Pour une école libre au Québec:Entretien de Victor Orban sur Fox News (transcription et sous-titrage en français)

Entretien de Victor Orban sur Fox News (transcription et sous-titrage en français)

Le Premier ministre hongrois s’est entretenu avec Tucker Carlson de Fox News la semaine passée. Voici la transcription et la vidéo sous-titrée en français de cet entretien qui fait partie d’un documentaire plus long qui sera diffusé ultérieurement par Fox News.

Transcription

Tucker Carlson — Bonsoir. Bienvenue à « Tucker Carlson ce soir ». Sur les près de 200 pays de la Terre L’un d’eux a un chef élu qui s’identifie publiquement comme un conservateur à l’occidentale. Il s’appelle Victor Orban, Premier ministre de Hongrie. La Hongrie est un petit pays au milieu de l’Europe centrale. Elle n’a pas de marine, pas d’armes nucléaires. Son PIB est inférieur à celui de l’État de New York. On pourrait donc penser que les dirigeants à Washington ne prêteraient guère attention à la Hongrie. Pourtant ils le font, de manière obsessionnelle. En rejetant les principes du néolibéralisme, Victor Orban les a personnellement offensés et enragés. Que croit Victor Orban ? Il y a quelques années à peine, ses opinions étaient considérées comme modérées et conventionnelles. Il pense que les familles sont plus importantes que les banques. Il pense que les pays ont besoin de frontières. Pour avoir dit ces choses à voix haute, Orban a été vilipendé. Des ONG de gauche l’ont dénoncé comme un fasciste, un fossoyeur de la démocratie. L’automne dernier, Joe Biden a suggéré qu’il était un dictateur totalitaire. Le Washington officiel méprise si profondément Orban que beaucoup, y compris les néocons, au département d’État et alentour, soutiennent ouvertement les antisémites qui se présentent contre lui aux élections d’avril prochain. Nous avons observé cela depuis les États-Unis et nous nous demandions si ce que nous entendions pouvait être vrai.

Nous sommes donc venus en Hongrie pour voir par nous-mêmes. Nous nous sommes assis avec lui pour avoir plusieurs entretiens. Nous allons vous en montrer un extrait. Vous pourrez ainsi vous faire votre propre opinion à ce sujet.

Tout d’abord, un mot sur la Hongrie. Même si vous comprenez que les médias américains mentent, il est sidérant de constater l’étendue de leur malhonnêteté. Nous avons lu plusieurs fois à quel point la Hongrie est répressive. Freedom House, une ONG de Washington financée par le gouvernement des États-Unis décrit la Hongrie comme moins libre que l’Afrique du Sud, avec moins de libertés publiques. Ce n’est pas seulement faux, c’est insensé.

Si vous habitez aux États-Unis, il est déprimant de constater le contraste entre Budapest et New York. Disons que vous attaquez haut et fort les politiques de Joe Biden, ses politiques sur l’immigration, la COVID ou les athlètes transgenres. Si vous continuez à parler comme ça, vous seriez probablement réduit au silence par les alliés de Joe Biden dans la Silicon Valley. Si vous vous entêtez, vous devrez considérer l’embauche de garde du corps. C’est courant aux États-Unis, demandez autour de vous. Cela n’arrive pas en Hongrie. Les chefs de l’opposition en Hongrie ne craignent pas d’être attaqués violemment pour leurs opinions ni le Premier ministre. Orban conduit souvent sa voiture sans garde du corps. Alors qui est le plus libre ? Dans quel pays êtes-vous plus susceptible de perdre votre emploi pour être en désaccord avec l’orthodoxie ? La réponse est évidente. Aux États-Unis, c’est douloureux de l’admettre.

Sur ce, voici Victor Orbán. Son accent est assez prononcé, mais son anglais est précis. Il vaut la peine d’être entendu.

Monsieur le Premier ministre, merci beaucoup. En 2015, des centaines de milliers de migrants apparaissent à la frontière sud de votre pays, Ils affluent vers l’Allemagne. Les autres pays de l’UE leur disent : « Bienvenue, venez, nous pouvons gérer, nous sommes assez forts. ». Seule la Hongrie dit non. Pourquoi ? Pourquoi avez-vous adopté sur l’immigration une position différente de celle d’autres pays européens ?

Orban — C’était la seule attitude raisonnable. Si quelqu’un franchit nos frontières sans en avoir obtenu l’autorisation de l’État hongrois, nous devons défendre notre pays et leur dire « Eh, les gars, arrêtez-vous ! Si vous voulez franchir cette frontière ou vous installer chez nous, il y a des règles, elles doivent être respectées. Mais vous ne pouvez pas, juste comme ça, entrer sans aucune sorte de restrictions, sans obtenir le moindre permis, sans demander son avis à l’État hongrois, sans aucun contrôle. » C’est dangereux. Nous devons protéger notre peuple de tous les dangers, quels qu’ils soient.

Tucker — Et vous pensez en avoir le droit ?

– Bien entendu. C’est un droit conféré par Dieu, par la nature, Nous avons le bon droit pour nous, parce que c’est notre pays. C’est notre population, notre histoire, notre langue. Cela s’impose à nous.. Bien entendu, si vous êtes en difficulté et que les Hongrois sont les plus proches de vous, il faut porter assistance. Mais vous ne pouvez simplement vous dire : « Ah tiens, c’est un beau pays, j’aimerais bien venir m’y installer, comme ça j’aurai une vie meilleure ». Venir en Hongrie n’est pas un droit de l’homme. Hors de question. Car c’est notre pays. C’est une nation, c’est une communauté, des familles, une histoire, des traditions, une langue.

Tucker — Dire ce que vous venez de dire — même si je pense que cela ira de soi pour beaucoup de nos téléspectateurs — a profondément offensé de nombreux pays d’Europe de l’Ouest, ou leurs dirigeants.

— C’est parce que beaucoup de pays européens ont décidé d’ouvrir un nouveau chapitre dans leur histoire nationale. Ils appellent cela la nouvelle société : c’est une société post-chrétienne et post-nationale. Ils croient dur comme fer que mélanger des communautés différentes — avec, d’une part, de grandes quantités de nouveaux venus, notamment de musulmans et, d’autre part, des autochtones, disons des chrétiens — que ce mélange produit de bons résultats. Sera-ce le cas ? Nous n’en savons rien. Mais je pense que c’est très risqué. Il est évident que cela peut non seulement ne pas tourner bien, mais très mal. Et chaque nation a le droit d’accepter ce risque ou de le refuser. Nous autres, Hongrois, avons décidé de ne pas prendre ce risque du mélange. Voilà pourquoi la Hongrie subit des attaques si dures, et voilà pourquoi on m’a forgé une si mauvaise réputation. On me traite comme la brebis galeuse de l’Union européenne, et malheureusement, parfois la Hongrie tout entière aussi.

Tucker—Cela fait donc six ans que l’Allemagne——ou plutôt Angela Merkel——a pris la décision de laisser entrer des centaines de milliers de migrants.

— Des millions.

Tucker — Des millions qui ne parlent pas allemand, pour la plupart musulmans. Quels effets leur arrivée a-t-elle entraînés en Allemagne ?

— Vous savez, la diplomatie exige une certaine réserve. Mais c’était leur décision : ils ont pris le risque, et maintenant, ils ont ce qu’ils méritent. C’est leur vie. Je préfère éviter de qualifier le résultat de leur décision. J’insiste seulement sur le fait que les Hongrois ont droit à leur propre choix.

Tucker — Votre êtes devenu célèbre à la fin des années 1980, quand encore étudiant, pour votre rôle de premier plan contre l’occupation soviétique. De nombreux Américains vous considéraient comme un héros, à cette époque de la Guerre froide, quand les yeux étaient braqués sur la Hongrie. Le gouvernement américain était de votre côté, et vous du côté du gouvernement américain. Trente ans plus tard, Joe Biden, au cours de sa campagne présidentielle de l’année dernière, vous a décrit — je cite — comme une « brute autoritaire ».

Joe Biden — Vous voyez ce qui se passe de la Biélorussie à la Pologne et à la Hongrie, et la montée des régimes totalitaires dans le monde et aussi ce président embrasse tous les voyous du monde.

Tucker — Ce changement n’est-il pas stupéfiant pour vous ? Et comment répondez-vous à ces qualificatifs ?

— Tout d’abord, la réaction à ce genre d’opinion en Hongrie n’est pas très polie, je pense. Qui est ce gars pour dire ça ? Ah, d’accord. C’est le président des États-Unis. Nous devrions le prendre au sérieux. Enfin… quelqu’un qui ne parle pas notre langue, connaît très peu la Hongrie même au cours des dernières décennies de notre vie, qui bien évidemment ne nous comprend pas. Une telle opinion comme ça, vous savez, c’est une insulte personnelle pour les Hongrois. Mais, étant le président des États-Unis, nous devons être très modestes et respectueux. Et nous devons nous efforcer de faire comprendre que ce qu’il dit est plutôt faux. Nous essayons de le faire de manière polie, car nous respectons les Américains. Nous respectons la démocratie et la culture américaines. Nous ne voulons pas détruire notre relation. Parce que la relation avec les Américains est foncièrement très bonne. Nous coopérons bien en matière de défense, en tant qu’alliés de l’OTAN. La coopération économique est excellente. Vous investissez beaucoup ici, le commerce est florissant. Vos hommes d’affaires trouvent ici beaucoup d’occasions commerciales. Tout va bien sauf la politique quand les libéraux sont au gouvernement à Washington. C’est le problème. Nous devons gérer cela, car la relation américano-hongroise est précieuse, même si les Américains ne la perçoivent pas autant qu’auparavant. Nous devons sauver ce qui peut l’être.

Tucker — C’est un peu bizarre. Je ne pense pas que Joe Biden a jamais dit de Xi Jinping — qui a assassiné plusieurs de ses compatriotes — qu’il était un voyou totalitaire. Il n’en a pas seulement contre vous, il vise aussi le gouvernement polonais.

— Le problème, c’est notre réussite. C’est un vrai défi pour les penseurs libéraux. Ce qui se passe en Europe centrale — en Hongrie, mais aussi en Pologne… peut-être de façon trop explicite en Hongrie — Ce qui se passe ici, c’est la construction d’une société couronnée de succès : sur le plan économique, politique, culturel, nous avons même quelques réussites dans le domaine démographique : notre politique familiale. Bref, ce que vous voyez ici peut être présenté comme un succès. Or les bases de cette réussite sont totalement différentes de ce que souhaitent, pratiquent et créent de nombreux autres pays occidentaux. Voilà pourquoi les libéraux occidentaux ne peuvent pas accepter qu’il existe, au sein même de la civilisation occidentale, une alternative national-conservatrice, qui, au niveau de la vie quotidienne, réussisse mieux que la libérale. Voilà pourquoi ils nous critiquent. Ils se battent, non pas contre nous, mais pour se défendre. Mais notre exemple montre qu’une personne ou un pays misant sur des valeurs traditionnelles, sur l’identité nationale, sur les traditions chrétiennes, peut réussir, parfois mieux même que ceux dirigés par des gouvernements de gauche libérale.

Tucker — C’est intéressant d’assister à cela du point de vue d’un Américain : les médias américains, l’administration Biden, le Département d’État, s’opposent à vous, ils vous qualifient de « brute totalitaire » alors que votre opposition forme une coalition d’anciens communistes et d’antisémites. N’est-il pas étrange de voir la gauche américaine soutenir une coalition qui comprend des antisémites ?

— Disons que, si vous m’aviez demandé il y a plusieurs années s’il était possible que les forces politiques post-communistes s’allient à la droite antisémite pour faire campagne contre un gouvernement pro-Israël, pro-américain, pro-OTAN et tourné vers l’Ouest — ce que nous sommes —, ma réponse aurait été : « Non, c’est impossible. » Mais c’est désormais une chose que la communauté internationale accepte. Je comprends qu’ici, en Hongrie, des partis politiques souhaitent arriver au pouvoir le plus vite possible, Ils s’efforcent donc de former une large coalition contre le gouvernement au pouvoir… mais que cela soit aussi facilement accepté par la communauté internationale… Cela me surprend. Cela me surprend. L’attitude de l’Amérique, particulièrement, est un élément totalement inédit pour moi.

Tucker — On dirait que la Hongrie avance dans une direction complètement différente de celle du reste du continent, voire du reste du monde occidental. Ne pensez-vous pas que, dans vingt ans, ce fossé sera devenu infranchissable ? À quoi tout cela va-t-il mener ?

— Permettez-moi de vous expliquer comment je vois les choses. L’Europe centrale est la région dont les pays ont le plus souffert de l’occupation soviétique et de la dictature communiste. Dans ces pays, ma vision — la méthode hongroise — est très populaire. Dans toutes ces sociétés, nous disposons probablement d’une majorité. Pas seulement en Pologne et en Hongrie — les autres sont plus modérés, mais, si vous comprenez ce qu’ils sont en train de faire, leurs principes et leurs motivations, vous vous rendrez compte qu’ils appartiennent, pour l’essentiel, à la même famille politique.

Tucker — Oui.

— Dans les sociétés occidentales, il y a beaucoup de gens — des millions et des millions — qui désapprouvent la direction politique prise par leur pays hostile à la famille, ou irrespectueuse vis-à-vis des familles, misant davantage sur l’immigration. Qui est davantage une « société ouverte », pour plus d’État-providence, etc.. Je ne dis pas que, dans les sociétés d’Europe occidentale, il n’y ait plus de concurrence politique. J’y vois encore des chances d’évolution, et en ce moment, le pays clé, c’est l’Italie, où l’issue du combat reste totalement imprévisible. À mon avis, il y a donc aussi des chances de voir les pays de l’Ouest changer de politique à leur tour, pour passer du libéralisme au conservatisme, ou de la gauche libérale à la démocratie chrétienne. Cela se peut, mais il nous manque une bonne organisation à l’échelle internationale. Les prochaines années vont donc être passionnantes.

Tucker — Ces dernières soirées, à Budapest, j’ai rencontré par hasard la présence de nombreux Américains qui se sont établis ici parce qu’ils préfèrent vivre entourés de gens qui pensent comme eux, qui pensent comme vous. Considérez-vous Budapest comme une sorte de capitale pour cette école de pensée ?

— Sa capitale, ou l’une de ses capitales, étant donné que d’autres pays européens se montrent aussi très performants dans la production d’idées, et dans l’organisation de ce genre de communautés de penseurs conservateurs et démocrates-chrétiens, comme nous le faisons ici. Nous coopérons avec ces pays, et les réseaux de ce genre sont de plus en plus proches les uns des autres. On voit émerger un véritable — de plus en plus véritable — réseau de l’Europe centrale. Et il ne s’agit pas que de penseurs. On voit aussi des citoyens ordinaires, des citoyens moyens s’installer dans les pays d’Europe centrale. Cette dynamique n’est pas encore massive, mais la tendance est claire. De nombreuses familles chrétiennes et conservatrices qui pensent que l’Europe de l’Ouest n’est plus assez sûre. L’avenir est incertain. L’ordre public n’est plus assuré. Et le cap idéologique de ces pays, les valeurs fondamentales autour desquelles ils s’organisent, tout cela évolue dans une direction qui n’est pas de leur goût, qui ne correspond pas à leurs aspirations. Ils se cherchent d’autres points de chute. Il suffit d’aller dans la campagne hongroise : vous y trouverez des familles d’Europe occidentale qui ont déménagé en Hongrie. D’abord avec une résidence secondaire — grâce à la liberté de circulation dans l’Union européenne. Puis, ils y passent de plus en plus de temps. L’avenir de l’Europe ne peut donc pas exclure une vague migratoire d’un genre nouveau : d’ouest en est.

Tucker—Interne à l’Europe ?

— Les chrétiens et les conservateurs se cherchent une patrie plus accueillante. On ne peut exclure ce scénario.

Tucker — Jusqu’à récemment, la Hongrie — un petit pays de dix millions d’habitants — avait comme alliés deux puissances nucléaires, les États-Unis et Israël. Vous étiez probablement l’allié le plus proche de Nétanyahou en Europe, et vous étiez proche de Donald Trump. L’un et l’autre sont partis. Quel impact cela a-t-il ?

— Ces dernières années, nous n’avons pas eu beaucoup de chance : Donald Trump était un grand ami de la Hongrie, il nous soutenait beaucoup, pas seulement personnellement, mais aussi politiquement — notre amitié était solide. Amitié qui unissait également nos deux pays. L’Amérique d’abord (« America first ») est un message très positif, ici, en Europe centrale. Car si Donald Trump dit « America first », cela signifie pour nous que la Hongrie peut aussi passer en premier. Et coopérons sur cette base ! C’était une très bonne politique étrangère, très efficace et nous nous sommes très bien entendus. De même avec Bibi Nétanyahou, qui était un bon ami des Hongrois. Tant qu’il est resté au pouvoir, il a toujours consacré beaucoup d’énergie au maintien de bonnes relations avec les pays d’Europe centrale. Nous étions très respectés. Mais lui aussi a perdu. C’est ainsi que la pensée des démocrates hongrois chrétiens-conservateurs — judéo-chrétiens — a perdu deux de ses principaux soutiens internationaux. Et leur opposition est arrivée au pouvoir. Cela place la Hongrie dans un environnement totalement inédit. Pour moi, en tant qu’homme politique, gérer ce nouvel environnement est un défi de premier ordre. 

Tucker — Vous allez avoir des élections en avril. Redoutez-vous l’apparition d’ingérences internationales dans le processus électoral hongrois ?

— Il y en aura, oui. Nous ne sommes pas inquiets, car nous nous y sommes préparés. De toute évidence, la gauche internationale fera tout ce qu’elle peut — et probablement même un peu plus — pour que le gouvernement change ici, en Hongrie. Nous le savons, et nous nous y sommes préparés — à recevoir des coups, mais aussi à les rendre.

Tucker — Quand le président des États-Unis vous décrit comme un « voyou totalitaire », des propos assez graves, à mon sens. On est en droit de se demander si la Maison-Blanche et le Département d’État ne vont pas chercher à empêcher votre réélection.

— Je pense que tôt ou tard, les Américains vont comprendre que les problèmes de la Hongrie doivent être résolus par les Hongrois. Et que, même pour des États-Unis conduits par ce gouvernement gauchiste et libéral, un bon partenaire, un gouvernement conservateur, démocrate-chrétien, soutenu à long terme par le peuple hongrois, vaut mieux qu’un gouvernement arrivant au pouvoir avec le soutien de l’Amérique, mais qui le perd quelques mois plus tard, en créant de l’instabilité et de l’incertitude. Un partenaire malaimé, mais stable vaut donc mieux qu’un nouveau partenaire imprévisible. J’espère que les Américains finiront par le comprendre.

Tucker—Pas étonnant qu’ils ne veulent pas que vous entendiez ce qu’il a à dire. Votre pays ne doit pas s’effondrer devant vous. Vous ne devez pas avoir des dirigeants qui haïssent leur population, les poussent à s’opposer les uns aux autres, qui empirent la situation, qui ouvrent les frontières, qui augmentent la criminalité, encouragent les gens à vivre sur le trottoir ou à prendre des drogues. Voilà bien une leçon à tirer de notre entretien avec Victor Orban. La conversation s’est poursuivie un bon moment. Nous avons appris que les efforts en coulisses pour le renverser sont intenses. Nous y reviendrons en détail dans notre prochain documentaire. https://www.youtube.com/embed/t0xN2wByVU4

SRP:Le service de la mission, au-delà de toute bienséance et respectabilité

Le service de la mission, au-delà de toute bienséance et respectabilité

| France François de LACOSTE-LAREYMONDIE 9 Sep 2021

La mission de Monseigneur Aupetit

Paris n’est pas la France, mais ce qui s’y passe est toujours observé avec attention. Quand l’archevêque de Paris publie une lettre pastorale1 adressée à tous les membres de son diocèse, elle revêt un poids particulier, dont l’impact dépasse forcément les limites de celui-ci. Analyse de François Lacoste Lareymondie.

«La fraternité au service de la mission», tel est le programme que Mgr Aupetit assigne à ses ouailles. Programme qu’il dessine dans un contexte particulier, marqué par l’incendie de la cathédrale Notre-Dame, les effets de la pandémie du COVID et l’individualisme exacerbé de la société ; contexte qui «oblige à repenser notre relation au monde, […] notre place dans la société et […] l’immense trésor qui nous a été confié par le Christ, célébré dans les sacrements et dont nous sommes appelés à être témoins».

Pour aller droit à l’essentiel, et sans nous arrêter aux mesures d’organisation interne, l’archevêque de Paris invite tous les membres de son diocèse, dans une démarche de type synodal, «à mettre en œuvre deux visions pastorales, les fraternités missionnaires et l’accueil inconditionnel de tous, qui restent profondément liées» ; ajoutant, par deux fois pour en souligner l’importance, qu’«il est nécessaire de construire, de plus en plus, des lieux de fraternité fondés sur la vie sacramentelle (en priorité l’Eucharistie) et le partage des Saintes Écritures».

Une vision trop irénique des rapports à entretenir avec la société

Qui parmi les catholiques, et pas seulement Parisiens, ne pourrait y souscrire ? Et y souscrire avec enthousiasme ! Comment se fait-il, alors, que je ressente un sentiment d’insatisfaction ? L’impression de passer à côté de quelque chose ?

Ce sentiment ne vient pas de la volonté de s’appuyer «d’abord sur les paroisses» et sur le maillage de mouvements, associations, initiatives, etc., dont Paris est si riche. Il faut évidemment partir d’une base concrète. Ce sentiment ne vient pas non plus de l’idée de faire levier sur le mouvement qui est né à l’occasion de l’incendie de Notre-Dame, lequel a réellement porté atteinte à la «mémoire religieuse» de notre pays, ou sur le Collège des Bernardins, qui a vocation à accompagner «le foisonnement artistique, intellectuel et culturel» de la capitale. Encore que… ce sont peut-être ces références qui me mettent sur la piste.

À y réfléchir, ce qui me perturbe, c’est la persistance d’une vision par trop irénique des rapports à entretenir avec la société où nous vivons, comme si nous pouvions encore imaginer de créer des convergences réelles avec elle, aboutir à une «symphonie» respectable. Proposer, rechercher le dialogue, s’appuyer sur des convergences (réelles ou supposées), c’est ce que saint Paul a tenté de faire à Athènes, sur l’Aréopage2. Le discours qu’il y a tenu est probablement le mieux construit de tous ceux que nous rapporte saint Luc dans les Actes. Ce fut aussi son plus grand échec. Pourtant, il se trouvait en face d’auditeurs bien disposés, parce que le monde païen auquel il s’adressait avait une réelle soif de nouveauté, et même de spiritualité. Sommes-nous dans ce cas-là ? Sommes-nous en face d’auditeurs bien disposés envers les religions, ouverts à leurs propositions ?

Que non ! Notre gouvernement n’a-t-il pas réussi, sans trop d’opposition, à nous (je parle de la piétaille des fidèles laïcs) priver de la messe dominicale pendant plusieurs mois pour motif sanitaire ? N’a-t-il pas, sous couvert de lutte contre l’islamisme, restreint singulièrement la liberté de culte en la rendant conditionnelle et toujours provisoire ? N’a-t-il pas inscrit dans la loi la faculté donnée aux autorités publiques de contrôler le contenu des catéchèses et des homélies pour s’assurer de leur conformité aux lois républicaines ? Ne voit-on pas s’afficher dans nos écoles publiques une campagne officielle de dénigrement des religions ?

En réalité, nous sommes dans une société qui, après avoir été «chrétienne» (avec toutes les réserves qu’appelle cette expression), a apostasié en masse, et qui rejette explicitement toute religion, en particulier le christianisme, et plus précisément encore le catholicisme ; une société qui nous ordonne de nous plier à ses présupposés philosophiques scientistes et (im)moraux ; une société qui place ses lois au-dessus de toute autre, et en particulier au-dessus d’une Loi divine dont elle récuse l’existence même, comme l’a rappelé récemment notre ministre de l’Intérieur ; une société, donc, qui non seulement ne nous attend pas et ne s’adresse plus à nous naturellement – cela, on s’en était aperçu – mais qui nous tient désormais, au mieux pour des vestiges d’un passé qu’elle a rejeté et qui doit finir par disparaître, plus souvent pour des ennemis du genre humain. Sauf – et l’exception est d’importance – à ce que nous entrions dans le moule de son conformisme intellectuel, culturel, moral et politique.

Comment être missionnaire dans notre société ?

Comment est-on missionnaire dans une telle société, qui n’a pas la «fraîcheur» d’une société païenne antique, mais qui est recrue de fatigue, de désillusion et d’écœurement ? Et comment peut-on l’être quand les catholiques pratiquants, c’est-à-dire ceux qui s’efforcent d’avoir une cohérence minimale (toujours défaillante et toujours à reconstruire, je ne le sais que trop) entre la foi qu’ils proclament, les exigences de l’Église à laquelle ils disent appartenir et leurs propres actes, ne sont plus qu’une toute petite minorité ? Là, je reste sur ma faim. Il n’y a évidemment pas de réponse toute faite ; et je ne sais même pas s’il en existe une, car nous n’avons pas de précédent dans notre histoire qui puisse nous éclairer.

J’aurais sans doute aimé que ce chantier fût ouvert pour que l’appel à la mission intègre réellement la nouveauté de la situation et ne tombe pas à plat.

Pourtant la lettre, en dernière page, esquisse quelques pistes lorsque Mgr Aupetit évoque «la grande détresse de beaucoup de nos contemporains» et rappelle les «grandes prières de guérison et de délivrance» qu’il a lancées. Tout comme le pape François avait inauguré son pontificat par une Année de la Miséricorde qui fut une grande intuition. Est-ce suffisant ?

Comment revenir à l’essentiel, à la seule annonce qui vaille, celle de Jésus, crucifié par et pour nos péchés, ressuscité par la puissance du Père, pour nous acquérir son pardon, élevé dans sa gloire pour nous envoyer son Esprit Saint et nous faire entrer dans la Vie ? C’est par ce «scandale pour les juifs», par cette «folie pour les Grecs3», que nous sommes sauvés : saint Paul a fini par le comprendre après son échec devant l’Aréopage. Et nous ?

Ne craignons pas d’entrer dans cette voie, Monseigneur (si je puis me permettre). Beaucoup de fidèles, notamment chez les jeunes, n’attendent que cela : beaucoup sont prêts à abandonner toute bienséance, tout conformisme, toute respectabilité institutionnelle dans une société dont ils n’ont plus rien à attendre. Mais ils ne le peuvent pas sans vous.

François de Lacoste-Lareymondie

Photo : Corinne Simon / CIRIC


1 – Lettre pastorale de Mgr Michel Aupetit pour le diocèse de Paris, datée du 3 septembre, et disponible en ligne sur le site internet du diocèse sur www.paris.catholique.fr.

2 – Ac 17, 16s.

3 – 1Co 1, 23.

SRP:La crise vue du haut du balcon

La crise vue du haut du balcon

| Église Aline LIZOTTE 10 Sep 2021

Manifestation de la crise

Le mot «crise» revient sans cesse dans l’actualité. Crise sanitaire, crise économique, crise sociale, crise morale, crise civilisationnelle… Les adjectifs pour la caractériser sont pléthore et donnent lieu à autant d’analyses ! Le fait n’est pas nouveau, mais il prend aujourd’hui une profondeur nouvelle : exalter indéfiniment la liberté individuelle mène à l’acédie spirituelle, comme nous le montre Aline Lizotte.

Le puissant regarde du haut de son balcon un peuple, en bas, qui l’acclame et qui non seulement lui dit sa joie de le voir, mais lui communique sa reconnaissance pour le bien qu’il donne à la nation qui l’acclame. La position est périlleuse : le proverbe romain dit bien que «la roche tarpéienne est près du Capitole1». Il arrive à combien de juger des malheurs des autres du haut de leur puissance ou de leur séduction. On semble écouter, on juge et on accuse !

La société, la nôtre, la française, est dans un état de crise. Ce que l’on appelle aujourd’hui «un état de dysfonctionnement». Cela est-il vraiment nouveau ? Quand la France n’a-t-elle pas été en crise ? Quand l’Occident n’a-t-il pas été en crise ? On parle des Trente Glorieuses2, une allusion aux Trois Glorieuses3 qui mirent fin à la Restauration et inaugurèrent la Monarchie de Juillet. La fin de cette monarchie ne rendit pas hommage à son commencement : Louis-Philippe est en fuite, et Louis-Napoléon Bonaparte apparaît. Période d’enrichissement de la bourgeoisie et d’expansion coloniale. La défaite de Sedan et la captivité de Napoléon III mettent fin au régime impérial. Le 4 septembre 1870, la IIIe République est proclamée par Gambetta. Aussitôt, le gouvernement Thiers affronte l’insurrection de la Commune.

Soixante-dix ans d’existence, soixante-cinq ministères, fin du Concordat et séparation de l’Église et de l’État, guerre de 1914, guerre de 1939. On ne peut parler de paix  ! La IVe République, la période des Trente Glorieuses, des périodes de paix ? Peut-être, à condition d’oublier la guerre de Corée, la guerre du Vietnam, la guerre d’Algérie, la chute des Romanov, l’expansion du régime communiste soviétique sur une partie de l’Europe, la défaite de Tchang Kaï-Chek en Chine et la prise du pouvoir par Mao Tsé Toung créant un nouvel empire communiste chinois. Les métropoles occidentales demeurent et prospèrent ; c’est ce que l’on appelle la paix, c’est-à-dire la non guerre sanglante.

Peut-on trouver la joie du bien si l’on refuse de plus en plus de poursuivre un vrai bien et surtout d’agir ensemble pour obtenir ce bien que l’on appelle «le Bien Commun» ?

Les séquelles non sanitaires de la Covid !

Non, la crise insaisissable, indéfinissable qui nous secoue et dont on est à peine conscients ne dépend pas du virus SARS-CoV-2. La maladie de la Covid 19 s’est répandue aujourd’hui à 222 836 251 cas, provoquant le décès de 4 600 565 soit 0,006 % de la population mondiale (7 874 966 000). Cela n’a rien à voir avec les grandes épidémies, comme celle de la peste noire, qui aurait décimé près de 50 % de la population européenne.


Nous avons perdu le «goût» et même la nature de l’agir ensemble pour un bien humain, comme le bien politique, comme le bien moral, comme le bien spirituel.


La Covid 19 a cependant une influence psychologique et morale. Laquelle ? Directement, aucune. Indirectement, quelques-unes : l’angoisse de la mort, les restrictions sociales des libertés, une baisse de l’activité économique. Mais ces «ennuis» semblent se résorber. Cependant, ces symptômes psychologiques ont été les révélateurs d’un mal spirituel beaucoup plus grand, que l’on nommera d’un nom théologique, «l’ACÉDIE» : la tristesse spirituelle des actes humains. Nous avons perdu le «goût» et même la nature de l’agir ensemble pour un bien humain, comme le bien politique, comme le bien moral, comme le bien spirituel. Nous sommes devenus essentiellement «individualistes» : moi d’abord, les autres, je m’en f… !. Ma liberté d’abord, ma liberté totale, ma liberté absolue. Touche pas à ma liberté ! La seule réalité sacrée est : ma liberté !

Le paradoxe se fait jour dans les manifs dont le seul but est de sacraliser la liberté au nom du droit à la liberté ! «J’ai bien le droit d’attraper la Covid» écrit une pancarte revendicatrice. C’est faux, car on n’a pas le droit de rendre malade son propre corps ! Mais c’est encore plus faux si réclame le «droit d’être malade» et aussi le droit de contaminer les autres… ? L’autarcie absolue étant impossible… si j’ai le droit d’être malade, j’ai le droit de rendre malade tous les autres. C’est la sacralisation de la liberté.

La sacralisation de la liberté

Chaque fois qu’on laisse les «faits religieux» entrer dans l’aura de la sociologie, il en sort une mouture telle que ces dits faits sont devenus méconnaissables. Cela est vrai, non seulement depuis Gabriel Le Bras, le grand spécialiste de la sociologie religieuse, mais depuis Émile Durkheim. Pour que la sociologie soit une «science», il fallait, disait-on, que les phénomènes, c’est-à-dire les manière de vivre ou de se comporter, trouvent leur sens dans des théories, qui, on le sait, sont de «pures constructions de l’esprit4». Dans cette perspective, la connaissance des «faits» dépend des statistiques, et l’on construit une «théorie» pour leur donner un sens.

Les «faits» prennent alors une allure catastrophique ou dynamique selon la «théorie» dans laquelle on les pense. Et l’on risque de les penser selon les «spiritualités» en vogue dans la portion du corps socioreligieux d’où l’on tire la matière des phénomènes observés. Ainsi, il n’y aurait plus, dit-on, que 2 % des catholiques qui assistent à la messe le dimanche. Quel sens donner à cette statistique ? Une baisse de la foi ? Une surcharge de travail ? Une revendication libertaire ? Tout dépend du sens que l’on donne à l’observation du précepte ! Et tout dépend de l’analyse psychosociale que l’on construit des comportements de ce genre. On pourrait les comparer, par exemple, à la «tiédeur» du vote électoral. On ne se déplace plus pour aller voter… On ne se déplace plus pour «aller à la messe».

Un sociologue de renom, Patrick Buisson, vient de publier un livre qui fait du bruit : La fin d’un monde5. Il a été très recensé, surtout en raison du bandeau rouge qui le présente : «Oui, c’était mieux avant !» Les grands chroniqueurs du Monde, du Figaro, du Point, de Valeurs actuelles ont ciblé cette marque insolite. Qu’est-ce qui était mieux avant : le bistro du village, symbole de la puissance masculine? Le sacré de la messe tridentine ? L’allégorie de la hiérarchie sacerdotale ? On reviendra sur ce livre dont l’érudition est remarquable, mais à l’égard de laquelle, cependant, on pourrait avoir de sérieuses réserves. Sortirons-nous de cette «crise» pour entrer dans une autre ? Alors, il nous faudra un autre Patrick Buisson pour nous en faire l’analyse, selon une nouvelle théorie !

C’était mieux avant ?

Je ne sais pas si c’était mieux avant, ou si c’est mieux maintenant ! Tout dépend du sens que l’on donne à ces mots : «être mieux». Il y a, par contre, un point de rencontre que l’on ne saurait éluder : la réalité de l’être humain. La personne humaine est, quelles que soient les époques, un être créé par Dieu à son image et à sa ressemblance. Cela, je le sais depuis mon enfance, et je l’ai appris dans mon petit catéchisme tiré en droite ligne du concile de Trente. La question était la suivante : Pourquoi Dieu nous a-t-il créés ? La réponse : «Dieu nous a créés, pour le connaître, l’aimer, le servir et être heureux avec lui, sur terre et dans l’éternité». Cela ne se change pas selon la couleur du temps, ni selon les temps de malheur, ni selon les époques dites «glorieuses».


Nous sommes libres, tellement libres que nous pouvons inventer n’importe quoi pour ne plus l’être.


Cependant, Dieu nous a créé «libres», non pour être «libres» – nous ne pouvons pas ne pas l’être – mais pour le connaître, etc. Oui, nous sommes libres, tellement libres que nous pouvons inventer n’importe quoi pour ne plus l’être. Et plus on sacralise la liberté, moins on l’utilise. Plus la liberté devient une fin en soi, moins l’on s’en sert ! Et l’on arrive à une situation paradoxale : être libre consiste à ne plus agir, c’est-à-dire à ne plus choisir, à ne plus s’engager, à ne plus vouloir un vrai bien, et surtout à ne plus agir ensemble. On s’enferme dans son individualité et, du haut de son balcon, on regarde vivre les autres qui travaillent, peinent ou souffrent, en se félicitant de ne pas les accompagner, en se complaisant dans une liberté qui ne sert à rien ! J’ai bien le «droit» de ne rien faire, bien le droit d’être un bois mort, bien le droit d’être un parasite social. Voilà où mène la sacralisation de la liberté.

L’acédie ou la tristesse de la liberté

Théologiquement, l’acédie est un vice capital. Mon petit catéchisme appelait cela «la paresse». Être paresseux, c’était désirer rester au lit pour ne pas aller à l’école ou à la messe, et rechigner à aider maman à faire la vaisselle alors qu’on avait envie de jouer au ballon ou de lire une bande dessinée. Devenus «grands», la paresse ne nous est plus possible. Si l’on veut gagner son pain, il faut bien travailler, à condition de trouver du travail ! Cependant, on peut travailler et être surchargé d’occupations de toutes sortes, et vivre dans l’acédie. On n’est plus paresseux, mais on est rivé à la poursuite de biens secondaires qui nous occupent, et on n’a plus de temps pour s’occuper de son âme – en a-t-on une ? – et pour agir ensemble en vue d’un vrai bien commun. Pas le temps ! J’ai ma liberté !

On est dans l’acédie quand on perd le «goût spirituel» du bien et qu’on se trouve face à une liberté qui ne veut pas s’engager parce plus rien ne l’attire. C’est la situation dans laquelle nous a trouvés la Covid et que les programmes de prévention sanitaire ont aggravée. On a perdu le «goût du bien ! Et surtout, le «goût» du bien obtenu «ensemble». Prenons quelques exemples : durant le premier confinement, les églises n’étaient pas fermées, mais on ne pouvait plus y célébrer un acte de culte. Privés de messe, une bonne partie des chrétiens, celle qui avait l’habitude «d’aller à la messe», se sont repliés sur la télévision. KTO a bien fait son travail ! On pouvait même suivre la messe «avec le pape», ou «avec l’évêque du lieu» qu’habituellement, on ne voit jamais ! Quoi de mieux ? Tout y était : le confort du foyer, le petit café et les croissants, la cérémonie bien dite et bien faite, une homélie de taille ! Pourquoi ne pas continuer ? C’est chouette cela ! Idem d’ailleurs pour l’entreprise, du moins pour certaines ! Pourquoi aller m’asseoir derrière un écran et travailler dans une grande salle remplie d’employés qui font le même travail, alors que chacun pourrait rester à la maison. On économise le transport, l’entreprise économise les grands espaces… et, surtout, on n’a plus à supporter la présence de l’autre. Pourquoi s’entasser dans une salle de cours surchargée d’étudiants, alors qu’on entendrait le même cours seul dans son lit, délivrés de la présence de cet étudiant qui nous embête ?

C’est dans ce contexte que l’on sombre dans l’acédie. En effet, qu’est-ce que l’on perd ? Le bien spirituel de l’agir ensemble. On ne va pas à la messe pour entendre «sa» messe et satisfaire individuellement à l’obligation du précepte ; on va à la messe, pour former le peuple chrétien qui «offre» le sacrifice du Christ au Père. Et pour cela, il faut sortir de son «home» et agir ensemble ! On ne va pas au bureau uniquement pour gagner son salaire, mais parce que l’on forme une société économique pour travailler à une même finalité à laquelle on accepte de participer. On ne va pas à l’université uniquement pour recevoir «son» cours, mais parce que l’on doit participer à une communauté de partage d’une vie intellectuelle.


La désintégration de nos sociétés modernes, techniquement avancées comme jamais on l’avait connu avant, nous a fait perdre le sens réel du Bien commun.


Ce n’est pas la Covid qui a créé cela. Cela existait bien avant. Mais la Covid en a été un puissant facteur révélateur. On s’est retrouvé seul, avec son masque et ses gestes barrière. Attention à l’autre, il est un facteur de contamination ! L’autre, pourtant, l’était devenu bien avant décembre 2019. La désintégration de nos sociétés modernes, techniquement avancées comme jamais on l’avait connu avant, nous a fait perdre le sens réel du Bien commun. Il nous est resté l’intérêt général, c’est-à-dire, le sentiment que chacun doit trouver son compte dans cette société hyperpuissante, une société ploutocratique qui invite ses membres au comptoir distributeur des produits essentiels pour un confort individuel.

On en paye le prix. Certes, aujourd’hui, l’on ne change plus de régimes politique comme on l’a fait de 1789 à 1870. La République, quel que soit son numéro, est bien là ! Mais la supposée stabilité de la République n’arrive pas à masquer la perte grave du Bien commun. Nous avons perdu la nécessité d’un agir ensemble ; nous avons perdu la nécessité du sacrifice des intérêts individuels pour l’édification d’une société humaine. La revendication d’une liberté, qui fait de chacun un tyran pour l’autre, entraîne le désir pervers d’un petit bien individuel incommunicable. Le bien qui ne communique pas n’est pas un bien. Rapidement, on cherche à le remplacer par un autre jouet. De jouet en jouet, on perd le véritable bien, celui qui se communique et qui crée la joie d’agir ensemble.

Quand on a perdu le désir de cette joie, il ne reste que la tristesse de la liberté. Pourquoi être libre ? Pour partager un gâteau ou boire un whisky ? Pour gagner plus d’argent et faire un voyage aux Baléares ? Pour profiter de l’autre et augmenter son égoïsme ? Ou pour trouver la joie d’un agir ensemble en vue d’un vrai bien humain, d’un bien spirituel commun ?

Aline Lizotte

Photo originale : M0tty / Wikimedia Commons


1 – En latin : Arx tarpeia Capitoli proxima. Le Capitole était la plus petite des sept collines de Rome, mais la plus importante de par son statut de cœur du pouvoir religieux de la République romaine. Sur le Capitole s’élevait le temple de Jupiter et de ses compagnes, les déesses Junon et Minerve (formant ensemble «la triade capitoline») ; c’était donc le lieu le plus sacré de Rome, un haut lieu de l’Antiquité romaine et un symbole de puissance et d’honneur. Sur l’autre versant de cette colline, à faible distance, se trouvait la Roche tarpéienne, un éperon rocheux, lieu d’où les condamnés à mort étaient précipités dans le vide. C’est là qu’étaient conduits, entre autres, les personnages importants accusés de fautes graves contre l’empereur et mêmes certains empereurs.

2 – Expression consacrée à l’expansion économique sans précédent que connut la France, comme les autres grands pays industriels, du lendemain de la Deuxième Guerre mondiale jusqu’au choc pétrolier de 1973.

3 – Journées révolutionnaires des 27, 28, 29 juillet 1830, qui renversèrent Charles X et mirent fin à la Restauration.

4 – Albert Einstein et Léopold Infeld, L’évolution des idées en physique, Flammarion, Champs, 2015.

5 – Patrick Buisson, La fin d’un monde, Albin Michel, 2021.

Le courrier des stratèges:Affaire Buzyn : la CJR donne-t-elle de premiers signes de partialité en faveur de Macron ?

Affaire Buzyn : la CJR donne-t-elle de premiers signes de partialité en faveur de Macron ?

178 Actions 178

Le Monde révélait hier qu’Agnès Buzyn était convoquée ce matin pour une première mise en examen, pour mise en danger de la vie d’autrui, devant la Cour de Justice de la République. Effectivement, le 10 septembre au soir, Madame Buzyn est sortie de cette convocation non pas sous le statut de témoin assisté mais mise en examen. Cette première manifestation claire de la Cour de Justice dix-huit mois après le début de l’épidémie pose le problème vital de l’impartialité de la Cour, qui a reçu 14.700 plaintes liées au COVID et n’a pour l’instant procédé à aucune mise en examen…Madame Buzyn est-elle simplement un bouc émissaire commode qui évitera une mise en cause complète du système?

Agnès Buzyn a bien été mise en examen aujourd’hui, comme l’annoncçait le Monde ! Visiblement, la Cour de Justice de la République s’est intéressée à l’action concrète de la ministre au début de la crise du coronavirus et en a tiré la conviction que ladite ministre s’est rendue coupable d’une mise en danger de la vie d’autrui…

Les questions posées par l’affaire Buzyn

On s’interrogera évidemment ici sur la signification nécessairement politique de cet acte de procédure. Les contempteurs du gouvernement des juges se sont d’ailleurs précipité pour expliquer que le travail des juges n’était pas d’évaluer l’action du gouvernement.

On connaît la musique : alors même que l’état d’urgence a aboli tous les contre-pouvoirs efficaces, il faudrait que notre Constitution soit vidée de son sens en ne convoquant plus la Cour de Justice, seule instance habilitée à juger de la responsabilité des ministres. Au fond, si la justice pouvait ne même plus être une “autorité” (puisque la Constitution gaullienne la qualifie comme telle, et non comme pouvoir à part entière), et se contenter de ne punir que les citoyens ordinaires sans s’attaquer aux puissants, certains en seraient très contents… y compris parmi certaines figures de gauche dont la crise du COVID a dévoilé toutes les vérités profondes. 

Reste que le temps nous dira si Agnès Buzyn est la première d’une longue série que la Cour de Justice de la République a l’intention de juger de façon aussi impartiale que possible, ou si la ministre est la simple bouc-émissaire d’un système qui va chercher à étouffer les affaires. 

Les amours de François Molins avec Macron

Comme souvent en France, toute la difficulté de l’exercice ne tient pas seulement à l’impartialité de la justice, mais aussi à son apparence d’impartialité, une notion beaucoup plus importante chez les Anglo-Saxons que chez nous. 

S’agissant de la Cour de Justice de la République, il faut souligner qu’elle accorde un rôle essentiel au procureur général de la Cour de Cassation, qui est l’équivalent de son “parquetier”. Or ce procureur n’est autre que François Molins, l’ancien procureur général de Paris, bien connu des Français depuis les attentats de 2015. 

Si les Français ont appris à vivre, à une époque, avec les comptes-rendus précis de François Molins, ils savent que le même procureur ne s’est jamais situé très loin d’Emmanuel Macron. Comme la presse l’a révélé à plusieurs reprises, le même procureur a notamment été approché à plusieurs reprises pour devenir ministre, de l’Intérieur ou de la Justice

Cette circonstance ne signifie pas que François Molins soit aux ordres du pouvoir. Cela signifie seulement que les apparences de l’impartialité ne sont guère respectées à la Cour de Justice, comme elles ne le sont ni au Conseil Constitutionnel, ni au Conseil d’Etat

L’immense besoin de justice des Français

Une fois de plus (et sauf à accepter la proposition Macron selon laquelle l’avis des Français ne compte plus et n’a aucune importance), l’impartialité de l’Etat risque donc de s’exposer aux critiques de plus en plus acerbes des opposants à la Macronie, qui s’exaspèrent de voir les contre-pouvoirs disparaître les uns après les autres. Cette situation constitue de notre point de vue un risque politique grandissant, dans la mesure où la soif de justice est immense dans le pays.

Le fait que la Cour de Justice ait reçu plus de 14.000 plaintes sur la gestion de la crise COVID est un bon indicateur de la situation. Le prétoire est, dans l’esprit de beaucoup de Français, le lieu par excellence où le désaccord avec la Macronie doit se régler. 

Nous avons eu l’occasion de la dire : l’inconvénient de cette voie, est qu’elle repose tout entière sur des juges qui ne sont pas neutres. Au fond, les Français délèguent aujourd’hui à des magistrats dont la promotion dépend du pouvoir la fonction de réguler les abus de ce même pouvoir. Voilà qui ne peut qu’être déceptif. 

Une meilleure solution consiste, selon nous, à mener la bataille politique dans le champ politique, et non judiciaire. Mais il est vrai que la déraison macronienne obligera assez rapidement à recourir à des méthodes de rupture, comme la désobéissance civile, pour établir un rapport de force significatif. 

America Being Taken Over by Communists – General Michael Flynn 9.11.21-USAWatchdog

America Being Taken Over by Communists – General Michael Flynn 9.11.21

By Greg Hunter On September 11, 2021 In Political Analysis 1

By Greg Hunter’s USAWatchdog.com (Saturday Post)

Retired Lieutenant General Michael Flynn, who was head of the Defense Intelligence Agency (DIA), thinks evil communists are out to destroy America and your freedom.  General Flynn explains, “Transitioning to all the noise that is bombarding the American psyche, it’s all intentional.  Don’t think this is all a bunch of haphazard things that are happening within our country.  The bigger 60,000 foot strategic view is that the country is being taken over by a very small minority of people that we call the Left, which are really a group of Marxists and communists who have decided over decades, and this is not just about Trump, have decided now is the time to do it . . . and they did.  They outmaneuvered the Republican establishment during this last November election. . . .Let’s talk about what’s coming out of Arizona.  Everybody knows this election was stolen.  No way in the world 80 million people voted for the administration occupying the White House—no way. . . .This is no longer a conspiracy theory about election fraud.  This is a conspiracy alright, but it is a conspiracy within a group of people that stole the U.S. Presidential Election and also stole parts of the down ballot votes, meaning the Senators and Congressmen.”

General Flynn says the election system must get fixed.  General Flynn warns, “The Arizona Legislature holds the future of our country because if they do not decertify, then these other states like Michigan, Pennsylvania, Wisconsin, Nevada and others . . .If they couldn’t do it, then why should we bother? . . . . If we do not resolve that issue, we cannot move forward with future elections in 2022 or 2024.  Those will be stolen just like the 2020 election.”

General Flynn says there is a giant psyop being run on the American people to take their eyes off of the 2020 election fraud.  General Flynn explains, “Absolutely, Covid . . .Afghanistan, the border situation, and we are not even talking about the border situation anymore because its fallen down in three or four priorities in terms of what people are able to concentrate on . . . . We are going to see President Biden come out to talk about . . . lockdowns . . . and vaccines, and it is all to change the narrative. . . .They are going to try to take away the narrative of what happened in the election.  What they really wanted and believed is the theft of the 2020 election was going to be dead by about March of 2021, and the country would move on.  The American people are not stupid.  We are not a bunch of chumps that Biden has called us.  There is a bunch of intelligent Americans that are tired of the lies spewing out of the White House and spewing out of the mainstream media.”

As the former Head of the DIA, General Flynn sees the psyop on America from a relatively small group of people.  General Flynn says, “They attempt to look bigger than they are, and they are able to do that through the media.  They are absolutely able to do that through the mainstream media.”

General Flynn also warns about a financial collapse in October triggered by a budget impasse and Nancy Pelosi.  He talks about China’s infiltration of America that has been going on for decades.  There is much more in the 44 minute interview.

Join Greg Hunter of USAWatchdog.com as he talks to America’s favorite patriot, retired Lieutenant General Michael Flynn, founder of AmericasFuture.net.

Boulevard Voltaire:Général Vincent Desportes : « Il n’a échappé à personne que les États-Unis ont perdu toutes leurs guerres depuis 1945 »

Général Vincent Desportes : « Il n’a échappé à personne que les États-Unis ont perdu toutes leurs guerres depuis 1945 »

Général Vincent Desportes 11 septembre 2021Catégorie : AudioEditoriauxEntretiensInternational

1.1k      Imprimer, enregistrer en PDF ou envoyer cet article

Il y a vingt ans, les deux tours du World Trade Center s’effondraient sous l’assaut de terroristes islamistes. Le général de division (2s) Vincent Desportes analyse, au micro de Boulevard Voltaire, l’importance historique de cet attentat et l’évolution de la place des États-Unis sur la scène internationale.

https://w.soundcloud.com/player/?visual=true&url=https%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F1122374179&show_artwork=true&maxheight=1000&maxwidth=850

Il y a vingt ans, l’Amérique a tremblé et vu les deux tours du World Trade Center s’effondrer sous l’assaut de terroristes islamistes. Vous aviez écrit deux ouvrages, Le Piège américain : pourquoi les États-Unis peuvent perdre les guerres d’aujourd’hui et L’Amérique en armes.
Ce jour-là, l’Amérique a-t-elle compris qu’elle n’était pas toute-puissante ?

C’est la première fois que la guerre a été portée sur son territoire national. Toutes les autres guerres ont été conduites à l’extérieur, à part la guerre civile qui est une guerre interne. C’est la première fois que les Américains ont vu les effets de la guerre sur leur propre sol. Cette date est aussi très importante parce qu’elle va clore une période très courte, entre la chute du mur et la chute des tours. Cette période est la période de l’illusion de la toute-puissance américaine et l’illusion de nos valeurs de démocratie et de liberté voulues par tout le monde. Cette période charnière est très intéressante, celle où, effectivement, l’Amérique va perdre son illusion d’être une puissance intouchable.

Lorsqu’on regarde l’Histoire américaine, il y a d’abord une opposition avec l’Angleterre puis avec le Mexique dans une moindre mesure, avec l’Allemagne nazie, avec l’URSS et, maintenant, le terrorisme international. C’est comme si les Américains avaient toujours eu besoin d’une espèce d’ennemi de l’extérieur qui nécessite la mobilisation de la population contre cet ennemi de l’extérieur pour préserver l’intérieur. Cet aspect fait-il partie de l’identité américaine ?

Effectivement, l’Amérique est pratiquement toujours en guerre, à quelques exceptions près, depuis que les États-Unis ont été créés. On peut penser que les États-Unis sont une nation belliqueuse. Le sont-ils par nature ? L’Amérique s’est construite dans la violence et dans une lutte à mort contre les Français au départ, contre les Britanniques et contre les Indiens. Les Américains ont toujours conduit des guerres totales, contre la guerre elle-même en 1919, puis contre le mal absolu qu’était le Troisième Reich.

On a l’impression, aujourd’hui, que l’Amérique a besoin de ce conflit qui monte contre la Chine.

C’est là que notre vision du monde, à nous Européens, n’est pas la vision américaine. Le secrétaire d’État à la Défense américain a rappelé, en juin dernier, à l’OTAN, à Bruxelles, que l’OTAN devait se concentrer sur la guerre contre la Chine. Je pense que nous devons savoir dire non et dire que ce n’est pas notre vision du monde. Une nouvelle fois, l’Amérique a perdu de manière quasiment honteuse sa guerre contre les talibans. Nous devons faire extrêmement attention à cet allié qui peut être aussi bien dangereux que bienfaisant.

Vingt ans après le 11 septembre, les États-Unis se retirent d’Afghanistan. Cela marque-t-il un déclin de l’influence américaine ?

Cela ne marque pas le coup d’arrêt. La fin de cette vocation était en germe depuis longtemps. Le président Obama était déjà dans ce mood-là. Le président Bush avait, lui, relancé les guerres. C’était en gestation. Il est effectivement probable que les Américains sont définitivement fatigués de la guerre.

Il n’a échappé à personne que les États-Unis ont perdu toutes leurs guerres depuis 1945. Pour aller faire la guerre, il faut des alliés. Je pense qu’ils auront de plus en plus de mal à en avoir puisqu’ils ont abandonné leurs alliés, qu’ils soient vietnamiens, irakiens ou afghans. Ils n’ont pas tenu leur parole. Un véritable problème pour les États-Unis, mais pour l’Occident, puisque les États-Unis sont nos alliés quoi qu’il arrive, c’est la démonétisation de la parole américaine qui risque d’entraîner des troubles très importants dans le monde entier.

Biden Exempts Congress from Vaccine Mandate But not Post Office-Martin Armstrong

Font size

Biden Exempts Congress from Vaccine Mandate But not Post Office

Blog/Vaccine

Posted Sep 11, 2021 by Martin Armstrong

Spread the love

The rumors are flying because Biden has not actually released the Executive Order yet. Now it is clarified that the Post Office will be mandated to take the vaccine. Congress will be exempt from the vaccine mandate since they are not the executive branch. The rumors that Biden may be trying to deny health care to people who are not vaccinated cannot be confirmed and I think that would be way over the top.

What seems to be going on is a punitive push to force 100% compliance with a vaccine that clearly does not work and may even screw up your body to fight new strains as they mutate but doctors who opposed are not allowed to speak. Meanwhile. Pelosi has ordered that the fence be put back up to protect congress from the people. This is really following the playbook of the Decline & Fall of Rome. So while Biden is shutting down the only drugs that can “treat” COVID interfering in doctor’s decisions, Israel seems to be endorsing ivermectin such treatments.

The CDC can clearly not be trusted anymore. They are changing the definition of even what is vaccines because these “vaccines” are not vaccines in the original definition pre-2015. The discovery was publicized by Rep. Thomas Massie (R-Kentucky) who tweeted the definitions. It is now just something that “protects” and is no longer to create “immunity” to a disease. Israel has stated that nearly 50% of the people in hospitals with COVID have been fully vaccinated and that the Pfizer vaccine is only 39% effective. So obviously they do not create immunity. So instead of telling the truth, they change the definition to cover their ass. Schools in California are mandating vaccines for children 12 and up. All we really ask is the truth.

Something is just seriously wrong here to force an experimental “vaccine” by the new definition when the top two FDA people resign over this and the push is so authoritarian and it takes 10 years on average to approve such a drug. Then the central banks are pushing to create the digital currency and to allow them to direct and restrict what you will be allowed to buy in the future.

Fauci Has no Answer why to Force People Who Had Covid to Vaccinate-Martin Armstrong

Font size

Fauci Has no Answer why to Force People Who Had Covid to Vaccinate

Blog/Opinion

Posted Sep 11, 2021 by Martin Armstrong

Spread the love

QUESTION: Marty; I had covid-19 and it was like the flu. Why do I have to now get vaccinated? I have never heard of getting the flu and then the doctor tells you to get the vaccine after the fact. I agree something is not right. This must be part of some sinister agenda. Any ideas?

HU

ANSWER: What you have said is true. I have NEVER heard any doctor tell you to get the flu shot after you ready had the flu. Fauci’s response to that question shows his bias. He is not about to concede anything. He told CNN:

“I don’t have a really firm answer for you on that.”

Fauci went on to say it was a question now of  “durability” but the vaccines need booster shots every 6 months and maybe daily pills. Video Player00:0000:55

What I do know is that the World Economic Forum sold its stocks and bonds ahead of the March 2020 COVID Crash and Schwab allegedly told people a virus was coming. These lockdowns have been celebrated by him as has been the loss of jobs.

What I can confirm is this is by NO MEANS about a virus that has a mortality rate of less than 1% and the people who die as the same who would die with the flu. This is a much broader agenda and they keep people arguing over these vaccines when what they are doing behind the curtain is all about imposing the Great Reset where government default, end the current system of borrowing, replace pensions with Guaranteed Basic Income, and do away with democracy as they have done in Europe. This is not fear-mongering. It is just what the Democrats refuse to look at and like the Nazis on trial, they will plead the same thing – I was just following orders. I’m sure they will never read Stanley Milgram‘s book who showed how to manipulate society in his Obedience to Authority.

Olivier Demeulenaere:Covid : L’OMS reconnaît que les “vaccins” sont un échec mais invite à poursuivre la vaccination

← Obligation vaccinale, le Sénat confirme que le décret d’application n’est pas paru

Covid : L’OMS reconnaît que les “vaccins” sont un échec mais invite à poursuivre la vaccination

Publié le 11 septembre 2021 par Olivier Demeulenaere

On ne rit pas ! Les complotistes avaient vu juste, le faux « vaccin miracle” est tombé comme prévu de son piédestal… Pourtant les factotums de l’OMS, tout dévoués à Big Pharma et à Davos, ne sont pas disposés à rendre les armes. A la façon du pauvre Eric Caumes, ils invitent à poursuivre l’expérimentation. Pensez-vous, une occasion comme celle-là (des milliards de cobayes et des centaines de milliards de chiffre d’affaires…), ça n’arrive qu’une seule fois dans la vie ! OD

Covid-19 : venir à bout de la pandémie par la vaccination seulement ? L’OMS émet des doutes

DOUTES – Le directeur de l’OMS en Europe a estimé ce vendredi 10 septembre 2021 que la vaccination au Covid-19 ne serait sans doute pas suffisante pour mettre fin à la pandémie.

Principale arme contre le Covid-19,  la vaccination ne viendra probablement pas à bout à elle seule de la pandémie. C’est tout du moins ce que redoute Hans Kluge, le directeur de l’OMS en Europe. Des doutes exprimés lors d’une conférence de presse à Copenhague (Danemark) le 10 septembre 2021. « L’émergence des variants plus transmissibles et plus viraux », qui ont mis à mal la possibilité d’une immunité collective, est l’argument principal avancé.

Le responsable de l’institution pour le Vieux continent avait déclaré en mai dernier que « la pandémie serait terminée lorsque nous aurons atteint une couverture vaccinale minimale de 70% » de la population mondiale. Un taux encore très lointain. À ce jour, à peine un tiers (29,7%) de la population mondiale serait complètement vacciné, selon Our World In Data.

La vaccination reste incontournable

Aujourd’hui dominant en Europe, le variant Delta est estimé 60% plus transmissible que le variant Alpha et deux fois plus que la souche du virus historique. Selon des épidémiologistes, il semble désormais illusoire d’atteindre l’immunité collective uniquement grâce aux vaccins. Cependant, la poursuite de la vaccination reste primordiale si l’on veut « réduire la pression sur nos systèmes de santé qui ont désespérément besoin de traiter les autres maladies que le Covid-19 », assure Hans Kluge.

Lors de cette conférence de presse, le directeur continental de l’OMS est également revenu sur la question des doses supplémentaires de vaccin. « Si on considère que le Covid va continuer à muter et rester avec nous, comme la grippe, alors nous devons anticiper comment adapter progressivement notre stratégie de vaccination à la transmission endémique, et acquérir un savoir très précieux sur l’impact des doses supplémentaires. »  Au sein de l’Union européenne, 72,1 % de la population adulte est entièrement vaccinée.

LCI, le 10 septembre 2021

Rappels :

Pourquoi cette obsession de la “vaccination” ?

Leur “vaccination” n’a rien à voir avec notre santé

LE BLOG DE PATRICE GIBERTIE:Pourquoi l’ivermectine rend  t-elle fous les imbéciles ?

LE BLOG DE PATRICE GIBERTIE
Pourquoi l’ivermectine rend  t-elle fous les imbéciles ? par pgibertie Après Gilbert Deray qui craint pour sa  fertilité, les journalistes de l’Express  et d’autres médias deviennent fous et inventent n’importe quoi. Loin d’aller à la source, personne n’a été victime de la molécule maudite aux Etats Unis, ils gobent tout. Les centres anti poisons américains reçoivent des appels liés aux vaccins, aux médicaments , les vrais  empoisonnements représentent 2% des appels . Avec la Covid ils ont reçu plus d’un million d’appel dont 162000 liès aux vaccins qui ont conduit  à 49000 signalements d’effets secondaires… Pour la malheureuse ivermectine  il y aurait eu 400 appels de plus que d’habitude  sur l’ensemble de l’année 2021 Personne à ce jour n’a pu donner la preuve qu’une seule personne avait été hospitalisée Résumé sur l’#ivermectine qui a eu le prix Nobel, puissant antibactérien, antiviral, 31 études randomisées sur humains avec effet positif sur le #Covid19, http://ivmmeta.com Mais les médias vous diront que c’est juste un « antiparasitaire pour chevaux pic.twitter.com/ZWW65ZVR8L— Paul DellaPelle (@paolodellapelle) September 8, 2021 Japon: « Il ne faudrait pas attendre que leur état s’aggrave pour soigner les patients » « Sur les 500 patients covid que j’ai eus, j’en ai suivis 250 à domicile, et aucun patient n’est mort » « On retrouve les patients en réanimation parce qu’on attend l’aggravation » Pr Nagao 🔥🇯🇵Japon: « Il ne faudrait pas attendre que leur état s’aggrave pour soigner les patients »
« Sur les 500 patients covid que j’ai eus, j’en ai suivis 250 à domicile, et aucun patient n’est mort »
« On retrouve les patients en réanimation parce qu’on attend l’aggravation »
Pr Nagao https://t.co/REvWROyC7t pic.twitter.com/g3bmeiCObN— Ivermectine-covid.ch (@GabinJean3) September 11, 2021 Vous avez plébiscité la saison 1 sur l’hydroxychloroquine pendant le premier confinement, avec son couple de pieds nickelés de l’Arizona qui ingère un nettoyant pour aquarium à base de chloroquine après avoir entendu la déclaration de Donald Trump vantant les mérites de cette molécule. Vous avez apprécié les épisodes porno soft avec la très sulfureuse Ariane Anderson, cette ancienne « dame » issue du monde de la prostitution et de l’industrie pornographique, reconvertie pour l’occasion en directrice des ventes de la société Surgiphere qui a fourni les données de l’étude frauduleuse du Lancet, qui avait déclaré l’hydroxychloroquine dangereuse. Vous avez également aimé la figure du héros marseillais qui soigne avec cette molécule, se battant seul contre tous pour ses patients… Alors vous allez adorer la saison 2, déjà bien avancée, intitulée “Ivermectine”. https://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/coronacircus-traitement-saison-2 Les Philippines se rallient à l’ivermectine  après l’avoir combattue… https://www.pna.gov.ph/articles/1153246 Le président Rodrigo Duterte a laissé aux professionnels de la santé et à leurs patients la décision d’utiliser un médicament antiparasitaire Ivermectine pour prévenir ou traiter la maladie à coronavirus 2019 (Covid-19). Duterte a fait ces remarques dans un Talk to the People préenregistré livré vendredi soir mais diffusé samedi matin. Il a déclaré qu’il laisserait quiconque le souhaite faire un « bon pari » en termes d’essai de l’efficacité de l’ivermectine contre Covid-19. https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/15563650.2021.1933510?src=&&fbclid=IwAR2SiPNVAxA7obZ5ZFAssdoQ1DuqU6nO7Nenp6UED1thmhebChVfbbPtnTU https://pgibertie.com/2021/09/07/les-medias-francais-intoxiques-par-une-fake-sur-livermectine-les-empoisonnements-avec-des-doses-de-cheval-etait-inventes/ Les médias français intoxiqués  par une fake sur l’ivermectine….Les empoisonnements avec des doses de cheval étaient inventés