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Grippe H1N1 : le virologue Marc Van Ranst explique comment il a manipulé l’opinion

8 juin 2022

Dans une vidéo, le virologue Marc Van Ranst explique comment, en 2009, il avait manipulé la presse belge pour obtenir l’adhésion de la population aux mesures prises par le gouvernement belge. C’était à l’époque à propos de la grippe H1N1, qu’il avait rebaptisée « grippe mexicaine », car c’était plus facile à retenir pour la population belge.

Le 22 janvier 2019, le virologue Marc Van Ranst était invité à une conférence du Centre on Global Health Security de la Chatham House en partenariat avec le groupe de travail scientifique européen sur la grippe (ESWI). Il est, depuis 2007, responsable de la planification de la réponse aux pandémies de grippe. Son intervention dure une vingtaine de minutes et elle est pour le moins déconcertante.

Une communication parfaitement huilée

« Vous devez être omniprésent les premiers jours, comme ça vous attirez l’attention des médias. Vous passez un accord avec eux que vous leur direz tout et que s’ils vous appellent, vous répondrez. Ainsi, vous pouvez profiter des premiers jours afin d’avoir une couverture complète du terrain. Ils n’iront pas chercher de voix alternatives ailleurs », explique l’autoproclamé « commissaire à la grippe ». Au sujet de sa non-affiliation à un parti, le virologue explique : « Cela rend les choses un peu plus faciles car vous n’êtes pas attaqué politiquement […] c’est un grand avantage. Le deuxième avantage, c’est qu’à Bruxelles, vous pouvez jouer le gars complètement naïf et faire beaucoup plus de choses qu’il n’aurait été possible autrement ». Une fois invité dans les médias, il est, selon lui, nécessaire de se mettre à parler de pandémie et également de décès avant même l’arrivée du premier cas sur le territoire afin de « préparer l’audience » et que les gens commencent à se dire : « Wow, qu’est-ce que vous voulez dire ? Des gens meurent de la grippe ? »

Des gens meurent, que faire ?

Ayant travaillé pour de nombreux laboratoires tels que GSK, Sanofi-Pasteur, Merck, Johnson & Johnson, Abbott et Biocartis, notamment dans la recherche de vaccins, M. Van Ranst est clairement pro-vaccination. Considérant que c’est apparemment la seule solution face à une pandémie, le virologue belge se doit de faire adhérer un maximum de gens au vaccin, et quoi de mieux que la manipulation ?

En effet, il explique, devant un auditoire amusé, avoir notamment « abusé » du fait que des clubs de football ont, en 2009, « de manière inappropriée et contre tous les accords de vaccination, vacciné et fait de leurs joueurs des personnes prioritaires », alors que la vaccination n’était pas encore ouverte à tout le monde. En effet, selon lui, en mettant en avant cette affaire, les gens se sont dit que le vaccin était tellement souhaitable que des joueurs de foot étaient prêts à tout pour l’obtenir. Ce qui a très bien marché, d’après lui.

Le virologue a expliqué à la RTBF que le but de cette conférence était de montrer comment communiquer et préparer les gens à une pandémie sans créer de panique. Mais cela révèle tout de même les étapes d’une communication, ou manipulation, très bien huilée et qui conclut par l’adhésion de la population au vaccin. Malgré les critiques qu’il y a eu à son encontre suite à la gestion de la crise H1N1 et ses conflits d’intérêts, M. Van Ranst a pu rejouer son spectacle lors de la pandémie de Covid-19. Et le public ne s’est pas déplacé, mais fait vacciner en masse.

Image principale : Capture d’écran de L’oiseau de l’est

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L’ex-directrice adjointe de Marianne et de L’Obs alerte sur la situation inquiétante des médias

9 juin 2022

L’ex-directrice adjointe de Marianne puis de L’Obs était récemment l’invitée du média indépendant Élucid. L’occasion, pour elle, de raconter les coulisses des grands médias qui « fabriquent l’opinion ».

La journaliste Aude Lancelin a une certaine expérience des médias français puisqu’elle a été, entre autres, directrice adjointe de Marianne puis de L’Obs. Son constat sur le système médiatique et politique est accablant.

Une journaliste attaquée ?

Licenciée brutalement par L’Obs en 2016, Aude Lancelin accusera le président François Hollande d’être responsable de son licenciement. En effet, « il semblerait que ce qu’il se passait dans ce journal ne lui convenait pas et qu’il s’en est ouvert aux actionnaires », a-t-elle expliqué au micro de Jean-Jacques Bourdin sur RMC. L’Obs finira par être condamné pour licenciement abusif. Après cet événement, elle publia un livre qui a reçu le prix Renaudot, intitulé Le Monde libre, dans lequel elle raconte les coulisses de « la dérive du système médiatique français ». Elle prendra ensuite la tête de la rédaction du Média, qu’elle quittera pour créer en 2019 le média indépendant QG.

Le CAC 40 élargit son influence

Invitée par Olivier Berruyer, la journaliste fait un état des lieux des médias en France. D’après elle, l’accaparement de ces derniers par les groupes du CAC 40 est très dangereux pour la démocratie. « 80 % des médias fabriquent l’opinion […] tout ce qui s’en écarte, toute opinion autre est extrémiste, complotiste, excentrique, ridiculisée. Il n’y a pas d’autres points de vue qui puissent s’exprimer ». Les actionnaires de ces groupes de presse ne veulent surtout pas qu’on traite de « la question de la justice sociale, du partage véritable des richesses, explique-t-elle. Pendant qu’on parle du burkini, on ne parle pas de l’inflation ». Elle regrette que les rédactions censurent de plus en plus les journalistes, l’ayant vécu personnellement avec Laurent Joffrin, lors de séances de réécriture « humiliantes » de ses articles.

Les politiques ferment les yeux ?

Dans l’interview, la journaliste se veut également très critique envers les politiques qui ont laissé la concentration de ces grands médias entre les mains de quelques milliardaires : « Il y a des régressions démocratiques dans ce pays dont les gens n’ont pas encore idée. » Elle déplore notamment que la commission sénatoriale de mars 2022, qui devait évaluer l’impact de cette concentration sur la démocratie, n’ ait mené à rien. « Tout était burlesque. Le pouvoir en France est devenu un théâtre […] tout le monde sait que rien ne se décide là. » Elle continue : « Même Macron n’est finalement que la poupée gigogne des vraies puissances. »

Le constat de la journaliste est alarmant. Il démontre la nécessité pour tout citoyen de s’approprier l’information, de chercher et réfléchir par lui-même. Nous ne pouvons plus faire totalement confiance aux médias mainstream, au vu des intérêts financiers de qui les possède.

Image principale par Élucid

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