Atlantico:Le RGPD, une menace auto-infligée à 2 000 milliards d’euros pour l’économie européenne ?-il est déjà violé par tous

Le RGPD, une menace auto-infligée à 2 000 milliards d’euros pour l’économie européenne ?

Une étude publiée par le lobby des GAFAM montre que le règlement général sur la protection des données pourrait avoir un impact sur la croissance et l’emploi dans l’ensemble de l’Union européenne. Elle est toutefois à prendre avec des pincettes.Sébastien Cochard

Le RGPD, une menace auto-infligée à 2 000 milliards d’euros pour l’économie européenne ?

avec Sébastien Cochard

Atlantico : Selon une étude commandée par Digital europe, la régulation européenne des transferts internationaux de données ont des effets significatifs sur la croissance et l’emploi dans l’ensemble de l’économie européenne. D’ici 2030, 2000 milliards d’euros pourraient être perdus. Le RGPD est-il en cause ?

Sébastien Cochard : Comme remarque préliminaire, il suffira de rappeler que Digital Europe est le lobby des « GAFAMs » auprès des institutions de l’UE, et que toute étude commanditée par un lobby, aussi économétrique et basée sur des données de l’OCDE soit-elle (quand bien même serait-elle réalisée par des universitaires et non des consultants comme dans le cas d’espèce), n’est ainsi jamais autre chose qu’un outil de propagande fabriqué de toutes pièces et destiné à « donner des billes » aux législateurs européens désireux de pousser dans la direction proposée par le lobby.   Or, quelle est la position des GAFAMs et consorts, en Europe comme dans le reste du monde ? Qu’elles puissent collecter, transférer internationalement et utiliser comme bon leur semble (pour le plus grand profit de leurs actionnaires) toutes les données qu’elles recueillent sur leurs utilisateurs, bien évidemment autant que possible sans le consentement de ces derniers, afin de réduire leurs coûts et contraintes au maximum, en ayant idéalement un seul mode opératoire pour l’ensemble de la planète. Le RGDP protège les données collectées sur les citoyens européens, évite leur transfert international sans leur consentement et ainsi leur utilisation abusive: donc, oui, le RGDP est visé.

L’UE est-elle en train de se tirer une balle dans le pied ? Le RGPD tel qu’appliqué actuellement est-il une douleur auto-infligée comme estiment les auteurs de l’étude ?

closevolume_off Le RGDP est un point aberrant dans le panorama de l’ensemble des politiques pratiquées par les institutions de l’UE depuis le milieu des années 1980 et les Commissions Delors. Pour une fois, avec le RGDP, il ne s’agissait pas de tout ouvrir au pillage global par les multinationales américaines, mais au contraire de protéger les citoyens européens et de mettre en place une forme de protectionnisme industriel. Ce qui est visé par l’étude en question est au moins autant le RGDP lui-même que son esprit, alors que se profilent les étapes suivantes et notamment la régulation de l’intelligence artificielle par l’UE.    Alors même que la protection des données individuelles est foulée aux pieds par les politiques de traçage et d’échanges de données de santé dans le contexte de la crise Covid, les institutions de l’UE vont-elles baisser le pavillon devant les multinationales américaines du numérique, ou bien continuer dans l’esprit de résistance qui est celui du RGDP ? C’est ce qui est actuellement en jeu.

Faut-il réformer le RGPD pour mieux l’adapter à l’économie européenne et éviter une perte de compétitivité à l’international ?

Premièrement, l’idée selon laquelle il faudrait abaisser unilatéralement toutes ses protections afin d’accroître sa compétitivité à l’exportation est bien sûr une vue de l’esprit. Deuxièmement, le marché domestique européen est riche et profond, et devrait en théorie servir à faire croître les acteurs locaux servant leurs populations, plutôt que de constituer un réservoir de revenu majeur aux GAFAMs, qui ne paient d’ailleurs aucun impôt sur leurs profits en Europe à aucun Etat membre (44 milliards de revenus de ventes pour Amazon dans l’UE en 2020, mais un impôt sur les sociétés zéro pour toute l’UE, grâce à la bénévolence fiscale du Luxembourg) et qui contribuent à la disparition du tissu entreprenarial européen traditionnel, leur concurrence vidant par exemple progressivement les centre-villes de leurs commerces. https://assets.poool.fr/paywall.html

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Atlantico:Homophobie : l’Europe est-elle si sûre de vouloir s’appliquer le même principe que celui qu’elle entend imposer à la Hongrie ?

26 juin 2021Des jeunes femmes défilent lors d’une Gay Pride à Budapest, en 2018.

Des jeunes femmes défilent lors d'une Gay Pride à Budapest, en 2018.

©GERGELY BESENYEI / AFP

Petits mensonges entre amis

Homophobie : l’Europe est-elle si sûre de vouloir s’appliquer le même principe que celui qu’elle entend imposer à la Hongrie ?

Le contenu de la loi hongroise condamnée par l’U-E et Emmanuel Macron n’est pas exactement ce qu’on en a rapporté à l’opinion publique européenne. L’U-E aurait pourtant tout intérêt à se poser quelques questions sur l’impact des études et des troubles de genres sur les enfants et les adolescents.Drieu Godefridi

Atlantico : Le président de la démocratie « illibérale » Viktor Orban est sous la pression de lUnion européenne.Une loi jugée discriminante contre la communauté LGBT adoptée par la diète a du mal à passer pour les dirigeants de l’Union. Cette loi tend-elle réellement à réduire la représentation homosexuelle comme le pensent certains, alors qu’elle ne fait qu’en limiter la diffusion aux adultes  ?

Drieu Godefridi : Dans le passage de la loi identifié que l’on qualifie de problématique, la promotion de la pornographie et du changement de sexe auprès des mineurs est interdite. Maintenant, il faut se demander si la loi est choquante par elle-même. Rappelons alors que l’interdiction de la pornographie pour les moins de 18 ans est une loi que l’on trouve dans quasiment l’intégralité des pays de l’Union européenne. Sur ce point, on ne peut pas la qualifier de choquante.

Sur le fait d’interdire la promotion du changement de sexe auprès des mineurs, cela ne me parait pas déplacé et notons qu’il s’agit une matière de compétence nationale. Et contrairement à ce que l’on peut lire et ce que l’on entend dans la presse occidentale il n’y a aucun amalgame dans cette loi entre la pédophilie et l’homosexualité.

Von Der Leyen et les dirigeants européens occidentaux ne savent plus quoi inventer pour s’en prendre au régime hongrois. Ils ont une véritable haine qui dépasse toute espèce de considération rationnelle. Avec cette affaire, ils trouvent un nouveau prétexte pour s’en prendre au Fidesz et à Viktor Orban. Néanmoins, cela risque de se retourner contre eux et faire la promotion du régime en lui-même car ce qu’on lui reproche n’est pas conforme à la réalité.

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Pétition anti-Delon : l’erreur psychologique majeure commise par ceux qui croient que le bonheur serait garanti dans un monde 100% bon sentiment

Il y a un sujet où se développe une forme d’hystérie en Europe occidentale, c’est la question du transsexualisme auquel il ne faut assimiler l’homosexualité. Cet amalgame se voit dans la presse occidentale où ces deux questions semblent identiques.

En Suède lexposition des enfants aux réseaux sociaux et aux thématiques des sujets de genre semble avoir entraîné de nombreux trouble de genre et de changements de sexe chez les ados selon le Figaro. Cet exemple montre-t-il quil nest quil nest pas insensé de vouloir légiférer sur une telle thématique ?

Le fait de vouloir interdire aux moins de 18 ans l’accès à la pornographie est une excellente chose. En pratique ce combat n’est pas aisé… Il faut savoir que la pornographie est une question d’adulte et le fait que beaucoup d’enfants et d’adolescents y ait accès est regrettable.

Sur la question du changement de sexe on entend de nombreuses inepties et à la gauche du spectre politique occidental on entend des propos hallucinants. On permet à de jeunes adolescents d’accéder à des traitements chirurgicaux hormonaux de changements de sexe. Tout cela est en grande partie irréversible. Cette décision entraîne l’intégralité de son avenir avec des conséquences qui peuvent être absolument dévastatrices.

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Au-delà de l’opinion que l’on a sur ces questions, en Europe occidentale on ne tolère plus que soit questionné des positions maximalistes adoptées sur le transsexualisme. Ça c’est un problème.

Avec une telle pression, peut-on se poser la question de savoir si un état de l’UE est-il libre de choisir les principes éducatifs pour ses enfants ?

Au nom de la protection des fameuses valeurs fondamentales de l’Union européenne, elle se donne le droit d’intervenir dans toute une série de matière y compris nationale. Pourtant elle n’a aucune compétence à ce propos. Des États qui ne rentrent pas dans le rang des valeurs de l’Europe occidentale comme la Hongrie se font alors souvent taper sur les doigts

SRP:Qu’est-ce donc que l’Institut Karol Wojtyla ?

Former des spécialistes, c’est une nécessité dans la complexité de notre monde actuel, et beaucoup de formations existent pour cela. Mais tout spécialiste, quelle que soit sa discipline, est avant tout une personne en relation avec d’autres personnes, confrontée aux questions qui se posent dans toute vie humaine, celles touchant à la finalité de notre existence, et dont la réponse demande une formation à la vérité sur la personne humaine dans son intégralité. C’est cette formation que veut donner l’Institut Karol Wojtyla, comme Aline Lizotte, qui en est la fondatrice et la directrice, l’explique dans cet article, le premier d’une série sur l’IKW.

À notre époque, des «formations», il en pleut ! Il s’en crée chaque semaine ; il en meurt autant. On s’inscrit pour quelques semaines de cours spécialisés, surtout après avoir fait un bilan de compétence qui ne mènera pas à grand-chose. On décroche une formation et voilà, on est prêt à ouvrir un cabinet de consultation. Suivant les qualités personnelles du caractère, ça marche ou ça ne marche pas. Peu importe, mais il arrive souvent que, par cette initiative audacieuse, on finisse par trouver un emploi à temps plein. Finie l’aventure ! On rentre dans le rang, on devient un monsieur ou une madame tout le monde. On travaille à temps plein, on gagne un salaire, le besoin de sécurité est assouvi… Jusqu’à quand ?

L’Institut Karol Wojtyla (IKW) ne donne pas ce genre de formation. Il ne promet rien et ne donne aucun certificat de compétence. En fait, que fait-il et que donne-t-il ?


L’Institut Karol Wojtyla tente de donner ce que Montaigne qualifie de «tête bien faite» et non de «tête bien pleine».


Il tente de donner ce que Montaigne qualifie de «tête bien faite» et non de «tête bien pleine». Il est vrai que Montaigne, comme Rabelais, se moquait «à fendre l’âme» des têtes bien pleines. On n’a qu’à lire les instructions de Gargantua à Pantagruel1 pour se délecter de de cette ironie mordante qui stigmatise la chasse au remplissage cérébral. Aujourd’hui, on ne cherche pas tant à tout savoir qu’à être efficace, très modestement, dans une technique infaillible, tout en l’insérant dans une vision aussi floue que possible d’un humanisme global.

Les promesses d’une tête bien faite

Aristote, celui que Thomas d’Aquin appelle «le Philosophe», est un grand philosophe de la Nature. Ce qui ne l’empêche nullement d’être grand métaphysicien et un grand logicien – discipline dont il est le fondateur –, qui livre dans le Prologue de son livre Les Parties des animaux sa pensée sur l’«homme cultivé». Autrefois, on donnait ce titre non à un spécialiste, mais à celui qui, tout en étant efficace dans son travail professionnel, possédait une bonne ouverture de l’intelligence sur un champ étendu de connaissances humaines concernant les divers degrés du savoir. Il était capable de jouir intellectuellement de la sagesse de l’esprit et savait en juger avec pertinence. Il avait une bonne culture littéraire, mais surtout un fin discernement. Aujourd’hui, un tel homme se ferait «lyncher» dans certaines universités infestées par les minorités de la Cancel culture. Les temps changent, mais certains changements nous emmèneront à la barbarie si l’on n’y prête pas attention.

Revenons à Aristote et au Prologue de cet opuscule dans lequel il écrit : «En effet, c’est bien le propre d’un esprit cultivé que de pouvoir porter un jugement pertinent sur la forme bonne ou mauvaise d’un exposé. Car c’est à cela précisément que nous reconnaissons l’homme cultivé, et nous considérons que posséder à fond cette culture, c’est montrer l’aptitude dont nous venons de parler. Avec cette restriction, toutefois, que nous regardons cette personne cultivée comme capable de juger à elle seule pour ainsi dire de tout, tandis qu’une autre n’est à même de le faire que dans un domaine déterminé2».


Le spécialiste peut bien être incertain de ses jugements dans les autres domaines du savoir qui échappent à sa spécialité.


Que veut nous dire Aristote par cet enseignement difficile à comprendre ? Il commence par faire la différence entre le spécialiste et l’homme «cultivé». Le spécialiste est capable de poser un jugement droit et véridique à l’intérieur de sa spécialité. Au spécialiste en cardiologie rien n’échappera de ce qui touche à la science dans laquelle il est devenu maître. Mais il peut bien être incertain de ses jugements dans les autres domaines de la santé, et encore plus dans les autres domaines du savoir qui échappent à sa spécialité. Il ne pourra se prononcer sur le «bonheur» de l’homme, ni ne pourra juger des motifs qu’une femme enceinte pourrait avoir de refuser une opération délicate si elle ne veut pas mettre la vie de son bébé en danger. Certes, il peut l’écouter en tant qu’homme, mais non en tant que spécialiste, car la décision de cette femme ne dépend nullement du savoir d’un spécialiste en cardiologie.

Dans notre monde très spécialisé, y a-t-il d’autres moyens, non pas d’échapper à la spécialité de la cardiologie, mais d’échapper à la spécialité tout court ? Cette femme, qui ira-t-elle consulter si elle veut une lumière pour prendre sa décision, un réconfort pour la tenir ? Elle optera peut-être pour un psychologue. Mais le psychologue est aussi un spécialiste, et il l’est selon la théorie dominante qu’il a apprise parmi les multiples théories de la psychologie.

L’homme cultivé

Aristote pense et enseigne que, selon son expérience, il doit y avoir un homme (une femme) qu’il appelle l’homme cultivé et qui est capable de juger en tout. Juger en tout ne signifie pas «donner son avis» à tout le monde et se présenter comme l’autorité unique et discursive, alors que l’on n’agit qu’au niveau de ses émotions. Juger en tout ne signifie pas tout savoir et parler de tout. Juger en tout, c’est savoir discerner ce qui est de la compétence de l’homme sage et ce qui est de la compétence du spécialiste. Le spécialiste s’occupe avec un savoir très pointu de la portion du réel sur laquelle il porte son attention. Si c’est un podologue, il s’occupera de vos pieds, comme un dentiste s’occupe de vos dents et le comptable de votre comptabilité. Mais qui s’occupe de la personne qui a des pieds, des dents, et un cœur ? Qui s’occupe de l’entreprise qui utilise le travail humain, la sueur humaine, qui a probablement une famille et des enfants pour lesquels il se bat afin qu’ils aient leur pain quotidien, qu’ils apprennent quelque chose à l’école, qu’ils aient des loisirs qui les détendent ? Qui s’occupera de la qualité de la vie humaine et non seulement du climat ? Qui s’occupera de la vérité dont l’intelligence a besoin ? Qui cherchera l’amitié sans laquelle une société ne peut être un lieu de l’homme ?


L’Institut Karol Wojtyla a comme première finalité de former des hommes et des femmes capables de prendre l’humain dans sa vérité totale et intégrale.


L’homme cultivé, selon Aristote, est celui qui voit la totalité du réel, de cette personne humaine, de ses propres valeurs, de ses finalités, de ses responsabilités, et surtout du sens qu’elle donne à sa vie, c’est-à-dire de ce qui la transcende, du Bien final auquel elle tend. Qu’elle y tende de façon concrète ou de façon encore floue ! Cette finalité, il ne l’élimine pas, car, comme l’explique subséquemment Aristote, c’est le principe de toute réalité.
Avons-nous encore de ces hommes et de ces femmes «cultivés», au sens où les définit Aristote ?

Logo de l'Institut Karol Wojtyla

L’Institut Karol Wojtyla a comme première finalité de former des hommes et des femmes de qualité, des hommes et des femmes capables de «juger de tout», c’est-à-dire capables de prendre l’humain dans sa vérité totale et intégrale. Ce n’est pas simplement du «bon sens». Cela demande la réflexion d’une philosophie de l’être, d’une théologie saine, d’une vision morale responsable. Cela demande de nous libérer de la spécialisation pour entrer dans la lumière de la vérité tout entière. Cela demande de sortir de la caverne de l’étroitesse de nos visions centrées sur une seule image et d’atteindre, comme le dirait Platon, «la propriété d’amener ce qu’il y a de meilleur dans l’âme à monter vers la contemplation de ce qu’il y a de plus excellent dans la réalité3».

Aline Lizotte

SRP:La Russie sort du tunnel

La rencontre récente, le mercredi 16 juin, entre Joe Biden et Vladimir Poutine à Genève marque un tournant dans les relations américano-russes. Elle est véritablement la consécration de la diplomatie russe et la sortie d’un long tunnel pour ce pays. Elle est aussi le début d’un basculement du monde, attendu depuis longtemps, et bienvenu.

Sauf pour confirmer que l’Angleterre n’est nullement isolée sur la scène internationale suite à son Brexit, le sommet du G7 du 11 au 13 juin à Carbis Bay, en Cornouaille, a été un non-événement. Il n’y a été question que de la pandémie et du retard dans la vaccination des pays du Sud. Rien de bien géopolitique dans tout cela. De même, le sommet de l’OTAN et celui avec l’Union européenne qui l’ont suivi à Bruxelles n’ont servi officiellement qu’à «rassurer» les alliés sur le fait que les USA étaient revenus «à la table du multilatéralisme». En vérité, rien d’autre qu’une vaste opération de “com” à usage interne, pour expliquer que Biden est beaucoup plus amical que Trump, ceci au moment où le Président américain est très attaqué, dès le début de son mandat, sur ses premières décisions importantes : d’abord l’arrêt de la construction de l’extension du pipe-line Keystone XL, un tracé de 3 400 km qui relie l’Alberta (Canada) à plusieurs villes des USA, ce qui va coûter aux USA des dizaines de milliers d’emplois, et surtout l’aberrante politique à l’égard des migrants, qui a provoqué des regroupements catastrophiques à la frontière avec le Mexique et mis une pagaille totale dans le système de contrôle des frontières américain.

En réalité, personne n’est dupe des intentions américaines, puisque chacun sait que, de toute façon, que ce soit un démocrate ou un républicain au pouvoir, les USA ne seront ni plus souples, ni plus amicaux : ils continueront à ne voir et à ne défendre, avec la même énergie, que leurs intérêts spécifiques. Ils continueront, dans l’un ou l’autre cas, à espionner le monde entier, y compris leurs «amis» européens, exactement de la même façon…. Par ailleurs, ces différents sommets auront permis de révéler au monde, principalement à travers les réseaux sociaux (puisque les «grands» médias se sont bien gardés de le médiatiser), la décrépitude physique très avancée de Joe Biden, se perdant dans ses notes et dans ses phrases, etc. Même si, aux USA, l’administration est très solide et parvient à suppléer dans une certaine mesure aux faiblesses du chef de l’État, ceci n’en est pas moins fort inquiétant quant à ses capacités de décision, si d’aventure les choses venaient à s’envenimer, par exemple, entre la Chine et Taïwan.

La rencontre Biden-Poutine : un basculement historique

Mais le moment important était la rencontre qui a suivi, le 16 janvier à Genève, entre Biden et Poutine. Évidemment, chacun des deux protagonistes a tenté de montrer ses muscles et d’assurer que sur les sujets en réalité mineurs (Ukraine, Belarus, Navalny, etc.), les discussions seraient «âpres» et «franches», dans un objectif, cependant, de rendre la relation entre les deux pays «plus stable et prévisible». Le cinéma habituel pour la presse et le grand public, afin de ne pas médiatiser ce qui est vraiment important.

En réalité, ce sommet représente, dans la guerre diplomatique et politique que se livrent ces deux pays, une capitulation en rase campagne des USA, et cela pour une très bonne raison. En effet, le véritable sujet, c’est la dangereuse montée en puissance de la Chine et la nécessité, enfin reconnue, du besoin de réalignement autour des USA de ses alliés et des autres, pour mieux isoler ce pays. Dans ce sens, ce sommet représentait, on ne l’a pas assez dit, un basculement historique, et le pendant, d’une certaine façon, de la rencontre Nixon/Mao du 21 février 1972 pour prendre la Russie soviétique à revers.

À ce titre, ce rendez-vous était très intéressant, car, pourrait-on dire, à «fronts renversés». En effet, on se souvient que Donald Trump, qui fut le premier à mettre véritablement en scène, aux USA, une politique franchement antichinoise, avait en tête – et depuis longtemps– un rapprochement avec la Russie. Ainsi, au sommet d’Helsinki, en juillet 2018, il avait affiché son appétence avec le leader russe d’une façon trop ostensible, au point d’avoir été vivement critiqué, jusque dans son propre camp, l’accusant de collusion avec ce pays, pour supposément le remercier de son ingérence en sa faveur dans l’élection de 2016. La suite a prouvé que ces accusations étaient fausses, mais elles ont «pollué» les relations entre les deux pays pendant tout le mandat de Trump et empêché celui-ci d’aller au bout de son intention.

Par contre, Biden n’a pas ce problème et, alors qu’il est de notoriété publique que son fils Hunter s’est compromis de façon grave avec les intérêts chinois, c’est au contraire lui qui se rapproche des Russes, certainement poussé par son administration et par les militaires, qui ont aujourd’hui impérativement besoin de prendre cette fois-ci la Chine «à revers» en cas de conflit ouvert avec ce pays. L’aberrante situation géopolitique qui prévalait jusqu’ici, à savoir le fait que les USA continuaient à être fâchés avec un allié potentiel de poids et à le pousser dans les bras de leur adversaire chinois, prend heureusement fin.

En réalité, ce basculement des alliances était déjà visible depuis plusieurs mois, et ce sommet n’en est que la consécration officielle. En effet, l’un des points important de la confrontation américano-russe, comme nous avons déjà eu l’occasion de l’analyser1, était la question du gaz. Pendant toute l’administration Trump, les USA ont poursuivi la furieuse bataille des sanctions contre le pipe-line North Stream 2, qui doit doubler l’approvisionnement de l’Allemagne, et à travers elle de toute l’Europe, en gaz russe. Or, d’une part, la connexion, après des années de blocage, a enfin été faite2, d’autre part, les USA, anticipant cette fin inéluctable, avaient déjà annoncé, dès le 20 mai, la levée des sanctions contre le chantier3.

À cela, bien évidemment, la raison géopolitique précédemment décrite, mais aussi de «basses» raisons de politique interne, les mêmes qui avaient certainement prévalu, en sens inverse, pour justifier l’acharnement de Trump. En effet, le concurrent américain pour la livraison de gaz est le Texas, fief du sémillant et talentueux Ted Cruz, l’un des plus puissants soutiens de Trump et possible candidat, au cas où Trump ne se représenterait pas, à la prochaine présidentielle du côté républicain. Nul doute que Trump ait tout fait pour tenter d’assurer à son «poulain» la manne de la clientèle européenne. Nul doute que Biden, à l’inverse, ne soit très satisfait de l’en priver, et de lui assurer un beau caillou dans la chaussure et un revers politique majeur dans sa carrière.

La patience calculée de Poutine récompensée

De tout ce «grand jeu», Poutine était évidemment parfaitement conscient, qui a su attendre très patiemment la fin de sa longue «mise au placard», en faisant semblant d’aller vers la Chine sans y aller vraiment. Il savait que la situation qui prévalait jusqu’ici était un grand danger et un grave contresens stratégique pour les Américains, et qu’ils devraient bien un jour revenir dans sa main. Il avait vu les erreurs diplomatiques et la précipitation, si contraires à leur légendaire sens du temps, des Chinois, qui ont affiché beaucoup trop vite leurs ambitions militaires, faisant peur à l’Amérique et la forçant à faire bouger ses lignes. N’empêche, il lui fallait de la solidité pour encaisser sans broncher les multiples humiliations subies. Aujourd’hui, il sort grand vainqueur de l’affaire :

  • Il est replacé sur l’échiquier comme une pièce majeure, et peut-être la plus importante de toutes, puisque dans la tension grandissante qui suivra dans les prochaines années, il sera l’interlocuteur privilégié des deux belligérants. Nul doute qu’il s’en servira pour obtenir tous les avantages possibles.
  • Il prend une position dominante en Europe, et là aussi, suite aux injonctions américaines, toutes les marionnettes européennes iront rapidement à Moscou pour lui dire à quel point ils l’aiment, nonobstant les critiques qu’ils n’avaient cessé de lui adresser précédemment, en premier lieu la France.
  • Il règle définitivement, à son profit, le problème de l’Ukraine et du Donbass. En effet, il est certain que l’accord avec Biden comprend le maintien, au moins pour sauver la face américaine, du contrat de gaz russo-ukrainien vers l’Europe. Cela ne gêne pas Poutine, bien au contraire, puisque, la main sur le robinet, il va pouvoir faire «chanter» les dirigeants ukrainiens et les réaligner vers une politique pro-russe et une normalisation qui réintègre et solidifie les populations russophones de l’Est dans leurs droits (respect des accords de Minsk, arrêt des combats, maintien de la langue russe, décentralisation, etc.). Les rêves ukrainiens de rapprochement vers l’Europe et vers l’OTAN sont finis pour cent ans.

Le jeu gagnant de l’Allemagne

Un autre pays qui tire merveilleusement son épingle du jeu est l’Allemagne. Tout au long du bras de fer avec les USA, elle a tenu bon, maintenant contre vents et marées son droit de commercer avec qui bon lui semble4. Elle a ainsi conservé la confiance des Russes, autant qu’elle s’est affirmée comme le leader européen, celui qui va distribuer à tous l’énergie bienfaisante. Symboliquement autant que commercialement, elle fait une opération exceptionnelle. Elle profitera donc la première des relations privilégiées et du commerce, qui grandiront dans les années à venir, avec ce pays.

L’Allemagne montre aussi à tous ses partenaires européens qu’elle a su résister aux énormes pressions américaines. Le chef de l’Europe, encore plus qu’avant, c’est l’Allemagne. Elle ne manquera pas d’accroître son emprise sur les autres pays, y compris la France. Paradoxalement, elle gagne aussi, certainement, la confiance des Américains, qui ne cessent de frapper ceux qui leur paraissent trop forts, mais ne font confiance qu’à eux. Enfin, elle ne perd rien de sa relation privilégiée avec la Chine, qui est son premier débouché commercial. Elle est ainsi idéalement placée pour profiter de toutes les opportunités qui se présenteront dans le monde compliqué qui s’annonce.

Reste une question : où est la France dans cette affaire ?

François Martin

Photo : Kremlin.ru / Wikimedia Common

Clusterfuck Nation:Narrative Soup

Clusterfuck Nation

Narrative Soup Posted: 25 Jun 2021 07:01 AM PDT Clusterfuck Nation
For your reading pleasure Mondays and Fridays Support this blog by visiting Jim’s Patreon Page And thanks to all my Patrons for your support! A major premise of my 2005 book, The Long Emergency, was that government at the highest level would become increasingly ineffectual and impotent as the melodrama of national collapse plays out. So, there was no small irony that the floundering political elites would settle on the pathetic figure of “Joe Biden” to symbolically head a foundering government. They picked the very embodiment of collapse to usher in collapse, and that is why “Joe Biden” appears to be nothing more than an usher, somebody whose only duty, say, at a funeral, is to show the more important attendees to their places before the ominous casket. Nobody believes that he is in charge of the executive branch, or even in charge of himself, as he shuffles stiffly out to the podium with eyes gone all slitty to do the one thing his minders have trained him to do: read a teleprompter. Surely the leaders over in Europe were uncomfortably bemused by his recent appearance among them, as if the USA sent a ghost from the bygone 20th century to spook our allies into mindfulness of self-preservation — message: the great power that rescued you in two world wars is gone, and you are on your own now. The collapse is universal, though, playing out globally in different flavors of culture and economy, but well underway, for Europe, too, and eventually even China. It’s a collapse of modernity and the techno-industrial horse it rode in on. The extreme political narcissists of the day, intoxicated with messianic fantasies, would like to retail a Great Reset in a desperate effort to prevent modernity from becoming yesterday’s tomorrow. But it only seems to amount to an obsessive-compulsive wish to push everybody around and herd populations into controllable corrals that, some suspect, are just a prelude to a not-far-off global Auschwitz. “You will own nothing and you will be happy” is about as reassuring as “work will make you free.” The USA, with its more anarchic ethos, can only offer laughable rationales for its failures on the disorderly way to bankruptcy and breakdown. Naturally, the folks in-charge are terrified of any challenge to their unconvincing rule. The election audit underway in Arizona is driving them up a tree. The latest desperate gambit is the New York State court system’s move to suspend Rudy Giuliani’s law license as a sort of warning to anyone else who would try to cast doubt on the ironclad rectitude of the recent election. The New York court’s Attorney Grievance Committee states: ….there is uncontroverted evidence that the respondent [Giuliani] communicated demonstrably false and misleading statements to the courts, lawmakers, and the public at large in his capacity as a lawyer for former president Donald J. Trump and the Trump campaign in connection with Trump’s failed effort at reelection in 2020.  These false statements were made to improperly bolster respondent’s narrative that, due to widespread voter fraud, victory in the 2020 presidential election was stolen from his client.” Notice the assertion that contesting the vote is necessarily proscribed, and that any argument to that end is in the service of a false “narrative,” which is necessarily inadmissible. Since when is it against the rules to have a point-of-view? Especially a legal point-of-view about legal matters, in courts of law and in the public arena? Now, it happens that a number of state courts dismissed cases brought by Mr. Giuliani, without bothering to entertain any evidence, most particularly affidavits Mr. Giuliani proffered detailing voting irregularities. The courts didn’t want to hear it. If that is proof of anything, it may only be of corruption in the state courts. Has anyone noticed that the grievance committee is manufacturing a narrative of its own, very possibly a false one? In fact, there is one legal review of the 2020 balloting currently underway in Arizona, at the order of the Arizona State Senate, as it should be because, according to the US constitution, elections are a prerogative of the fifty states’ legislatures. It’s not “a narrative.” It’s as official as can be, and they have every right to do it, and there’s a fair chance that it will uncover both ballot fraud and voting machine fraud. I suppose all that seems “baseless” if you refuse to look. Also, this week a judge in Georgia approved a process to unseal roughly 145,000 mail-in ballots in Fulton County (the Atlanta metro region) to inspect them for fraud. The ruling stems from a lawsuit against the county that alleges evidence of fraudulent ballots and improper counting. “Joe Biden” won the state by a mere 12,000 votes. Other states, notably Pennsylvania, are taking action toward their own 2020 vote audits, and through the proper legislative channels. The “incontrovertible evidence” of a fair and honest election is the fraud at issue. There are only assertions that it would be wrong to even look for it, and it’s hard to imagine a weaker argument. So, the politburo behind “Joe Biden” is running scared. The New York court’s action against Mr. Giuliani is just a peevish act of political desperation aimed at disabling a legal adversary. That and Attorney General Merrick Garland’s threat to shut down the Arizona audit on specious “civil rights” grounds are just attempts to create distractions for a regime that begins to apprehend it is whirling around the drain. As “Joe Biden” fades altogether from the scene, the country will have to grapple with the real problems it faces, not hobgoblins of racism, misogyny, white supremacy but how to cope with a dwindling energy supply and a falling standard of living, and how to remain civilized. We’re doing a good job of destroying the institutions that make civilization possible, especially law and the courts.

Coronavirus : Neil Ferguson, le charlatan britannique qui conseillait le gouvernement français…-Olivier Demeulenaere

Coronavirus : Neil Ferguson, le charlatan britannique qui conseillait le gouvernement français…

Publié le 8 avril 2020 par Olivier Demeulenaere

…a révisé drastiquement à la baisse ses prévisions du nombre de morts et admis que le Covid-19 ne tuera pas plus que la grippe !

N.B. J’avais mis de côté cet article, qui a quelques jours mais reste bien évidemment d’actualité. OD

Neil Ferguson

BREIZATAO – ETREBROADEL (26/03/2020) Voilà un retournement qui devrait sérieusement ébranler les médias et le gouvernement français actuellement en proie à une véritable psychose.

Neil Ferguson, qui conseillait l’Elysée sur la base d’un modèle prédisant la mort de « 500.000 » personnes en France (lire ici), déclare désormais que le Coronavirus n’est pas particulièrement dangereux. Il assure à présent que ce virus ne tuera pas davantage que la grippe saisonnière au Royaume-Uni.

Daily Wire (source) :

L’épidémiologiste Neil Ferguson, qui a créé le modèle de coronavirus du Collège Impérial de Londres, qui a été cité par des organisations comme le New York Times et a joué un rôle important dans la prise de décision politique du gouvernement, a proposé une révision massive de son modèle mercredi.

Le modèle de Ferguson prévoyait 2,2 millions de morts aux États-Unis et 500 000 au Royaume-Uni à cause de COVID-19 si aucune mesure n’était prise pour ralentir le virus et atténuer sa courbe.

Cependant, après seulement une journée de confinement ordonné au Royaume-Uni, Ferguson a changé d’avis, révélant que beaucoup plus de personnes sont probablement atteintes du virus que ce que son équipe avait prévu. L’épidémiologiste prédit que les hôpitaux seront en mesure de prendre en charge les patients atteints de COVID-19 et estime que 20 000 personnes, voire moins, mourront du virus lui-même ou de ses effets secondaires, comme l’a rapporté le New Scientist mercredi.

Ferguson a ainsi fait tomber sa prévision de 500.000 morts à 20.000.

L’auteur et ancien journaliste du New York Times Alex Berenson a diffusé le rapport sur la bombe via Twitter jeudi matin.

« C’est un changement remarquable par rapport à Neil Ferguson, qui dirigeait les auteurs [de l’Imperial College] qui ont mis en garde contre 500 000 morts au Royaume-Uni – et qui a maintenant lui-même été testé positif au #COVID », a lancé Berenson.

« Il dit maintenant que le Royaume-Uni devrait avoir suffisamment de lits en soins intensifs et que le coronavirus tuera probablement moins de 20 000 personnes au Royaume-Uni – dont plus de la moitié seraient mortes d’ici la fin de l’année de toute façon [parce qu’] elles étaient si vieilles et si malades« , a-t-il écrit.

Pour replacer ce chiffre dans son contexte, il y a généralement des milliers de décès dus à la grippe chaque année au Royaume-Uni.

Berenson poursuit : « Essentiellement, ce qui s’est passé, c’est que les estimations de la transmissibilité des virus ont augmenté – ce qui implique que beaucoup plus de personnes l’ont déjà contractée que nous ne le réalisons – ce qui à son tour implique qu’elle est moins dangereuse ».

« Ferguson prédit maintenant que l’épidémie au Royaume-Uni atteindra un pic et se calmera d’ici deux à trois semaines. Le journal de la semaine dernière a déclaré qu’une quarantaine de plus de 18 mois serait nécessaire », a souligné l’ancien journaliste.

« Un dernier point ici : Ferguson donne du crédit au confinement, qui est *intéressant* – le Royaume-Uni a seulement commencé [son] confinement il y a 2 jours, et la théorie est que les confinements prennent 2 semaines ou plus pour fonctionner », a souligné Berenson. « Il n’est pas surprenant que ce témoignage n’ait reçu aucune attention aux États-Unis – je ne l’ai trouvé que dans les journaux britanniques. La Team Apocalypse n’est pas intéressée ».

Le changement de ton de Ferguson survient quelques jours après que l’épidémiologiste d’Oxford Sunetra Gupta ait critiqué le modèle du professeur.

« Je suis surpris qu’il y ait eu une telle acceptation sans réserve du modèle impérial », a déclaré M. Gupta, selon le Financial Times.

Le professeur Gupta a dirigé une équipe de chercheurs à Oxford dans une étude de modélisation qui suggère que le virus s’est répandu de manière invisible pendant au moins un mois plus tôt que prévu, concluant que pas moins de la moitié des personnes au Royaume-Uni ont déjà été infectées par le COVID-19.

Si son modèle est exact, moins d’un sur mille des personnes infectées par le COVID-19 deviennent suffisamment malades pour nécessiter une hospitalisation, ce qui laisse la grande majorité des cas bénins ou sans symptômes.

En d’autres termes, le modèle initial de Ferguson, très influent, était erroné par ordre de grandeur.

La plus grande panique de l’histoire et la paralysie inédite de l’économie reposaient sur des spéculations délirantes.

Le confinement n’a plus lieu d’être.

Breizatao, le 26 mars 2020

Neil Ferguson, l’homme de main de Bill Gates-Olivier Demeulenaere

Neil Ferguson, l’homme de main de Bill Gates

Publié le 4 mai 2020 par Olivier Demeulenaere

Homme de main corrompu et charlatan… à l’origine de la DÉVASTATION économique et sociale et des TRAGEDIES qui frappent le monde entier. OD

« Je vous présente Neil Ferguson : le fantôme dans la machine, l’intermédiaire entre l’OMS et Bill Gates.

Pourquoi les gouvernements applaudissent-ils lorsqu’il prédit une pandémie et qu’il leur dit de confiner leurs pays ?

Y en a-t-il que son passé intéresse ?

Pourquoi jouit-il encore d’un emploi prestigieux ?

De qui est-il proche ?

D’abord, mettons les choses au clair : on voit des articles affirmant que les prédictions informatiques n’ont pas vraiment pour objectif d’être précises, que la modélisation COVID à laquelle ont adhéré les États-Unis, la Grande-Bretagne et d’autres pays a été mise de côté. Ces articles racontent en essence des foutaises. Pourquoi ? Parce que les gouvernements obéissent à un modèle. Ils obéissent aux projections prédisant le plus grand nombre de morts… voilà un fait accablant.

Neil Ferguson, par l’intermédiaire de son institut à l’Imperial College de Londres, peut décider du sort d’un pourcentage important de la population mondiale (en inventant des morts). C’est lui qui mène la danse.

C’est le Monsieur Génie de la modélisation informatique des épidémies.

Ses collègues experts gonflent sa réputation.

Selon le Business Insider (25/04)) :

L’équipe de Ferguson a prévenu Boris Johnson que la quête de « l’immunité collective » [laisser les gens vivre leur vie au grand jour au Royaume-Uni] pourrait coûter 510 000 vies, provoquant un brusque retournement de situation [confinement national massif au Royaume-Uni]… Ses simulations ont également influencé d’autres pays, et ont été citées par les autorités américaines, allemandes et françaises.

Non seulement ils les ont citées, non seulement elles les ont influencées, mais ils les ont avalées telles des couleuvres.

Business Insider poursuit :

Le 23 mars, le Royaume-Uni a laissé tombé la thèse de l’immunité collective en faveur d’une stratégie de répression, et le pays s’est préparé à des semaines de blocage. On doit ces décisions à l’étude de Ferguson.

Et ce n’est pas tout.

Dans le même article :

Le Dr Deborah Birx, coordinatrice de la réponse au coronavirus pour l’administration Trump, a déclaré aux journalistes lors d’un point presse le 16 mars que l’étude de l’Imperial [la projection informatique de Ferguson] avait incité le CDC à recommander le télétravail et d’éviter les rassemblements de plus de 10 personnes.

Ferguson, l’instigateur du CONFINEMENT, de la privation des libertés fondamentales et du désastre économique.

Examinons donc les antécédents de Ferguson, détaillés dans l’article du Business Insider:

Ferguson a cofondé le MRC Centre for Global Infectious Disease Analysis, basé à l’Imperial, en 2008. C’est le principal organisme qui conseille les gouvernements nationaux sur les épidémies d’agents pathogènes.

Il reçoit des dizaines de millions de dollars de financement annuel de la Fondation Bill & Melinda Gates, et travaille avec le National Health Service britannique et les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) aux États-Unis. Il est chargé de fournir à l’OMS une « analyse rapide des problèmes urgents liés aux maladies infectieuses ».

Vous voyez le topo ?

Gates arrose Ferguson.

Gates demande des vaccins, toujours plus de vaccins.

Gates veut un vaccin contre le COVID avant que tous les aspects du confinement planétaire ne prennent fin. Bien sûr, les mesures de confinement sont déjà en train de ravager les économies planétaires.

Récemment, M. Gates a encore fait des mamours à l’OMS en y injectant 350 millions de dollars pour « combattre le coronavirus », renforçant ainsi son contrôle sur l’organisation. Il s’est déjà engagé à verser sur les 10 prochaines années 10 milliards de dollars à diverses organisations, pour le développement de vaccins à destination de la population mondiale.

Ferguson fournit au CDC et à l’OMS une projection informatique effrayante des décès COVID. Ferguson apporte ainsi une caution au plan de vaccination de Gates.

Sur la base des desiderata de Gates, le CDC et l’OMS agissent conformément aux recommandations de Ferguson.

Les gouvernements nationaux sont soumis à l’OMS et au CDC.

Lisez la suite :

Michael Thrusfield, professeur d’épidémiologie vétérinaire à l’Université d’Edimbourg, a déclaré au journal qu’il avait eu une impression de « déjà vu » en lisant l’étude [de Ferguson] pour l’Imperial [sur le COVID], affirmant que Ferguson était responsable de l’abattage excessif d’animaux lors de l’épidémie de fièvre aphteuse de 2001.

« Ferguson a averti le gouvernement que 150 000 personnes risquaient de mourir. Six millions d’animaux furent abattus à titre préventif, ce qui coûta au pays des milliards de dollars en revenus agricoles. Au final, 200 personnes sont mortes. »

En outre, il [Ferguson] a été accusé de créer la panique en surestimant le nombre de morts potentielles lors de l’épidémie de grippe aviaire de 2005. Ferguson avait estimé que 200 millions de personnes risquaient de mourir. Le nombre réel fut de l’ordre de quelques centaines. »

En 2009, une des modélisations de Ferguson avait prédit que 65 000 personnes risquaient de mourir de l’épidémie de grippe porcine au Royaume-Uni – le chiffre final fut inférieur à 500. »

Dès lors, comment quiconque peut croire aux prédictions de Ferguson concernant l’arnaque du COVID ?

Ses collègues experts sont-ils à ce point stupides ?

Les présidents et les Premiers ministres sont-ils à ce point stupides ?

Et la réponse est : il s’agit d’une opération secrète monumentale ; certaines personnes sont effectivement très stupides ; d’autres sont mouillées jusqu’au coup dans cette opération et ont peur de dire que l’empereur est nu ; d’autres encore sont conscientes de ce qui se passe, et veulent détruire les économies nationales et nous entraîner vers un Nouvel Ordre Mondial.

Surtout, n’oubliez jamais que l’OMS est un bras actif des Nations Unies, qui ont publié quantité de rapports, prises de position et communiqués de presse prônant un monde technocratique sans frontières, surveillé et fonctionnant plus ou moins comme une gigantesque multinationale – au sein de laquelle chaque citoyen, pour son propre bien, pour se protéger contre de futures pandémies, sera irrémédiablement mis dans une case bien délimitée et sous contrôle.

Ensemble, toutes ces cases formeront une « civilisation pérenne » – la LIBERTÉ en moins.

La liberté dans toutes ses expressions – mouvement, dissidence, rassemblements, etc. – doit disparaître. Sans quoi des virus sauvages nous infecteront et nous détruiront tous. C’est le fer de lance poli de la propagande officielle.

Gates sait qu’il tient son homme : Ferguson. En tant que bénéficiaire de dizaines de millions de dollars par an de la Fondation Gates, Ferguson n’est pas près de publier un modèle qui affirme que le COVID n’est pas un problème, qu’il faut laisser les gens vivre leur vie et que tout ira bien. Les chances que cela se produise sont comparables à celles de chercheurs qui admettraient n’avoir jamais correctement identifié un nouveau virus comme cause de la maladie en 2019, à Wuhan.

Pour justifier l’injection de métaux lourds, de gènes synthétiques qui altèrent le patrimoine génétique, d’une foule de germes et de que sais-je encore dans les organismes de chaque homme, femme et enfant sur la planète, M. Gates a besoin d’une histoire sur un virus mortel qui nécessite de verrouiller et de confiner la planète entière, sous les yeux d’un public rendu captif.

Il a désormais son histoire, enrobée dans un modèle informatique conçu par un homme au parcours semé d’échecs pitoyables et dévastateurs.

Neil Ferguson est le fantôme dans la machine. La machine, c’est l’OMS et le CDC. L’homme derrière le fantôme est Bill Gates ».

Jon Rappoport, NoMoreFakeNews, le 30 avril 2020

Traduction Sott.net (via Alter Info)

Rappels :

Coronavirus : Neil Ferguson, le charlatan britannique qui conseillait le gouvernement français…

Vendre la peur – les “experts en épidémies” donnent leur avis

Démission de Neil Ferguson pour infraction aux règles de distanciation sociale !- Olivier Demeulenaere

← Un prêtre courageux dénonce le Nouvel ordre mondial et le projet de dictature vaccinale« Brigades d’anges gardiens »… ou d’anges déchus ! →

Démission de Neil Ferguson pour infraction aux règles de distanciation sociale !

Publié le 5 mai 2020 par Olivier Demeulenaere

« Le scientifique dont les conseils ont poussé Boris Johnson à confiner la Grande-Bretagne a démissionné de son poste de conseiller du gouvernement mardi soir. Le Telegraph peut en effet révéler qu’il a enfreint les règles de distanciation sociale pour rencontrer sa maîtresse, une femme mariée.

Le professeur Neil Ferguson a permis à la jeune femme de lui rendre visite à son domicile pendant le confinement tout en expliquant à la population la nécessité d’une stricte distanciation sociale afin de réduire la propagation du coronavirus. La femme vit avec son mari et leurs enfants dans une autre maison.

L’épidémiologiste dirige l’équipe de l’Imperial College de Londres qui a produit la recherche modélisée par informatique qui a conduit au confinement du pays, selon laquelle plus de 500 000 Britanniques mourraient sans ces dispositions… »

The Telegraph, le 5 mai 2020

Rappels :

Neil Ferguson, l’homme de main de Bill Gates

Coronavirus : Neil Ferguson, le charlatan qui conseillait le gouvernement français…

Angleterre : le covidément en chef tombe par sa braguette-Olivier Demeulenaere

Angleterre : le covidément en chef tombe par sa braguette

Publié le 26 juin 2021 par Olivier Demeulenaere

Matt Hancock a un nom de circonstance… Le ministre anglais de la santé, marié 3 enfants, vient de se faire gauler en train de rouler des pelles à une collaboratrice (consultante), mariée elle aussi… dans les locaux du ministère ! Mieux encore : il l’aurait embauchée… pour ça…

Ce qui viole bien entendu toutes les règles covidémentielles édictées par ses propres services… Eh oui,  en Angleterre on ne peut pas baiser en dehors de sa “bulle“… Et dans les maisons de retraite, les enfants ne peuvent même pas embrasser leurs parents en train de crever… C’est la “distanciation sociale” à la britannique…

Le type est au sens propre et figuré con comme une bite.

Pas de méprise : personnellement je suis à fond pour le galochage avec mains malaxeuses entre adultes consentants, c’est bon pour la santé, ça renforce le système immunitaire… mais quand il s’agit d’un politicien dont la fonction est d’emmerder son prochain, alors l’hypocrisie, le deux poids deux mesures, deviennent intolérables.

Ce n’est pas la première fois qu’un covidément fanatique démontre son hypocrisie. On se souvient de Neil Ferguson, le cinglé qui prévoyait un demi million de morts… l’homme qui a provoqué le confinement en Grande-Bretagne avec ses modèles mathématiques enfantins, faisait venir chez lui en douce sa maîtresse, mariée elle aussi… alors que tout le pays devait rester enfermé à la maison…

Il s’agit bien entendu d’une belle opération médiatique. D’abord la photo à la une de la presse… et 24 heures après… la petite vidéo qui va bien. 🙂

Soixante secondes d’humiliation et de crise de rire.

Eh oui, Matt, les caméras de surveillance sont partout dans le pays orwellien…

Le gland a commencé par dire que non il ne démissionnerait pas…

On ne pleurera pas sur cette petite merde.

Sa position est intenable… Je pense qu’il ne passera pas le week-end et qu’il sera débarqué pronto, même si Boris semble le soutenir (en tout cas pour le moment).

Les députés conservateurs reçoit des coups de fil enragés d’électeurs… La presse se déchaîne…

Les images le suivront toute sa vie…

Les Anglais sont plus puritains que les Français (qui rigolent encore du crétin, le Macron’s boy, Benjamin Griveaux, marié lui aussi, éphémère candidat à la mairie de Paris et qui s’y voyait déjà… mais surtout qui filmait ses érections pour les envoyer à des gonzesses).

Covidémence.com, le 26 juin 2021

Rappels :

Royaume-Uni : réouverture repoussée d’un mois

Démission de Neil Ferguson pour infraction aux règles de distanciation sociale !

Naufrage de la Macronie

The Economic Collapse:Do You Want To Know The Truth? Infrastructure All Over America Is Crumbling At A Frightening Pace

The Economic Collapsev

 

Do You Want To Know The Truth? Infrastructure All Over America Is Crumbling At A Frightening Pace

Do You Want To Know The Truth? Infrastructure All Over America Is Crumbling At A Frightening Pace Posted: 24 Jun 2021 06:21 PM PDT The great tragedy that we just witnessed in Florida has shocked the entire nation, and it should be a major wake up call for all of us.  Our nation really is literally falling apart right in front of our eyes.  Just a few short months ago, at least 151 people died during a catastrophic failure of the power grid in Texas.  Thousands of water pipes burst, and billions of dollars worth of damage was done.  But most people that don’t live in Texas soon forgot all about that, and now we have another spectacular example of the rapid deterioration of the once beautiful cities that previous generations handed down to us.  According to the latest report that I have seen, nearly 100 people are still missing, and officials say that they are hearing “sounds like banging” coming from the wreckage… Miami-Dade fire officials said rescuers have heard “what sounds like banging” from within the rubble, but not voices, as they continue to search for survivors of the Champlain Towers South collapse.Thirty-seven people have been pulled from the structure so far, and the portions of the building that did not collapse have been evacuated. At least 99 people remain unaccounted for. Hopefully anyone that is still alive underneath all of that rubble will soon be rescued. What makes this tragedy much worse is that it could have been prevented. According to USA Today, a study that was conducted last year discovered that this particular building had been “sinking at an alarming rate” since the 90s… A Florida high rise that collapsed early Thursday was determined to be unstable a year ago, according to a researcher at Florida International University.The building, which was constructed in 1981, has been sinking at an alarming rate since the 1990s, according to a 2020 study conducted by Shimon Wdowinski, a professor in the Department of Earth and Environment. So they knew that this was probably going to happen, and they did nothing to stop it. They also know that our entire economy is heading for a massive implosion, and they aren’t doing anything to stop that from happening either. I have been writing about America’s crumbling infrastructure for many years, and now we have gotten to a point where horrible “accidents” are occurring all around us on a regular basis. Prior to the tragedy in Florida, the sudden collapse of a bridge in Washington D.C. was making headlines all over the nation… SIX people have been injured after a bridge in Washington DC collapsed, reports say.Shocking pictures show that the Kenilworth bridge caved in over a highway, halting dozens of cars.Five people were rushed to hospital and six people in total were hurt, cops said during an afternoon press conference. If you are not familiar with that disaster, you can see footage of the aftermath right here. None of this should be a surprise to any of us.  The ASCE has been sounding the alarm about America’s crumbling infrastructure for a very long time, but very few have been listening.  To me, these numbers are simply astounding… The topic of improving our national infrastructure is once again front and center in Washington. For years, the American Society of Civil Engineers (ASCE) has been urging policymakers to reinvest in things like waterways, bridges, energy grids, and roads. In fact, ASCE reports that 43% of America’s public roadways are in poor or mediocre condition, more than 230,000 U.S. bridges require repair and preservation work, and there is a water main break every two minutes, causing an estimated six billion gallons of treated water to be lost each day. So now the Biden administration wants to make a big effort to patch up some of our decaying infrastructure. That is a noble goal, but instead of using existing funds the Biden administration is proposing an enormous amount of new spending… According to the White House, the price tag comes in at $1.2 trillion over eight years, with more than $500 billion in new spending. How the measure would be paid for was a central point in negotiations, with Republicans opposed to undoing any of the 2017 tax cuts.The plan “makes transformational and historic investments in clean transportation infrastructure, clean water infrastructure, universal broadband infrastructure, clean power infrastructure, remediation of legacy pollution, and resilience to the changing climate,” said a White House fact sheet on the plan released Thursday. We can’t do this. Our politicians have already borrowed and spent trillions and trillions of dollars that we did not have over the course of the past year, and this has created very painful inflation throughout our economy. Stealing hundreds of billions more dollars from future generations may seem like a good short-term solution, but it just makes our long-term financial problems even worse. I am all for fixing up our infrastructure, but existing funds that are already being greatly wasted elsewhere should be diverted for that purpose. But that isn’t going to happen.  Our politicians are absolutely addicted to spending money, and after this “infrastructure package” gets passed I am sure that they will soon come up with even more ways to flush our future down the toilet. Every dollar that we borrow and spend now is a dollar that we will be expected to pay back later with interest. During the past year, our politicians have been on the biggest spending binge in American history by a very wide margin, but most Americans don’t seem to care. And the Federal Reserve has been committing economic suicide by pumping trillions upon trillions of fresh dollars into the financial system, but most Americans don’t seem to care about that either. Our entire society is absolutely addicted to immediate gratification, and so the vast majority of the population wants our leaders to do whatever is necessary to make life better right now. Meanwhile, the long-term outlook for our nation just gets bleaker and bleaker. It was just a matter of time before that building in Florida fell, and it is just a matter of time before the entire U.S. economy collapses. The whole system is crumbling all around us, but very few people are concerned enough to try to save it.