Le saker francophone:Jusqu’où va l’influence de la firme McKinsey dans la promotion du vaccin et de la mise en place du Pass?

Jusqu’où va l’influence de la firme McKinsey dans la promotion du vaccin et de la mise en place du Pass?


Le 9 aout 2021 – Source Liliane Held-Khawam

« McKinsey & Company est un cabinet international de conseil en stratégie dont le siège est situé à New York City, aux États-Unis. McKinsey fut fondé en 1926 par James O. McKinsey, professeur à l’Université de Chicago. En 2021, McKinsey compte plus de 130 bureaux répartis dans 65 pays et réunissant près de 30 000 personnes. Avec Bain et BCG, ils forment les « MBB », les trois plus grands cabinets de conseil en stratégie au monde en termes de chiffre d’affaires. Selon le classement annuel Vault, McKinsey est fréquemment considéré comme le plus prestigieux au monde. » (Wikipédia)

Le cabinet McKinsey est le pivot central qui a permis la globalisation des entreprises qui comptent, l’agencification et la corporatisation des administrations publiques. Et là où se trouve McKinsey se trouvent les banquiers d’affaires de la City-Wall Street.

McKinsey est l’entreprise-clef qui a permis d’abord l’atomisation des entités publiques et privées, puis l’intégration de leurs processus d’activités au niveau mondial. Grâce à cette restructuration puissante, systématique et planétaire, les PIB nationaux ont été vidés, les substances des entreprises riches ont été vampirisées, les gouvernements n’ont plus de pouvoir sur les structures des États, devenues indépendantes.

Swissair, la victime des prédateurs de la haute finance internationale, conseillée depuis les premiers jours de ses égarements par le célèbre cabinet et dirigée par un insider…

Une autre caractéristique du groupe est d’installer leurs meilleurs éléments bien formatés à la tête des entreprises et autres gouvernements. Conflits d’intérêts au plus haut niveau garantis. L’exemple le plus saisissant pour un Suisse est le rôle de ce cabinet dans la descente aux enfers de la banque volante, que fut Swissair. Hans Peter Bech se demandait si McKinsey n’avait pas tué Swissair.

DID MCKINSEY & COMPANY KILL SWISSAIR?

Affaire Swissair: banques et consultants ont été avantagés

Il est à relever que Philippe Bruggisser patron de Swissair dès le début des années 90 (au niveau Holdings) aurait été selon le journal Le Temps, un consultant de McKinsey. Faut-il dès lors s’étonner de le voir suivre à la lettre les directives du cabinet américain pour monter sa propre alliance, la très risquée Hunter Strategy ?

Anciens administrateurs de la défunte Swissair: «y’en n’avait vraiment point comme eux!»

Aux dernières nouvelles, ceux qui ont tué Swissair n’ont pas connu le chômage. Il faut dire qu’il y avait tant d’entreprises à écumer … Bon on arrive là gentiment au bout de la captation de l’outil de production de biens et services, publics et privés. Il reste encore les PME/PMI dont le coussin financier leur a permis d’échapper à la nasse du système de la haute finance… Affaire à suivre.

Big Pharma: Scandale américain réglé à l’amiable pour la somme modique de 600 millions de dollars. Données du litige prises au New York Times (Source ICI )

McKinsey couvre l’ensemble des secteurs de l’économie. Tout naturellement, ils comptent parmi leur clientèle des noms de la Big Pharma. Et voici le scandale que le cabinet de conseil à enterrer en préférant passer à la caisse. Le litige porte sur le rôle de cette compagnie dans l’aide aux ventes d’opioïdes « suralimentés ».

Les règlements interviennent après que des poursuites judiciaires ont mis au jour une mine de documents montrant comment McKinsey a travaillé pour stimuler les ventes de l’analgésique OxyContin de Purdue Pharma au milieu de la crise américaine des opioïdes qui a contribué à la mort de plus de 450 000 personnes au cours des deux dernières décennies. Excusez du peu.

La collaboration intensive de McKinsey avec Purdue consistait à lui conseiller de se concentrer sur la vente de pilules lucratives à forte dose, et ce même après que le fabricant de médicaments ait plaidé coupable en 2007, suite aux accusations criminelles fédérales qui lui étaient reprochées et selon lesquelles il avait induit médecins et régulateurs en erreur sur les risques d’OxyContin.

Le cabinet a également invité Purdue à « s’associer » (band together) à d’autres fabricants d’opioïdes pour éviter un « traitement strict » par la Food and Drug Administration.

(Note LHK : On voit d’où vient l’idée de travailler en bande. On pense aux banques, agroalimentaires, etc)

Le New York Times nous apprend que le cabinet a conclu un accord de 573 millions de dollars avec les procureurs généraux de 47 États, du district de Columbia et de cinq territoires, selon un dossier déposé jeudi dans le Massachusetts. Des accords séparés ont été annoncés dans l’État de Washington, pour 13 millions de dollars, et en Virginie-Occidentale, pour 10 millions de dollars. Selon le bureau du procureur général, le Nevada, quant à lui, poursuivra son enquête sur les opioïdes.

Christine Gagnon a assisté à une manifestation en 2018 à Southington, dans le Connecticut, pour ceux qui ont perdu des membres de leur famille et des amis à cause d'overdoses d'opioïdes.
Christine Gagnon a assisté à une manifestation en 2018 à Southington, dans le Connecticut, pour ceux qui ont perdu des membres de leur famille et des amis à cause d’overdoses d’opioïdes.Crédit…Jessica Hill/Associated Press

Toutefois, ce pas de la justice est une nouveauté. Un ancien partenaire a qualifié les règlements d’extrêmement importants parce qu’ils brisent la distance que McKinsey – qui fait valoir qu’il ne fait que des recommandations – met entre ses conseils et les actions de ses clients. Pendant des décennies, la société a évité toute responsabilité légale pour les défaillances très médiatisées de certains clients, notamment la société énergétique Enron et Swissair, la défunte compagnie aérienne nationale de la Suisse. L’ancien partenaire a demandé l’anonymat car les anciens employés de McKinsey sont liés par des accords de confidentialité.

La raison de ce qui précède, qui rendra McKinsey et ses concurrents encore plus vulnérables, est le fait qu’au cours des dernières années, ils se sont agressivement déplacés vers une nouvelle ligne de travail, non seulement en offrant des conseils de gestion, mais aussi en aidant les entreprises à mettre en œuvre leurs suggestions.

De multiples scandales et controverses

Le but ici n’est pas de faire la liste de ces scandales épiques qui reflètent une éthique à la hauteur des délits des clients. Wikipédia en recense quelques-uns. La version anglophone est plus étoffée.

Plusieurs livres ont été écrits sur la Firme. En voici un parmi d’autres:

McKinsey coache-t-il le président Macron?

Le président Macron semble côtoyer le cabinet depuis plusieurs années. Durant la campagne présidentielle de 2017, les « MacronLeaks » avaient révélé la collaboration entre des membres de McKinsey et la République en marche, le parti lancé par le candidat Macron, rapporte Le Monde. Mais aucune trace d’une facture du cabinet dans les comptes de campagne du parti, consultés par le quotidien à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP). LREM a assuré au quotidien qu’il ne faisait pas appel à des cabinets de conseil en stratégie « ni pour des missions facturées, car nous n’en avons pas les moyens, ni pour des missions ‘pro bono’ [pour le bien public], car ce serait considéré comme un don d’une personne morale à un parti politique et c’est interdit par la loi ».

Covid-19 : on vous résume la polémique autour de McKinsey, le cabinet qui conseille le gouvernement sur la stratégie vaccinale

Une chose est sûre à l’heure actuelle, à savoir l’organigramme du parti du président français dirigé par Paul Midy:

https://storage.googleapis.com/en-marche-fr/organigramme-siege.pdf

… et qui est Paul Midy?

En Marche Paul Midy
Un ancien McKinsey DG d’En Marche

McKinsey aux commandes de la campagne de vaccination française?

François Krug dans son article pour le Monde: McKinsey, un cabinet dans les pas d’Emmanuel Macron, recense les thèmes de collaboration entre le cabinet et le président français. Et il y en a : Commission Attali, rédaction du programme présidentiel, élaboration de la stratégie vaccinale contre le Covid-19… Bref, le cabinet américain coacherait le chef de l’État français et interviendrait dans de nombreux dossiers sensibles.  

France TV revient sur le billet du Monde et explique que le 23 décembre 2020, lors d’une visioconférence organisée par Olivier Véran avec les directeurs d’hôpitaux choisis pour lancer le plan de vaccination, Maël de Calan, élu du Finistère embauché en 2018 par McKinsey, détaille la stratégie logistique retenue et dresse un état des lieux de la vaccination chez les voisins européens. Une présence qui étonne, alors que « pour le H1N1, en 2010, nous n’avons pas eu besoin d’autres compétences, on a tout géré en interne », remarque une personne haut placée au sein du ministère de la Santé.

Ce recours à McKinsey et à d’autres cabinets s’expliquent aussi par rapport à l’urgence de la situation. « On peut avoir le sentiment qu’il y a eu une sorte d’effet de panique », souffle à Politico la députée Les Républicains Véronique Louwagie, rapporteure du budget sur plusieurs sujets santé.

Eh bien, il n’est pas dit que les collaborateurs auraient pu gérer la campagne de vaccination de l’interne. Il faut une mentalité particulière pour pousser des gens sains à aller se faire injecter un produit de thérapie génique dont les effets secondaires semblent pires que le mal lui-même. Il faut des individus du gabarit psychologique des collaborateurs McKinsey. Renseignez-vous auprès de collaborateurs qui ont eu affaire à eux. Vous comprendrez ce que je n’écrirai pas ici.

McKinsey est l’entité qui est capable de restructurer et d’imposer une nouvelle organisation sans se préoccuper de la casse qu’elle peut provoquer au plan humain. Et c’est ce qu’il fallait au président Macron pour vendre aux Français ce dont la majorité ne voulait pas. A part les résidents des EHPAD à qui on ne demande pas franchement leur avis, les Français n’avaient pas envie de se faire vacciner. Dans un sondageLe Figaro et Franceinfo avaient interrogé, les 22 et 23 décembre, 1004 personnes et ont confirmé que la majorité restait réfractaire à la vaccination avec un taux de refus de 58 %. 15% uniquement était partant pour se faire vacciner.

Alors que le taux de vaccination piétinait, le président a envoyé à son ministre le SMS suivant :

Les 58% de réfractaires au vaccin ont muté en 66% ayant reçu une première dose. Ce différentiel est très probablement le fruit du travail de McKinsey.

La campagne de vaccination a quitté la sphère politique et a basculé dans la logique de com. On a commencé par une campagne anxiogène pour se poursuivre avec le chantage et la menace de perte d’emplois ou de salaires. La suite du narratif n’est pas connue. Que feront-ils des réfractaires lorsque le taux de vaccination aura atteint les objectifs voulus? Mystère…

McKinsey se nourrit des relations proches du pouvoir. Le Pass sanitaire en question.

Le sujet ne s’arrête pas à l’Elysée avec la campagne de vaccination à booster à tout prix. Il déborde et interroge sur les éventuels interférences avec le Conseil Constitutionnel. Pourquoi ? Parce que le président de la noble institution est le père d’un des patrons du cabinet américain en France. Son nom est Victor et il est bien répertorié sur le site de la Firme.

Victor Fabius est directeur associé de McKinsey & Company. Basé à Paris, il opère principalement dans le pôle d’activité Consommation et Distribution. Il pilote le pôle de compétences Marketing et Ventes en France. Victor Fabius se spécialise dans les problématiques de stratégie, de marketing et d’innovation. Il accompagne aujourd’hui les clients de McKinsey dans l’identification de relais de croissance fondés sur une compréhension fine des consommateurs (développement de marques, innovation produit et leviers de pricing). Il accompagne des acteurs européens et mondiaux de l’industrie alimentaire, du secteur textile et de l’e-commerce faisant face à des ruptures de marché majeures. Il est ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm et diplôme d’économie de Sciences Po et Columbia University. https://www.mckinsey.com/business-functions/marketing-and-sales/our-insights/incumbents-as-attackers-brand-driven-innovation

Victor Fabius est chef de pôle pour les questions de Marketing et vente. Et là la question qui tue est la suivante: Intervient-il auprès des fabricants de vaccins reconnus par l’Europe que sont Pfizer/Moderna/AstraZeneca et co ?

Eh bien, comme nous le disions plus haut, cette entreprise est partenaire de pratiquement l’ensemble des groupes globaux et de gouvernements de la planète. Voici un entretien, preuve de leur proximité avec Pfizer et même de leur intérêt dans la thérapie génique:

Un exemple de placement d’un ex-partner à la bonne place chez Pfizer dans le domaine de la promotion des vaccins:

Le président de Moderna Therapeutics, Stephen Hoge, a quitté McKinsey pour aller chez Moderna.

En Chine, un directeur de AstraZeneca

Dans cet article, ils font référence à certains produits de Roche et d’Astrazeneca

Et là, je vous laisse prendre connaissance de ce rapport qui est incroyablement sourcé, renseigné et « designé ». A l’évidence, ils connaissent la gestion de la production de l’intérieur et en détails. Impressionnant.

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Impressionnant ce schéma qui détaille le schéma opérationnel commun aux différentes entités pour délivrer les vaccins.

Victor Fabius co-auteur de « Comment le Covid-19 change le comportement du consommateur maintenant et pour toujours! »

Dans un document, quelques collaborateurs, dont Victor Fabius, affirment dès juin 2020 que les changements de comportement sont définitifs

Vous constaterez que ce document fouillé était prêt en juin alors que rien ne laissait prévoir que la crise durerait, n’est-ce pas ? –

Les personnes qui ont validé le Pass sanitaire et sa potentielle dérive totalitaire autour de… Laurent Fabius, leur président.

L’équipe du Conseil Constitutionnel de France entourant le président Fabius.

Liliane Held-Khawam

Le saker francophone:Olivier Renault – Entretien avec Valérie Bugault pour Observateur Continental

Olivier Renault – Entretien avec Valérie Bugault pour Observateur Continental


Le 11 août 2021 − Source Valérie Bugault

Observateur Continental a demandé à Valérie Bugault, auteure notamment des « Raisons cachées du désordre mondial », de préciser son appel récemment fait à tout le monde mais essentiellement aux forces de l’ordre pour agir et sauver la France et son peuple.

1°) Est-ce que votre appel signifie que nous sommes en Troisième Guerre mondiale ?

On pourrait présenter les choses comme cela mais il faut alors immédiatement préciser qu’il s’agit d’une Guerre d’une nature nouvelle. Cette guerre n’est pas menée militairement par un ou des États contre un ou plusieurs autres États. Cette guerre est conduite, au sein même de chacun des États, par une oligarchie compradore accapareuse – elle-même menée par le modèle défini par les dirigeants globalistes de la City of London (mélange de banques globales, de multinationales à leurs ordres sous anonymat, d’anciennes familles régnantes et de grands industriels ralliés à la banque) – contre les populations desdits États.

Il faut immédiatement ajouter, à des fins de clarté du débat, que les populations constituent, en elles-mêmes, historiquement le concept d’État ; c’est-à-dire que les populations sont intrinsèquement les éléments constitutifs de la notion politique d’État. Il en résulte qu’un État accaparé par une caste compradore n’est, du point de vue juridique et institutionnel, qu’une coquille vide, un détournement de la notion d’État, en d’autres termes, un « abus de droit public international ».

2°) Sur quels éléments de preuves pouvez-vous affirmer que tout ce qui est décision stratégique sur la communication, la politique, la santé publique, la stratégie sanitaire et militaire a échappé aux forces françaises ?

Je vous renvoie à mon dernier article. En réalité, l’État Français n’existe plus car les institutions officielles sur lequel il repose sont suspendues depuis la création du Comité de Défense sanitaire ; lequel comité ne repose sur aucune base juridique satisfaisante et ne dispose d’aucune légitimité politique.

3°) De qui et quoi est constitué ce contrôle globaliste qui commande aujourd’hui la France ?

Il est constitué par la prise de contrôle, au niveau mondial – via le contrôle du système économique global – de :

  • La force de travail des individus ;
  • Des ressources matérielles et financières par les multinationales et les grandes banques globalistes ;
  • Des systèmes politiques via le « parlementarisme » (prétendument représentatif), lequel repose sur la captation de la vie politique par les partis politiques qui dépendent de leurs fournisseurs de capitaux.

Cette prise de contrôle mondiale opère à partir des armes développées par l’empire britannique que sont le droit anglo-saxon (y compris le concept de soft law) et le système des banques centrales. Anonymat et secret (notamment des affaires, mais aussi d’État…) ont été de puissants moyens pour accroître, en toute discrétion et impunité, leur accaparement des richesses et du pouvoir.

Au-delà de ces armes de pointes, les globalistes en ont développé de nouvelles : à savoir les institutions internationales dont ils ont, initialement ou au fil du temps, pris le contrôle plus ou moins officiellement : ONU (accompagnée de sa multitude d’agences qui se sont octroyé une compétence sur toutes les thématiques de la vie), OMC, OMS, OCDE, FMI, Banque des règlements internationaux, Banque mondiale, Club de Rome, Davos, Bilderberg, Union Européenne…

4°) Quelle est cette organisation qui est derrière les armées secrètes de l’Otan ?

Les armées secrètes de l’OTAN ont été parfaitement renseignées par l’universitaire suisse Daniele Ganser, qui a fait un remarquable et difficile travail d’investigation et de synthèse. Je vous renvoie à ses nombreux travaux sur le sujet : livre réédité, (« Les armées secrètes de l’OTAN »), très nombreuses conférences que tout un chacun peut retrouver, écouter et visualiser sur Youtube notamment.

Ces armées secrètes ont été organisées dès la 2nde Guerre Mondiale afin de lutter contre Staline mais leur mission première était, à l’image de son instigateur Allan Dulles, d’être mise au service exclusif des multinationales et des banques globalistes qui opéraient, à l’époque, à partir de l’empire américain.

Cette superstructure opaque s’est développée en toute indépendance vis-à-vis des États membres de l’OTAN tout en disposant de la capacité de ponctionner, en secret, dans les ressources de l’OTAN. Cette organisation occulte s’est, en particulier, spécialisée dans les attentats sous faux drapeaux. Encore une fois, je renvoie les lecteurs intéressés à en savoir plus aux formidables travaux de Daniele Ganser.

5° et 6°) De quelles unités sont constituées ces forces armées secrètes de l’Otan ? Comment agit ce fonctionnement secret ?

Je ne saurais vous le dire précisément. Le mieux placé pour en parler est Daniele Ganser.

Il importe toutefois de préciser que cette structure, dénommée « Stay Behind » (réseau Gladio en Italie, réseau Arc-en-ciel en France…) n’a pu se développer que dans le secret et l’anonymat, ce qui signifie qu’on la détecte davantage à ses effets que par sa cause, qui serait la connaissance précise de son fonctionnement interne.

Loin d’être une spécialiste du « Stay Behind », j’estime tout à fait indispensable d’attirer l’attention des français sur l’existence de ces forces armées, anciennes et occultes, développées en toute indépendance de la hiérarchie militaire officielle tant au niveau national qu’à celui de l’OTAN.

J’ajoute qu’il est probable que les armées de mercenaires internationaux, retrouvés en Syrie et ailleurs sur la planète, financées par les globalistes et dûment entraînées, sont parties prenantes à cette structure opaque regroupée sous le terme des « armées secrètes de l’OTAN ».

7°) Avez-vous des exemples ?

Le juge italien, aujourd’hui décédé, Ferdinando Imposimato a donné de nombreux détails sur les connexions de ce réseau Gladio (dénomination italienne) avec la loge P2, le groupe Bilderberg et de multiples personnalités politiques.

8°) Qui sont « toutes les forces globalistes » ?

J’ai identifié ces « forces globalistes », via les méthodes qu’ils utilisent et les moyens dont ils disposent dans mon ouvrage « Les raisons cachées du désordre mondial », auquel je renvoie vos lecteurs.

Il s’agit d’une petite caste d’individus coalisés (banquiers, grands industriels et représentants de familles régnantes) ayant œuvré à partir de la City of London pour établir un gouvernement mondial uniformisé sur toute la planète. Leur objectif, après avoir réduit drastiquement la population mondiale et renouvelé le principe normatif, est d’établir officiellement un Gouvernement mondial dans le contexte où ils ont déjà, de facto, pris le contrôle officieux de la plupart des pays du monde.

Partis d’Europe, ces individus ont travesti tous les fondamentaux de notre civilisation européenne afin d’imposer des normes de nature commerciale, via le droit anglo-saxon tel qu’il s’est développé depuis 1531. Ils envisagent l’établissement d’un contrôle total sur les particuliers, lesquels seront dès lors dépourvus de libre-arbitre. Ce contrôle total est aujourd’hui clairement identifié par « la fusion des identités physiques, biologiques et numériques » revendiquée par Klaus Schwab, lui-même en tant que porte-voix mondial (héraut) de ce mouvement globaliste.

9°) Avez-vous des informations (preuves) précises pour dire : « Ces forces-là sont en phase de prendre bientôt le contrôle officielle et apparent de nos États ?»

Il faut commencer par préciser que la France n’existe officiellement plus depuis que ses institutions officielles ont été mises en suspens par l’arrivée d’un Conseil de Défense sanitaire sans base juridique, a-constitutionnel et a-politique.

Cette suspension des institutions étatiques et leur détournement (lequel constitue un « abus de droit international public ») par un Conseil de Défense, dépourvu d’assise juridique sérieuse et politiquement illégitime, est la manifestation éclatante du fait que les forces globalistes sont en train de prendre le contrôle officiel des États.

10°) Qu’est-ce qui nous attend quand vous déclarez : « Sous forme d’une dictature terrible ? »

La dictature est clairement revendiquée par les forces occultes globalistes : réduction drastique de la population mondiale assortie d’un contrôle intégral des corps et des esprits des rares âmes qui resteront, certes à l’état de zombies (disparition totale du libre-arbitre), sur cette Terre. Il suffit de lire ce qu’explique Klaus Schwab dans son livre… tout y est expliqué.

Ce programme ne faisant que confirmer les multiples prédictions du héraut globaliste Attali, qui clame haut et fort depuis quarante ans le projet d’évolution (il s’agit en réalité d’un projet d’involution) politique, économique et sociale de nos Sociétés. Le programme est également expliqué noir sur blanc sur les Georgia Guidestones

Cette caste utilise et subvertit toutes les préoccupations légitimes des particuliers, telle que la préservation de l’environnement, les inquiétudes sur le climat et la santé (…), afin de les transformer en « faisceaux laser » destinés à servir leurs intérêts, c’est-à-dire leur objectif d’établissement d’un gouvernement mondial dont ils auront le contrôle exclusif.

11°) Comment interprétez-vous la déclaration d’Emmanuel Macron : « Nous sommes en guerre, sanitaire, certes » ?

Je vous renvoie à la lecture de mon dernier article, repris par de multiples sites internet (Réseau international, Profession Gendarme, le Saker francophone, …) de réinformation :

12°) Depuis quand la 5è République est morte ?

La 5ème République est morte, bien qu’encore un temps sous assistance respiratoire, dès l’arrivée du Traité de Maastricht, qui a vu une première scandaleuse salve de réformes de la Constitution ; mais plus encore et de façon radicale avec la mise en œuvre de l’Euro et des Traités d’Amsterdam et de Lisbonne.

Ces très nombreuses réformes, qui ont eu pour vocation d’intégrer, de force, la France dans l’ordre fédéral européen, lequel est destiné à être partie prenante du futur gouvernement mondial, ont totalement dénaturé la finalité, l’équilibre institutionnel et la vocation de la Constitution de 1958.

Depuis lors, il ne faut pas s’y tromper, le gouvernement, identifié et responsable s’est transformé en « gouvernance » informe dénuée de tout pouvoir politique réel et surtout de toute responsabilité.

Toutefois, à bien y réfléchir, la première très grave dénaturation de la Constitution de 1958 a été initiée par Giscard d’Estaing qui a souhaité « rationnaliser le parlementarisme » en modifiant le mode de saisine du Conseil Constitutionnel. Par « rationaliser le parlementarisme », il faut comprendre resserrer la tutelle des « élus du peuple » par un organisme politique chargé de valider, ce qui se conçoit comme un pouvoir de censure, la prétendue « volonté populaire ». A partir de 1974, le peuple n’est de facto plus souverain puisqu’il dépend, il est légalement et administrativement mis sous la tutelle, d’un organisme politique chargé de le contrôler. Cette Réforme a, fondamentalement, opéré un changement de régime politique car désormais la fiction du « peuple souverain » apparaît pour ce qu’elle est réellement depuis le début : une pure imposture politique.

Rappelons que Giscard fut la cheville ouvrière de la subversion du système monétaire français instauré à la fin de la 2nde Guerre Mondiale (le circuit du Trésor, autofinancement des dépenses de l’État par l’État lui-même). Il fut aussi l’un des principaux rédacteurs de la Constitution européenne, bientôt transformée en Traité de Lisbonne. Giscard était un parfait représentant de la synarchie, c’est-à-dire de l’oligarchie française compradore qui a, depuis le XIXème siècle, pris de contrôle des institutions françaises, avec la parenthèse salutaire, la brèche, du CNR. Il faut comprendre que les institutions temporairement imposées par le CNR au sortir de la 2nde Guerre Mondiale constituent une rare anomalie de l’Histoire moderne de l’aFrance, un sursaut historique de la France millénaire.

13°) Par quel système est, donc, administré la France aujourd’hui ?

Depuis l’intervention du Conseil de Défense sanitaire, la France n’est administrée par aucune institution internationalement reconnue car, je le répète, ce Conseil de Défense n’a aucune assise juridique et aucune légitimité politique.

Toutefois, dès avant cette escroquerie politique cachée sous des oripeaux sanitaires, la France était administrée, depuis la disparition du Général De Gaulle et plus encore depuis Maastricht, par les puissances financières qui ont été à l’initiative de la construction des institutions européennes, lesquelles sont – elles aussi – une pure escroquerie politique (une de plus…).

D’escroquerie en imposture, d’accaparement en irresponsabilité, nous nous dirigeons d’un pas ferme vers le néant civilisationnel, en un mot, vers l’enfer terrestre…

14°) Quel est le rôle historique des forces de l’ordre et de l’armée aujourd’hui ?

Les forces de l’ordre qu’elles soient civiles ou militaires doivent, avant toute chose, comprendre la situation de néant institutionnel dans laquelle les forces financières globalistes ont plongé la France.

Notre pays a, dès les années 70 du siècle dernier, été économiquement et financièrement « ciblé » par les forces politiques internes totalement compradores mises au service de cette haute mafia globaliste menée de main de maître par les tenanciers de la City of London.

Force de l’ordre ou simples civils, tous les Français sont maintenant mis face à leur destin collectif. Chaque Français doit, individuellement, prendre sa part de responsabilité politique afin de permettre un destin, autre que la mort ou l’esclavage, aux générations à venir.

L’heure des choix individuels et collectifs a sonné… l’avenir sera celui que nous en ferons.

Il reste qu’il ne faut surtout pas sous-estimer l’ennemi, qui a plus d’un tour dans son sac. Acculé, il va être capable du pire, y compris en utilisant la vieille méthode des attentats sous faux drapeaux pour imposer une loi martiale qui leur soit dédiée, ou encore l’autre vieille méthode consistant à user de mercenaires (il faut ici comprendre le terme de mercenaires comme réunissant à la fois les pirates et les corsaires puisque les États, coquilles vides, ont été captés par des intérêts privés de type mafieux) et d’armes létales contre les populations civiles.

15°) Quelles sont ces grandes puissances qui « mangent sur le dos » de la France ?

Tous les pays qui sont restés (contre vents et marées des attaques menées par les multinationales contrôlées par les banquiers globalistes) des « États politiques » dignes de ce nom souhaitent dépecer la France ! Ce malheureux pays, attaqué de longue date par les globalistes, a été donné en pâture par ses forces internes compradores, à tous les prétendants : chacun n’a qu’à se servir, untel achète les aéroports, tel autre se dispute les concessions autoroutières…

Le démantèlement de la France est acquis : non seulement ses actifs industriels (Alstom…), mais aussi les biens personnels de ses ressortissants (disparition de la propriété privée des Français, rappelons-nous le Traité signé avec le Qatar par N. Sarkozy qui permettait aux qataris d’acquérir des biens immobiliers en franchise d’impôts pendant que les impôts fonciers français de tous ordres, tant nationaux que locaux en passant par les successions, ne cessaient eux d’augmenter), la liquidation des services publics et enfin le démembrement du territoire sous l’effet des injonctions fédératrices bruxelloises.

Il est également loisible d’imaginer que la France sera le dindon de la farce financière dans le jeu du paiement des dommages de guerres suite à la violente attaque des mercenaires infligée, des années durant, à la malheureuse Syrie. N’oublions jamais qu’un « sinistre » français des affaires étrangères, à savoir Laurent Fabius (le même qui vient, au titre de sa présidence du Conseil Constitutionnel, de valider l’ignominieuse loi imposant un Pass sanitaire à la population française), avait publiquement exprimé « qu’Al Nosra avait fait du bon boulot » en Syrie. Ce genre de déclamation politique ne saurait en aucune façon rester sans conséquence sur la scène internationale… qu’on se le tienne pour dit ! Par ailleurs, il faut considérer que les véritables protagonistes seront trop heureux de se délester du fardeau du paiement de la dette de guerre sur le dos des Français…

Enfin, n’oublions pas que les globalistes nous font ployer depuis de nombreuses années, mais avec une sensible accélération depuis la crise covidienne, sous le poids d’une dette aussi illégitime qu’elle n’est pas remboursable. L’argent privatisé par la mafia globaliste ne doit, selon eux, aller qu’à la mafia globaliste…

Voici un bref aperçu de l’avenir financier, social et politique qui est promis aux Français…

16°) D’où sortez-vous que la France est certainement menacée d’un démantèlement de son territoire ?

Chacun devrait se souvenir du Traité d’Aix-la-Chapelle (cf. https://www.touteleurope.eu/vie-politique-des-etats-membres/qu-est-ce-que-le-traite-d-aix-la-chapelle ; https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/allemagne/relations-bilaterales/traite-d-aix-la-chapelle-sur-la-cooperation-et-l-integration-franco-allemandes ; https://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_d%27Aix-la-Chapelle_(2019)) ignominieusement signé le 22 janvier 2019 par ce qui sert de Président à l’aFrance.

Quoiqu’il en soit, le démantèlement du territoire fut, dès le départ, le but ultime de la décentralisation initiée et confortée par les présidents successifs de l’aFrance. Ce démantèlement est écrit, entre les lignes, et découle de la volonté fédéraliste des tenanciers du l’Union Européenne. Je m’empresse d’ajouter que le personnel politique français est intégralement partie prenante des tenanciers des institutions européennes ; ce qu’oublient bien souvent de préciser les partisans du Frexit…

N’oublions pas non plus qu’un des vœux les plus chers à Macron est de partager avec l’Allemagne (elle-même plus que l’ombre d’un pays digne de ce nom) le siège français au conseil de sécurité de l’ONU.

17°) Assistons-nous à un coup d’État ?

Nous assistons à une mise en suspension de nos institutions nationales officielles ! Ce qui doit être acté, au plus tôt, au niveau international afin de permettre aux français de mettre eux-mêmes en place leurs institutions de remplacement : il s’agit du donner un sens réel au droit à l’autodétermination des peuples claironné par l’ONU.

Au-delà de la conjoncture actuelle, le coup d’État est larvé depuis de nombreuses années, il consiste, pour les globalistes, à liquider les concepts d’État et de droit continental afin de les remplacer par ceux d’entreprise et de réglementation sur le modèle, déviant ou subversif (comme vous préférez), anglo-saxon. Ce coup d’État a pris, en Europe, la forme des institutions européennes (actuelle Union Européenne) ; la première planche visible du cercueil de la France ayant été la signature du Traité de Maastricht, lequel a suivi l’Acte Unique européen, qui lui avait préparé la voie !

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The daiky sceptics:Are the Vaccines Declining in Effectiveness Against Serious Disease?-et varia

Are the Vaccines Declining in Effectiveness Against Serious Disease?

By Will Jones

Reported positive ‘cases’ have been increasing slightly in the U.K. recently, though the trend appears to be flattening.

United Kingdom

Interestingly, the rise has been concentrated outside England, which has been declining in the last week or so.

England

Scotland has seen the most striking rise, linked it appears to the return of children to school on August 18th.

Scotland

The Scottish surge in ‘cases’ is linked to a surge in testing – it seems that parents have not been testing their children over the summer, and the requirement to do so for school has picked up a load of hidden infections (presumably these children and their families have not been isolating over the summer either).

Scotland

This initially caused a spike in the test positive rate as well. However, the positive rate has been declining for the past week.

It’s instructive to break down the recent trends in England by age. Trends in different ages were very similar until July 28th, at which point they diverged. The 20-40 age group abruptly started rising again, though then peaked again on August 9th and has been declining since. The under-20s slowed to a plateau, spiked from August 14th, peaked again on August 22nd and have been declining since. The over-40s on the other hand started rising again on August 2nd and are still going, despite being the age groups with the highest vaccination rates.

Worryingly, this rise in reported infections in the over-40s coincides with a rise in the proportion of Covid hospital admissions in the over-65s. The drop in the proportion of older people being admitted to hospital had been one of the key real-world indicators of the vaccines preventing serious disease, so to see this going up again raises questions of whether vaccine effectiveness against serious disease is declining.

Data from the Israeli Government has suggested that vaccine effectiveness against serious disease in the over-65s has declined to around 55% in six months, which is one reason they are now rolling out boosters.

In the U.S., President Biden and Dr Anthony Fauci have mooted the possibility of boosters as often as every five months. If people are receiving these injections twice a year every year that significantly changes the risk-benefit calculation. A new analysis by TrialSite News of VAERS data finds that almost 100 times more deaths are reported in connection with Covid vaccines than with flu vaccines, and that the variations across different categories indicate the increase is not a result of stimulated reporting.

Meanwhile, American states continue to demonstrate that Delta outbreaks stop growing and decline without any interventions.

Florida’s reported infections have plateaued at a high level rather than declined so far – though it appears this is a result of increased testing. The positive rate dropped sharply last week, suggesting an epidemic in decline.

Vaccines may help to prevent serious disease and death in high risk groups, though it’s not clear how long this protection will last and thus how the risk-benefit stacks up over time. But in the end what will bring this pandemic (if such it still is) to an end will be old-fashioned herd immunity, built up via infection and robust against the various variants that appear over a number of seasons. In the meantime, the extraordinary measures taken to counter the spread of the disease have shown themselves ineffective or, worse, an impediment to the development of this durable herd immunity.

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It is Time to Stop Obsessing Over Covid Figures

By Toby Young

There’s a good piece in the Mail on Sunday today questioning whether it’s sensible for the Government to continue updating the Covid dashboard every day, given how obsessed we’ve all become with the data. In January, the dashboard attracted 76 million views in a single day!

They’re the figures that have ruled our lives for the past 18 months; decided our freedoms; deepened our fears.

The Covid dashboard published on the U.K. Government website has offered the public a window into the state of the U.K.’s epidemic, displaying daily Covid cases, hospitalisations and deaths, both nationally and regionally, since April 2020.

Some people have avoided looking at the figures – published at 4pm every day, including weekends. But a surprising number of us have become secretly addicted to poring over them.

Back in January, the dashboard attracted 76 million views in a single day. In more recent months, the dashboard has offered a source of celebration, thanks to the addition of the vaccination tally.

Scientists and politicians alike agree the U.K.’s Covid dashboard has been a resounding success, allowing the public to draw their own conclusions about the level of threat the virus poses to them.

It’s also been a crucial yardstick for how stretched the NHS is, providing exact figures of how many Covid patients are in each hospital around the country.

But now, with nearly eight in ten Britons protected against getting seriously ill, thanks to the vaccine, are daily Covid figures still necessary?

After all, as Health Secretary Sajid Javid said of the virus earlier this summer: “We cannot eliminate it, instead we have to learn to live with it.”

There is growing concern from experts that the endless figures do more harm than good. Some have declared the tally of daily infections “completely meaningless”.

“It shouldn’t really matter how many people are catching the virus – as long as they are protected,” says Professor Jackie Cassell, public health expert at Brighton and Sussex Medical School.

Other scientists have warned of the psychological impact of constant reminders of how many people are still catching Covid.

Worth reading in full.

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Former New York Times Reporter and Lockdown Sceptic Alex Berenson Banned From Twitter

By Toby Young

Leading lockdown sceptic Alex Berenson, a former New York Times science reporter, has been permanently suspended from Twitter following a tweet pointing out some of the limitations of the Covid vaccines last week. The New York Post has more.

Berenson’s account was banned Saturday after “repeated violations” of the rules, a Twitter spokesperson told NBC News in a statement.

Berenson, a one-time New York Times reporter, addressed the suspension in a Saturday night post to his Substack page, blaming his removal from Twitter on a recent post where he was critical of the coronavirus vaccine.

“It doesn’t stop infection. Or transmission. Don’t think of it as a vaccine,” the tweet read.

“Think of it — at best — as a therapeutic with a limited window of efficacy and terrible side effect profile that must be dosed IN ADVANCE OF ILLNESS.”

Berenson, in his Substack post, defended the tweet in question as “entirely accurate”.

In a statement to The Post, the Yale-educated writer and novelist blasted Twitter’s decision.

“We have reached a dangerous moment. Social media companies that have audiences which dwarf any other are now actively censoring reporters at the behest of governments,” he said.

“I will continue to fight to get out the truth and am considering all legal options.”

You can read Berenson’s account of what happened on his Substack account here.

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Hundreds of Thousands Have Not Come Forward for Second Jab in England

By Michael Curzon

Most of the media focus on vaccines has centred around the ‘jabbing’ of children in recent weeks, but official data suggests that it is adults the Government should be worrying about given that hundreds of thousands of them have failed to come forward for their second dose. The Guardian has the story.

Experts have repeatedly emphasised the need to receive both doses of the coronavirus vaccines as the second jab greatly increases protection against Covid.

But figures from Public Health England (PHE) suggest take-up of second doses is levelling off in older age groups, and is lower than for first jabs. The data, which extends to August 22nd, also shows take-up of first doses has essentially plateaued in almost all eligible age groups except the very youngest, and falls with age.

While nearly 21.4 million people aged 50 and over in England have had their first dose, just under 19.9 million have had their second – a difference of almost 1,500,000. That’s despite people aged 50-54 being invited for their first jab since March 17th, more than 23 weeks ago.In December, a 12-week gap between doses was recommended, which was cut to eight weeks for those aged 50 and over in May, a move later expanded to all eligible for the jabs.

Some over-50s may only recently have had their first jab and hence not yet be eligible for their second, but the appearance of reluctance to receive second doses is supported by other data.

According to figures from the U.K.’s Medicines and Healthcare products Regulatory Agency, about 23.9 million second doses of the AstraZeneca jab had been given in the U.K. as of August 18th. This is far less than the 24.3 million first doses administered by May 26th – 12 weeks earlier – and the 24.5 million first doses given by June 23rd, eight weeks before. As noted by the Independent, this means between 400,000 and 600,000 Britons eligible for a second AstraZeneca jab have yet to come forward. …

Dr. Michael Head, a Senior Research Fellow in Global Health at the University of Southampton, [says] there were probably many reasons behind the figures. “This may include concerns over side-effects and also factors such as having been away on holiday over August or feeling that the second dose isn’t necessary,” he said.

Worth reading in full.

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Britain’s Top Universities Chartering Planes to Fly in 1,200 Chinese Students to Claw Back £1.3billion in Overseas Fees

By Toby Young

Top U.K. universities are chartering flights to bring Chinese students into the country next month in an effort to overcome travel restrictions. Britain’s 220,000 Chinese students account for nearly a fifth of all tuition fee income and universities are terrified of losing it. MailOnline has more.

More than 50 universities, including Imperial College London, Bristol and Exeter, have already chartered four flights, bringing in some 1,200 Chinese students, the Times reported.

Mainland China has scrapped all direct commercial flights to the U.K. but students can travel to London via Hong Kong, which is on the U.K.’s green list for travel.

More flights are now being arranged in order to meet demand, the paper reported, citing Into HE, an international education organisation assisting in hiring the flights.

Preparations include airport transfers between Heathrow and the university campuses, along with accommodation and food for the students, who currently have to isolate for 10 days upon arrival in the U.K.

The charter flights come amid fears that income from overseas students – worth more than £1billion to U.K. universities – could dip amid ongoing coronavirus travel restrictions.

There are some 220,000 Chinese students studying in the U.K., the Times reported, with students from China providing nearly a fifth of all tuition fee income. Across the prestigious Russell Group, one in every 10 students is Chinese. After China, India is the country from which most overseas students at U.K. universities hail.

The availability of flights to the U.K. has been impacted by coronavirus, particularly over concerns about the Delta variant, prompting some universities to extend online learning and introduce multiple start dates in a bid to accommodate international students struggling to get to the U.K. in time for the beginning of term.

Experts have also warned that the focus on catering to international students risks overlooking the needs of British students, who pay nearly four times less in fees than international students.

Worth reading in full.

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Judge Files Complaint Against Portuguese Government For its ‘Criminal’ Mismanagement of the Covid Crisis

By Toby Young

A Portuguese judge has filed a criminal complaint against the Portuguese Government, including the President of the Republic, for their mismanagement of the coronavirus crisis and infringement of the constitution.

A small crowd gathered outside the office of the Procuradoria Geral da República (Attorney General) when the complaint was submitted last week, but there’s been scant coverage of it in the mainstream media.

Portuguese speakers can read the 51-page Google doc setting out the complaint here.

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“Good Idea” to Bar Unvaccinated Children From Attending School, Says Dr. Fauci

By Michael Curzon

The Chief Medical Advisor to President Joe Biden says it is a “good idea” to ban unvaccinated American children from going to school, adding that “we’ve done this for decades and decades” with other vaccines. MailOnline has the story.

[Dr. Anthony] Fauci said it was a “good idea” for schools to force children to get their Covid vaccinations aimd discussions on the booster shot roll-out, while adding that doing so would hardly be the first time. 

The Chief Medical Adviser for the White House cited the growing prevalence of the highly-contagious Delta variant, as well as the fact that students already need a variety of booster shots for school, as reasons to further vaccinate children from the coronavirus.

“I believe that mandating vaccines for children to appear in school is a good idea,” Fauci said Sunday in an interview on CNN’s State of the Union.

“We’ve done this for decades and decades, requiring polio, measles, mumps, rubella, hepatitis. So this would not be something new requiring vaccinations for children to come to school.”

Fauci, who has become a target of criticism by members of the Republican Party over the last year, told CNN that said criticism is “just a reflection of the politicisation of what should be a purely public health issue and it’s really unfortunate”.

The Covid tsar spoke as new research published in the Lancet Infectious Disease journal showed that the Delta strain of Covid could double the risk of hospitalisation among those who have not been vaccinated. 

Worth reading in full.

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NSW to Record Patients as Dying “With” Instead of “From” Covid

By Michael Curzon

New South Wales (NSW) health officials have admitted that not all of the state’s ‘Covid deaths’ have actually been caused by Covid and say they will start recording patients as dying “with” instead of “from” the virus. Better late than never, I suppose. The Mail Australia has the story.

[NSW Health’s] Dr. Jeremy McAnulty made the admission during Sunday’s Covid briefing as the state recorded 1,218 new cases of coronavirus. …

Dr. McAnulty said the change in language was because it was “very difficult to know” whether someone with Covid died from the virus, or another health complication.

“We know when elderly people die, they can have a range of comorbidities, and also, being old increases your risk of death,” he said.

“Covid may often play a role in the death, but it may not. Sometimes, some of our cases who have sadly died appear to have recovered from Covid, and then they have died of something [else].

“We report people who have died ‘with’ Covid, unless there is a very clear alternative.”

He added that it was difficult for doctors who were looking after patients to know exactly how much the virus contributed to their death. …

Earlier this month, Ady Al-Askar a forklift truck driver from Liverpool collapsed in his shower after contracting Covid from his wife Yasmin who works in aged care. 

The 27 year-old was isolating with his wife in their unit in Sydney’s southwest and barely showed any Covid symptoms before his untimely death. 

However, heart conditions reportedly run in the Al-Askar family, and his cousin, Khalid Thijeel, told the Mail Australia he believed it was this that cost the man his life, not the virus. …

Paramedics who responded to the emergency reportedly confirmed that Ms Al-Askar suffered heart failure, whereas the hospital and Dr Chant specified that Covid was a contributing factor in his death.

A few weeks later, Osama Suduh from Sydney’s Covid-hit south-west, became the state’s youngest recorded victim of Covid – though he died of meningitis.

Édifier votre forteresse-Olivier Demeulenaere

← Pass sanitaire, biopolitique et apartheid social (P.-H. Perrier)

Édifier votre forteresse

Publié le 29 août 2021 par Olivier Demeulenaere

par Philippe Huysmans

« Quel plus terrible fléau que l’injustice qui a les armes à la main ? » ~ Aristote

Voilà 18 mois que ça dure, 529 jours1 pour être plus précis, et chaque jour qui passe apporte son lot de nouvelles anxiogènes et de nouvelles confiscations de nos libertés individuelles. Il semblerait que rien n’arrêtera les psychopathes au pouvoir dans la plupart des démocraties occidentales. Nous vivons désormais sous le régime de la loi du plus fort. L’exécutif détenant le contrôle de la force publique s’arroge de fait tous les pouvoirs, au mépris complet de la constitution et des lois, sauf celles qui les arrangent. Les lois n’ont pas de bras, on le mesure trop bien aujourd’hui.

Ceci s’accompagne d’un discours tantôt culpabilisant, tantôt menaçant, d’injonctions paradoxales et d’une propagande aussi ahurissante que clairement déconnectée de la réalité. Le seul but de la manœuvre étant de briser la résistance psychologique du peuple. De tels moyens relèvent clairement de la guerre psychologique et laisseront des séquelles permanentes chez beaucoup de gens, et peut-être plus encore chez ceux qui y auront cru. Combien de suicides ? Combien de gens qui ont totalement lâché la rampe pour basculer dans l’abattement et la dépression ? Combien se sont réfugiés dans l’alcool, les antidépresseurs ou les deux, totalement terrifiés à l’idée de reprendre contact avec la réalité ?

La mauvaise nouvelle, c’est que cette torture infligée de manière parfaitement consciente sur le peuple par nos dirigeants, s’ajoutant aux autres crimes comme le refus de soins, l’enfermement, et l’assassinat de personnes âgées par sédation nous montre combien ils sont déterminés à aller jusqu’au bout, et qu’en aucun cas ils ne reviendront en arrière, parce qu’ils savent que ça se terminerait très mal pour eux. Quel chantage, quelle terreur les tient qu’ils soient prêts à tuer par centaine de milliers si nécessaire, pour appliquer un agenda dont on voit bien qu’il est le même partout ?

La bonne nouvelle tient dans la résilience naturelle de l’être humain lorsqu’il est confronté à l’adversité. Sa capacité à faire corps, aussi, vous savez, cette qualité qui provoque littéralement de l’urticaire chez nos maîtres au point que c’est là l’un des premiers sujets de leurs « attentions ».

Mets le ma-masque, ne t’approche pas des autres, ne ris pas, surtout, la situation est grâaaave ! Ne sors plus, ne vois plus tes amis, ta famille. Il est interdit de se divertir, il faut souffrir en silence, mais surtout, dans la solitude.

C’est une marotte récurrente dans toutes les dictatures que de bannir le rire avant même la libre expression, et d’atomiser l’opposition en réduisant chaque citoyen en électron libre, déconnecté des autres et de ses racines. En dictature la parole libre devient une arme par destination, et est, à ce titre, réprimée de toutes les façons.

C’est gros comme un mammouth laineux, mais la majorité n’ose pas s’insurger contre de telles méthodes, préférant faire le dos rond en attendant que ça passe. On leur souhaite bon courage, puisque que c’est précisément parce qu’on ne s’oppose pas qu’ils iront toujours plus loin dans l’ignominie.

Se protéger de l’obligation vaccinale déguisée

On le voit aujourd’hui avec l’application du pass sanitaire notamment dans les hypermarchés, les lois liberticides bâclées sur un coin de table et entérinées par un Conseil constitutionnel totalement corrompu ne résistent pas cinq minutes devant un juge, dès qu’il est saisi au titre que ces arrêtés sont discriminatoires et portent gravement atteinte à la liberté d’aller et venir.

De même avec les lois sur le travail, les arrêtés n’ont en rien modifié le droit antérieur et les lois existantes, d’ailleurs le législateur (en l’occurrence l’exécutif, eh) a prudemment pris soin de ne rien imposer aux employeurs, or :

Nul ne peut être contraint d’obéir à ce que la loi n’ordonne pas.

En pratique donc, si votre employeur vous contraint à produire un certificat de vaccination, c’est bien lui qui en prend la responsabilité et qui se met en tort de toutes les façons possible vis-à-vis de la loi. S’il vous suspend sans salaire, il ne fait que s’enfoncer. Pourquoi ? Tout simplement parce que vous avez un contrat avec votre employeur, soit un accord conclu entre deux personnes (une personne physique, une personne morale), et que les délires gouvernementaux ne changent rien aux conditions tant que le contrat reste d’application. Pareil si vous êtes fonctionnaire, les lois existantes restent d’application.

Ainsi, si l’on vous met en demeure de produire un certificat vaccinal pour le 15 septembre, par exemple, exigez de votre employeur qu’il vous notifie ceci officiellement, par courrier signé d’un responsable. En réponse à ce courrier par AR, notifiez à votre employeur que :

  • L’exigence d’un certificat de vaccination, sous quelque forme que ce soit, viole les lois sur le secret médical.
  • Le vaccin contre le covid n’est nullement obligatoire, exiger d’un employé qu’il le prenne sous la menace d’une suspension ou d’un licenciement relève de l’extorsion (art. 312-1 du code pénal), ce qui est un délit passible de 7 ans de prison et 100 000 € d’amende.
  • La loi n’impose nullement la suspension, qui reste donc l’initiative de l’employeur, qui en assumera la responsabilité le cas échéant.
  • Par ailleurs, votre contrat (et donc votre salaire), lui, ne peut être suspendu si cette clause n’y figure pas dans l’exemplaire signé. Il se placerait donc en situation de rupture unilatérale de contrat, ce qui lui vaudrait une lourde condamnation devant les prud’hommes.

Il y a de bonnes chances qu’à la lecture de ceci, l’employeur consulte soit le service juridique, soit un avocat, et qu’à l’issue de cette consultation ses ardeurs à faire appliquer des lois liberticides se trouvent considérablement diminuées au point qu’il sera bien forcé d’acter votre refus de vaccination (ce que la loi lui enjoint, d’ailleurs), et de vous permettre de continuer à travailler normalement.

Dans le cas contraire ? Eh bien vous n’auriez rien perdu par rapport à ce qui sera votre situation de fait au 15 septembre, et vous ne vous serez à aucun moment mis en tort dans l’exécution de vos obligations contractuelles, ce qui vous permettra de contre-attaquer devant les prud’hommes, pour commencer.

La logique ici consiste à laisser l’employeur faire les pas nécessaire pour se mettre lui-même hors-la-loi, et de faire acter ceci à toutes fins que de droit, comme disent les bavards.2

Édifier votre forteresse

Presque aussi important que ce qui précède est de vous protéger des effets délétères de la propagande anxiogène, qui atteint littéralement des niveaux stratosphériques, ces temps-ci. Les injonctions paradoxales, les mensonges et les menaces véhiculés par les médias et les politiques ont pour seul objectif de vous briser psychologiquement, afin de vous extorquer un consentement, l’acceptation de leur nouvel ordre mondial, qui ne sera qu’une dictature féroce dans le droit fil des pires dystopies.

L’un des dangers, que peu réalisent, c’est que ne pouvant réagir légitimement à la violence qui vous est faite, vous la transformez en haine, qui, bien ruminée, ne fait que vous dévorer de l’intérieur et accroît encore, si c’était possible, l’angoisse et le sentiment d’impuissance face à une machine implacable.

Or si vous regardez ça à partir de l’autre bout de la lorgnette, ces discours n’ont aucune conséquence concrète sur notre vie de tous les jours, il suffit, comme dans Harry Potter, de prononcer la formule magique « Ridiculus » pour que l’épouvantard retourne dans son placard. En l’occurrence, éteindre la télé et ne pas lire les tombereaux de propagande qui se déversent dans la presse mainstream.

Nous devons être les murs de notre citadelle, et au sein de cette redoute, protéger notre famille, les relations humaines si précieuses en ces temps difficiles. Nous devons sortir, aussi (manifs, par exemple), et tisser des liens avec nos semblables, plus que jamais aujourd’hui.

Ce système qui s’impose comme étant omnipotent et plus soumis à aucune règle de droit est en fait aux abois, ce qui le rend dangereux, bien sûr, mais cette violence est avant tout un aveu de faiblesse.

Un dernier petit mot pour les éditeurs de blogs ou ceux qui prennent une large part dans le combat pour l’information sur internet : gardez toujours de la hauteur, une forme de distanciation par rapport à ce que vous faites. Une réussite ou une rebuffade ne doivent être qu’un objet d’étude, pas un motif d’euphorie ou de découragement, les deux allant souvent de concert, en alternance. Quand ceci se produit, c’est probablement que vous en faites trop au point d’y assujettir votre bien-être, et donc votre équilibre. Je sais, c’est plus facile à dire qu’à faire, mais c’est l’objectif que nous devrions viser.

Philippe Huysmans, le 28 août 2021 (via Réseau International)

Rappels :

Vaccin Pfizer, la Rolls-Royce des poisons ?

Covid-19, le braquage du siècle

BigTech – Replacing Banks-Martin Armstrong

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BigTech – Replacing Banks

Blog/Banking Crisis

Posted Aug 29, 2021 by Martin Armstrong

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QUESTION: Can you explain how using Jack Dorsey’s financial tools are another way Americans are surrendering their freedoms.
Although the transaction fees are a fraction of banks and the time duration are almost instant.
Thanks – although after years or writing into your block/contact I’ve yet to have a reply
N

ANSWER: Back in 2020, I had information that BigTech was lining up and was promised that they would be handed online banking if they helped to remove Trump. BigTech was promised the power to overthrow the banks. Governments were also secretly allowing BitCoin to take hold to convince people digital currencies were better than paper. The powers that be want everyone in the banking system to end once and for all paper money. They realize that the stumbling block has been that there are over 1 billion people outside the banking system (just read the IMF). This is an absolutely insane goal to have every goat herder in remote areas online. But the people who come up with these ideas are more egotistical maniacs than practical intelligent people who have ever traveled to such places.

Big Tech had a lot at stake during the 2020 election. I warned that they were censoring everything to try to push Biden into the White House so they can cash in on their chips back on October 20, 2020. The mainstream media is also on board and they even forced Glen Greenwald to resign from the news organization he founded. The media has been also taking grants from the greatest philanthropist/manipulators in history – Bill Gates. Dorsey’s new online bank under Square which I reported in March 2021 that my original sources were spot on.

To make digital currency work, the transaction MUST BE instant. You cannot go into any place and pay with a digital currency that takes hours or days to clear. In the banking system, you deposit a check and it takes often 3 days to clear. The old banking system cannot allow digital transactions that will enable the elimination of paper money.

Square first submitted its application to the FDIC to become a deposit-taking bank in September 2017. Back in 2018, Dorsey in July had dropped his plans for a banking license. He then reapplied in 2018. Previously, Jack Dorsey’s fintech partnered with Celtic Bank for banking products. Square began by underwriting and originating business loans for Square Capital’s existing lending product.

This has all been enabled to further the elimination of paper money and thereby the failing governments believe they will be able to grab whatever taxes they demand and nobody will be able to avoid taxes ever again. On top of that, they also want to eliminate international travel as much as possible to “save the planet” but also to prevent people from fleeing their jurisdiction for taxation. The end goal is a hybrid of the old Soviet Union whereby we will not be able to freely travel and ensure we will be the future economic slaves.

This is why Twitter banned Trump. Whatever excuse BigTech can use to shut down Trump and ensure Biden would win the election was all done to further this agenda where they were promised that traditional banks will become obsolete. Branches will no longer be needed. You can already deposit a check by scanning it into your phone so you need not visit a bank office. Once cash is eliminated, then all that would be left is a safe deposit box which they envision is loaded with valuables you need to pay taxes on.

When government eliminates all paper money, the next step will be to seize all pensions and that will be replaced with Guaranteed Basic Income. In that manner, they will be able to default on all government debt and the Modern Monetary Theory will become reality by restraining our liberty if not entirely eliminating it. The politicians see themselves as the aristocrats who will always be above the Great Unwashed.

This has been what I have been fighting against for these past years. I did the Solution Conference in 2015 because these were the very proposals I was arguing against behind the curtain between 2012 and 2015. The idea of allowing digital currencies surfaced during the 2007-2009 crisis. The bankers blew up the world again and the Fed had to bail out AIG. I was still in contempt when I was asked for help by the House Banking Committee and I asked you do know where I am? They said they would help but I declined. Bitcoin emerged in 2008 as a theory to circumvent the banks because they would routinely blow up the financial world and they expect to be bailed out because the government needed them to sell their debt. That is when they realized that the system had to change.

de Dieu Magazine:Cela fait froid dans le dos : Les Australiens vaccinés vont bénéficier de leur nouvelle « liberté » ; le gouvernement sanctionne « l’heure de loisir -les descendants des convicts retournent dans leur bagne

Voix de Dieu Magazine
Cela fait froid dans le dos : Les Australiens vaccinés vont bénéficier de leur nouvelle « liberté » ; le gouvernement sanctionne « l’heure de loisir » par Les coeurs unis Magazine Cela fait froid dans le dos : Les Australiens vaccinés vont bénéficier de leur nouvelle « liberté » ; le gouvernement sanctionne « l’heure de loisir » « Cela s’ajoute à l’heure de gym déjà autorisée ».

Dans un développement qui fait froid dans le dos, les Australiens de la Nouvelle-Galles du Sud, qui comprend la ville de Sydney, vont se voir accorder une « liberté » supplémentaire s’ils sont complètement vaccinés, les résidents étant autorisés à « quitter leur domicile pour une heure de loisirs en plus de leur heure d’exercice ».

9 News en Australie rapporte que « La Première ministre Gladys Berejiklian a déclaré que le cap des six millions de vaccins atteint cette semaine permettrait un petit renouveau des libertés pour les résidents ayant été vaccinés. »

Le rapport ajoute que « À partir du 13 septembre, les ménages vivant dans les LGA préoccupantes du gouvernement de la Nouvelle-Galles du Sud seront autorisés à passer une heure de loisirs supplémentaire à l’extérieur, à condition que tous les adultes du ménage soient entièrement vaccinés. »

Il précise : « Cela s’ajoute à l’heure d’exercice déjà autorisée, ce qui signifie que les ménages pourront se rendre dans un parc. »
Regardez :

L’Australie a été confrontée à des mesures de confinement parmi les plus draconiennes de la planète. L’armée a été appelée à faire respecter les restrictions et les couvre-feux, les critiques la comparant à la Corée du Nord.

Des mesures de confinement ont été instaurées à plusieurs reprises dans plusieurs régions après l’enregistrement d’un seul cas de COVID, et les scènes de résidents, y compris des enfants, traqués par les autorités sont devenues monnaie courante.

Tout Australien pris en train d’exprimer des sentiments hostiles au confinement est passible d’amendes massives. Les ministres du gouvernement ont demandé aux gens de ne pas se parler et ont déclaré que ce que les personnes non vaccinées sont autorisées à faire dans la communauté « devra être contrôlé et restreint » par les autorités.

E BLOG DE PATRICE GIBERTIE:Sans le savoir je suis donc devenu un salopard sectaire…

E BLOG DE PATRICE GIBERTIE
Sans le savoir je suis donc devenu un salopard sectaire… par pgibertie Depuis le début de la crise sanitaire j’ ai lu toutes les études scientifiques publiées et me suis efforcé d’en faire la synthèse dans mon blog. Si je me suis trompé que l’on me signale les erreurs et la référence d’études contraires. J’ ai toujours milité pour le masque en intérieur et le respect des gestes barrières. Les lecteurs de mon blog peuvent vérifier ; je me suis toujours appuyé sur des études scientifiques validées, des statistiques officielles. A propos des vaccins, la difficulté à s’adapter à un virus  qui par définition connait des mutations me conduit à affirmer que le vaccin seul ne peut être la solution. Nous savons maintenant que les vaccins sont totalement inefficaces  dans la lutte contre la contagion . Le pass sanitaire devient donc une absurdité bureaucratique qui conduit des personnes vaccinées plus souvent asymptomatiques mais avec une très forte chargez virale , à contaminer sans même le savoir, les autres . On ne sauve pas la vie des autres en se faisant vacciner contre cette maladie. Nous savons également que la capacité à protéger des formes graves existe mais  que le bénéfice risque à se faire vacciner  est contestable pour les moins de 50 ans sans comorbidité. Nous n’ignorons plus que pour les immuno- déprimés et les plus fragiles  la vaccination doit s’effectuer avec prudence avec les risques d’anticorps facilitants. Plutôt que de nier les effets secondaires il est regrettable que l’on nie la possibilité d’en limiter les effets. Nous savons tous que le paracétamol est dangereux, que l’aspirine protect, la vitamine D, le zinc et la Gsh , rendent les vaccins plus efficaces  et le bénéfice risque plus favorable. Les dernières études constituent des appels pressants pour une nouvelle génération de vaccins  au spectre plus large que la protéine spike  à la fois trop changeante et toxique. Les plateaux de télévision déconsidèrent la parole publique  et amplifient le doute : comment accepter que les opposants au pass sanitaire soient insultés ? que des médecins comme M Pelloux multiplient par 100 le nombre quotidien de morts en Polynésie, que d’autres nient les décès de personnes vaccinées ? Les intervenants triés sur le volet assimilent ceux qui doutent aux mouvements « sectaires  » et complotistes. Que restera t il de la confiance dans les médias ? La caricature pousse à mettre en scène la bêtise de ceux qui prennent des doses de cheval ( au sens propre  ) d’ivermectine, sans heureusement , à ma connaissance , avoir besoin d’hospitalisation. Le sort ce cette molécule dans les médias frise le délire. Elle a valu à ses inventeurs le prix Nobel de médecine, est reconnue pour ses effets sur les parasitoses et certains cancers.  Personne ne conteste son efficacité in vitro sur plusieurs virus  dont celui de la Covid. Je reconnais qu’il est difficile de mesurer l’efficacité in vivo  d’une  molécule  pour une maladie peu létale . C’ est tout aussi vrai pour un vaccin , mais personne ne fait la fine bouche. Le bilan des nouvelles molécules (remdesivir, anticorps monoclonaux) est le plus souvent désastreux . L’ivermectine et quelques autres molécules bénéficient  du soutien de nombreuses études randomisées et d’observations de terrains éclatantes . L’occident n’aime pas les études venues d’ailleurs … Alors ils nient ce qui s’est passé dans l’Uttar Pradesh en Inde , l’ivermectine a brisé la maladie sous la surveillance de milliers d’observateurs de l’OMS… Mais comment comprendre la différence de traitement  avec les nouvelles molécules moins efficaces  mais bien plus rémunératrices ? Là encore le doute s’installe et la crédibilité de la science  diminue. Heureusement la presse de province fait son travail au moment où celle de Paris délire, heureusement quelques esprits libres ( Bercoff, Miller, Degois, Riouffol) et des avocats sauvent l’honneur. Je suis effrayé par l’évolution de la France mais j’ai au moins appris une chose, aucun peuple n’est à l’abri du pire.

Strategika:« Coronavirus : accélérateur historique » – Entretien avec Youssef Hindi

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« Coronavirus : accélérateur historique » – Entretien avec Youssef Hindi

Strategika 19 CommentairesConfinement, Coronavirus, Crise économique, FMI, Messianisme, Youssef Hindi

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Youssef Hindi est historien des religions et géopolitologue. Spécialiste du messianisme et de ses implications historiques, politiques et géopolitiques, ses recherches inédites ont levé le voile sur les origines d’idéologies modernes, parmi lesquelles le sionisme, le socialisme et le républicanisme français. Il est l’auteur de nombreux articles de prospective sur les relations internationales et de six ouvrages dont La Mystique de la Laïcité : Généalogie de la religion républicaine (éd. Sigest), Du Brexit aux Gilets jaunes (éd. Sigest), et Occident & Islam – Tome I : Sources et genèse messianiques du sionisme (éd. Sigest). Il est aussi co-auteur de l’étude “Notre-Dame, Al Aqsa et le troisième Temple. La géopolitique des religions” réalisée pour Strategika.

Strategika – On lit beaucoup d’éléments contradictoires selon les différentes sources d’information disponibles ou selon les avis des professionnels de la santé. Quelle est la réalité effective de cette pandémie selon vous ?

N’étant pas moi-même un professionnel de la santé, je me limiterai, pour ce qui est de la réalité de l’épidémie, à reprendre différentes études statistiques officielles, tout particulièrement sur la létalité réelle du Covid-19.

Des chiffres et des faits

Depuis le début de l’épidémie au jour où j’écris ces lignes (6 avril 2020), il y a eu 1 276 302 personnes infectées dans le monde. Sur ce total, 264 048 personnes sont guéries et 69 527 sont mortes[i]. Rapporté à la population mondiale, 7,794 milliards d’individus, c’est infime.

C’est un chiffre qui est également faible comparé au nombre de morts causés par la grippe saisonnière : entre 290 000 et 650 000 décès par an, d’après l’OMS (Organisation mondiale de la Santé)[ii].

La létalité de la grippe saisonnière se situe entre 0,2% et 0,5%. La létalité du Covid-19 serait, quant à elle, de 2,3% à 2,6%, d’après une étude publiée par le Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies (CDC), qui analyse les données collectées jusqu’au 11 février 2020.
Toutefois, ces deux maladies, Covid-19 et ce qu’on appelle la grippe saisonnière, ne touchent pas les mêmes personnes. La grippe saisonnière touche beaucoup les enfants, mais avec un très faible taux de mortalités, tandis que les personnes âgées, moins atteintes, ont le taux de mortalité le plus élevé, explique Bruno Lina, virologue et chercheur au Centre international de recherche en infectiologie (Ciri). Ainsi, 64% des morts de la grippe saisonnière en 2018-2019 avaient plus de 65 ans, selon Santé publique France.

Le Covid-19, explique le CDC chinois, ne touche pas les enfants. Les moins de 10 ans représentent moins de 1% des personnes contaminées. En revanche, expliquait le virologue (fin février) français susmentionné, « on observe des formes graves de Covid-19 chez des adultes de moins de 65 ans, ce qui est rare pour la grippe. Ce n’est pas la même épidémie, elle n’a pas la même circulation et ne touche pas les mêmes tranches d’âge. »

Et depuis cette interview de Bruno Lina, nous avons un peu plus de recul et de données.

Prenons le pays le plus mortellement frappé par le Covid-19, l’Italie. L’Institut supérieur de santé publique (ISS) italien a publié un rapport officiel le 17 mars[iii] mettant en évidence que l’âge moyen des personnes mortes (sur 2003 cas mortels) du Covid-19 est de 80 ans et demi.Sur les 17 personnes de moins de 50 ans qui sont décédés, 5 avaient de graves pathologies précédentes. Recensant une dizaine de pathologie les plus courantes relevées sur les personnes décédées, dont les plus fréquentes sont l’hypertension, le diabète ou la cardiopathie ischémique, l’ISS souligne que 48,5% des personnes décédées souffraient de trois ou plus de ces pathologies et 25,6% de deux pathologies. Seulement 0,8% des personnes, trois au total, n’avaient aucune pathologie, toujours d’après l’ISS.

En France, au 31 mars, 3 523 personnes sont décédées à l’hôpital, et parmi elles 84% étaient âgées de 70 ans et plus.[iv] 

En Chine, l’étude réalisée par le CDC sur un échantillon de 72 314 personnes, montre que plus de 80% des morts du Covid-19 sont des personnes âgées : 60-69 ans : 30,2% ; 70-79 ans : 30,5% ; 80 ans et + : 20,3% des victimes.[v]

En conclusion, la létalité du Covid-19 est globalement très faible et il n’est dangereux que pour les personnes en fin de vie et/ou ayant de graves pathologies.

L’épidémie est bien réelle, mais sa gravité est à relativiser. La dangerosité du Covid-19 est très largement exagérée par les pouvoirs publics et les médias qui ont provoqué une panique mondiale. C’est d’ailleurs l’avis de dizaines d’épidémiologistes et virologues de renommée internationale, à l’instar du Docteur Karin Mölling – une virologue allemande dont les travaux ont porté sur les rétrovirus – qui explique :

« On vous dit maintenant chaque matin combien il y a de décès dus au SRAS-Corona 2 (Covid-19). Mais on ne vous dit pas combien de personnes sont déjà infectées par la grippe cet hiver et combien de décès elle a causés.

Chaque semaine, une personne meurt à Berlin de germe. Cela représente 35 000 décès par an en Allemagne. On n’en parle pas du tout. Je pense que nous avons connu des situations comme celle-ci à plusieurs reprises et que les mesures prises sont maintenant exagérées. »[vi]

Ce n’est pas la première fois qu’on grossit à l’échelle planétaire la gravité d’un virus. Souvenez-vous du H1N1 que l’on nous a présenté en 2009 comme une pandémie dangereuse pour l’Humanité. En France, un scandale avait éclaté à cette occasion. La psychose provoquée autour du H1N1 a conduit à une campagne de vaccination presque forcée par la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot. Cette dernière avait fait acheter par l’État français pour plusieurs centaines millions d’euros[vii] de vaccins[viii] produit par le laboratoire pharmaceutique Astra Zaneca[ix] (anciennement ICI Pharma) dont elle avait été salariée, au poste de déléguée à l’information médicale, de 1969 à 1976[x].
L’annonce, le 4 janvier 2010, de la revente à l’étranger d’un certain nombre de doses de vaccins avait mis le feu aux poudres ; les partis politiques, du Parti communiste au Nouveau centre, en passant par le PS, le Modem et le Nouveau Parti anticapitaliste, avaient pilonné la campagne de vaccination antigrippe du gouvernement : « Fiasco », « scandaleux échec », « faute stratégique lourde »… Le 4 janvier 2010, le porte-parole du Parti socialiste, Benoît Hamon, demanda une « commission d’enquête » parlementaire sur le sujet, et qui a effectivement été ouverte en 2010 sur la manière dont a été programmée, expliquée et gérée la campagne de vaccination de la grippe A (H1N1). De nombreux responsables ont été auditionnés, dont Madame Bachelot (le 15 juin 2010)[xi]. Loin d’avoir été condamnée, Roselyne Bachelot est aujourd’hui omniprésente sur les plateaux de télévision (notamment LCI) pour donner son avis et ses conseils dans le contexte de la crise du coronavirus.

À la fin de l’épidémie H1N1, en 2010, le virologue Bruno Lina reconnut qu’« on en a fait beaucoup plus que ce qui était nécessaire » contre la grippe A (H1N1), et d’ajouter que « le virus n’était pas aussi dangereux qu’on l’avait cru… »[xii]

Strategika – Cette pandémie précède-t-elle un effondrement économique et systémique selon vous ?

En préambule de ma réponse, je citerai quelques scientifiques, à commencer par le Docteur David Katz, le directeur fondateur du Centre de recherche sur la prévention de l’université de Yale(Yale-Griffin Prevention Research Center), qui explique que ce n’est pas la pandémie qui causera le plus de morts, mais bien la politique de confinement totale :

« Je suis profondément préoccupé par le fait que les conséquences sociales, économiques et de santé publique de cet effondrement quasi-total de la vie normale – écoles et entreprises fermées, rassemblements interdits – seront durables et désastreuses, peut-être plus graves que le bilan direct du virus lui-même. Le marché boursier se redressera à temps mais de nombreuses entreprises ne le feront jamais. Le chômage, l’appauvrissement et le désespoir qui en résulteront probablement seront des fléaux de santé publique de premier ordre. » (« Notre lutte contre le coronavirus est-elle pire que la maladie ? », New York Times, 20 mars 2020)[xiii]

D’après Frank Ulrich Mongtomery, radiologueallemand, ancien président de l’Association médicale allemande et vice-président de l’Association médicale mondiale, le confinement total est non seulement inefficace, mais aussi contre-productif :

« Je ne suis pas un fan du confinement. Quiconque impose une telle mesure doit aussi dire quand et comment en sortir. Puisque nous devons supposer que le virus sera présent pendant longtemps, je me demande quand reviendrons-nous à la normale ? On ne peut pas garder les écoles et les garderies fermées jusqu’à la fin de l’année. Parce que cela prendra au moins autant de temps avant que nous ayons un vaccin. L’Italie a imposé un verrouillage et a obtenu l’effet inverse. Ils ont rapidement atteint leurs limites de capacité, mais n’ont pas ralenti la propagation du virus pendant le confinement.» (Interview pour le General Anzeiger, 18 mars 2020)

C’est également l’avis du professeur Didier Raoult, le directeur de l’IHU Méditerranée Infection à Marseille ayant obtenu des résultats positifs en administrant de la chloroquine aux malades du coronavirus[xiv], qui déclarait lors d’une interview donnée le 17 mars 2020 :

« Il n’y a pas de catastrophe qui justifie des mesures dignes d’une catastrophe atomique… Il faut arrêter de raconter des choses qui terrifient les gens. Evidemment, si vous ne testez que les gens en réanimation, et vous dites à tous les gens qui sont malades de rester chez eux, vous aurez une vision de la maladie qui n’aura rien à voir avec la gravité (réelle) de la maladie…

Moi je ne vois pas de signaux de la maladie qui soit spécifiquement redoutable ; je ne vois pas de modification de la mortalité générale dans le pays. Je continue à penser qu’il faut raison garder.

Il faut faire comme pour les maladies infectieuses en général : du diagnostic.

Le confinement en Italie n’empêche pas une évolution exponentielle (du nombre de malades) ; il continue à y avoir une évolution exponentielle en France et en Espagne. Et ces trois pays ont décidé de mettre au premier plan le confinement. On peut se poser la question s’il ne faut pas réfléchir, accepter de changer d’opinion, ce qui est une forme d’intelligence sous la pression des événements, et repartir sur ce qu’a fait la Corée (du Sud), c’est-à-dire multiplier les tests, traiter les gens, et n’isoler que les gens positifs. On ne peut pas isoler toute la population !

Ce n’est plus de la science, c’est de la science-fiction ou de la sorcellerie ! »[xv]

Par conséquent, l’on peut légitimement se demander si le confinement total n’a pas pour objectif de détruire l’économie. Car ce qu’on appelle « effondrement économique » est au fond la destruction de l’économie réelle par l’économie fictive, la finance spéculative, dont les tenants contrôlent la politique économique de nombre de pays occidentaux.

Cet « effondrement » est une étape dans le processus de domination des sociétés par le système bancaire. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil, sinon l’évolution technique, mais le principe reste le même. Depuis sa naissance dans la Haute Antiquité, la pratique du prêt à intérêt a pour conséquence ultime et objectif non avoué la réduction à l’esclavage, plus précisément au péonage, du paysan, de sa famille, et par suite du peuple laborieux[xvi].

Cette pandémie, ou plutôt les politiques de confinement mises en œuvre en Occident pour y « répondre » – à quelques exceptions près – précèdent surtout une spoliation massive des peuples qui aura pour conséquence leur réduction en esclavage s’il n’y a aucun sursaut de leur part.

Le confinement total est un moyen d’achever le processus d’appauvrissement des classes moyennes et des ouvriers occidentaux que le libre-échangisme mondialisé a bien entamé. Le libre-échange a détruit une partie de l’industrie occidentale – qui a été délocalisée en Asie – et fait pression sur les salaires ; ce système a provoqué un surendettement des particuliers et des États, notamment aux USA[xvii]. Et les étapes de ce processus sont bien connues : la déréglementation bancaire et financière en 1980 avec le Depository Institutions Deregulation and Monetary Control act qui fut suivi en 1999 par le Gramm-Leach-Bliley Actabolissant le Glass-Steagall Act (établi en 1933) qui séparait les banques de dépôt et les banques d’investissement.

C’est cette dérégulation, permettant aux banques de jouer avec les économies des épargnants, qui a conduit à la crise de 2008. À la suite de quoi les États ont renfloué ces mêmes banques avec l’argent du contribuable : privatisation des gains et socialisation des pertes.

Nombre d’économistes annonçaient pour 2020 une nouvelle crise financière d’ampleur plus importante que celle de 2008[xviii].

L’on peut légitimement se demander également si cette pandémie n’est pas une opportunité, pour les tenants de la finance internationale et leurs auxiliaires, d’opérer cette grande spoliation, sans être désignés comme coupables. Le responsable désigné serait alors cet « ennemi invisible » contre qui nous serions « en guerre ». Or, ce n’est pas la pandémie qui met à l’arrêt l’économie réelle, mais la panique artificiellement provoquée et les mesures étatiques excessives.

Le coronavirus a fait chuter en mars la Bourse new-yorkaise de 20% par rapport à son record de février[xix] ; et en France, le CAC 40a perdu en un mois plus de 37% par rapport à son plus haut atteint le 19 février.

Je rappelle encore que l’objectif des banquiers internationaux est l’appauvrissement des masses, pas leur prospérité. Raison pour laquelle Christine Lagarde, l’ancienne directrice du Fond monétaire international (FMI) – qui est un instrument des banquiers – a déclaré en 2012, alors qu’elle était en poste :

« Quand le monde qui tourne autour du FMI va mal, nous, nous nous portons bien. C’est dans ces périodes que nous commençons à devenir particulièrement actifs, car nous prêtons de l’argent et nous gagnons sur les intérêts, et toutes les charges, et c’est là que notre institution prospère, qu’elle se porte bien. »[xx]

Pour que cela paraisse plus clair au lecteur, je vais résumer en quelques lignes le fonctionnement et le rôle du FMI.

Les recettes administrées par le FMI aux pays d’Amérique du Sud, d’Afrique et d’une partie de l’Asie, mais aussi à la Grèce et aux pays développés en période de crise, se résument ainsi :

  • Austérité budgétaire
  • Contraction du crédit
  • Dérèglementation
  • Privatisation
  • Libre-échange de marchandises et de capitaux[xxi]

Chaque fois que des pays en voie de développement se trouve en déficit budgétaire – à cause de la politique préconisée par l’OMC (Organisation mondial du commerce) et le FMI –, intervient l’institution internationale en faisant entrer des capitaux étrangers pour combler le déficit ; rôle que la banque centrale de chaque pays peut remplir mais qu’interdit le FMI.

Cela entraine une réévaluation de la monnaie à la hausse, augmentant ainsi le déficit commercial. En résulte la fuite potentielle des capitaux étrangers[xxii]

En somme, le rôle du FMI consiste à mettre à genou les pays ciblés et à les réduire en péonage pour le compte des banquiers internationaux.

Et pour régner définitivement sur le monde, le banquier doit également faire main basse sur l’épargne des classes moyennes supérieures. Et c’est ce qu’on a pu observer quelques mois avant le déclenchement de l’épidémie.

Dans les quatre mois de 2019 qui ont précédé le coronavirus, les banquiers et assureurs ont incité les Français à privilégier les supports investis en Bourse, dans le cadre de l’assurance-vie. Ces supports boursiers ont représenté près de 35% de la collecte, d’après les chiffres de la Fédération française de l’assurance. Un niveau d’investissement boursier des particuliers Français qui a nettement progressé, alors que le coronakrach approchait. Le PDG de la société de gestion Cholet Dupont a déclaré que :

« C’est la première fois qu’une crise sanitaire est à l’origine d’une crise financière. On va dans l’inconnu. »[xxiii]

Les fonds détenus par les particuliers, en actions, ont enregistré des pertes de 20 à 40% depuis le début de l’année. La chute des marchés va affecter une partie de l’épargne des Français via l’assurance-vie qui est leur placement le plus important : 1 789 milliards d’euros d’encours.

Dans un communiqué publié le 10 mars 2020, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution observait :

« Les clients sont de plus en plus souvent incités à orienter tout ou partie de leur épargne en assurancevie vers des supports en unités de compte plutôt que vers des supports en euros. »

Y-a-t-il eu derrière cette incitation un délit d’initiés ?

Quoi qu’il en soit, les banquiers lorgnent sur l’épargne que les Français ont placées sur les comptes courants ou conservées en liquide à hauteur de 603,8 milliards d’euros, fin septembre 2019, quasi deux fois plus qu’il y a dix ans, selon les derniers chiffres de la Banque de France[xxiv]

Ce n’est pas une supposition de ma part, c’est un projet qui est dans les cartons des banquiers depuis plusieurs années. En 2013, le FMI a établi un rapport sur les finances publiques qui posait, encore une fois, le problème de la soutenabilité des dettes des États « avancés » : l’Europe, les Etats-Unis, le Japon. Et pour régler ce « problème », le FMI a proposé un prélèvement « une fois pour toute » sur l’épargne privée pour réduire la dette publique. Les économistes du FMI ont fait un calcul pour quinze pays de la zone euro dans leur rapport :

« Les taux de taxation nécessaires pour ramener les ratios de dettes (par rapport au PIB) à leur niveau de la fin 2007 nécessiteraient une imposition d’environ 10% sur tous les ménages disposant d’une épargne nette positive. »[xxv]

En résumé, le FMI préconise une politique économique conduisant à la contraction de crédit par les États, et en dernière instance il va, pour le compte du système bancaire, organiser un racket généralisé des épargnants privées pour rembourser une dette illégitime.

Et il y a eu des précédents. Confrontée à une grave crise financière en 1992, l’Italie voyait sa dette publique frôler les 120%. Le gouvernement a choisi une solution radicale pour rentrer in extremis dans les critères de Maastricht. Le socialiste Giuliana Amato a fixé le taux de taxation à 0,6% sur l’ensemble des dépôts italiens positifs. Ainsi, 15 milliards d’euros ont été ponctionnés.

« Il y a eu un travail d’explication en amont. La mesure n’était pas considérée comme confiscatoire, mais comme un effort collectif nécessaire pour assainir les finances du pays » analysait le cabinet Weave dans Le Monde en mars 2013[xxvi]. Pourtant, « le traumatisme a été tel qu’aucun politicien ne s’y est risqué une seconde fois », expliquait Galileo Global Advisors à la même époque dans Challenges[xxvii].

Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, interrogé à l’époque sur l’éventuelle taxation de l’épargne des Français, avait répondu « en théorie c’est possible, mais notre rôle est de faire en sorte que cela n’arrive jamais »[xxviii]

Au printemps 2013, Chypre a ponctionné 47,5% sur les dépôts de plus de 100 000 euros afin de se voir accorder un plan d’aide international. C’était, comme nombre d’analystes l’ont compris, un ballon d’essai, avant de taxer à plus grande échelle. Aujourd’hui le coronavirus est le prétexte idéal.

C’est ce qu’appelait Karl Marx le rançonnage des États. Un système de spoliation qu’il avait bien décrit :

« L’endettement de l’État était d’un intérêt direct pour la fraction de la bourgeoisie qui gouvernait et légiférait au moyen des Chambres. C’était précisément le déficit de l’État, qui était l’objet même de ses spéculations et le poste principal de son enrichissement. À la fin de chaque année, nouveau déficit. Au bout de quatre ou cinq ans, nouvel emprunt. Or, chaque nouvel emprunt fournissait à l’aristocratie une nouvelle occasion de rançonner l’État, qui, maintenu artificiellement au bord de la banqueroute, était obligé de traiter avec les banquiers dans les conditions les plus défavorables. Chaque nouvel emprunt était une nouvelle occasion de dévaliser le public qui place ses capitaux en reste sur l’Etat, au moyen d’opérations de Bourse, au secret desquelles gouvernement et majorité de la Chambre étaient initiés.

En général, l’instabilité du crédit public et la connaissance des secrets d’État permettaient aux banquiers, ainsi qu’à leurs affiliés dans les Chambres et sur le trône, de provoquer dans le cours des valeurs publiques des fluctuations insolites et brusques dont le résultat constant ne pouvait être que la ruine d’une masse de petits capitalistes et l’enrichissement fabuleusement rapide des grands spéculateurs.

Pendant que l’aristocratie financière dictait les lois, dirigeait la gestion de l’État, disposait de tous les pouvoirs publics constitués, dominait l’opinion publique par la force des faits et par la presse, dans toutes les sphères, depuis la cour jusqu’au café borgne se reproduisait la même prostitution, la même tromperie éhontée, la même soif de s’enrichir, non point par la production, mais par l’escamotage de la richesse d’autrui déjà existante… »[xxix]

Selon toute vraisemblance, le coronavirus sera le moyen, pour « l’aristocratie financière », de spolier la bourgeoisie. Cette bourgeoisie qui s’imagine appartenir à la classe qui organise son appauvrissement.

Quant aux classes sociales les plus basses, le projet, comme je l’ai dit précédemment, c’est leur réduction en esclavage. La destruction des PME et de l’emploi, compensé par un revenu universel minimum pour noyer la population et lui maintenir juste le nez en dehors de l’eau afin de prévenir sa révolte.

Et le coronavirus est le prétexte tout trouvé pour imposer ce « revenu universel » aux États-Unis et en Europe. Ce revenu minimum et universel était d’ailleurs une des propositions du candidat socialiste, Benoît Hamon, à l’élection présidentielle de 2017 en France[xxx].

Au Royaume-Uni, 170 parlementaires de différents partis ont adressé le 19 mars dernier une lettre au gouvernement britannique, lui demandant de mettre en place un « revenu universel d’urgence » le temps de la pandémie[xxxi].

Le gouvernement espagnol a annoncé, par la voix de sa ministre de l’Économie Nadia Calvino, la mise en place dès que possible d’un « revenu vital minimum » pour combattre les répercussions économiques causées par la pandémie. Mais cette mesure pourrait être adoptée « de manière générale et permanente »[xxxii].

En Allemagne, le ministre social-démocrate des Finances, Ola Scholz (SPD), envisage de dégager des fonds « illimités » (jusqu’à 150 milliards d’euros), pour « amortir » les répercussions économiques « causés » par la pandémie. Le journal de Francfort, le Frankfurter Rundschau, plaidait le 20 mars, non pour un crédit, mais pour l’instauration d’un revenu de base, d’un montant de 1 000 euros par mois sur une période de six mois. La crise est aussi le temps des possibles, souligne le Frankfurter Rundschau : « L’État devrait se saisir de l’opportunité pour introduire le revenu universel à l’échelle de tout le pays. » [xxxiii]

En France, la proposition de revenu universel s’est retrouvée en bonne place sur la plateforme « Le jour d’après »[xxxiv], lancée le 4 avril 2020 par une soixantaine de députés – notamment LREM[xxxv] – où les Français sont invités à présenter leur vision du monde d’après la crise pour un monde plus « durable ».

Dans le même temps et en toute logique, le gouvernement français a profité de l’état d’urgence sanitaire qu’il a instauré pour « assouplir » (détruire) le code du travail[xxxvi].

Or, il existe une solution simple et efficace, qui est pratiquée depuis l’Antiquité : l’annulation de la dette – suivie d’une reprise de contrôle de la création monétaire et le retour de l’emprunt à la banque centrale, et non plus sur les marchés. Une éventualité que craignent les banquiers. À ce sujet, leur représentante, Christine Lagarde, aujourd’hui présidente de la Banque centrale européenne (BCE), a répondu, lors d’une interview le 9 avril dernier sur France Inter, à l’idée d’une annulation globale des dettes contractées par les États de la zone euro durant la pandémie du coronavirus : « Ça me paraît totalement impensable… il faudra dans le temps, progressivement, procéder au remboursement des dettes et se remettre dans une pente plus stable et plus propice au bon équilibre des finances publiques… »[xxxvii]

Rappelons à Madame Lagarde que lors de la crise financière de 2008, les banques, fautives, ont été sauvées par les États. Parmi eux, l’État français, Nicolas Sarkozy à sa tête, a renfloué les banques avec l’argent du contribuable, et sans aucune contrepartie[xxxviii].

Strategika – Plus de trois milliards de personnes sont appelées à se confiner dans le monde. Pour la première fois de son histoire, l’Humanité semble réussir à se coordonner de manière unitaire face à un ennemi global commun. Que vous inspire cette situation ?

Il y a dans cette situation, cette atmosphère, quelque chose de fictionnel et d’apocalyptique. Le confinement est une rupture dans la vie des sociétés. Le temps est suspendu car tous les rituels qui régulent et donnent des repères dans la vie des individus et des sociétés sont mis à l’arrêt. Il y a de quoi être déboussolé.

Ceci étant dit, la situation actuelle peut s’expliquer de façon rationnelle :

La mise en quarantaine est pratiquée, en cas d’épidémie, depuis plusieurs siècles[xxxix]. L’ampleur inédite du confinement actuel est la conséquence de la mondialisation. La planétarisation des moyens de transport et la massification sans précédent des voyageurs à l’échelle de l’Histoire ont fait de cette épidémie un problème mondial.

Mais il faut relativiser. Le confinement n’est absolument pas pratiqué de la même façon par tous les pays. Entre la Corée du Sud qui n’a confiné que les malades, pratiqués des tests massifs et soignés les malades, et le gouvernement français qui confine la totalité de la population en conseillant aux malades de rester chez eux jusqu’à ce qu’ils soient au bord de l’agonie, il y a une énorme différence, notamment en termes d’efficacité.

Le gouvernement chinois quant à lui n’a pas confiné le pays dans son entièreté, seulement la région de Hubei (dont Wuhan est la capitale), épicentre de l’épidémie, qui compte environ 60 millions d’habitants.

La Grande-Bretagne a refusé dans un premier temps de confiner sa population, et elle a fini par plier, mais pas seulement sous la pression sociale du village occidental (j’y reviendrai plus bas).

Quant à la Suède, elle se refuse toujours à confiner. Les autorités sanitaires se limitent à des recommandations simples, comme ne pas rendre visites aux grands-parents (les plus fragiles face au virus). Et il n’y a eu au total que 250 morts entre le début de l’épidémie et le 8 avril.

L’économie suédoise continue à fonctionner, les restaurants restent ouverts, de même que les salles de sport. Écoles et collèges continuent d’accueillir les élèves (les universités et les lycées, eux, sont fermés) car « L’absentéisme creuserait et renforcerait à long terme les inégalités sociales », explique la ministre de l’Enseignement secondaire, Anna Ekström[xl].

Et aux États-Unis, il n’y a pas d’uniformité, puisque c’est le gouverneur de chaque État qui est en mesure de prendre la décision de confiner. Au total, une quarantaine d’États (sur cinquante) ont demandé aux habitants de ne pas sortir de chez eux hormis pour faire des courses ou pour des urgences. Le président Donald Trump a déclaré qu’il ne voyait pas la nécessité pour le gouvernement fédéral de décider par décret d’un confinement à l’échelle nationale.[xli]

L’idée de confinement totale est venue du très influent épidémiologiste britannique, Neil Ferguson. Il est au cœur du système globaliste : conseiller de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), de l’Union européenne, de la Banque mondiale et de plusieurs gouvernements, dont le gouvernement britannique.

J’en profite au passage pour indiquer qu’une enquête menée sur l’OMS en 2016 par les journalistes Jutta Pinzler et Tatjan Mischke pour la chaîne allemande NDR a révélé que l’Organisation mondiale de la Santé est sous le contrôle de Bill Gates, des multinationales pharmaceutiques, et des puissances anglo-américaines[xlii]. Ce reportage a été diffusé le 4 avril 2017 par la chaîne franco-allemande ARTE sous le titre « L’OMS dans les griffes des lobbies »[xliii].

Top 3 des financiers de l’OMS. TTC – Publié le 29 mai 2017

En tant que directeur de l’Imperial College COVID-19 Response Team composée de 50 scientifiques liés à l’OMS, Neil Ferguson a, depuis la mi-janvier, publié 14 rapports très alarmistes, affirmant, par exemple, le 16 mars, que « si rien n’est fait », la Grande-Bretagne compterait jusqu’à 510 000 morts et les États-Unis, 2 200 000 morts.

Le confinement, selon Ferguson, ferait descendre le bilan en Grande-Bretagne à 20 000 morts.[xliv]

D’après le New York Times, c’est ce rapport de Ferguson qui aurait contribué à pousser les États britannique et américain vers une politique de confinement.

Le 30 mars il publie un rapport évaluant la part de la population déjà infectée en Europe ; pour la France, il s’agirait, d’après Ferguson, de 3%, soit 2 millions de personnes[xlv].

À Genève, le très respecté épidémiologiste, Antoine Flahault estime, dans un entretien accordé à l’Obs que les prédictions de Ferguson « sont des spéculations théoriques »[xlvi].

Devi Sridhar, professeure de santé publique à l’université d’Edinburgh, pointe du doigt le fait que ce qui a de l’importance dans ces rapports de l’équipe de Neil Ferguson, n’est pas le contenu, mais ceux qui en sont les auteurs. Ajoutant que Ferguson « a une énorme influence ».

Son influence énorme trouve évidemment son origine chez ses appuis : OMS (qui est une émanation de l’ONU), Banque mondiale…

Raison pour laquelle on fait appel à ses modélisations lors de toutes les épidémies : grippe aviaire, Ebola, Zika, Sras, H1N1…

C’est encore Ferguson qui aurait, par l’intermédiaire du conseil scientifique Covid-19, convaincu Emmanuel Macron d’appliquer le confinement en France. Le Nouvel Observateur rapporte :

« ‘‘Jusqu’à 500 000 morts, si l’on ne fait rien’’ : telle est la prédiction alarmiste de Ferguson qui est présentée le 12 mars à Emmanuel Macron. La fermeture des écoles est annoncée le soir même. Impossible de connaître le détail de ce chiffrage, il n’est pas public, il a fait seulement l’objet d’une ‘‘communication personnelle’’ via le conseil scientifique Covid-19. Au sein de ce cénacle, le modélisateur Simon Cauchemez connaît bien les travaux du savant britannique : les deux hommes ont travaillé ensemble de 2005 à 2013. »[xlvii]

Simon Cauchemez, relai en France de Ferguson – et donc de la propagande des institutions globalistes, de Bill Gates et de l’industrie pharmaceutique – a passé son doctorat en bio-statistiques appliquées à l’épidémiologie des maladies infectieuses en 2005 à l’INSERM, et a rejoint la même année l’université Imperial College London en tant que post-doctorant dans l’équipe de Neil Ferguson, puis comme professeur associé. Il rejoint l’Institut Pasteur à Paris en 2013 pour y devenir le directeur du laboratoire de modélisation mathématique des maladies infectieuses qu’il a fondé[xlviii].

À l’instar de Ferguson, il a été impliqué dans la modélisation de l’épidémie de grippe A (H1N1) de 2009[xlix], de Chikungunya (2013-2014)[l], du Zika (2015-2016) dans les Amériques, et d’Ebola en Afrique…

Et comme l’a souligné l’Obs, Simon Cauchemez est également membre du conseil scientifique COVID-19 mis en place par le ministre français de la santé, afin d’informer le gouvernement au cours de l’épidémie, en tant que modélisateur.

Le confinement total des populations n’est pas une réponses scientifique efficace à l’épidémie, comme l’ont souligné nombre de scientifiques précités.

Nous avons donc affaire ici, de toute évidence, à la mise en place d’un projet politique. Ce qui nous amène à la question suivante.

Strategika – Cette pandémie va-t-elle forcer l’humanité à se doter d’un gouvernement mondial comme le préconisait Jacques Attali lors de la pandémie de grippe A en 2009 ? En 2009 toujours, Jacques Attali expliquait que “l’Histoire nous apprend que l’humanité n’évolue significativement que lorsqu’elle a vraiment peur”. Que vous inspire cette idée ?

Voici ce qu’écrivait précisément Jacques ATTALI, le 3 mai 2009, dans la foulée du déclenchement de l’épidémie de Grippe A (H1N1) et quelques mois après le krach financier d’octobre 2008, dans sa rubrique du magazine L’Express :

« L’Histoire nous apprend que l’humanité n’évolue significativement que lorsqu’elle a vraiment peur : elle met alors d’abord en place des mécanismes de défense ; parfois intolérables (des boucs émissaires et des totalitarismes) ; parfois futiles (de la distraction) ; parfois efficaces (des thérapeutiques, écartant si nécessaire tous les principes moraux antérieurs). Puis, une fois la crise passée, elle transforme ces mécanismes pour les rendre compatibles avec la liberté individuelle et les inscrire dans une politique de santé démocratique.

La pandémie qui commence pourrait déclencher une de ces peurs structurantes.  »[li]

Et partant de l’observation des conséquences de la grippe aviaire de 2003, il décrit, en les amplifiant, celles qu’aurait pu provoquer la Grippe A :

« Si elle n’est pas plus grave que les deux précédentes peurs liés à un risque de pandémie (la crise de la  vache folle de 2001 en Grande Bretagne et  celle de  la grippe aviaire de 2003 en Chine), elle  aura d’abord  des conséquences économiques  significatives (chute des transports  aériens, baisse  du tourisme et du prix du  pétrole ) ; elle  coûtera environ deux millions de dollars par personne contaminée et fera baisser les marchés boursiers d’environ 15% ; son impact sera très bref (le taux de croissance chinois n’a baissé que pendant le deuxième trimestre de 2003, pour exploser à la hausse au troisième) ; elle aura aussi des conséquences en matière d’organisation (en 2003, des mesures policières très rigoureuses ont été prises dans toute l’Asie ; l’Organisation Mondiale de la Santé a  mis en place des  procédures mondiales d’alerte ; et certains pays, en particulier la France et le Japon, ont constitué des réserves considérables de médicaments et de masques).

Si elle est un peu plus grave, ce qui est possible, puisqu’elle est transmissible par l’homme, elle aura des conséquences véritablement planétaires : économiques  (les modèles laissent  à penser  que cela  pourrait  entrainer une perte  de trois trillions de dollars, soit  une baisse de 5% du PIB mondial) et politiques…»

Ce scénario catastrophe permettrait in fine, selon ATTALI, d’établir un gouvernement mondial :

« Et, même si, comme il faut évidemment l’espérer, cette crise n’est très grave, il ne faudra pas oublier, comme pour la crise économique, d’en tirer les leçons,  pour qu’avant la prochaine, inévitable, on mette en place des mécanismes de prévention et de contrôle et des processus logistiques de  distribution équitable des médicaments et de vaccins.  On devra pour cela mettre en place une police mondiale, un stockage mondial et donc une fiscalité mondiale.  On en viendra alors, beaucoup plus vite que ne l’aurait permis la seule raison économique, à mettre en place les bases d’un véritable gouvernement mondial. C’est d’ailleurs par l’hôpital qu’a commencé en France au 17ème siècle la mise en place d’un véritable Etat.

En attendant, on pourrait au moins espérer la mise en œuvre d’une véritable politique européenne sur le sujet.  Mais là encore, comme sur tant d’autres sujets, Bruxelles est muet. »

Le gouvernement mondial est une utopie. Les utopies ne se réalisent jamais, mais elles produisent, au cours et à la suite de leur tentative de réalisation, souvent beaucoup de souffrances.

Ce projet d’établissement d’un gouvernement mondial tire ses racines du messianisme biblique. Jacques ATTALI, messianiste revendiqué et chantre pour la France de ce projet d’essence religieuse attend cette ère eschatologique depuis bien des années. En 2010, il déclarait sur la chaîne de télévision Public Sénat qu’il rêvait de voir Jérusalem devenir « la capitale de la planète qui sera un jour unifiée autour d’un gouvernement mondial »[lii].

J’ai consacré plusieurs ouvrages – parmi lesquels Occident & Islam Tome I et Tome II – aux origines antiques et aux phases de développement médiévales et modernes de ce messianisme vétérotestamentaire ; je n’y reviendrai donc pas ici car cela nous emmènerait trop loin.

Je rappellerai simplement que le « gouvernement mondial » est un des multiples noms – à l’instar de « La dictature du prolétariat », « La République universelle », « La Fin de l’histoire et le Dernier Homme »… – de ce qui correspond, dans ce messianisme, à l’effondrement de l’Histoire laissant place à un monde qui est un mélange d’Eden terrestre (décrit dans le premier livre de la Torah, la Genèse) rétabli et d’utopie jamais connue.

Ces temps messianiques doivent être précédés de grandes catastrophes. Des calamités qui, si elles ne sont produites par le cours naturel de l’histoire, doivent être, du point de vue des messianistes, provoquées, afin de « hâter la venue du Messie ». Pour ceux qui ne sont pas familiers de ces notions, je citerai quelques lignes du plus grand historien du judaïsme et du messianisme, Gershom Scholem (1897-1982) :

« Pour les prophètes et les maîtres de l’Aggada (NDA : l’Aggada désigne les enseignements rabbiniques non-législatifs) la rédemption devait se produire par suite d’un bouleversement général, d’une révolution universelle, de catastrophes, de calamités inouïes en vertu desquelles l’histoire devait s’effondrer et s’éteindre. L’histoire était considérée par eux avec le pessimisme le plus absolu… Pour aboutir à la délivrance, il est nécessaire que l’édifice actuel soit abattu pour faire place à l’édifice messianique… »[liii]

Les messianistes conscients – comme ceux qui s’ignorent mais dont l’espérance messianique est logée au tréfonds de leur inconscient – voient dans chaque grande catastrophe, ou ce qui est désigné comme telle, un de ces événements prophétiques et apocalyptiques précédents la fin de l’Histoire et l’établissement du paradis terrestre.

Ainsi, dès le lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Albert Einstein écrivait en novembre 1945 dans la revue Atlantic Monthly : « Puisque pour l’instant seuls les États-Unis et la Grande-Bretagne possèdent le secret de la bombe atomique, il reviendrait naturellement à ces pays d’inviter l’Union soviétique à préparer et présenter le premier projet de constitution d’un gouvernement mondial… Un gouvernement mondial tel que je le conçois devrait être compétent pour juger de toute affaire militaire. Outre cette compétence, je ne lui donnerais qu’un seul pouvoir, celui de s’ingérer dans les affaires intérieures d’un État dans le cas où une minorité opprimerait la majorité des hommes du pays, créant ainsi un climat d’instabilité pouvant conduire à une guerre. »

Dans un autre texte paru deux mois plus tard, en janvier 1946 dans le Survey Graphic, Einstein revient sur cette idée : « Le désir de paix de l’humanité ne pourra se réaliser que par la création d’un gouvernement mondial. »[liv]

Aujourd’hui, la crise du coronavirus, présentée par certains comme l’équivalent d’une guerre mondiale, offre un nouveau prétexte aux messianistes pour tenter de faire aboutir leur projet.

Le journal britannique The Guardian a publié le 26 mars 2020 un article titré « Gordon Brown calls for global government to tackle coronavirus » (Gordon Brown appelle à un gouvernement mondial pour combattre le coronavirus). On y lit les propos tenus par l’ancien Premier ministre (travailliste) de Grande-Bretagne, Gordon Brown, qui « a exhorté les dirigeants mondiaux à créer une forme temporaire de gouvernement mondial pour faire face à la double crise médicale et économique causée par la pandémie de Covid-19. »[lv]

L’ex premier ministre a déclaré que la crise actuelle était différente – en ce qu’elle nécessiterait une solution globale – de celle à laquelle il a fait face, à savoir la crise financière de 2008 où il s’était illustré en « persuadant » les dirigeants mondiaux de la nécessité de renflouer les banques (avec l’argent des peuples), puis a organisé une réunion du G20 à Londres, qui a abouti à un plan de sauvetage du système bancaire.

De la même façon, Henry Kissinger (ancien secrétaire d’État et ancien conseiller à la sécurité nationale des États-Unis), qui a été l’un des hommes les plus influents du système impérial américain, a publié le 3 avril 2020 dans le Wall Street Journal un texte titré « The Coronavirus Pandemic Will Forever After the World Order » (La pandémie de coronavirus modifiera à jamais l’ordre mondial) où il plaide pour l’établissement d’un gouvernement mondial en réponse au coronavirus.

Usant de la même rhétorique qu’ATTALI et Brown, consistant à faire accepter le projet globaliste par la peur que suscitent les catastrophes successives, KISSINGER débute son texte, par une analogie, à dessein, entre la Seconde Guerre mondiale et le coronavirus :

« L’atmosphère surréaliste de la pandémie de Covid-19 me rappelle ce que j’ai ressenti lorsque j’étais jeune homme dans la 84e division d’infanterie pendant la bataille des Ardennes. Aujourd’hui, comme à la fin de 1944, il existe un sentiment de danger imminent, qui ne vise pas une personne en particulier, mais qui frappe au hasard et avec dévastation. Mais il y a une différence importante entre cette époque lointaine et la nôtre. L’endurance américaine était alors fortifiée par un objectif national ultime. Aujourd’hui, dans un pays divisé, un gouvernement efficace et clairvoyant est nécessaire pour surmonter des obstacles sans précédent en termes d’ampleur et de portée mondiale… »

Et d’après Monsieur Kissinger, le gouvernement américain, solidifié, devra conduire le monde vers un État planétaire pour triompher face au Covid-19 :

« Aucun pays, pas même les États-Unis, ne peut, dans un effort purement national, vaincre le virus… Si les États-Unis, dans leurs efforts pour reconstruire leur propre économie, ne font pas les premiers pas vers la création d’un gouvernement mondial, l’humanité est condamnée. »[lvi]

Nous voyons bien là qu’il existe, à travers les décennies et au-delà, une communion de pensée entre les différents représentants de l’oligarchie occidentale, d’Einstein à Kissinger en passant par Attali. Le même catastrophisme apocalyptique, la même espérance messianique, la même rhétorique et la même attitude aujourd’hui face au coronavirus.

L’essayiste Naomi Klein a baptisé la stratégie de l’oligarchie « doctrine du choc », c’est-à-dire : « la stratégie politique consistant à utiliser les crises à grandes échelle pour faire avancer des politiques qui approfondissent systématiquement les inégalités, enrichissent les élites et affaiblissent les autres. »[lvii]

C’est une analyse marxiste, économico-matérialiste – qui est un des aspects, par définition partiel et incomplet, du phénomène historique – de ce que j’appelle le catastrophisme apocalypto-messianique. Le messianisme biblique est un projet global qui embrasse toutes les dimensions, l’économie est une parmi d’autres.

J’ai déjà eu l’occasion de l’écrire – notamment dans un article du 26 juin 2016[lviii], au lendemain du vote favorable au Brexit – la crise, qu’elle soit provoquée ou non, peut être un moyen, pour une branche de l’oligarchie occidentale, de passer à une étape supérieure. Il s’agit du concept de Karl Marx, le « saut qualitatif » menant à un changement de paradigme. Ce concept est une redéfinition matérialiste d’une conception historique empruntée, consciemment ou non, au messianisme juif.

Mais la pandémie n’est pas la seule catastrophe prévue/attendue/provoquée par l’oligarchie pour faire accoucher, dans la douleur, du gouvernement mondial.

Jacques ATTALI, toujours, lors d’une interview en septembre 2015, faisait part de sa vision des développements à moyen terme. Il ne s’agit en réalité, pas tant de sa vision personnelle, que de l’agenda de l’oligarchie qu’il représente : 

« Je pense que l’Europe va devenir un ensemble fédéral avec une zone restreinte à 20 pays environ, avec un parlement, un gouvernement, une armée, un président de l’Eurozone…

Toutes les crises récentes ont entraîné des progrès vers le fédéralisme. Celle de 2008 a accouché de l’Union bancaire. La crise grecque a fait naître le MES (mécanisme européen de stabilité) avec une force de frappe financière de 500 milliards… La crise des réfugiés va entraîner le renforcement d’un outil jusqu’ici méconnu, Frontex, qui va devenir la police commune des pays européens…

La dépression (économique) est aujourd’hui masquée par les banques centrales qui déversent des milliards sur les marchés. Mais c’est de l’argent imaginaire. Les gouverneurs des banques centrales sont des Madoff qui ne vont pas en prison. Je ne leur reproche rien car ils laissent théoriquement le temps aux hommes politiques de créer un État de droit planétaire.

Je confirme les cinq étapes que j’avais décrites dans « Brève Histoire d’avenir» : déclin de l’empire américain, tentative ratée des autres gouvernements de s’unir pour gouverner le monde, gouvernement du monde par les marchés, guerre mondiale et enfin état de droit mondial. Nous sommes à la fin de la deuxième étape. À ce stade on court droit vers une guerre mondiale en 2035. Mais on peut toujours l’éviter. »[lix]

En résumé, d’après la vision historique et vétérotestamentaire de l’oligarchie messianiste, le monde ne sera finalement pacifié, unifié et l’Eden terrestre instauré, qu’après être passé par plusieurs catastrophes, dont les principales sont : la crise financière, la pandémie et la guerre mondiale.

Et vraisemblablement l’oligarchie globaliste se prépare sérieusement à l’éventualité d’une guerre nucléaire. En juin 2006[lx] avait débuté la construction d’un bunker dans l’Arctique, à Svalbard (Norvège). Il s’agit d’une immense chambre forte construite pour préserver la diversité végétale de la planète : plusieurs millions d’échantillons de graines récoltées dans les 1 400 banques de gènes à travers le monde.

L’Arche en question est une installation fortifiée qui comprend un long tunnel d’une centaine de mètres de long qui débouche sur trois grandes alcôves. Les graines y reposent dans des sachets hermétiques alignés sur des étagères métalliques. La partie visible se limite à l’entrée qui émerge de la montagne enneigée. Celle-ci est constituée de deux hautes parois surmontées d’une œuvre d’art conçue pour être visible à des kilomètres à la ronde dans l’obscurité permanente. Le bunker comprend des portes blindées, des caméras de surveillance, des parois en béton armé de plus d’un mètre d’épaisseur, le tout protégé par la roche de la montagne qui permet en théorie de résister aux tremblements de terre et, selon leur concepteur, à une attaque nucléaire directe ou à une chute d’avion.

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Entrée de la réserve mondiale de semences de Svalbard
© Mari Tefre / Global Crop Diversity Trust – Licence : CC BY-NC-SA

Elle a été baptisée « l’Arche de Noé végétale » en référence au récit biblique. L’Arche de Noé végétale a été inaugurée le 26 février 2008 par José Manuel Barroso alors président de la Commission européenne (de 2004 à 2014, pour être ensuite embauché par la banque judéo-américaine Goldman Sachs en tant que président non exécutif du conseil d’administration), qui l’a décrite, toujours en référence à la Bible, comme « un jardin d’Eden glacé »[lxi], et d’ajouter, durant son discours : « nous espérons et œuvrons pour le meilleur, mais nous devons nous préparer au pire. »[lxii]

Le nom officiel du projet est « Svabald Global Seed Vault », alors que les partenaires qui y collaborent l’appellent entre eux « le coffre-fort du Jugement dernier » (doomsday vault).

Les investisseurs derrière le projet et les opérations de l’Arche sont bien connus. Dans un communiqué le Réseau Semences Paysannes souligne que ce projet est le fruit d’un accord tripartite entre le gouvernement norvégien, « Global Crop Diversity Trust » et la « Nordic Gene Bank ». Le « Trust » est financé et soutenu par Bill Gates[lxiii], via sa Fondation Bill et Melinda Gates, La Fondation Rockefeller, Syngenta AG, Dupont/Pioneer, Monsanto, et la Fédération Internationale des Semences, les plus importants acteurs et lobbyistes de l’industrie des semences.

Or, ces structures ne sont pas réputées pour favoriser la diversité génétique et l’accès aux ressources vivantes actuelles. Selon le Réseau Semences Paysannes, « elles imposent partout des lois qui remettent en cause les droits des paysans de conserver, utiliser, échanger et vendre les semences reproduites à la ferme (…) Elles les obligent ainsi à acheter celles de l’industrie, seules à pouvoir être inscrites dans les catalogues officiels requis pour toute vente. Dans de nombreux pays, les paysans n’ont même plus le droit de ressemer leur récolte. » De plus, « elles généralisent la culture des organismes génétiquement modifiés (OGM) par des stratégies commerciales agressives mettant en danger la diversité des semences fermières. »

Il existe déjà des banques de semences à travers le monde qui conservent en plusieurs exemplaires les graines si précieuses. Les concentrer en un seul endroit, si les autres devaient fermer pour une raison ou pour une autre (la banque de gènes d’Alep, en Syrie, a été détruite durant la guerre[lxiv]), pourrait au contraire augmenter considérablement le risque que ce projet cherche à prévenir officiellement[lxv].

Et on apprend qu’en pleine crise du coronavirus, début mars 2020, l’Arche a reçu une importante livraison de graines alors qu’on nous annonce que la pandémie de coronavirus pourrait entraîner une pénurie de nourriture à l’échelle planétaire. L’Arche de Noé végétale doit, à terme, accueillir deux ou trois millions d’échantillons pour « rendre l’avenir de l’alimentation de l’homme encore plus sûr ».[lxvi]

Quand la réalité dépasse le complotisme…

Strategika – Comment liez-vous la crise actuelle à votre domaine d’expertise et votre champ de recherche ? Comment voyez-vous l’évolution de la pandémie et ses conséquences politiques et sociales dans les semaines à venir ?

Mes champs de recherches sont l’histoire des religions, des idéologies, leurs influences politiques et géopolitiques. Mes travaux, ma réflexion et mes écrits sont en bonne part consacrés à la prospective, c’est-à-dire à l’anticipation des évènements socio-politiques et de l’évolution des grandes tendances historiques.

Comme je l’ai dit récemment à l’occasion d’une autre interview[lxvii], faire de la prospective, visuellement, c’est comme prolonger les courbes correspondant à des tendances sur un diagramme.

Cette épidémie accentue certaines tendances idéologiques, politiques, sociales et géopolitiques sur lesquelles j’ai écrit un certain nombre d’articles – réunis dans un ouvrage publié en février 2019 : Du Brexit aux Gilets jaunes (éd. Sigest) – ; à savoir le retour de la nation contre le globalisme, la régression du libre-échange à l’avantage du protectionnisme économique et la multipolarité au détriment de l’unipolarité américaine.

En d’autres termes, la pandémie constitue, non par sa gravité réelle mais par les mesures prises à l’échelle mondiale et leurs effets rétroactifs, une accélération historique.

En tant qu’accélérateur historique de certaines tendances lourdes, le coronavirus est un révélateur, en ce qu’il fait apparaître brusquement à un nombre croissant de gens ce qui leur était invisible à l’œil nu.  Il dévoile – c’est le sens du terme grec apocalypse – ces tendances lourdes et l’agenda que l’oligarchie veut précipiter.

L’oligarchie occidentale, et une partie des élites dirigeantes qui exécutent leur agenda, croient, au sens religieux du terme, que le sens de l’Histoire est en leur faveur ; c’est pourquoi ils n’envisagent pas la possibilité d’être pris à revers.

La réalisation au forceps de leur utopie messianique nécessite des moyens considérables qui ne passent pas inaperçus, notamment en raison de la violence économique et sociale que l’arme du confinement engendre.

Dans les différentes phases énumérées par Attali que j’ai cité précédemment, il a mentionné le « gouvernement du monde par les marchés ». Une réalité que le coronavirus fait apparaître.

Par exemple, les puissantes multinationales Google et Apple mettent à disposition des gouvernements les outils nécessaires pour contrôler les populations, sous prétexte de combattre la pandémie. Google a lancé une plateforme qui permet de visualiser, grâce à la localisation des utilisateurs, le degré de respect du confinement dans les différents pays. Un outil qui collecte déjà les données des internautes dans 131 pays. Le site d’information américain The Verge explique que cette plateforme « utilise les données stockées dans les smartphones pour comprendre le degré d’adhésion des citoyens aux consignes de confinement données par les gouvernements. »[lxviii]

Le 10 avril 2020 Apple et Google ont conjointement annoncé un partenariat pour permettre le suivi numérique des individus ayant été à proximité des personnes infectées par le coronavirus. Les deux géants ont indiqué dans un billet de blog :

« Google et Apple annoncent un effort conjoint pour permettre l’utilisation de la technologie Bluetooth dans le but d’aider les gouvernements et les agences de santé à réduire la propagation du virus, en intégrant la confidentialité et la sécurité des utilisateurs au cœur de la conception. »[lxix]

Evidemment, la promesse du respect de la vie privée par Apple et Google ne vaut strictement rien.

Ryan Calo, chercheur à l’université de Washington et affilié au Centre pour Internet et la société de Stanford, s’interroge :

« Il est difficile de savoir quel usage ils comptent faire des données obtenues… S’ils pensent que le suivi numérique des contacts va permettre aux gens d’arrêter la distanciation sociale, je suis sceptique. »[lxx]

Le 19 mars dernier, dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de Covid-19, le Comité européen de la protection des données (CEPD) a levé l’interdiction sur l’échange et le traitement des informations personnelles des citoyens membres de l’Union européenne, en indiquant que « le RGPD (Règlement général sur la protection des données) permettait aux autorités sanitaires compétentes de traiter les données personnelles dans le contexte d’une épidémie, conformément au droit national et dans les conditions qui y sont fixées ».

Cyrille Dalmon, chercheur associé à l’Institut Thomas More, faisait remarquer, dans un texte du 2 avril 2020[lxxi], que d’ores et déjà, en Pologne, les personnes en quarantaine doivent se prendre en photo chez elles pour prouver via une application qu’elles respectent bien le confinement. L’Italie a également recours à l’utilisation massive de la géolocalisation et du recoupement de données personnelles afin de connaître les personnes qui ont potentiellement été en contact avec des malades. En France, en plus de la loi d’urgence votée le 23 mars, loi d’exception s’il en fut, et des vingt-cinq ordonnances adoptées le 25 mars, le comité CARE (Comité Analyse Recherche et Expertise), chargé de conseiller le gouvernement sur le tracking afin d’identifier les personnes en contact avec celles infectées par le coronavirus, se penche sur « l’opportunité de la mise en place d’une stratégie numérique d’identification des personnes ayant été au contact de personnes infectées », c’est-à-dire de géolocalisation et de recoupement des données comme en Italie.

Et Cyrille Dalmon de poursuivre : « On doit donc constater lucidement que la lutte contre l’épidémie est l’occasion d’une accélération de la numérisation de nos existences et d’un contrôle accru des pouvoirs publics sur nos vies. La constitution de vastes bases de données, associées à un fichage massif des populations, déjà engagée avant la crise dans tous les États du monde, dont nos États démocratiques, est légitimée par l’urgence sanitaire.

Au risque de choquer, et de déplaire, le parallèle (jugé excessif par certains) avec le système de « crédit social » chinois s’en trouve légitimé en retour, au moins partiellement. Si ce dispositif, consistant en une surveillance généralisée de la population et en l’attribution d’une note au citoyen (bonne s’il est « vertueux », mauvaise s’il est « déviant ») paraît odieux à beaucoup d’entre nous, il faut rappeler qu’il n’est que la mise en commun organisée et systématique par l’État de multiples outils technologiques, le plus souvent inventés et développés en Occident.

On nous rétorquera que les réseaux sociaux (qui collectent tant d’informations sur nous, notre vie, nos habitudes, notre santé, etc.) appartiennent à des entreprises privées et non à l’État. C’est vrai. Mais il n’est pas inutile de rappeler que, dans notre propre pays, des fonctionnaires travaillent depuis plus d’un an avec Facebook à l’élaboration d’une stratégie commune « de lutte contre les contenus haineux », sans que cela émeuve outre mesure.»

Ces mesures ne sont pas temporaires, comme l’a souligné l’historien israélien (bien placé pour en parler) Yuval Noah Harari dans les pages du Financial Times du 19 mars : « Les mesures prises dans l’urgence ont la mauvaise habitude de rester en place même après l’urgence, d’autant qu’il y a toujours de nouvelles menaces. »

L’oligarchie a conscience que l’appauvrissement organisé des peuples va provoquer des remous dans les corps sociaux ; en conséquence il leur faut accentuer le contrôle numérique et la répression en amont pour prévenir et neutraliser toute révolte.

Remarquons au passage que cette « guerre » contre un « ennemi invisible », la pandémie, rappelle la guerre infinie contre cet autre ennemi, le terrorisme, qui a servi de prétexte à la destruction de pays entiers et au renforcement des lois liberticides aux États-Unis comme en Europe[lxxii].

Nous vivons les conséquences de la phase terminale de la fusion historique de deux systèmes apparemment opposés, le capitalisme financier débridé surplombant et contrôlant les États, et le système concentrique de contrôle social soviétique ; les deux ont donné naissance à une sorte de soviéto-capitalisme. La technologie numérique des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon…) au service d’un politburo planétaire (en fait occidental) en gestation.

Ce processus de prise de contrôle de l’appareil d’État par les multinationales et le système bancaire est devenu manifeste et grandissant aux États-Unis durant les années Reagan (1981-1989)[lxxiii].   Le phénomène s’est prolongé géographiquement en Europe, via notamment ce « machin » qu’est l’Union européenne – Charles de Gaulle en son temps avait qualifié ainsi l’Organisation des Nation unies : « Le machin qu’on appelle l’ONU »[lxxiv] – qu’il conviendrait d’appeler le Politburo de Bruxelles.

Aux États-Unis comme en Europe, les allers-retours des hauts fonctionnaires, entre les grandes banques (Goldman Sachs, JP Morgan…) et les appareils d’États, les ministères des Finances, le Trésor américain et les institutions (comme la Banque centrale européenne), est en cela tout à fait significatif de ce soviéto-capitalisme. Emmanuel Macron, passé de la banque Rothschild à l’Elysée, est l’archétype de ce système.

L’on peut qualifier également le système chinois de soviéto-capitaliste, à une différence près, et elle est de taille : en Chine, contrairement à l’Occident, le capitalisme est sous le contrôle de l’État. En cela, la Chine est le miroir renversé de l’Occident. Par ailleurs, la crise du coronavirus est aussi un accélérateur et un aggravateur de l’opposition géopolitique États-Unis/Chine. Mais n’oublions pas que l’Occident a involontairement et indirectement créé le système économique de la Chine contemporaine en faisant d’elle son atelier dans le cadre du libre-échange. Les Chinois, champions du mimétisme, ont ainsi copié les technologies occidentales pour monter en gamme – jusqu’en 2010 au moins les industries dont l’investissement était étranger étaient plus productrices que les industries locales[lxxv]. La Chine a finalement retourné l’arme du libre-échange contre l’Occident et accentué la destruction de l’industrie européenne et étasunienne. La Chine a profité d’un système qui est entièrement anglo-américain.

Tout cela étant dit, ce que l’on constate d’ores et déjà avec cette crise pandémique, ce n’est pas un mouvement d’unification de la planète qu’espère Attali et les siens, mais un renforcement de la nation, d’une volonté de relocalisation et une accentuation de la multipolarité.

Le monde est témoin de ce qu’il s’est passé en Italie – pays abandonné par ses voisins de l’UE et aidé par la Chine, la Russie, Cuba… – où le drapeau de l’Union européenne a été retiré par des maires et brûlé par nombre de citoyens italiens. La colère et les critiques contre l’UE et l’Allemagne sont même venues d’hommes politiques et journaux italiens qui sont en temps normal des européistes convaincus[lxxvi].

À cela s’est ajouté l’échec du sommet européen pour résoudre la crise du coronavirus. Le jeudi 26 mars, le sommet réunissant les dirigeants européens s’est terminé avec des insultes. Jean Quatremer, journaliste correspondant à Bruxelles, rapportait :

« Les couteaux sont tirés. Une large majorité d’États ne supportent plus l’égoïsme et la morgue du ‘‘club des radins’’ (Allemagne, Finlande et Pays-Bas). ‘‘Leur comportement de châtelain européen s’adressant à leurs sujets est insupportables’’, grince-t-on à Paris. Le demi-échec du sommet des chefs d’État et de gouvernement, jeudi soir, Berlin et ses alliés s’étant opposés à la création d’un ‘‘instrument de dette commun’’, a fait sauter le couvercle des rancœurs accumulées. »

Le ministre néerlandais, Wopke Hoekstra a demandé à la Commission européenne d’enquêter sur les raisons de l’absence de marge de manœuvre budgétaire de certains pays pour faire face à la crise du coronavirus. En réponse, le lendemain matin du sommet, Antonio Costa, Premier ministre portugais, a réagi en dénonçant violemment son attitude « répugnante » :

« C’est d’une inconscience absolue et cette mesquinerie récurrente mine totalement ce qui fait l’esprit de l’Union et représente une menace pour son avenir. »[lxxvii]

Aux États-Unis, le coronavirus accentue encore la lutte – que j’analyse depuis plusieurs années – entre les factions qui se partagent le pouvoir : pour aller vite les souverainistes protectionnistes contre les globalistes. À titre d’exemple, Donald Trump a annoncé, le 14 avril 2020, qu’il suspendait la contribution des États-Unis au budget de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui est, comme je l’ai écrit plus haut, sous le contrôle de Bill Gates et des multinationales pharmaceutiques. Le président américain accuse l’OMS d’avoir commis de nombreuses « erreurs » dans sa gestion de l’épidémie. Il a précisé qu’il coupait les vivres de l’OMS, que les États-Unis financent à hauteur de 400 à 500 millions de dollars par an, le temps qu’une étude soit menée « pour examiner le rôle (de l’OMS) dans la mauvaise gestion et la dissimulation de la propagation du coronavirus », ce qui pourrait prendre entre 60 et 90 jours[lxxviii].

Le président américain a, dans un premier temps, été réticent à confiner la population, et il a manifestement été dubitatif face à la narration officielle occidentale concernant la dangerosité du coronavirus. Durant une conférence de presse à la Maison Blanche le 4 avril dernier, Donald Trump, s’est ainsi exprimé sur le coronavirus :

« Nous irons mieux, et nous irons mieux très vite. Ceci a été artificiellement induit. Ils ont dit ‘‘fermez le pays, nous devons fermez le pays’’, et nous avons fermé le pays. Et nous guérissons, et nous irons mieux très vite. »[lxxix]


Le coronavirus a aggravé une autre lutte, qui oppose depuis deux ans[lxxx] Donald Trump et la FED (Réserve fédérale), la banque centrale étasunienne contrôlée par le cartel bancaire. Alors que le coronavirus perturbait les marchés, le président américain a attaqué publiquement le président de la FED, Jerome Powell, dans un tweet du 10 mars :

« Notre Réserve fédérale minable et lente, dirigée par Jay Powell, qui a relevé les taux trop rapidement et (les a) baissés trop tard, devrait ramener notre taux directeur aux niveaux de ceux de nos pays concurrents. »

Le taux directeur influence directement le prix du crédit octroyé par les banques privées qui répercutent les taux de la banque centrale. Des taux directeurs faibles peuvent aussi signifier que les intérêts sur les produits d’épargne sont moins élevés car les paiements des taux d’intérêt perdent de la valeur[lxxxi]. Le taux bas, est bon pour le foyer et l’entreprise, et le taux élevé est à l’avantage du banquier et du vendeur. En clair, si la FED relève trop haut son taux directeur, cela a un impact négatif sur l’économie réelle. Et comme je le disais plus haut, le projet, selon moi, des financiers internationaux, est de détruire l’économie réelle, appauvrir les classes moyennes et inférieures, en tondant aux passages les épargnants.

L’opposition entre Trump et la FED c’est au fond l’opposition entre l’économie réelle, industrielle, et l’économie fictive, la finance, la banque.

Par ailleurs, rapporte le New York Times[lxxxii] – qui défend ouvertement la FED contre le président des États-Unis -, Donald Trump a menacé de remplacer Jerome Powell ; ce qui reviendrait à placer sous le contrôle de la Maison Blanche la politique monétaire des États-Unis. Ce serait une déclaration de guerre envoyée au système bancaire.

Pour résumer : la crise du coronavirus va accentuer l’opposition entre, d’une part le globalisme, la finance mondiale, et l’impérialisme unipolaire, et d’autre part le souverainisme, le protectionnisme économique et la multipolarité géopolitique.

Strategika – Existe-t-il une issue politique à la situation que vous venez de décrire et quelle forme pourrait-elle prendre selon vous ?

Il n’y a pas de réponse unique à cette question, car si l’on peut, comme je viens de le faire à grands traits, analyser et anticiper les tendances de fond et les confrontations politico-idéologiques, l’issue politique variera en fonction du pays. Je me concentrerai donc ici sur la France.

Si mon modèle d’analyse prospectiviste est efficient et mon concept « coronavirus : accélérateur historique » valide, nous verrons en France, comme dans le reste du monde, une accélération des processus en cours depuis quelques années (je renvoie à mon ouvrage Du Brexit aux Gilets jaunes).

Parmi ces processus, il y a la destruction de la classe moyenne, que le géographe Christophe Guilluy a décrite dans son ouvrage No Society. La fin de la classe moyenne occidentale (2018). C’est ce qui explique le comportement de la finance internationale, que j’ai exposé plus haut, vis-à-vis des épargnants (appartenant à la classe moyenne et à la bourgeoisie) et la déconstruction d’une partie du code du travail et des acquis sociaux par le gouvernement français qui profite de « l’état d’urgence sanitaire »[lxxxiii]. Politique d’appauvrissement volontaire du peuple français (les patrons de PME comme les employés, les ouvriers etc…) par la mise à l’arrêt, par le confinement, de l’économie nationale au prétexte de la lutte contre la pandémie.

Alors que, en plein coronavirus, l’Agence régionale de santé (ARS) confirme la suppression de 600 postes à l’hôpital de Nancy[lxxxiv], le Ministère de l’Intérieur a publié un appel d’offre (le 3 mars 2020) d’un montant de 3 642 864 euros pour l’achat de gaz lacrymogène[lxxxv], suivi d’un autre appel d’offre (le 12 avril 2020), toujours du Ministère de l’Intérieur, d’un montant de quatre millions d’euros pour l’achat de plusieurs centaines de drones destinés à la surveillance de la population[lxxxvi].

Il ne s’agit plus là d’un simple « flash totalitaire » (pour reprendre le concept d’un historien et démographe médiatique qui analysait l’épisode « Charlie »[lxxxvii]) mais d’une volonté de l’oligarchie, via sa courroie de transmission, le gouvernement de Macron, de détruire et soumettre la société tout entière à une dictature bancaire.

Mais cela peut produire l’effet contraire à celui souhaité par le pouvoir. Cette politique de confinement/appauvrissement pourrait conduire à une révolte d’ampleur plus large que celle des Gilets jaunes, par la jonction de la France périphérique (que représentent les Gilets jaunes) et des classes moyennes.

J’ai eu l’occasion de le dire à plusieurs reprises, notamment lors d’une conférence donnée chez les Gilets jaunes de Cannes[lxxxviii] : l’une des conditions nécessaires pour transformer une révolte en révolution, c’est le couplage de la France périphérique et des classes moyennes, et une partie de la bourgeoisie. Et la destruction de l’économie par le confinement va bien évidemment atteindre la bourgeoisie – à plus forte raison si son épargne est ponctionnée – et pourrait, si elle n’est pas retenue par une prudence malencontreuse, être conduite à rejoindre les révoltés de la France périphérique.

D’ailleurs, selon des notes confidentielles (datées du 7, 8 et 9 avril) sur le « suivi de l’impact du Covid-19 » que le journal Le Parisien a pu consulter, le service central du renseignement territorial (SCRT) redoute une radicalisation de la contestation sociale à l’issue du confinement[lxxxix]. Les agents du SCRT analysent ainsi les informations en leur possession :

« Le jour d’après est un thème fortement mobilisateur des mouvances contestataires. Le confinement ne permet plus à la gronde populaire de s’exprimer, mais la colère ne faiblit pas et la gestion de crise, très critiquée, nourrit la contestation. »

Le Parisien souligne que lors des grèves de novembre contre la réforme des retraites, des rapprochements avaient déjà été observés entre « Gilets jaunes radicalisés » et « cheminots irréductibles ». Les agents de la SCRT s’alarment de l’agitation des groupuscules « d’extrême gauche » et de « l’ultra droite » ; or, le danger pour le pouvoir ne viendra certainement pas de là, mais plutôt d’une massification de la révolte. La neutralisation voire la manipulation de ces groupuscules n’a jamais constitué un défi ou une difficulté pour les services de renseignement…

Dans l’attente de la sortie du confinement, les agents du renseignement anticipent « la création de comités de lutte entre personnes d’un même immeuble » ainsi « qu’une organisation commune à distance ».

Neutraliser un peuple entier voulant sortir du confinement pour empêcher sa réduction en esclavage est une autre paire de manches que de s’occuper de quelques groupes marginaux et résiduels. L’État policier peut s’illustrer dans la répression de dizaines de milliers de Gilets jaunes, mais dans le contexte actuel, il est inexistant, il lui est impossible de maîtriser l’ensemble de la population. En clair, les 67 millions de personnes qui sont assignées à résidence, ne le sont pas par contrainte, mais parce qu’elles y ont consenti. Pour combien de temps encore ?  S’il venait à l’esprit des Français, collectivement, de braver le confinement, ils s’apercevraient que nous sommes face à un État policier virtuel, un État policier sans policier. La police n’étant omniprésente qu’à la télévision.

Par conséquent, en essayant de soumettre la société, les dirigeants sont peut-être bien en train de fabriquer involontairement un Golem incontrôlable, fait de la fusion des colères, et qui se retournerait contre eux. Ils provoqueraient alors un flash totalitaire inversé qui ferait s’abattre sur ces élites dirigeantes un terrifiant courroux.

Youssef Hindi
Le 18/04/2020


[i] https://google.com/covid19-map/?hl=fr

[ii] https://www.liberation.fr/france/2020/02/28/la-grippe-saisonniere-est-elle-plus-mortelle-que-le-covid-19_1780056

[iii] https://strategika.fr/2020/03/29/coronavirus-italie-le-profil-des-victimes/

http://www.leparisien.fr/societe/coronavirus-70-d-hommes-moyenne-d-age-de-79-ans-le-profil-des-victimes-en-italie-18-03-2020-8283216.php

[iv] https://sante.journaldesfemmes.fr/fiches-maladies/2622115-coronavirus-victime-france-bilan-mort-deces-age-femme-homme-jeune-personnes-fragiles-qui-meurt/

[v] http://weekly.chinacdc.cn/en/article/id/e53946e2-c6c4-41e9-9a9b-fea8db1a8f51

[vi] https://strategika.fr/2020/04/08/10-experts-medicaux-de-premier-plan-critiquent-la-panique-autour-du-coronavirus/

[vii] Une commande initiale d’un montant de 712 millions d’euros qui avait fait scandale et poussé R. Bachelot à annuler la commande de 50 millions (sur les 94 millions commandés) de doses de vaccins, environ la moitié. https://www.liberation.fr/societe/2010/01/05/grippe-h1n1-bachelot-resilie-la-commande-de-50-millions-de-vaccins_602664

[viii] https://sante.lefigaro.fr/actualite/2010/10/14/10475-vaccins-h1n1-ministere-sante-mis-cause

[ix] Anciennement ICI PHARMA, puis ZENECA GROUP, avant son rachat par le groupe suédois Astra AB pour former enfin Astra Zeneca le 6 avril 1999. https://www.astrazeneca.com/media-centre/press-releases/2015/us-fda-approves-brilinta-long-term-use-heart-attack-history-patients-03092015.html#!

[x] https://www.fakirpresse.info/Le-vrai-CV-de-Roselyne-Bachelot

[xi] http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr-cegrippea/09-10/

[xii] https://www.liberation.fr/societe/2010/01/05/grippe-h1n1-bachelot-resilie-la-commande-de-50-millions-de-vaccins_602664

[xiii] https://strategika.fr/2020/03/30/douze-experts-sinterrogent-sur-la-panique-autour-du-coronavirus-strategika/

[xiv] https://www.marianne.net/societe/la-chloroquine-guerit-le-covid-19-didier-raoult-l-infectiologue-qui-aurait-le-remede-au

[xv] https://www.youtube.com/watch?v=K7g4WKoS_6U&t=6s

[xvi] David Graeber, Dette : 5 000 ans d’histoire, New York, 2011, traduction française 2013, Éditions Les Liens qui libèrent.

[xvii] Jacques Sapir, La Démondialisation, Le Seuil, 2011, p. 105.

[xviii] https://www.diploweb.com/2020-Vers-une-nouvelle-crise-financiere.html

[xix] https://www.lefigaro.fr/flash-eco/coronavirus-a-wall-street-le-dow-jones-s-ecroule-de-6-20200311

[xx] IMF’s Christine Lagarde : « When The World Goes Downhill, We Thrive », Zerohedge.com, 2 avril 2016.

[xxi] James K. Galbraith, L’État prédateur, Le Seuil, 2009.

[xxii] Jacques Sapir, La Démondialisation.

[xxiii] https://www.lemonde.fr/argent/article/2020/03/23/coronavirus-l-epargne-des-francais-bousculee-par-la-crise-financiere_6034130_1657007.html

[xxiv] https://www.lemonde.fr/argent/article/2020/03/23/coronavirus-l-epargne-des-francais-bousculee-par-la-crise-financiere_6034130_1657007.html

[xxv] https://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/10/09/20002-20131009ARTFIG00524-le-fmi-propose-une-supertaxe-sur-le-capital.php

[xxvi] https://www.lemonde.fr/economie/article/2013/03/19/taxe-sur-les-depots-bancaires-les-precedents-italien-et-norvegien_1850289_3234.html

[xxvii] https://www.challenges.fr/economie/la-zone-euro-prend-un-virage-serre-a-chypre_221850

[xxviii] https://www.huffingtonpost.fr/2013/10/10/fmi-taxe-epargne-patrimoine-dette-italie-chypre_n_4075757.html

[xxix] Karl Marx, La lutte des classes en France, 1850.

[xxx] https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/03/15/qui-beneficierait-du-revenu-universel-de-benoit-hamon_5094563_4355770.html

[xxxi] https://www.independent.co.uk/news/uk/politics/coronavirus-universal-basic-income-uk-mps-lords-boris-johnson-a9413046.html

[xxxii] https://www.bloomberg.com/news/articles/2020-04-05/spanish-government-aims-to-roll-out-basic-income-soon

[xxxiii] https://www.courrierinternational.com/article/vu-dallemagne-coronavirus-le-revenu-universel-cest-maintenant

[xxxiv] https://lejourdapres.parlement-ouvert.fr/

[xxxv] https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-une-cinquantaine-de-parlementaires-lancent-une-consultation-pour-preparer-le-jour-et-le-monde-d-apres_3897913.html

[xxxvi] https://lexpansion.lexpress.fr/entreprises/ce-que-l-etat-d-urgence-sanitaire-va-changer-dans-le-code-du-travail_2121524.html

[xxxvii] https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/annuler-les-dettes-apres-la-crise-totalement-impensable-pour-christine-lagarde-d7b74efe8a138986731577ccddb46e1c

[xxxviii] L’État français a « investi » de pseudo-fonds-propres – en réalité il s’agissait d’un prêt sur cinq ans. Un prêt donc, à hauteur de 10,5 milliards d’euros accordé à six banques (BNP Paribas, Crédit Agricole, Banque populaires, Crédit Mutuel, Société Générale, Caisse d’épargne), qui ne donnait par conséquent à l’État français aucun pouvoir décisionnel. Cf. Frédéric Lordon, La crise de trop, Fayard, 2009, pp. 127-128.

[xxxix] https://www.franceculture.fr/histoire/quand-le-pere-de-marcel-proust-inventait-le-cordon-sanitaire

[xl] https://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/pourquoi-la-suede-refuse-le-confinement_2122776.html

[xli] https://www.lefigaro.fr/flash-actu/etats-unis-quatre-etats-supplementaires-annoncent-un-confinement-20200402

[xlii] https://lareleveetlapeste.fr/loms-controle-multinationales-lobbies-pharmaceutiques/

[xliii] https://www.youtube.com/watch?v=N-mL9gX9gws

[xliv] https://www.nouvelobs.com/coronavirus-de-wuhan/20200409.OBS27280/10-choses-a-savoir-sur-neil-ferguson-l-epidemiologiste-que-tout-le-monde-ecoute-face-au-covid-19.html

[xlv] https://www.nytimes.com/2020/03/17/world/europe/coronavirus-imperial-college-johnson.html

[xlvi] https://www.nouvelobs.com/coronavirus-de-wuhan/20200403.OBS26990/en-cas-de-freinage-estival-de-l-epidemie-le-confinement-pourra-etre-largement-leve.html

[xlvii] https://www.nouvelobs.com/coronavirus-de-wuhan/20200409.OBS27280/10-choses-a-savoir-sur-neil-ferguson-l-epidemiologiste-que-tout-le-monde-ecoute-face-au-covid-19.html

[xlviii] https://research.pasteur.fr/en/member/simon-cauchemez/

[xlix] Christophe Fraser, Christl A. Donnelly, Simon Cauchemez et William P. Hanage, « Pandemic Potential of a Strain of Influenza A (H1N1): Early Findings », Science, vol. 324, no 5934,‎ 19 juin 2009, p. 1557–1561.

[l] S Cauchemez, M Ledrans, C Poletto et P Quenel, « Local and regional spread of chikungunya fever in the Americas », Euro surveillance : bulletin Europeen sur les maladies transmissibles = European communicable disease bulletin, vol. 19, no 28,‎ 17 juillet 2014, p. 20854.

[li] https://blogs.lexpress.fr/attali/2009/05/03/changer_par_precaution/

[lii] Lors d’une interview diffusée sur Public Sénat le 14 septembre 2010.

[liii] Gershom Scholem, Le messianisme juif, Calmann-Lévy, Presses Pocket, 1992, p. 34.

[liv] Albert Einstein, Le Pouvoir nu, Propos sur la guerre et la paix, Hermann, 1991.

[lv] https://www.theguardian.com/politics/2020/mar/26/gordon-brown-calls-for-global-government-to-tackle-coronavirus

[lvi] https://www.wsj.com/articles/the-coronavirus-pandemic-will-forever-alter-the-world-order-11585953005

[lvii] https://zintv.org/naomi-klein-comment-lelite-mondiale-va-tenter-dexploiter-la-pandemie/

[lviii] Youssef Hindi, « Brexit, opportunité historique ou piège de l’oligarchie », Arrêt-sur-Info, 26/06/2016.

[lix] https://www.parismatch.com/Actu/Economie/Jacques-Attali-On-court-vers-une-guerre-mondiale-en-2035-829817

[lx] https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/terre-arche-noe-vegetale-enfouie-glaciers-arctique-9157/

[lxi] https://www.nouvelobs.com/planete/20080226.OBS2388/une-arche-de-noe-verte-en-norvege.html

[lxii] https://www.notre-planete.info/actualites/1580-arche_noe_graines_coffre_fort_apocalypse

[lxiii] https://www.mondialisation.ca/l-arche-de-no-v-g-tale-en-arctique/8091

[lxiv] https://fr.metrotime.be/2020/03/01/actualite/arche-de-noe-vegetale-une-assurance-vie-pour-la-biodiversite-en-plein-coeur-de-larctique/

[lxv] https://www.notre-planete.info/actualites/1580-arche_noe_graines_coffre_fort_apocalypse

[lxvi] https://www.capital.fr/economie-politique/quest-ce-que-larche-de-noe-vegetale-veritable-assurance-vie-de-la-planete-1363549

[lxvii] https://youssefhindi.fr/2020/04/07/entretien-avec-rivarol-sionisme-globalisme-pandemie-et-gouvernance-mondiale/

[lxviii] https://www.courrierinternational.com/article/pandemie-google-veut-aider-les-gouvernements-sassurer-que-le-confinement-est-respecte?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&Echobox=1585931646&fbclid=IwAR1oUJ_UBt2-SYs5mvDyAce8ZqoUDAFDLbn0Ps16_8mJb431-GF3W15UER0

[lxix] https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-les-geants-du-numerique-apple-et-google-s-allient-pour-le-suivi-des-donnees_3909595.html

[lxx] https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-les-geants-du-numerique-apple-et-google-s-allient-pour-le-suivi-des-donnees_3909595.html

[lxxi] http://institut-thomas-more.org/2020/04/02/du-confinement-des-personnes-a-la-confiscation-des-libertes-publiques/

[lxxii] https://youssefhindi.fr/2015/12/04/attentats-du-13-novembre-la-politique-et-lavenir-de-la-france-en-question/

[lxxiii] James K. Galbraith, L’État prédateur, 2008, Le Seuil, 2009.

[lxxiv] Charles de Gaulle, le 10 septembre 1960 à Nantes.

[lxxv] Jacques Sapir, La Démondialisation, p. 95.

[lxxvi] http://www.slate.fr/story/189210/coronavirus-europe-italie-drapeau-brule-solidarite-manquements-front-anti-europeen-allemagne

[lxxvii] https://www.liberation.fr/planete/2020/03/27/repugnant-chatelain-les-noms-d-oiseaux-volent-entre-les-dirigeants-de-l-ue-apres-le-desaccord-sur-le_1783373

[lxxviii] https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/donald-trump-suspend-le-financement-par-les-etats-unis-de-l-oms-qu-il-accuse-d-avoir-mal-gere-l-epidemie-de-coronavirus_3916771.html

[lxxix] https://www.msn.com/en-us/video/news/trump-on-coronavirus-outbreak-this-was-artificially-induced/vi-BB128Z4I

[lxxx] https://www.nytimes.com/2020/03/19/business/economy/fed-powell-trump-mnuchin-response-coronavirus.html

[lxxxi] https://www.journaldunet.fr/business/dictionnaire-economique-et-financier/1199059-taux-directeur-definition-traduction/

[lxxxii] https://www.nytimes.com/2020/03/19/business/economy/fed-powell-trump-mnuchin-response-coronavirus.html

[lxxxiii] https://www.marianne.net/politique/conges-35-heures-licenciements-la-loi-d-adaptation-au-coronavirus-va-nous-faire-basculer

[lxxxiv] https://actu.fr/grand-est/nancy_54395/en-plein-coronavirus-lars-confirme-600-suppressions-postes-lhopital-nancy_32811672.html

[lxxxv] https://blogs.mediapart.fr/avellino/blog/070420/3-mars-3-millions-de-gaz-lacrymo

[lxxxvi] https://www.liberation.fr/checknews/2020/04/15/pourquoi-le-ministere-de-l-interieur-vient-il-de-commander-des-drones_1785166

[lxxxvii] Emmanuel Todd, Qui est Charlie ?, Le Seuil, 2015.

[lxxxviii] https://www.nice-provence.info/2019/08/26/youssef-hindi-conference-gilets-jaunes-dessus-chant-cigales/

[lxxxix] http://www.leparisien.fr/faits-divers/coronavirus-les-services-de-renseignements-craignent-l-embrasement-apres-le-confinement-11-04-2020-8298150.php

Lucien Cerise : « L’idiocratie mondialiste est suicidaire. Aidons-la à aller jusqu’au bout ! »-Olivier Demeulenaere

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Lucien Cerise : « L’idiocratie mondialiste est suicidaire. Aidons-la à aller jusqu’au bout ! »

Publié le 9 août 2021 par Olivier Demeulenaere

Lucien Cerise semble avoir évolué sur les perspectives de dénouement de la crise totalitaire déclenchée par le pouvoir (voir ici). La reconquête populaire des institutions par la voie des urnes n’est plus envisageable. La fuite en avant de l’oligarchie mondialiste dans la violence et la guerre civile (« l’erreur du 12 juillet ») a fermé toutes les portes de sortie pacifiques. OD

Rébellion : Succession d’annonces visant à réduire les libertés et de démantèlement des acquis sociaux (assurance chômage et retraite), qu’avez-vous pensé de l’allocution d’Emmanuel Macron du 12 juillet ? 

Lucien Cerise : Je ne l’ai pas vue sur le moment, mais j’ai lu des résumés. Je ne vais commenter que ce qui concerne la dictature sanitaire. La disproportion entre les mesures annoncées et la réalité épidémiologique de terrain est stupéfiante. Le réseau de médecins généralistes Sentinelles estimait le taux de positivité au coronavirus à 3 individus sur 100 000 dans la semaine précédant l’allocution d’Emmanuel Macron, du 5 au 11 juillet : «En semaine 2021s27, le taux d’incidence des cas d’IRA [inflammation respiratoire aigüe] dus au SARS-CoV-2 (COVID-19) vus en consultation de médecine générale a été estimé à 3 cas pour 100 000 habitants»1

Le même rapport de Sentinelles ajoute que seulement 5,4% de ces 3 cas positifs sur 100 000 habitants ont été hospitalisés après leur consultation. À ces chiffres insignifiants, il faut ajouter que «positif» au test ne veut pas dire «malade», ni, a fortiori, décédé. De fait, le variant Delta n’est pas mortel2. Autrement dit, quand Macron prend la parole, la «crise sanitaire» est simplement terminée. Or, c’est sur cette base d’un problème réglé que l’ »obligation vaxxinale » et le «pass sanitaire» sont lancés.

Avec ces annonces délirantes qui ne trouvent aucune justification dans le réel, je peux faire le commentaire que Macron et ses patrons ont commis une erreur. Ils sont allés trop loin, ce qui s’est traduit immédiatement par l’émergence d’un nouveau mouvement de contestation populaire, une vraie lame de fond, bien plus puissante que les Gilets jaunes, et qui ne s’arrêtera pas. Ce type d’erreur commise par Macron a déjà été analysée par Sun Tzu, il y a près de 2 500 ans, dans son « Art de la guerre », ce qui prouve que le pouvoir en France est mauvais stratège et ne connaît pas ses classiques. Sun Tzu recommande, en effet, de toujours laisser une porte de sortie à l’ennemi, une possibilité d’échappatoire, pour qu’il ne soit pas acculé et forcé de se battre avec l’énergie du désespoir, ce qui le rend plus déterminé et plus fort. La dictature informatique de dégénérés qu’on veut nous imposer à cause du rhume-19 sent la mort. L’erreur du 12 juillet a réveillé l’instinct de survie, l’instinct de conservation des Français. Nous voulons vivre ! La réaction française massive qu’on attendait tous depuis un an est enclenchée.

Rébellion : Le traçage numérique et le contrôle social se renforcent avec le passe sanitaire. Quelles sont les conséquences pour les libertés collectives et individuelles de cette mesure ?

Lucien Cerise : Le programme de traçabilité électronique de la population a commencé d’être implanté en France vers 2005 par le lobby du numérique regroupé autour du GIXEL (Groupement des Industries de l’Interconnexion des Composants et des Sous-ensembles électroniques). Son «Livre Bleu» énumère un certain nombre de stratagèmes pour fabriquer le consentement de la population à sa propre traçabilité informatique complète3. Plus récemment, ce «pass sanitaire» – en fait un passeport sanitaire – est développé concrètement par l’Union européenne depuis 2018, comme on le voit dans le document officiel en date de mai 20194. La feuille de route est planifiée jusqu’en 2022, raison pour laquelle le pouvoir a dit, à plusieurs reprises, que la «crise sanitaire» durerait jusqu’en 2022. C’est donc un projet politique dont le prétexte est sanitaire.

Ce nouveau passeport est conçu sur le modèle du passeport intérieur imposé aux Noirs sous l’apartheid en Afrique du Sud. Son objectif est de limiter nos déplacements et de nous enfermer dans un statut de sous-citoyen. C’est plus grave qu’une atteinte aux libertés, puisque cela créé une rupture d’égalité dans l’accès aux services publics, notamment de santé, avec une discrimination dans l’accès aux soins. Ce passeport intérieur est donc tout simplement anticonstitutionnel, hors la loi, et fait peser une menace sur la santé publique. 

Si l’État et les services publics mettent désormais ma vie en péril, je n’ai pas d’autre choix que de me défendre contre eux. À situations comparables, méthodes comparables : nous pouvons, et nous devons, nous inspirer des méthodes de lutte de Nelson Mandela et de l’ANC afin de faire tomber le régime d’apartheid ségrégationniste instauré en France au prétexte d’une «crise sanitair » essentiellement virtuelle.

Pour faire écho à mon dernier livre, tous les modèles de résistance doivent servir d’exemples, sans préjugés identitaires5. Les Français de souche peuvent et doivent donc s’inspirer aussi des minorités ethnico-culturelles présentes en France car elles entretiennent par atavisme une méfiance à l’égard de la parole politique, qu’elles considèrent comme étrangère à leur propre loi (Talmud Torah, Coran, etc.). Un certain nombre de médecins appartenant à ces minorités connaissent la vérité sur le caractère fictif de la «crise sanitaire», mais aussi sur le danger réel des «vaxxins», et ils accepteront par solidarité communautaire de délivrer le «pass sanitaire» à leurs coreligionnaires sans les avoir piqués avant, ce qui les sauvera de l’hécatombe. Les Français autochtones doivent apprendre à s’organiser sur ce modèle communautaire de méfiance à l’égard de la parole officielle, s’ils ne veulent pas être les dindons de la farce.

Rébellion : Quelle pourrait être la prochaine étape de la dictature ?

Lucien Cerise : Les prochaines étapes ont été annoncées par le Forum économique mondial (forum de Davos) et ses diverses publications. Il faut parvenir par étapes à la dictature transhumaniste et à l’abolition de la propriété privée. Cette fin de la propriété privée ne signifie pas l’avènement du communisme ou du socialisme. En effet, elle ne concernera pas le sommet du capitalisme. Elle signifie la fusion des structures de contrôle social de l’État avec un capitalisme monopolistique. Autrement dit, la bourgeoisie libérale-conservatrice va se faire dépouiller par les super-riches.

L’opération psychologique pour expulser François Fillon de l’élection présidentielle 2017 – qu’il aurait gagnée haut la main sans ce coup d’État médiatique – a démontré que cette grande bourgeoisie française «bon chic, bon genre» n’était déjà plus compatible avec le sommet du pouvoir, car elle a encore trop de valeurs. Valeurs immatérielles, mais surtout valeurs matérielles, c’est-à-dire des biens, du capital, du patrimoine, et elle y tient, et en plus elle a des relais et des réseaux puissants pour les défendre. En outre, la garde rapprochée de Fillon était issue de la Manif pour tous. Il existait donc un « risque » réel que le «mariage homo» soit abrogé pendant son mandat, mettant ainsi en échec l’agenda LGBT transhumaniste.

La chaîne CNews est le média par excellence de cette bourgeoisie qu’on appelle parfois «versaillaise», qui est de plus en plus sur la défensive, car elle commence à comprendre qu’elle va se faire manger par un poisson plus gros qu’elle. De nouvelles crises économiques planifiées sont à venir, qui permettront de recomposer tout l’édifice socio-économique par la suppression de l’argent liquide et la méthode du bail-in, consistant pour les banques à se servir sur le compte de leurs clients, induisant un transfert des richesses vers le haut et une paupérisation générale. Toutes les classes sociales vont être impactées, comme pour le passeport sanitaire. Il faut considérer cette situation comme une opportunité de réaliser une «coagulation» politique de la bourgeoisie, des classes moyennes et du prolétariat contre l’oligarchie parasite.

Rébellion : Pensez-vous qu’un mouvement de résistance s’organise avec les manifestations contre le passe sanitaire ?

Lucien Cerise : C’est évident. D’ailleurs, face à l’ampleur et au succès des manifestations, l’anti-France commence à s’inquiéter, elle essaye donc de diviser et affaiblir le mouvement avec des accusations d’opposition contrôlée contre Florian Philippot ou d’autres, ou en nous crachant dessus, comme le fait Tristan Mendès-France dans un tweet angoissé: «Le nombre de manifs annoncées est assez flippant. Ce qui me semble évident c’est que ces manifs vont bien au-delà du pass. Elles sont une nébuleuse de contestations et de frustrations instrumentalisées par certains extrémistes»6. Toutes ces réactions fébriles sont des «boussoles sud» et prouvent que nous allons dans le bon sens. Le parti des Patriotes est à l’avant-garde de ce mouvement de contestation, qu’il a lancé en septembre 2020. À l’époque nous nous sentions un peu seuls, maisles rangs n’ont fait que grossir, en dépit des attaques des agents démoralisateurs et diviseurs. Depuis bientôt un an, j’essaye donc de ne pas être spectateur mais acteur de la situation. Par conséquent, je ne «pense» pas qu’un mouvement de résistance s’organise, j’en suis, j’en fais partie, je le fais vivre concrètement, non seulement en me rendant aux manifestations à Paris et en province, mais aussi en faisant du collage, ou dans le champ institutionnel en participant aux dernières élections départementales avec une liste des Patriotes. J’envisage aussi de monter un nouveau syndicat sur mon lieu de travail.

Je suis donc dans l’action et je n’ai jamais eu autant la pêche qu’en ce moment ! J’ai l’impression que je me prépare à la situation présente depuis toujours. Ma vision du monde n’est ni de gauche, ni de droite mais nietzschéenne, ou héraclitéenne, c’est-à-dire intrinsèquement conflictuelle. Le conflit, le polémos, est père de toutes choses. Dans le contexte actuel, je suis comme à la maison et mon système immunitaire est au sommet de sa forme. «La lutte à mort nous rend joyeux», dixit Jean-Eudes Gannat dans un texte magnifique7. Je ne me pose donc aucune question sur la victoire ou la défaite, je fais ce que je dois faire sans états d’âme et je trouve ma joie dans le combat pour lui-même. En effet, nous sommes dos au mur, c’est quitte ou double, y compris pour le pouvoir, qui joue sa survie lui aussi. Il faut relire «L’insurrection qui vient», du Comité invisible, et les publications de Tiqqun sur la cybernétique et la Jeune-Fille. Ces textes d’obédience situationniste ont pour intuition fondatrice que le pouvoir ne règne plus par l’ordre mais par le désordre. Nous sommes dans une anarcho-tyrannie, ou tyrannie anomique, selon le concept de Samuel T. Francis. Le capitalisme a mis au point une ingénierie sociale du chaos, une stratégie du choc, un sabotage organisé, méthodique et planifié de toute «décence commune» ; l’anticapitalisme cohérent est donc en fait un sabotage du sabotage, donc un rétablissement de l’ordre et de la justice, thèse qui m’avait inspiré «Gouverner par le chaos»8. Il existe donc un vrai risque que le pouvoir décide de provoquer une guerre civile. Les «forces de l’ordre», c’est-à-dire les forces du désordre, nous tireront dessus sans hésiter : elles ne sont pas là pour nous protéger mais pour protéger le pouvoir, ce sont des mercenaires, qui n’ont ni foi, ni loi, et qui se font acheter facilement.

Pour les fidéliser, le gouvernement va les préserver de l’obligation vaccinale, ce qui leur donnera le sentiment de faire partie d’une élite, celle qui échappera à l’injection létale. Ce marché faustien ne suffira pas à protéger le pouvoir. Ses chiens de garde et autres prostitués sont largement en infériorité numérique par rapport au peuple. Toujours se rappeler qu’entre nous et Macron – et la banque Rothschild – il n’y a qu’un mince cordon de CRS, sur les corps desquels nous marcherons s’il le faut.

Notre avenir, nous le voyons dans le tableau de Delacroix, «La liberté guidant le peuple». Quand il comprendra qu’il a perdu, le pouvoir va chercher à provoquer un bain de sang, avec des cadavres dans les rues, y compris de nombreux cadavres de «forces de l’ordre», ce qui va désorganiser son programme. Au final, par une accumulation d’erreurs stratégiques et de maladresses tactiques, c’est le pouvoir lui-même qui va se tirer des balles dans le pied, puis dans la tête, et faire s’effondrer le régime qu’il cherche aujourd’hui à nous imposer. L’idiocratie mondialiste est suicidaire. Aidons-la à aller jusqu’au bout.

Rébellion, le 6 août 2021

Notes :

(1) « Situation observée pour la semaine 27 de l’année 2021, du 05 au 11/07/21 »

https://www.sentiweb.fr/document.php?doc=5353

(2) « Rien à craindre du variant Delta : il donne le rhume, curable par traitements précoces »

https://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/rien-craindre-du-variant-delta-il-donne-le-rhume-curable-par-traitements-precoces

(3) « Livre Bleu du Gixel, les BBA republient la version originale (et non censurée) »

http://bigbrotherawards.eu.org/Livre-Bleu-du-Gixel-les-BBA

(4) « Roadmap for the implementation of actions by the European Commission based on the Commission Communication and the Council Recommendation on strengthening cooperation against vaccine preventable diseases », Commission européenne, 23/05/19.

(5) « Le suprémacisme blanc : Peuples autochtones et Great Reset »

https://www.cultureetracines.com/essais/48-le-supremacisme-blanc-peuples-autochtones-et-great-reset.html

(6) https://twitter.com/tristanmf/status/1421408883810181124

(7) « Occupation d’un bâtiment par l’Alvarium à Angers. « La lutte à mort nous rend joyeux » »

Rappels :

« Nous sommes dans une longue séance de torture, dont l’objectif est de nous soumettre au mondialisme » (Lucien Cerise)

Le temps de Cerise

Lucien Cerise : « Le biopouvoir prépare le Grand Confinement, à la fois physique et mental »

Pass sanitaire, biopolitique et apartheid social (P.-H. Perrier)-Olivier Demeulenaere

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Pass sanitaire, biopolitique et apartheid social (P.-H. Perrier)

Publié le 29 août 2021 par Olivier Demeulenaere

Strategika  – Le professeur Neil Ferguson a récemment expliqué que l’épidémie de Coronavirus pourrait être jugulée d’ici octobre. D’autres sources semblent indiquer la possible arrivée de nouveaux protocoles de traitements anti-covid en Octobre. Rappelons que Neil Ferguson – que les anglais appelle « Professor Lockdown » – est à l’origine du célèbre modèle de l’Imperial College de Londres. C’est lui qui avait averti Boris Johnson que, sans un confinement immédiat, le coronavirus causerait 500 000 décès et submergerait le National Health Service. Ses projections amèneront la plupart des gouvernements occidentaux à suivre la même politique. Il préconisait aussi dès le départ un confinement de 18 mois en six étapes. Confinement qu’il avait d’ailleurs lui-même enfreint dès mars 2020. Les récentes déclarations de Neil Ferguson ont amené Boris Johnson à mettre en garde la population contre des conclusions « prématurées ». Dans la foulée de ces déclarations en Grande-Bretagne, on commence aussi à parler de la chute des contaminations pour d’autres pays comme les Pays-Bas ou la Tunisie, deux pays qui connaissent de grands soulèvements populaires.

Selon vous, pourquoi Ferguson fait-il ces déclarations en ce moment ? Est-ce pour tenter de juguler la colère populaire qui monte dans le monde entier ? Allons-nous vers un changement dans la narration covidienne ?

PHP – La « narration covidienne », pour reprendre votre expression, est une sorte de coup de semonce, c’est-à-dire qu’elle inaugure la mise en vigueur de ce que j’appelle les « Tables de Davos ». En effet, Klaus Schwab et ses associés caressent un plan eugéniste qui consiste à réduire la taille de l’humanité au moyen d’une cure d’amaigrissement drastique. La grande réinitialisation consistant en un scénario qui table sur une succession de crises – sanitaire, informatique, économique, sociale – afin de déstructurer les infrastructures nationales et de transférer une part importante des actifs régaliens vers l’escarcelle des grandes transnationales.

Lucien Cerise et Youssef Hindi ont très bien expliqué tout le processus cabalistique qui consiste à fragmenter la cohésion d’une société afin d’être en mesure d’en modifier les structures anthropologiques. Car, ne l’oublions pas, il s’agit d’une entreprise de re-façonnage de la société occidentale qui table sur l’effet de PEUR comme principal levier d’action en termes de polémologie. La crise du coronavirus constituant la première salve, c’est désormais toute la question du crédit social et de ses déclinaisons, en matière d’identification et de contrôle numérique, qui s’est installée à demeure.

Neil Ferguson, qui est un condottiere de première, a été mandaté pour représenter des autorités de santé publique qui font partie d’un théâtre d’ombres chinoises et … c’est le cas de le dire. C’est à lui qu’incombe la responsabilité d’avoir lancé la première salve mensongère qui permettra à la classe politique stipendiée de confiner l’ensemble de la population occidentale le temps d’amorcer une première opération de démolition contrôlée des économies en lice.

Maintenant que la première opération de démolition a été menée avec succès, il faut bien admettre que le variant DELTA et les autres chimères concoctées par les cabalistes aux manettes ne sont pas si dangereux que ça et que le taux de mortalité RÉELLE de cette prétendue quatrième vague avoisine le néant. D’autant plus que les test PCR de Drosten sont du pipeau de A à Z – ce que les plus hautes autorités américaines ont bien été obligées d’admettre – et qu’il est patent pour ceux qui ont un minimum de jugeotte que la majorité des cas de mortalité causés par le COVID 19 sont en fait des faux en écriture.

En effet, un nombre considérable de décès étiquetés « COVID 19 » concernait des cas de comorbidité où les patients souffraient de graves maladies terminales et avaient été faussement testés positifs au coronavirus. C’est ce qui explique que les autorités médicales impliquées ont vertement refusé de procéder à des autopsies en bonne et due forme. Rajoutons à tout cela le fait que les géants biopharmaceutiques impliqués ont bien été obligés d’admettre que leur thérapie génique en est toujours au stade de l’expérimentation et que l’administration de plusieurs injections de leur potion magique risque de réduire considérablement le système immunitaire des patients ayant consenti sous le poids de la contrainte. Ferguson, sentant que la soupe est chaude, est bien obligé de tenter de calmer le jeu, histoire de sauver la face ; mais aussi de nous préparer à l’étape suivante de cette « démolition contrôlée » : la crise informatique. D’où les récents exercices de simulation baptisés Cyber-Polygone 2021.

Strategika – Pourquoi le gouvernement accélère-t-il la marche en France et tente-t-il de faire passer en force le pass-sanitaire au risque de déclencher un soulèvement populaire plus massif encore que celui des gilets jaunes ? Est-ce justement parce-qu’il sait que la fenêtre de tir covidienne va bientôt se refermer ?

PHP – L’Emmanuel, qui est un autre condottiere, joue son va-tout, c’est-à-dire qu’il accélère la cadence avant la fin de son quinquennat afin d’imposer un PASS SANITAIRE qui n’est, dans les faits, que l’embryon d’un système de crédit social basé sur la traçabilité du cheptel humain et la cryptomonnaie. Macron est, de facto, le dernier représentant d’une lignée de traîtres à la nation, inaugurée par François Mitteleuropa, presque tous des American Young Leaders dûment mandatés par la Round Table et toutes les officines atlantistes de ce monde afin de démanteler la France morceau par morceau. La France ne pouvant plus adopter ses propres budgets – Règle d’Or de Bruxelles oblige – , les oligarques coalisés autour de Macron ayant cédé plusieurs secteurs stratégiques industriels aux américains et les forces armées de l’Hexagone étant sous la tutelle du Haut commandement de l’OTAN,  on peut donc dire qu’il ne reste que le PEUPLE de France à briser. C’est la phase ultime du mandat de celui qui pourrait bien être le dernier président d’une Cinquième République moribonde.

Tout ce mouvement de troupes sent la guerre civile larvée – avec une tentative avortée de dresser les vaccinés contre les réfractaires – dans une perspective de coup d’état militaire avant la tenue des prochaines élections présidentielles. Curieusement, on dirait que Macron et sa fine équipe font tout leur possible pour mettre un terme à cette Cinquième République qui a, de plus en plus, une curieuse ressemblance avec … la République de Weimar. La coupe est pleine, le petit peuple de France n’en pouvant plus, les COMMISSAIRES BOLCHÉVIQUES de Bruxelles vont bientôt sonner la fin de la récréation et exiger une reddition de comptes. On sent que cette histoire de PASS SANITAIRE fait partie d’un ultime scénario visant à instaurer, manu militari, un état d’exception où les prérogatives de la constitution seront suspendues, le temps de mettre sur pieds un véritable protectorat bruxellois. Et, de fils en aiguille, les mesures de contrôle sanitaire pourraient bien se métamorphoser en véritable état policier avec un confinement permanent à la clef. Il s’agit, toutefois, d’un ultime coup de grâce asséné à la nation qui pourrait se retourner contre ses auteurs.

Strategika Sur quoi la colère populaire et les manifestations peuvent-elles déboucher selon vous ?

PHP – La Cinquième République ne tient plus qu’à un fil, toutes ses institutions ayant été discréditées et ne valant plus rien aux yeux d’une immense majorité de citoyens qui ne se déplace même plus pour aller voter. Lucien Cerise a très bien saisi ce kairos – ou temps du moment opportun – qui fait en sorte que les FORCES DE L’ORDRE pourraient abandonner leurs maîtres stipendiés et se ranger du côté des forces vives de la nation. Cette carte aurait l’avantage de permettre au peuple et à la petite bourgeoisie de confisquer le coup d’état anticipé du Président Macron pour instaurer une période d’interrègne. Certains parlent même d’un scénario de restauration d’une monarchie constitutionnelle dans un contexte où il serait hors de question d’instaurer une Sixième République telle que rêvée par tous les Merluchon de ce monde.

Le gouvernement Macron fait la loi par décret et transgresse manifestement toutes les prérogatives de la constitution en imposant une dictature sanitaire qui fait fi des dispositions qui protégeaient les droits et libertés. De facto, l’Habeas corpus a été suspendu en France et la junte aux manettes accélère la cadence en conformité avec les desiderata de Bruxelles, puisque les Commissaires européens ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Hormis sa sociopathie aiguë, le potentat parisien ne fait qu’appliquer la feuille de route des « Tables de Davos », à l’heure où les véritables donneurs d’ordre souhaitent passer au scénario de la crise informatique.

La cadence des manifestations pourrait bien s’intensifier cet automne, avec une montée en crescendo de la paralysie gouvernementale malgré le cahier de charges despotique adopté. La question étant tout simplement la suivante : qui prendra la décision de siffler la fin de la récréation ? Un Conseil militaire d’exception ou une sorte de Conseil national de la Résistance (CNR) ayant pour mandat de déposer l’actuel potentat et d’abroger les prochaines élections présidentielles, le temps d’instaurer un gouvernement de transition.

Strategika – Est-il imaginable qu’on en finisse réellement avec le Covid ? Si oui le scénario covidien va-t-il être remplacé par autre chose ?

PHP – À mon avis, nos élites stipendiées par les cabalistes de Davos pourraient bien faire du PASS SANITAIRE une sorte de « passeport vert » qui vous donnera le droit d’exercer vos prérogatives de futurs « citoyens » d’une gouvernance transeuropéenne tyrannique. La crise du Covid débouchant sur une prochaine crise informatique – anticipée à l’horizon du début de l’année 2022 – l’urgence sanitaire va se muer en urgence tout court. D’où cette idée de « passeport vert » déjà mise dans les cartons de nos commissaires stakhanovistes. Il n’y aura pas de cinquième variant, puisque l’Epsilon devrait être, selon toute vraisemblance, une fenêtre d’opportunités débouchant sur une série de crises informatiques d’une magnitude jamais vue. D’ailleurs, plusieurs coups de semonce ont été tirés à travers le monde à ce sujet en 2021.

Strategika Tout comme Bill Gates, l’épidémiologiste Bruce Aylward, conseiller du directeur de OMS et responsable du programme international Covaxexpliquait « qu’il faut vacciner autour de 60 % de la population mondiale pour stopper l’épidémie de Covid-19 ». Peut-on penser qu’une fois atteint ce taux de vaccinations dans la plupart des pays, les autorités lâcheront prise ? Que feront-elles alors des non-vaccinés ? Vont-elles tenter de réduire ce bloc d’irréductibles sur le temps long afin d’atteindre une couverture vaccinale totale ou accepteront-elles qu’une partie de la population (30, 20 % ?) continue de vivre normalement sans être vaccinée ?

PHP – Il s’agit, d’abord et avant tout, de diviser pour régner. Il n’est pas nécessaire de vacciner tout le monde. A contrario, il est beaucoup plus avantageux de constituer un régime comportant deux classes de citoyens : ceux qui « jouiront » des prérogatives de la nouvelle Trans-Europe Express et les parias qui seront définitivement spoliés de tous leurs biens et droits. On voit, désormais, se dessiner un mode d’élimination accélérée des réfractaires qui sera rendu possible par une distorsion incroyable d’un état de droit totalement dévoyé. Sous prétexte de protéger la majorité des « citoyens », la junte européenne prévoit, déjà, de mettre en place des camps de concentration et des méthodes d’élimination des contrevenants manu militari.  

Un état de confinement permanent sera institué à des fins de « salut public », et pas seulement en termes de « santé publique ». Il s’agit d’un bon quantique de la santé vers le SALUT PUBLIC. Il s’agit de purger les porteurs de VIRUS de la pensée non-conforme : tous les contempteurs du globalisme et du transhumanisme devront être neutralisés, désintoxiqués, voire éliminés. Les non-vaccinés sont, DÉJÀ, identifiés comme des fauteurs de troubles, des antisociaux, voire des extrémistes en voie de radicalisation. Le peuple de France et l’ensemble des forces vives de la nation ont clairement identifié la quadrature du cercle : il faut, de toute urgence, que se poursuive la lutte contre l’instauration du PASS SANITAIRE et d’un mode de gouvernance à deux vitesses. Parce que ceux qui détiendront le « Sésame » pourraient, tout aussi bien, se faire confisquer certains droits à la carte. Il s’agit d’une dictature par soustraction d’air : l’alternance entre « citoyens » conformes et délinquants permettant d’instituer ce fameux crédit social à la chinoise qui fera en sorte de profiler le comportement des détenus de la future geôle planétaire.

Strategika – Comment devront alors vivre les humains non-vaccinés ? Seront-ils réellement des citoyens de seconde zone voire pire ? Un contrôle biopolitique global de type chinois est-il envisageable pour l’ensemble de l’humanité ou le réel est-il encore trop conservateur ? 

PHP – L’Habeas corpus a été suspendu. J’espère que vous saisissez cette nuance. Il n’y a plus d’état de droit et nous sommes, déjà, en dictature. Maintenant, c’est la tyrannie qui se met en place, ce qui constitue un temps beaucoup plus fort que celui de la dictature. La dictature, c’est le moment du COUP DE FORCE, le temps intermédiaire entre la DÉCADENCE et … la TYRANNIE.

Cessons de nous plaindre de ce monde déliquescent – à la manière de tous les Philippe Muray de ce monde – et comprenons bien que nous survivons à travers les restes fumants de ce qui constituait, naguère, une proto-société, une sorte de rogaton de société déjà complétement atomisée. Le rôle actuel des politiques n’est PAS d’arbitrer les forces du POLEMOS au sein de la société, mais bien de GÉRER des quantités en lieu et place des anciens citoyens. Nous sommes à l’orée de la société des nombres, un monde entièrement conçu et administré par de mauvais cabalistes qui utilisent le concept de RÉVOLUTION en qualité de VORTEX afin de liquéfier la société et tous ses codes culturels. Les institutions religieuses, c’est-à-dire la pratique exotérique, ont été compromises ; les élites corrompues et la culture anéantie ; le travail a été graduellement robotisé, puis éliminé, pour qu’un assistanat puisse permettre aux technocrates de lisser tout ce qui dépassait en matière de « bouches inutiles » ; la GUERRE DES SEXES est entrée dans sa phase terminale ; la FAMILLE n’existe plus et la PROPRIÉTÉ INDIVIDUELLE sera bientôt confisquée.

Nous sommes dans l’actualisation du phantasme du Grand Phalanstère de l’utopiste Charles Fourier, un monde où les humains seront reprogrammés afin d’adopter le comportement des fourmis. La grande fourmilière maoïste est désormais, et nul ne peut le nier, presqu’une réalité. Les non-vaccinés sont appelés à être confinés in extremis, le temps d’éliminer une portion indésirable de NOMBRES trop lourds à gérer pour le Politburo ; alors que les vaccinés devront se conformer aux nouveaux « protocoles » de mise en circulation des « nombres » au sein d’une matrice régie par l’Intelligence artificielle et les algorithmes de prédictibilité. Pour paraphraser Schwab le cabaliste « les objets seront interconnectés et nous serons tous interconnectés via un réseau où la prédictibilité permettra d’éliminer la marge d’erreur qui fait en sorte de rendre notre écosystème ingérable. Vous ne posséderez rien, mais vous serez heureux … », et nous serions tentés d’ajouter que « vous ne vous posséderez plus, puisque votre corps, votre esprit et votre âme seront entre les mains de NOTRE science ».

« Le PASS SANITAIRE, c’est le SÉSAME de la future METROPOLIS des algorithmes lucifériens »

Exit le scénario covidien, maintenant, place au scénario informatique. Avec une pléiade de pannes anticipées, les centrales nucléaires, les trains, une part importante des usines, les centres de distributions, la réseautique des services gouvernementaux, la production et la distribution alimentaire, les services de santé et les forces de l’ordre risquent d’être paralysés partiellement de manière … permanente. Il faudra, conséquemment, RATIONNER. Après le confinement des réfractaires, suivra le rationnement des dociles et le système de crédit social pourra se mettre en place. Avec la paralysie du système de production et de distribution, l’anomie des services gouvernementaux, l’état de rationnement pourra se mettre en place et suivront les CRISES ÉCONOMIQUE ET SOCIALE. Cette partita est magnifique, luciférienne à souhait et elle est proprement délicieuse en cela qu’elle nous permet, enfin, de mettre à plat toute la mécanique projectuelle des adeptes de l’initiation contrefaite, suivant les enseignements de l’inestimable René Guénon.

Le PASS SANITAIRE, c’est le SÉSAME de la future METROPOLIS des algorithmes lucifériens. Voilà la formule magique ! Le futur « citoyen » devra être interconnecté – par injection de particules de graphème et, in fine, par insertion d’une micropuce ou d’un tatouage permanent – avec les objets « intelligents » de la nouvelle SMART CITY luciférienne où la sacro-sainte prédictibilité remplacera le « libre arbitre » si cher aux idiots utiles de la maçonnerie BASIQUE.

Ainsi, si l’on suit le cahier de charges de nos maîtres réels, votre liberté de mouvement sera conditionnée par votre acquiescement à votre propre TRAÇABILITÉ. Il s’agit, in fine, de suivre à la trace vos mouvements et déplacements, vos achats et transactions, mais, tout autant, vos désirs et vos pensées les plus profondes. Il s’agit de faire de VOUS des nombres corvéables à merci. Ceci étant dit, les anciens non-vaccinées, seront promis au confinement permanent et devront, conséquemment, tisser des liens informels avec les « CONFORMES » afin de pouvoir obtenir des accréditations, des biens ou des services de première nécessité. À l’inverse, les « CONFORMES » pourraient avoir avantage à tisser des liens avec les nouveaux pestiférés de cette cité numérisée afin de se soustraire à leurs obligations fiduciaires envers les cabalistes aux manettes. C’est en jouant de l’alternance entre les zones de « non-droit » et les NODES INTERCONNECTÉS que les citoyens de cette cité dévoyée pourront tisser les liens de la future dissidence. Ce sera aux dissidents d’apprendre à DISSOUDRE les nouveaux liens de conformité mis en place par les adeptes de cette marche forcée vers le grand chaos universel. Jouer sur les alternances et les rythmes de cette nouvelle gouvernance mondiale afin de pouvoir REBÂTIR la cité des hommes et des femmes LIBRES.

Strategika, le 11 août 2021

Rappels :

Lucien Cerise : « L’idiocratie mondialiste est suicidaire. Aidons-la à aller jusqu’au bout ! »

Y. Hindi : Le coronavirus est un « accélérateur historique » et un révélateur de l’agenda mondialiste