St. Vianney knew well the evils that prowl like lions seeking to devour the souls of men—laity and clergy alike—and he combatted them valiantly and victoriously despite their terror. Advertisement – Continue Reading Below
Considering present times and present terrors, the Curé of Ars stands out as a saint whose patronage is needed today—all over the whole world just as it was in his little village of Ars—to show the way to heaven, as all priests should. Indeed, Vianney’s priestly zeal in reaction to the anticlericalism following the Reign of Terror of 1790 is the very zeal we must beg from our priests in response to the anticlericalism of abusive clerics like McCarrick.
As the new parish priest of the poor French village of Ars, Jean Marie Vianney quickly set a new tone of morality and decency for the town. He swooped in with priestly purpose, warding off the evil influences that had become customs in Ars, shaking the people with his sermons from the pulpit of the tiny Church of St. Sixtus, and soothing them with God’s love and mercy in the confessional. He condemned the licentious dances that were popular, and with his fervent fire he ran innkeepers out of business whose wine kept husbands from feeding their families. St. Jean Marie Vianney was more than just a priest of Melchizedek. He was a pastor of men, bringing spiritual healing for spiritual sickness.
As he usually does, the devil took good note of the Curé’s good work and set to work of his own to crush it. Nightfall brought noises of mice gnawing violently at the bed curtains. Blows crashed suddenly against the bedroom door. Voices shouted in panic, shattering the silence. Invisible carts rumbled down the rickety staircase. Unseen rats squealed beneath the floorboards. Infernal fists smashed the plaster walls. Bulls, bears, and dogs lurked, snarling in the corners of his bedroom. The devil had come to Ars with his arts in full array. But the Curé was undeterred. Advertisement – Continue Reading Below
Not for a second did the holy priest give in to Satan. “One can get used to anything,” he would say, grinning wryly. “Legrappin and I are almost comrades.” Eventually, the Curé noticed that the assaults of legrappin, as he mockingly called him, preceded what that Fisher of Men called a “big fish”: a fallen-away Catholic in the confessional. This realization fortified him through these terrifying bouts all the more. The devil could not get the better of the Curé of Ars. Back he crawled to Hell night after night, leaving the indomitable priest to lead on to Heaven as he promised to do when he first came to Ars.
St. Jean Marie Vianney showed how priests ought to grapple with the devil and send him away the beaten, banished being that he is. Too often, though, in recent decades, too many priests have become actual comrades of le grappin, groveling before the devil and his empty promises and becoming as prowling devils themselves. Unspeakable crimes took place at the hands of so many priests who, like McCarrick, carried out depredations on unsuspecting souls, wounding them instead of saving them, and even making their victims question themselves and give too much benefit of the doubt long before questioning a priest.
Many men who received Holy Orders preyed upon the helpless in a manner that was both psychological and physical. Many of their victims could not believe or even see that they were assaulted or under assault, groomed and gaslighted into silence and suffering by licentious, homosexual, pedophile priests. Those willing to do wonton violence to their own natures for the sake of a perceived good will, given time, do violence to others. The priesthood of Jesus Christ has suffered betrayers since the beginning of the Christian ministry, but it has also been graced with those whose ardor to the holiest of vocations rendered them untouched or, at least, untainted by the devil’s targeting. Advertisement – Continue Reading Below
Ars soon became renowned as a place of pilgrimage for its Curé. People came on foot, carts, beasts, and trains to hear Fr. Vianney preach his simple yet sublime sermons and have him hear their simple yet sublime confessions. They formed lines so long that the priest spent most of his time absolving poor sinners by the richness of God’s grace. But when he began to be sought out by souvenir seekers and relic collectors, he feared this veneration would make him proud and threaten his salvation. Three times Fr. Vianney fled from Ars to join a Trappist monastery, but God always returned him to Ars. Fame could not break the Curé any more than the devil could.
The Curé of Ars died after three days of anguish in the heat of August. Men draped wet sheets over the roof of his house to cool his room against the glaring sun while mourners wept and prayed in the courtyard. This champion of priests passed into the arms of his Lord on August 4, 1859. The serenity of his countenance can be seen to this day on the wax mask that adorns St. Jean Marie Vianney’s incorrupt body in the glorious basilica that appends his shabby church in Ars. It is a wondrous place imprinted with priestly power.
Priests with the raw determination and unwavering virtue of St. Jean Marie Vianney may be rare, but they are sorely wanted these days, and we must pray that the Curé entreats the Good God to send them to His Church. As that same Church reels in the storm of the unimaginable clergy sex-abuse crisis, brought once again to the painful fore by McCarrick’s official charges, the misconduct of weak and even wily bishops is compounded by obfuscations, euphemisms, and silences that are a scandal unto themselves. Advertisement – Continue Reading Below
Three days after his resignation in 2013, Pope Emeritus Benedict XVI spoke of “divisions in the ecclesial body which besmirch the face of the Church,” echoing an earlier reference of his to the “filth” in the Church. Many have interpreted this “filth” as pertaining to the clerical sex-abuse scandals that pollute the Church all the way up to the Sacred College of Cardinals.
No quarter whatsoever can be given to such devilry, as the Curé of Ars exemplified by his priesthood. Within the Church’s ministers and pastors there can be no hesitation concerning sexual crimes, tolerance of foppishness, or acceptance of aberrant orientations. But the record tells a different story, as do the rumors of the “St. Gallen Mafia,” of which McCarrick was a member. In taking the tiller from Benedict XVI, Pope Francis was called upon to be strong enough to judge the wheat from the chaff, but—who is he to judge? Instead, the question “Is the pope Catholic?” has become barely rhetorical.
St. Jean Marie Vianney, the Curé of Ars, is a patron saint for priests of the present and the future, and we need his patronage more than ever before. In an era of corruption, what better help can Catholics hope for than intercession from a priest who combatted and conquered corruption? Moreover, the Curé of Ars overcame many of the forms that are prevalent in society nowadays: from sexual sin, to the crisis of the confessional, to material obsession, to demonic influence, the world is reeling from the attacks that St. Jean Marie labored against in his humility against hypocrisy and in his penance against perversity.
The Curé of Ars stands in clear contrast to the McCarricks that plague the Church and poison the priesthood, having fallen prey to the devil’s attacks. Now in Heaven, the Curé can and will direct the grace won by his sacrificial life to be a cure for the sickness that infects so many of our curés. As the legal proceedings continue over McCarrick’s horrifying charges, we stand to suffer further scandal and shock if the dark secrets of the darkly secretive “McCarrick Report” come to light. We pray for priests that are strong and good to help us weather the storm that may be coming. St. Jean Marie Vianney, pray for priests, pray for us.
Sean Fitzpatrick is a senior contributor to Crisis and serves on the faculty of Gregory the Great Academy, a Catholic boarding school for boys in Pennsylvania.