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Atlantico:Efficacité vaccinale : pourquoi tant d’imprécision scientifique dans les discours publics ?

©ALAIN JOCARD / AFP
Arme contre la pandémie
Efficacité vaccinale : pourquoi tant d’imprécision scientifique dans les discours publics ?
Toutes les études sur la réalité de l’efficacité des vaccins dans le monde réel ont été rétractées depuis mars. L’efficacité globale n’est absolument pas en cause en soi. Mais les récits politiques comme médiatiques manquent largement de rigueur. Comment espérer recréer de la confiance chez ceux qui doutent dans de telles conditions ?Arnaud Benedetti et Kaiser Fung
Atlantico : Qu’est-il arrivé aux études en vie réelle soutenant que les vaccins sont efficaces à presque 100 % ?
Kaiser Fung : Pour parler franchement, les études dans le monde réel ont largement surestimé l’efficacité des vaccins. Après la pandémie, une analyse révélera de nombreux problèmes méthodologiques faciles à repérer, mais dans le climat actuel, il n’y a pas de place – ni dans la communauté scientifique, ni dans le public – pour une telle discussion.
Les données du monde réel sont désordonnées, et leurs analyses nécessitent un mélange prudent de principes scientifiques et de jugement subjectif. Pour vous donner une idée, une technique récemment populaire est appelée « conception cas-témoins à test négatif ». Dans des situations idéales, elle devrait donner une estimation raisonnable de l’efficacité des vaccins. L’ensemble de l’édifice repose sur le suivi des personnes qui se sont présentées pour subir un test de dépistage du Covid-19. Dans le monde réel, cependant, certaines personnes ont eu une série de résultats de tests, qui peuvent inclure des positifs comme des négatifs, et chaque enquêteur décide des règles pour savoir quel test va compter. En outre, les résultats des tests ne sont pas exacts à 100 %. Nous n’avons pas non plus la preuve que le vaccin est identiquement efficace pour un sous-ensemble arbitraire de personnes.
Au cours des derniers mois, les méthodes utilisées dans les études dans le monde réel ont évolué. Les premières études ont utilisé des méthodes statistiques complexes et bien établies – telles que l’appariement et l’ajustement par régression – qui corrigent certains des biais évidents dus au fait que les personnes vaccinées diffèrent des personnes non vaccinées à bien des égards, comme l’âge et l’origine ethnique. Des études plus récentes ont largement abandonné ces approches prudentes, et ont poussé des analyses naïves et totalement inappropriées qui comparent les taux de cas non ajustés des populations vaccinées et non-vaccinées.
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Comme je l’ai expliqué dans un récent billet de blog, cette méthodologie naïve commet de nombreuses erreurs, comme celle de compter les personnes infectées qui ont reçu deux doses d’ARNmessager comme des cas « non vaccinés » parce qu’elles ont été infectées avant 14 jours après la deuxième dose. Cette fenêtre de comptage des cas, généralement fixée à 14 jours après la deuxième dose, crée de nombreux problèmes d’analyse. En utilisant cette fenêtre, les analystes éliminent les cas du groupe vacciné, mais ils ne peuvent pas appliquer symétriquement la même règle aux personnes non-vaccinées, car elles n’ont pas reçu d’injection, et le jour de la deuxième injection perd donc toute signification. Il s’agit d’une différence essentielle entre les essais cliniques et les études en conditions réelles. Dans les essais, les personnes non-vaccinées reçoivent des injections placebo, et nous savons donc quand elles atteignent 14 jours après la deuxième injection.
Pour cette raison et pour diverses autres, les données du monde réel doivent être corrigées pour obtenir une bonne estimation de l’efficacité. Les études les plus récentes ont échoué parce que les analystes ont abandonné toute prétention à traiter les complications du monde réel. Les méthodes qu’ils utilisent sont conçues pour analyser les données des essais cliniques, qui ne présentent pas le désordre des données du monde réel.
Ces études ont été largement reprises dans les médias et par les décideurs politiques. Avons-nous été trop hâtifs ? A-t-on été tenté d’exagérer l’efficacité des vaccins « pour la bonne cause » ?
Kaiser Fung : Les analyses et les rapports ont été trop hâtifs, mais c’est compréhensible en raison de l’évolution de l’urgence. Dans mon livre Numbersense, je m’inquiétais de l’arrivée d’un âge sombre de la science grâce au « big data ». Avec la disponibilité généralisée des ensembles de données et l’accès aux outils, il est devenu trop facile de développer des analyses et de les entasser dans des revues scientifiques. Des centaines de nouveaux articles de recherche apparaissent chaque mois sur Medxriv. Ni les journalistes, ni les citoyens comme moi n’ont le temps de lire attentivement chaque étude et de juger de ses mérites. Ces articles contiennent des données incomplètes et des descriptions simplifiées des méthodologies, ce qui les rend très difficiles à suivre. Nombre de mes blogs sur des documents de recherche spécifiques nécessitent des semaines de préparation.
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Les reportages dans les médias ont été bâclés. Combien de fois avez-vous vu des essais de vaccins qualifiés de « double aveugle » ? Si vous sortez n’importe quel protocole d’étude (Pfizer, Moderna, AstraZeneca, etc.) et que vous lisez simplement la première page, vous apprendrez que la grande majorité d’entre eux étaient « en simple aveugle ». Une grande partie de la couverture ignore également le type de méthodologie de recherche. J’ai vu des rapports dans lesquels un résultat provenant d’un essai clinique avec 40 000 participants est mentionné dans le même paragraphe qu’un autre résultat provenant d’une expérience de laboratoire avec moins de 100 échantillons. Nous n’arrivons même pas à établir les faits de base, sans parler des résultats, qui demandent une interprétation.
Il est peu probable que cet état de fait change, car un cercle vertueux s’est installé. Les médias aiment les histoires sur la « perfection » des vaccins à ARNmessager. Les chercheurs qui fournissent des preuves confirmatives font les gros titres et récoltent la gloire.
Les professionnels des relations publiques semblent croire que la seule façon de convaincre 80 % du monde de se faire vacciner est de brosser un tableau noir et blanc, une stratégie où la fin justifie les moyens. Parmi les « vérités » qu’ils ont revendiquées ces derniers mois, citons une protection de 90 % contre les cas symptomatiques, une protection encore plus élevée contre les hospitalisations et une protection de 100 % contre la transmission et la propagation. Comme je l’ai documenté dans un autre blog récent, chacune de ces affirmations a été ébranlée par la réalité. Malheureusement, cela ne s’est pas traduit par une perspective plus nuancée. Ils se contentent de battre en retraite et de remplacer les affirmations démystifiées par de nouvelles vérités en noir et blanc. Je ne veux pas remettre en question le secteur des relations publiques, car ce sont les experts dans leur domaine.
Sans pour autant que cela remette en cause la légitimité des vaccins, plusieurs études arguant d’une efficacité quasi maximale de ces derniers ont depuis été rétractées. Quant au gouvernement, il s’est basé sur une interprétation erronée d’une modélisation de l’Institut Pasteur pour répéter l’envi que les vaccins « divisent par 12 le pouvoir de contamination du variant Delta ». C’est pourtant bien moins que cela. A vouloir trop en faire (quitte à mettre la science au second plan), ne risque-t-on pas d’alimenter la méfiance vis-à-vis des vaccins ?
Arnaud Benedetti : Le politique oublie trois choses : la science autorise le doute, accepte dans sa démarche sa possible réfutation qui est au demeurant une condition épistémologique de sa possibilité, et surtout ne tient pas compte du statut très singulier des sciences du vivant, lesquelles ne disposent pas du même niveau d’irrefutabilité que celui des sciences de la matière par exemple. Je ne suis pas sûr que dans quelques années, avec le recul dont nous disposerons sur ce moment sanitaire total, la relation politique et science en sorte forcément exempte de lectures très critiques. Toute l’histoire de cette crise aura été marquée par des décisions indexées sur une fabrique de la science très balbutiante, non pas du fait des scientifiques, mais parce que ceux ci ont été très certainement amenés à produire des savoirs, sous la pression des événements, nécessairement incertains. À cela s’est rajoutée une lecture très instrumentalisée politiquement d’un certain nombre de données scientifiques. Le cas de l’interprétation de l’étude à laquelle vous faite référence en constitue l’illustration la plus frappante. C’est une forme de « cherry picking » , voire d’hyper « cherry picking », la cueillette des cerises, exercice communicant qui consiste à se servir d’une donnée étayant votre argumentaire, voire de la tordre pour s’efforcer de convaincre, quitte à laisser de côté bien des aspects plus invalidants pour votre démonstration. Tout ceci ne peut que susciter en effet le scepticisme, et alimenter en prétendant les combattre, toutes les formes de complotisme. C’est nocif pour la parole publique, cela contamine -par la politique- la science, cela, enfin, justifie bien des défiances.
Kaiser Fung : J’espère que la leçon que les gens tirent de ces analyses erronées n’est pas la méfiance à l’égard des vaccins ou des scientifiques, mais une meilleure appréciation de la science, qui est un outil extrêmement utile mais imparfait. Le message clé de mes livres sur la pensée statistique est toujours le suivant : à mesure que les données exercent tranquillement une influence sur de plus en plus d’aspects de notre vie, nous devons devenir des consommateurs plus avisés des analyses de données.
Comme pour tout ce qui concerne la pandémie, le débat sur les vaccins a été politisé et transformé en une affaire binaire, en noir ou en blanc. Il y a trois aspects de ce débat que j’aimerais voir couverts davantage : les risques différentiels auxquels sont confrontés les différents segments de la population, les niveaux différentiels de tolérance au risque des individus, et l’idée de bien commun. Les deux premiers points suggèrent qu’il devrait y avoir une réceptivité variable aux vaccins, quelle que soit la confiance que l’on accorde à la science.
Toute mesure d’atténuation, qu’il s’agisse de la vaccination, du port d’un masque ou de la distanciation sociale, ne fonctionne que si les citoyens se soucient du bien-être de chacun. En tant que statisticien, je sais que l’on peut gagner à la loterie, même si les chances sont faibles, si l’on peut accumuler suffisamment de billets. Chaque personne infectée est un billet de loterie acheté, et le prix est la mutation rare qui prolonge la pandémie. La lutte contre la Covid-19 est un test pour savoir si les humains sont capables d’agir ensemble pour le bien commun.
Entre mentir « pour la bonne cause » et tenir un discours de vérité, qu’est-ce qui est le plus efficace ?
Arnaud Benedetti : Mentir est de plus en plus difficile aujourd’hui pour les politiques. Pour une raison assez simple, le décryptage de leur expression est souvent quasi-instantanée. La réalité c’est que le positionnement de l’exécutif sur les vaccins est le prolongement d’une longue suite d’errements: sur les masques, sur les tests, sur les lits d’hôpitaux, etc… Le gouvernement ne parvient pas vraiment à se défaire d’une image empreinte d’improvisation, d’arrangements avec la vérité, et d’actions combinant ordre et contre-ordre. Les controverses autour du passe sanitaire sont comptables des propos initiaux de nombre responsables gouvernementaux et du Président lui-même dont les annonces premières consistaient à nier toute volonté d’extension de ce dispositif. Se dédire en un laps de temps aussi resserré empêche par ailleurs le travail d’amnésie qui peut rendre acceptable à l’opinion une éventuelle contradiction. Dans cette affaire néanmoins, les pouvoirs publics à ce stade sont protégés par deux éléments: la peur du virus dont il faudrait néanmoins s’interroger si elle correspond à une perception objective ou à une surréaction largement entretenue par une époque qui n’accepte plus le risque, comme pétrifiée par une forme d’intolérance anthropologique à la moindre menace et dont les gouvernants sont aussi l’objet ; une doxa scientifique, celle du tout vaccin, comme si toute autre alternative n’était pas envisageable. Le débat sur les traitements est désormais quasiment passé à la trappe, comme s’il était interdit, indicible, tabou. Il est frappant de voir comment la science est devenue, à la faveur de cette crise, un terrain de passions investi par les opinions, auquel ont contribué au demeurant une partie du personnel médico-scientifique happé par la dimension hors normes de la crise. Se dessine ainsi et aussi comme une « hubrisation » mediatico-politique des scientifiques et des médecins qui, occupant la quasi totalité de l’espace public, s’arrogent des positions de pouvoir sur le fonctionnement général de la société assez inespérées. Leur prescription n’est plus seulement médicale, elle est évidemment socio-politique – ce qui n’est pas sans poser problème.
Depuis le début de la crise, le gouvernement n’a-t-il pas trop souvent malmené la science pour justifier ses discours ?
Arnaud Benedetti : C’est une étrange alliance médico-politico qui se noue surtout. Je m’explique : au moment où le pouvoir dans sa dimension régalienne opère avec le plus de difficultés, où s’estompe toujours plus sa maîtrise de l’orbe économique, Il retrouve certaines de ses données fondamentales – la vocation de protéger et la contrainte, c’est-à-dire qu’il renoue dans une pratique quotidienne avec sa finalité originelle, tout en restaurant l’idée de l’effectivité du pouvoir… La science médicale l’autorise enfin à exercer la réalité de ce pouvoir qu’il n’apparaît plus en mesure de tenir entre ses mains lorsqu’il s’essaie à la maîtrise de sujets comme l’économie, le social ou la sécurité. Or ce pouvoir n’est pas stratégique, ni conquérant, il est exclusivement bureaucratique. C’est un pouvoir assez mesquin en quelque sorte dont le champ d’action se limite à régenter nos comportements. Tout repose sur cette science à la va-vite produite dans des conditions d’urgence telles qu’elle ne peut être que fragile et soumise à questionnement. D’autant plus qu’il n’y a pas toujours consensus entre les scientifiques et que le politique est amené à trancher dans un domaine où il ne dispose pas forcément de toutes les compétences. Le pouvoir, évidemment, s’abrite toujours derrière la science pour justifier ces choix ; il le fait en s’appuyant sur une foi quasi religieuse en la parole scientifique qui n’est pas à l’abri aussi de se tromper… Ce mélange des genres entre science et politique, avec des conseils et des conseillers qui n’ont d’autre légitimité que celle que leur confère le crédit qu’on leur accorde, même s’il repose sur une longue expérience, n’est positif ni pour la première, sur-exposée, pas plus pour la seconde qui s’abîme tout autant en se faisant le bras armé d’un bio-pouvoir dont on devrait pourtant discuter de l’influence parfois abusive…
Covid : Le Vatican et les évêques italiens lancent une croisade contre les non-vaccinés-Olivier Demeulenaere
Covid : Le Vatican et les évêques italiens lancent une croisade contre les non-vaccinés
Publié le 30 juillet 2021 par Olivier Demeulenaere

Le vaccin anti-covid, le nouveau sauveur de l’humanité ? A l’évidence, la réponse est ‘oui’ pour le Vatican et la Conférence épiscopale italienne qui construisent un mur contre les non-vaccinés.
Etrangement, voilà que l’hôte du Vatican qui n’a de cesse de parler de murs à abattre et de ponts à construire pour atteindre les périphéries existentielles, arc-en-ciel, les clandestins et les aspirants africains au faux eldorado européen, érige un mur des plus durs pour empêcher les non-vaccinés de venir à ses messes en Slovaquie. Quant aux évêques italiens, ils lancent une « croisade » dans leur quotidien Avvenire contre les opposants aux injections expérimentales anti-covid. Les prélats conciliaires nous avaient habitués à leurs prises de positions bien-pensantes, dans le vent et l’air du temps, en concordance avec le progressisme ambiant et les mœurs contemporaines fussent-elles même contraires à la loi divine naturelle, mais cette dernière campagne, selon l’analyse du quotidien italien conservateur La Nuova Bussola Quotidianna « est sans précédent par son intensité et sa férocité ».
François et épiscopes se montrent les meilleurs collabos des pouvoirs dictatoriaux en place. Le parti Green Pass, Passe Sanitaire, Passeport vert, -quel que soit le nom c’est la même réalité de contrôle des populations qui se cache derrière-, a trouvé un grand sponsor, l’Église conciliaire bergoglienne.
Pour la prochaine visite du Pape en Hongrie et en Slovaquie en septembre, le laissez-passer vert sera requis pour accéder aux messes. En Hongrie, le Pape célébrera la messe finale du Congrès eucharistique international, puis il sera en Slovaquie pendant encore trois jours. Pour faire passer la pilule aux populations de ces pays slaves à forte densité de catholiques conservateurs après les années de tyrannie communiste, la motivation de l’obligation d’un certificat de vaccination, a déclaré l’archevêque de Bratislava Stanislav Zvolensky, résiderait dans le fait que « c’est le seul véritable moyen de ne pas limiter radicalement le nombre de participants ».
Bien qu’elle ait un impact médiatique important, la nouvelle n’est pas surprenante : le Vatican a été le premier État à rendre le vaccin obligatoire pour les résidents et les employés, le Pape a insisté à plusieurs reprises sur les vaccins et a récemment également accusé ceux qui ne vaccinent pas de mettre en péril la vie des autres. Par conséquent, soutenir la nécessité du laissez-passer vert n’est qu’une autre pièce inévitable.
« Il est intéressant de noter le tournant « féroce » d’Avvenire, le journal de la CEI, commente LNBQ : dans la lignée de Rome, il a toujours eu une approche plus que favorable aux vaccins, mais depuis environ une semaine, parmi les interventions du directeur Marco Tarquinio, du fidèle écuyer Francesco Ognibene et de prestigieux collaborateurs, il y a des attaques très dures contre ceux qui ne se font pas vacciner, traités comme une menace pour l’humanité, apprentis sorciers ou pire. Connaissant le mécanisme qui anime le quotidien clérical-progressiste, il est assez facile de deviner que des ‘’suggestions‘’ sont arrivées d’en haut, peut-être d’un côté et de l’autre du Tibre.
« Comme il est communément admis qu’une poche importante de résistance aux vaccins obligatoires se niche parmi les catholiques, on comprend pourquoi le gouvernement a voulu impliquer les évêques dans ce travail de pression.
« La hiérarchie catholique joue donc un rôle de premier plan dans la promotion de l’obligation de vaccination et de ségrégation par le passe-vert. Sans se soucier de documents qu’elle produit elle-même : on rappelle que la note de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi du 19 septembre dernier, concernant la morale sur l’usage des vaccins anti-covid, énonçait clairement, en faisant référence à la ‘’raison pratique‘’, que ‘’la vaccination n’est pas – en règle générale – une obligation morale‘’ et que ‘’donc elle doit être volontaire‘’. Et en ignorant également le rapport approuvé par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, qui stipule expressément que le laissez-passer vert ne peut pas être utilisé pour discriminer les citoyens qui ne souhaitent pas être vaccinés. »
Et puisque les messes bergogliennes sont prohibées aux non-vaccinés, le journaliste de LNBQ a raison d’écrire que « de là à l’obligation du passe sanitaire pour assister à la messe dominicale, le pas sera très court ».
D’ailleurs, en Italie certains prêtres ont déjà franchi ce pas rappelle-t-il, et d’autres suivront certainement et la tendance sera inévitablement imitée par les évêques. La justification est toujours celle de la charité et du bien commun, en supposant que la vaccination de masse élimine les contagions. Rien ne prouve que ce soit le cas, que les vaccinés ne puissent être facilement infectés, et que, précisément pour cette raison, les rassemblements des vaccinés deviennent plus dangereux pour la circulation du virus. De plus, si le vaccin est très efficace – comme on dit – pourquoi les vaccinés ont-ils peur des non vaccinés ?
Mais au-delà de ces interrogations légitimes sur l’efficacité de la vaccination contre le covid, cette position de la hiérarchie ecclésiastique est la fille d’un pontificat conciliaire « qui ne voit qu’horizontalement, centré sur la solution des problèmes de l’humanité plutôt que sur le salut des âmes. Et donc à la fin il devient naturel » pour cette Eglise conciliaire totalement ouverte depuis Vatican II aux influences du monde, et du pire des mondes, le monde nihiliste, athée, superstitieux, « d’assumer la pensée du monde au point de se transformer – comme à cette occasion – en servante de l’État ou en bras opérationnel de l’ONU ».
« C’est un triste spectacle en soi, conclut l’article de ce quotidien italien appartenant à la mouvance conservatrice au sein de l’Eglise officielle, mais il aura évidemment des conséquences pour les catholiques qui ne se plieront pas au ‘’vaccin pour tous‘’ et ‘’au plus vite‘’. Dans ce climat croissant de socialisme réel, les temps approchent aussi où il deviendra nécessaire de procéder à des liturgies clandestines. Bien sûr, la parabole d’une Église qui commence par vouloir abattre tous les murs et prêcher l’accueil, et finit par en construire de nouveaux autour de la messe, chassant ceux qui suivent la forme extraordinaire, les non vaccinés et, bientôt, ceux qui s’opposent à la Théorie du réchauffement climatique anthropique fait sourire. »
Si cette crise sanitaire permet d’ouvrir les yeux aux catholiques sincères mais naviguant dans les eaux troubles de l’Eglise conciliaire sur la nocivité de la hiérarchie ecclésiastique actuelle imbue des préceptes modernistes, libéraux, mondains, à la mode depuis Vatican II, et qui tient les rênes à Rome, alors « à quelque chose malheur est bon » !
Francesca de Villasmundo, Médias-Presse-Info, le 26 juillet 2021
medias-presse.info: Les premiers fruits empoisonnés de Traditionis custode
Il convient de considérer les intentions portées par le dernier motu proprio du pape François, autant qu’il est possible de les détecter avec les éléments que nous possédons.
Un texte dont la rédaction a été planifiée
La presse, et même certains évêques, se sont agités récemment autour de l’enquête initiée par la Congrégation pour la doctrine de la foi en mars 2020 autour du motu proprio Summorum pontificum.
Ce courrier, adressé aux présidents de conférence épiscopale, comprenait neuf questions adressées aux évêques. Le cardinal Ladaria expliquait que le Pape souhaitait être informé de l’application actuelle de Summorum Pontificum. Les réponses devaient être envoyées avant le 31 juillet 2020.
Certains évêques se sont émus de ne pas avoir reçu ce courrier, mais cet envoi et leur éventuelle réponse n’aurait très probablement rien changé. Car il y a fort à parier que la rédaction du texte était déjà commencée au moment où l’enquête a été préparée et envoyée. Il existe un témoignage éloquent de cette pratique.
Ainsi « en mai 2016, l’archevêque Bruno Forte avait révélé les dessous de la rédaction du controversé document post-synodal Amoris lætitia. Mgr Forte avait été désigné par François comme secrétaire spécial du double synode sur le mariage et la famille.
« Au théâtre municipal de Vasto (Abruzzes), où il présentait le texte, l’archevêque a raconté la tâche que François lui avait confiée : “Si nous parlons expressément de communion pour les divorcés remariés, qui sait ce que ‘ceux-là’ vont faire comme remue-ménage. Nous n’en parlons donc pas directement. Mais faites en sorte que les prémisses soient données, et moi, j’en tirerai les conclusions”. »
Le résultat de l’enquête n’avait donc pas d’importance, sauf peut-être pour justifier le texte déjà rédigé. Cette pratique a été évoquée pour plusieurs textes synodaux.
Une adhésion commandée
La « brutalité » du motu proprio Traditionis custodes et le caractère inattendu de ses décisions ont laissé le monde traditionaliste-conservateur dans la stupéfaction, voire dans la sidération. Même si une bonne connaissance du caractère de François et de son passé permettent de lever cet étonnement, car le Pape reproduit ce qu’a déjà fait Bergoglio comme archevêque de Buenos-Aires.
L’un des effets produits par le motu proprio, et qui était certainement visé, a été de produire un concert d’adhésion au concile Vatican II et une reconnaissance, non seulement de la validité, mais aussi de la bonté du Novus ordo, de la part des sociétés Ecclesia Dei.
Les membres de ces sociétés se sont ainsi sentis obligés de marquer plus étroitement leur appartenance et leur attachement au Concile, à ses réformes, à son esprit, et à la réforme liturgique. Cette approbation fragilise encore davantage la situation de ces sociétés, et rend de plus en plus difficile leur critique du Concile, ou encore leur refus de célébrer ou de concélébrer de temps à autre le Novus ordo.
La situation vécue par la Fraternité Saint-Pierre à Dijon, où l’exigence de la concélébration a été brandie par l’évêque, Mgr Roland Minnerath, pour justifier l’exclusion de la société du diocèse, risque de se reproduire : les déclarations récentes des supérieurs de cette société y aideront.
Enfin, la tension entre la théologie portée par la messe traditionnelle et les principes nouveaux issus du Concile et de la réforme liturgique, risquent de conduire plus ou moins rapidement ceux qui sont écartelés entre la messe traditionnelle et une obéissance illusoire au Concile, à une sorte de schizophrénie ou bien à un abandon de la Tradition.
Il faut espérer que cette épreuve soit salutaire, en ouvrant les intelligences et en fortifiant les volontés, afin que le combat de la foi prenne une nouvelle vigueur et rassemble davantage de combattants.
Sources : Saint-Siège/La Porte Latine – FSSPX.Actualités
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Medias-presse.info: La messe traditionnelle excommuniée, par M. l’abbé Denis
La messe traditionnelle excommuniée
Homélie de Monsieur l’abbé Denis Puga au sujet du récent motu proprio Traditionis Custodes du pape François prétendant retirer à la messe traditionnelle son droit de cité dans l’Église.
Monsieur l’abbé Denis Puga a prononcé ce sermon le dimanche 18 juillet 2021 en l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet à Paris.
Mes bien chers frères,
Il s’est passé un évènement vendredi, vous le savez, vous en avez entendu parler, ce motu proprio qui est sorti, Traditionis Custodes, qui marque, on pourrait dire, la fin d’un cessez-le feu sur le front de la liturgie. Le pape François a décidé, avec autorité, pour ne pas dire avec autoritarisme, de supprimer toutes les concessions – qui n’étaient que des concessions – faites par le pape Benoît XVI, par son motu proprio Summorum Pontificum.
C’est un évènement d’une grande importance pour l’Histoire de l’Eglise et je voudrais, spécialement pour les plus jeunes d’entre vous, rappeler comment nous en sommes arrivés à ce point dans cette crise terrible de l’Eglise. Pour les plus anciens parmi vous, ou les vieux comme moi, la messe à laquelle vous assistez ici était la messe qui était célébrée dans toutes les églises du monde, on avait pas à se poser le problème de savoir où nous allions à la messe. On entrait dans un village un dimanche, on allait à la paroisse du village, et on avait cette messe, elle était partout reçue universellement. Et puis en 1969, suite au concile Vatican II, et comme fruit du concile Vatican II, on a, je dis bien, inventé de toutes pièces une nouvelle liturgie, par des liturgistes intellectuels, romains, qui passaient plus de temps dans les bibliothèques, dans les bureaux, que sur le terrain du ministère et de la pastorale. De plus, on avait associé à ceux qui ont préparé ce nouvel Ordo Missae des pasteurs protestants, quand on sait la différence fondamentale qu’il y a entre la conception protestante de la liturgie et de la messe, et le catholicisme, on peut voir que déjà il y avait quelque chose, un levain mauvais dans cette nouvelle liturgie. Cette nouvelle liturgie, mes bien chers frères, les plus anciens d’entre vous en sont témoins, a été imposée de force, oui de force, partout il y avait une résistance des fidèles et mêmes des prêtres. Beaucoup de prêtres, de religieux, de congrégations religieuses, ne voulaient pas de cette nouvelle messe, et elle a été imposée de force.
La messe à laquelle vous assistez ici était la messe qui était célébrée dans toutes les églises du monde.
Cette nouvelle liturgie faisait silence sur des aspects essentiels du saint sacrifice de la messe, spécialement sur son aspect propitiatoire, c’est pourquoi à partir de 1970 il y a eu une réaction immédiate. À peine après la promulgation de cette nouvelle messe, il y a eu une résistance des gens qui ont dit « non, on garde la messe traditionnelle ». C’était un moyen de se protéger contre cette nouvelle doctrine d’une Eglise qui voulait se centrer sur une Eucharistie qui était « partage », « pain rompu pour un monde vivant », comme on dit, et non plus le renouvellement du sacrifice de la Croix. Bien sûr, parmi eux il y avait Mgr Lefebvre qui dans ce but, pour maintenir cette conception traditionnelle du prêtre et de la messe, a fondé la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X. Quelques années plus tard, en 1984, comme ce nombre de fidèles qui résistaient commençait à prendre des proportions, les médias commençaient à en parler de plus en plus, le pape Jean-Paul II a pris une décision : celle de permettre de nouveau, dans certains cas, avec des conditions très drastiques, la possibilité de célébrer la messe traditionnelle, dite « messe de Saint-Pie V ». Il fallait simplement déclarer qu’on avait aucune part avec les positions de Mgr Lefebvre sur le concile. Vous savez que la crise de l’Eglise n’a fait qu’augmenter. En 1988, suite à ce qui s’était passé deux ans auparavant, le drame d’Assise, cette réunion inouïe, inimaginable de toutes les religions sur le tombeau de saint François, le grand saint qui portait en lui les stigmates de Notre-Seigneur Jésus-Christ, cette réunion œcuménique où toutes les religions ont prié, où on a vu le Bouddha être installé sur le tabernacle duquel on avait enlevé la présence réelle, vous savez que Mgr Lefebvre à cette occasion avait sacré des évêques, ce qui a provoqué une grand commotion mais qui était nécessaire pour la suite de ce combat. Rome a institué une commission, la commission Ecclesia Dei, destinée à accueillir tous ceux qui ne voulaient pas suivre – dixit – « Mgr Lefebvre dans son schisme », alors qu’il n’y avait pas de schisme. La messe retrouvait, d’une certaine façon droit de cité, mais toujours nullam partem, il ne fallait pas avoir de lien avec ceux qui critiquaient Vatican II.
Puis vint 2007, après l’élection du pape Benoît XVI. Sans doute le pape Benoît XVI avait-il mauvaise conscience parce qu’il avait été Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi pendant les discussions avec Mgr Lefebvre. Quand il était le cardinal Ratzinger, il avait présidé une commission où on avait examiné le cas de savoir si la messe traditionnelle, en 1969, avait été interdite. Cette commission, à plus que la majorité, à 90 %, avait répondu que canoniquement cette messe traditionnelle n’avait jamais été abolie. Mais cette décision de la commission avait été passée sous silence, on gardait cela dans les archives, on n’en parlait pas. Il est bien possible que le pape Benoît XVI, justement en raison de cette mauvaise conscience, ait rétabli le droit de cité pour la messe traditionnelle. Il a permis la cohabitation à côté de la nouvelle messe de cette messe de saint Pie V, avec liberté pour tout prêtre de célébrer cette messe et à tout fidèle d’y assister. C’était sous ce régime que beaucoup pouvaient assister ainsi à ce rite multiséculaire.
C’est comme une sorte d’excommunication puisque le pape dit lui-même qu’il n’y a plus qu’un rite dans l’Eglise latine, c’est le nouvel Ordo Missae.
Il y avait quelque chose d’aberrant, non pas qu’il y ait deux rites dans l’Eglise latine, mais de faire côtoyer deux rites dont un était ancien, traditionnel, légitime, et l’autre qui ne l’était pas, parce que la nouvelle messe n’est pas légitime, non pas qu’elle n’ait pas été promulgué par l’autorité du Saint-Siège, mais parce qu’elle s’écarte de la doctrine traditionnelle sur le saint sacrifice de la messe. Pour prendre un exemple, c’est un peu comme un père de famille qui un beau jour abandonnerait sa femme légitime et en épouserait une qui est illégitime, il demanderait à ses enfants : « Reconnaissez maintenant cette femme illégitime comme votre mère », et les enfants refuseraient. À ce moment-là le père dirait : « Je vais cohabiter avec la légitime et l’illégitime, il y en aura deux à la maison comme cela tout le monde sera content. » Vous pensez bien que cela ne clarifierait pas la situation. On vivait dans cette situation un peu bancale jusqu’à avant-hier midi, où le pape François a fait ce motu proprio. Un motu proprio c’est une décision du pape lui-même qu’il impose. Elle réduit a minima, sur un ton dur, sévère, extrêmement rigide, on pourrait même dire dictatorial, à une infinitésimale possibilité d’assister où de célébrer la messe de saint Pie V, c’est comme une sorte d’excommunication puisque le pape dit lui-même qu’il n’y a plus qu’un rite dans l’Eglise latine, c’est le nouvel Ordo Missae.
Bien chers frères, cela va contre ce que disait le pape saint Pie V par sa bulle en 1570, le 14 juillet, c’est pour cela que je célèbre le 14 juillet, pas pour d’autres raisons. Le pape saint Pie V avait fait cette bulle dans laquelle il déclarait pour ceux qui utilisaient le missel traditionnel : « Nous accordons et nous concédons » que ce missel – et cela il le faisait au nom de son autorité apostolique – « ce missel pourra être suivi dans n’importe quelle église que ce soit, sans aucun scrupule de conscience et sans recourir aucune punition, condamnation, cela librement et licitement », disait le pape saint Pie V, et « à perpétuité, pour toujours. » Pourquoi ? Parce que cette messe avait atteint son développement ultime, exprimé de façon parfaite toute la foi de l’Eglise dans le saint sacrement de l’autel, dans le saint sacrifice de la messe. Oui, saint Pie V n’a pas inventé un rite et à juste titre le pape Benoît XVI disait qu’il faudrait dire plutôt que « messe de saint Pie V », « messe grégorienne », car elle remonte dans toute sa substance au pape saint Grégoire, du VIe siècle. Je me souviens, il y pas très longtemps, avoir eu l’occasion de consulter un codex des moines irlandais du IXe siècle, cela fait il y a plus de 1100 ans, un codex manuscrit car il n’y avait pas d’imprimerie à l’époque, il servait à dire la messe, et je retrouvais dedans, en le lisant, toutes les prières que je célèbre, que je dis tous les jours à la messe. Ainsi un lien existe entre ces moines qui célébraient la messe il y a plus de 1000 ans et nous-mêmes. Vous voyez qu’on parle beaucoup aujourd’hui « d’Eglise communion », ce ne doit pas être une Eglise communion qu’au point de vue de la distance du monde, ce doit aussi être une communion dans le temps, celui qui veut être catholique ne peut pas se désolidariser de ceux qui l’ont précédé dans la foi, de ceux qui lui ont transmis la foi, ce serait abandonner l’Eglise catholique que de se couper de sa Tradition. Or le pape François dans son motu proprio rappelle qu’il faut ramener tout le monde au concile et que les concessions qu’il donne, les petites concessions qu’il donne encore pour la messe traditionnelle, qui restent, les reliquats, c’est dans le but de préparer ces gens au retour à la messe nouvelle, but qui est bien dit clairement.
Le pape François a affirmé dans une interview que l’attachement à la messe traditionnelle n’était pour lui qu’un « snobisme » .
Alors pourquoi tout d’un coup, même si on savait que cela se préparait, pourquoi tout d’un coup ce coup de tonnerre ? On peut trouver différentes raisons, mes bien chers frères. D’abord, je ne l’invente pas parce que c’est le pape François lui-même qui l’a déclaré dans une interview, il se posait la question pour savoir, là je m’adresse surtout aux plus jeunes d’entre vous, « pourquoi êtes-vous attirés par cette messe traditionnelle ? », il dit « je ne le comprends pas ». Que les personnes âgées soient nostalgiques et regrettent le rite ancien qu’elles ont connu, il disait « cela je le comprends », mais que des jeunes soient attirés par la messe traditionnelle, il ne le comprenait pas et il dit : « je pense que c’est un snobisme », voilà. Voilà la conception qu’il a, une méconnaissance totale de la réalité. Première chose, elle attire les jeunes et cela c’est dangereux. La deuxième raison, c’est là où l’on voit que le bon Dieu peut se servir de beaucoup de choses, du confinement, de cette crise sanitaire que nous vivons et de laquelle nous sommes loin d’être sortis, le confinement a fait que les églises se fermant, les fidèles ne pouvaient plus assister à la messe dans le monde entier et ils se sont branchés, parce beaucoup d’église comme la nôtre ont proposé la retransmission des messes, ils se sont branchés sur internet et beaucoup ont découvert à cette occasion l’existence de la messe traditionnelle. Beaucoup ne savaient même pas qu’elle avait existé, cela a provoqué un grand mouvement d’adhésion à cette messe et, là aussi ce n’est pas une idée que je me fais, le pape lui-même l’a dit dans un discours récemment en Italie, il a dit : « certains ont profité de la crise sanitaire pour utiliser les moyens sociaux pour diffuser cette liturgie, pour diffuser leurs idées fausses sur la liturgie ». Et puis aussi, parce que « parmi les jeunes vocations, un certain nombre sont attirées par la messe traditionnelle », c’est la crainte de voir apparaître des prêtres qui, en découvrant cette messe traditionnelle, se mettent à la célébrer et à la proposer à leurs fidèles.
La guerre va reprendre ou du moins continuer, nous sommes confortés dans nos positions par cette décision qui ne s’explique pas.
Enfin la raison fondamentale, là nous retrouvons l’esprit de Vatican II, c’est que cette messe, la messe traditionnelle, est anti-œcuménique. La messe de Paul VI, le nouvel Ordo Missae, est œcuménique, d’ailleurs les protestant disent que cela ne leur ferait aucun problème de célébrer la messe selon le nouvel Ordo, mais pas la messe traditionnelle, ils ne le pourraient pas, disent-ils, en conscience. La messe traditionnelle, elle, n’est pas œcuménique, elle est missionnaire. Vatican II a ouvert les portes à cet œcuménisme envers les religions non-chrétiennes, envers les chrétiens séparés, parce que la messe de saint Pie V c’est la proclamation de la royauté de Note-Seigneur Jésus-Christ qui règne par sa Croix. Cela, c’est quelque chose qui touche profondément le pape François, il ne veut pas de cette royauté du Christ. On a vu sous son pontificat, chose inouïe, réintroduire des idoles païennes au Vatican, la Pachamama qu’on a essayé de faire passer pour une image soi-disant de la Vierge Marie, c’est une idole païenne, une idole même luciférienne en Amérique du Sud, tous ceux qui viennent de ces pays-là le savent, et cela ne l’a pas du tout gêné. Il y a aussi ses déclarations sur « toutes religions qui sont voulues par le Saint-Esprit », il le dit dans un document officiel. Il y a de grands théologiens, anciens, qu’on ne peut pas accuser d’être dissidents, qui ont examiné la possibilité d’un pape schismatique et ils disent que ce serait un pape qui se couperait de la Tradition de l’Eglise. N’en sommes-nous pas là ?
Alors, mes biens chers frères, la guerre va reprendre ou du moins continuer, nous sommes confortés dans nos positions par cette décision, j’allais dire dictatoriale, qui ne s’explique pas, quand on voit la manière dont les communautés Ecclesia Dei, qui pourtant ne critiquaient pas le concile, étaient relativement « soft » dans leurs critiques des errances de la nouvelle liturgie, sont terriblement frappés : la commission Ecclesia Dei est purement et simplement abolie, dissoute par le pape. Demandons à Notre-Dame des Victoires d’avoir confiance dans ce combat, Notre-Seigneur vaincra. Il faut rappeler le droit de tout catholique et le répéter, à suivre un rite qui exprime clairement, saintement, et avec respect le culte dû à Dieu, la foi catholique en ce renouvellement perpétuel jusqu’à la fin des temps, en ce sacrifice de Notre-Seigneur renouvelé sur les autels et qui nous sauve.
Sources : Chaîne You Tube de l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet et La Porte Latine
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Pour une école libre au Québec:Stéphan Bureau blâmé par l’ombudsman de la radio gouvernementale pour son entrevue avec Didier Raoult
| Stéphan Bureau blâmé par l’ombudsman de la radio gouvernementale pour son entrevue avec Didier Raoult Posted: 30 Jul 2021 12:10 AM PDT Le 26 mai dernier, Stéphan[e] Bureau a montré son originalité en organisant une entrevue avec « le médecin français Didier Raoult » sur l’antenne de Radio-Canada. Conversation polie et peu conflictuelle. Cela n’a pas plu à d’aucuns. Didier Raoult est aussi biologiste (doctorat), directeur général du gros centre de recherche IHU Méditerranée Infection à Marseille, lauréat du grand prix de l’INSERM en 2010, signataire de très nombreuses publications scientifiques, etc. Une journaliste scientifique, Marine Corniou a porté plainte contre cette émission. Mme Corniou est diplômée en agronomie de l’université de Montpellier (France), elle est au Québec depuis 2011. Extraits de l’entretien Entretien au complet L’article de la société d’État indique : Concernant l’animateur, l’ombudsman y va de cette affirmation : Le problème, si je puis dire, ne réside pas tant dans les questions qu’il pose, mais dans celles qu’il ne pose pas pour recadrer ou corriger certaines affirmations de son invité. M. Champoux donne quelques exemples, notamment lorsque M. Raoult attaque la crédibilité des études américaines [pas toutes bien évidemment, c’est ridicule de le faire croire aux lecteurs distraits !, mais celles notamment en lien avec l’industrie pharmaceutique], vante sa dernière étude dont la méthodologie est pourtant critiquée, prétend que le vaccin est moins efficace que l’infection naturelle, ce qui n’est pas encore démontré scientifiquement, et laisse entendre que la vaccination pose plus de risques que de bénéfices pour les moins de 70 ans. I. Liberté journalistique D’une part, n’est-ce pas un choix de type d’entretien que de laisser un éminent docteur s’exprimer pendant 40 minutes sans chercher la confrontation ouverte ? L’antenne de Radio-Canada est ouverte chaque jour à de nombreux docteurs dont les animateurs boivent les paroles comme paroles d’évangile ; sans jamais rentrer dans une discussion serrée sur ce qu’ils professent doctement. Où est le scandale ? Si ce n’est, peut-être, dans le manque de docteurs hétérodoxes interrogés à l’antenne du diffuseur gouvernemental… Mais peut-être Éric Duhaime a-t-il raison quand il dit que « Le Collège des médecins continue d’imposer le bâillon aux médecins qui osent parler. » Comment concilier liberté journalistique et cette demande de « recadrer et corriger » immédiatement la voix d’un éminent docteur qui tranche avec celles de la kyrielle d’autres experts abonnés au micro de la SRC et jamais recadrés ? II. Les vaccins D’autre part, sur les affirmations reprochées à Raoult, il y a deux reproches importants: l’un sur la moindre efficacité immune des vaccins par rapport à l’immunité induite par une infection, l’autre sur le peu d’intérêt de vacciner les moins de 70 ans. Les deux affirmations seraient sans preuve selon l’ombudsman… Incidemment, l’ombudsman a-t-il contacté Didier Raoult pour lui demander d’expliquer ce qu’il n’a pu aborder ou justifier dans un entretien qui touchait de nombreux sujets ? Il semble plutôt, d’après son propre document qu’il s’est simplement fié à des sources locales et qu’il n’a jamais contacté Didier Raoult.Audi alteram partem.a. Vaccins comparés à l’infection Sur la moindre efficacité immune des vaccins par rapport à l’infection, Didier Raoult avait déjà expliqué ses raisons en avril 2021 : Nous commençons à avoir des données. Il y a un travail très intéressant qui est paru et qui analyse d’une manière très honnête, en Angleterre, l’efficacité du vaccin AstraZeneca contre le mutant anglais, qui est celui qui circule le plus et qui représente chez nous 85 à 90 % des cas. Cette étude montre que le vaccin AstraZeneca fonctionne moins bien que ce que l’on pouvait imaginer.Ce n’est pas étonnant : en prenant juste une protéine qui est celle du virus qui était là en mars/avril 2020 pour créer un vaccin avec cette protéine plutôt qu’avec tout le virus, la chance que vous ayez mutation dans cette protéine qui résiste au vaccin est assez élevée.Si vous prenez tout le virus, peut-être que c’est moins directif, peut-être que la concentration est moindre, mais il y a une chance qu’il reste une certaine immunité. Or, avec le choix qui a été fait, l’immunité est très fragile puisque basée sur très peu d’acides aminés.Il semble que pour les formes symptomatiques et documentées, le degré de protection soit de l’ordre de 70 % dans le meilleur des cas et lorsqu’on parle de gens qui sont porteurs ou qui n’ont pas de symptômes déclarés alors le taux de protection est extrêmement bas. Cette déclaration n’a rien d’étonnant. En théorie, plusieurs raisons expliquent pourquoi l’immunité naturelle peut être meilleure que l’immunité induite par le vaccin : Moins de cibles immunitaires : les vaccins Covid ARNm/ADN ne présentent qu’une fraction du code génétique du virus (5-10 %). C’est ainsi qu’ils n’utilisent pas d’épitopes hautement immunogènes ORF1. Par conséquent, le système immunitaire recrutera un plus petit nombre de lymphocytes T puisant dans un répertoire plus étroit, offrant de la sorte une réponse moins efficace. De façon imaginée : si vous perdez un certain nombre de joueurs clés pour un tournoi — il se peut que votre équipe gagne malgré tout, mais ce sera plus difficile. Temps de déclenchement immunitaire plus long : le plus petit nombre de cibles d’épitopes signifie également que le système immunitaire s’enclenchera moins vite. C’est un facteur clé de succès dans la bataille contre le COVID-19. Plus le répertoire cible est large, plus la rencontre entre les cellules dendritiques et les antigènes identifiables est rapide. Raoult déclare aussi dans l’entretien avec Stéphane Bureau qu’il a déjà pu observer 500 cas à l’IHU de gens qui avaient été vaccinés et qui avaient attrapé la Covid-19 (PCR positif) par la suite, dont 3 morts parmi ceux-ci. La prestigieuse revue scientifique Nature quelques jours avant la diffusion de cet entretien sur la SRC, déclarait déjà que l’infection à la Covid-19 prodiguait probablement des anticorps pour toute la vie (la barre est donc très haute pour les vaccins…). L’étude à la base de cet article (Jackson S. Turner et al.) avait été publiée le 24 mai 2021. Des recherches précédant l’entrevue sur la SRC confirment cette logique. Une étude comparative en Israël (Yair Goldberg et al., avril 2021) a révélé que la protection contre les maladies graves était de 96,4 % pour les individus guéris de Covid-19, mais de 94,4 % pour les personnes vaccinées, et a conclu « Nos résultats remettent en question la nécessité de vacciner les individus précédemment infectés ». Une autre étude comparative de référence du 3 mai 2021 réalisée par une équipe de l’Université de New York (Ellie Ivanova et al.) a mis en évidence une réaction humorale et cytotoxique plus rapide, plus large et plus percutante dans l’immunité récupérée par rapport à celle induite par le vaccin. Dans cette étude américaine (Kristen W. Cohen et al.) du 27 avril 2021, les chercheurs ont évalué 254 patients COVID-19 longitudinalement à partir de l’infection précoce et pendant huit mois par la suite et avons trouvé une réponse prédominante de mémoire immunitaire à large base. Depuis l’entretien avec Didier Raoult, les faits semblent confirmer les dires de celui-ci. En Israël, près de 40 % des nouveaux patients COVID étaient vaccinés — contre uniquement 1 % qui avait été infecté auparavant. Bref, on ne voit pas très bien ce que l’on reproche à Didier Raoult si ce n’est qu’il ait dit des choses qu’il vaut mieux taire, car il ne faut pas faire douter le bon peuple, dans cette logique il faudrait semble-t-il faire penser aux gens que les vaccins sont aussi efficaces que l’infection elle-même pour qu’ils se vaccinent tous.b. « Vaccins peu utiles pour les moins de 70 ans »Ce n’est pas ce qu’a dit Raoult, il a plutôt dit : « je suis convaincu que les gens de plus de 70 ans dans une situation telle que celle-là doivent se faire vacciner; comme les gens qui sont à haut risque de faire une forme grave. […] La balance [des avantages à se faire vacciner] est très en faveur du bénéfice des gens de plus de 70 ans. […] Je pense que [les vaccins] sont un outil utile. Plus la proportion de la population sera résistante aux virus mieux ce sera et moins il y aura de cas relatifs. » Donc Raoult est certainement pour la vaccination des plus de 70 ans et des personnes à haut risque. Pour le reste, il s’agit d’établir la balance des risques et des avantages. Notons aussi qu’il ne définit pas précisément ce que sont ces personnes à haut risque. Les gens avec au moins une comorbidité ? Les gens souvent en contact avec les malades ?Si l’on ne prend comme à haut risque outre les gens âgés de 70 ans et plus, mais également ceux ayant au moins une comorbidité, l’on voit que cela comprend 99 % des décès de la Covid-19 au Québec. On a nettement l’impression que la plainte de l’agronome Corniou est celle d’une vétilleuse qui cherche des poux à Stéphane Bureau et à Didier Raoult et elle a reçu un accueil favorable parce que Radio-Canada n’apprécie pas les experts hétérodoxes. Nombre de décès cumulatifs depuis le début de la pandémie Covid-19 au Québec selon la présence d’une condition médicale préexistante par groupe d’âge. Seules près de 110 personnes de moins 70 ans sans comorbidité connue sont mortes en un an de la Covid-19. Un pour cent (1 %) du nombre total des décès (11 240 en date du 28 juillet). L’ombudsman n’explique pas ce qui le dérange dans les vrais propos de Raoult. Est-il d’avis, lui qui n’est pas médecin, que tout le monde doit se faire vacciner ? Dès quel âge ? Pense-t-il qu’il n’existe aucun risque associé à la vaccination ? Que pense-t-il de la réticence du gouvernement britannique à faire vacciner les jeunes adolescents ? Quid des gens qui ont déjà été infectés, peu importe leur âge ?Bonus : les vaccins perdraient de l’efficacité avec le temps Fauci déclare que la charge virale est le même entre vaccinés et non vaccinés… Il ne dit rien de ceux qui ont été infectés (et non inoculés) et qui ont guéri. Cette déclaration de Fauci est critiquée d’un point de vue médical. « The viral load of delta variant in the nose of the vaccinated is the same as unvaccinated, so mask up please » Fauci providing more evidence how vaccine passports won’t work. pic.twitter.com/4tpW4DB0v5— Darren of Plymouth (@DarrenPlymouth) July 28, 2021 Infections des 8 derniers jours en Islande : 511 vaccinés, 167 non-vaccinés. Ce qui nous donne, compte tenu du taux de vaccination de 74 % de la population, une efficacité négative du vaccin… Considérant le faible échantillon (quelques centaines d’infectés) et le calcul d’efficacité qui ne distingue pas les tranches d’âge, il se peut fort bien que l’efficacité soit plus importante, mais elle est ne semble assurément pas être à 95 % ! Quant à Israël, le vaccin Pfizer semble perdre de l’efficacité avec le temps contre l’infection chez les personnes de plus de 60 ans : Infections et efficacité du 18 au 24 juillet en Israël par tranches d’âge Les données israéliennes pour le tableau ci-dessus sont ici. Comment lire le tableau : il y a eu 575 infectés parmi les personnes vaccinées complètement dans la tranche d’âge des 50 à 59 ans (c’est ~ 83 % du total des personnes infectées) alors que 105 l’étaient pour les non-vaccinés (soit ~17 % du total avec les vaccinés incomplets). Étant donné que 84 % de cette tranche d’âge est vacciné, l’efficacité est très basse : 1,2 %. Le chiffre d’affaires trimestriel de Pfizer a presque doublé en un an. Les ventes pourraient encore croître, car Pfizer/BioNTech préconise une troisième dose de son vaccin pour le rendre plus efficace. En effet, l’alliance américano-allemande Pfizer/BioNTech a annoncé le 8 juillet « des résultats encourageants » d’essais pour une troisième dose afin d’augmenter l’efficacité de son vaccin anti-Covid, y compris contre le variant Beta apparu en Afrique du Sud. Elle prévoit de demander une autorisation pour cette troisième dose aux États-Unis et en Europe notamment et s’attend à des résultats similaires pour le variant Delta, avec des tests en cours. Le directeur scientifique de Pfizer, Mikael Dolsten, a affirmé dans des propos rapportés par Reuters que la baisse récemment signalée de l’efficacité du vaccin en Israël était principalement due à des infections chez des personnes qui avaient été vaccinées en janvier ou février. Le ministère de la Santé du pays a déclaré au début du mois de juillet que l’efficacité du vaccin était en effet tombée à 64 % en juin.D’autres vaccins, comme le Novavax, pourraient mieux résister aux variants. Lire Le battage médiatique persistant autour de la technologie des vaccins à ARNm nous détourne désormais des autres moyens de mettre fin à la pandémie. Pour ne pas parler des traitements bon marché (Ivermectine par exemple) dont on ne parle pas (vidéo). Voir aussi Canada — Nombre provisoire de décès et surmortalité, janvier 2020 à avril 2021 (Stats Canada : plus de 3 fois plus de morts induits par les mesures de confinement et autres restrictions que de la Covid-19 parmi les moins de 60 ans).Grande-Bretagne — les avantages de la vaccination de tous les enfants et jeunes de moins de 18 ans ne l’emportent pas sur les risquesLes vaccins anti-Covid fonctionnent-ils ? Si oui, jusqu’à quel point ? Les confinements ont nettement réduit les capacités physiques et intellectuelles des enfants Covid — Les enfants ne devraient pas être obligés de porter des masques, selon des chercheursÉtats-Unis — Tentatives de suicide chez les filles baissent quand les écoles ferment (pendant la pandémie)Gestion de la Covid-19 : Le nombre de décrocheurs a explosé dans la dernière année Gestion de la pandémie : les élèves désertent les classes des cégeps Québec — « Troisième vague » : pas de surmortalité pendant les quatre premiers mois de 2021 Nicholas Wade : L’hypothèse la plus plausible est que la Covid-19 soit sortie du labo de Wuhan Le français écrit au primaire pâtit de la gestion de la COVID-19 Gestion de la pandémie — Hausse des tentatives de suicide chez les adolescents et les jeunes adultes Augmentation de 40 % des jeunes de 12 à 17 ans admis à l’hôpital pour des raisons de santé mentale La pression médiatique de la Covid-19 en mars 2020 a connu un pic inédit depuis 1945 (on n’a jamais autant parlé d’un événement) Le confinement aurait détruit plus d’années de vie qu’il n’en a épargné Covid — New York Times affirme que le CDC a grandement exagéré le risque de contamination à l’extérieur La gestion du Covid ruine l’apprentissage de la lecture pour 100 millions d’enfantsCouvre-feu inspiré par étude pour laquelle variant anglais serait 59 % plus contagieux… Or, données des épidémiologistes seraient erronées La Floride a levé les restrictions Covid le 3 mai dernier Philippe Lemoine : « Le confinement n’a rien d’une fatalité » Covid-19 : étude affirme que confinement et fermeture des commerces ont peu d’utilité une fois mesures plus douces prises Madrid — Musées, Opéra, restaurants, cafés et cinémas sont tous restés ouverts, sans que contamination augmente États-Unis — Les Démocrates exagèrent nettement plus les effets de la Covid-19 que les RépublicainsLa lutte contre la discrimination jusque dans les noms des variants |
Riposte catholique:medias-presse.info:Les évêques français et le passe sanitaire, par M. l’abbé Patrick de LA ROCQUE
Dans une tribune datée du 22 juillet, la conférence épiscopale de France dénonce les réfractaires au passe sanitaire et leurs manifestations.
Les évêques reprochent en premier lieu aux manifestants d’avoir brandi l’étoile jaune, mais plus encore leur insoumission aux décisions jugées légitimes du gouvernement. Pour eux, ce passe est une chance, voire un sésame sacré : « Cette épidémie nous fait éprouver à tous combien nous sommes responsables les uns des autres. C’est comme une annonce de l’unité du genre humain et de l’union intime avec Dieu ». Le ton est donné, il sera celui de l’entière dhimmitude à la bien-pensance du moment.
Quoi que l’on puisse penser du vaccin – c’est une chose – voici donc les évêques de France en faveur de la vaccination pour tous – ce qui est tout autre chose.
Or l’idéologie est aujourd’hui à la vaccination pour tous : « Elle fait partie intégrante, dit le ministre de l’Éducation Nationale, du Contrat Social contemporain ».
Nouveaux chantres du passe sanitaire, nos évêques n’ont sans doute pas mesuré la portée des propos du ministre de l’Éducation Nationale, simple relai parmi tant d’autres de la volonté dominante. Pour qui raisonne encore un tant soit peu, une telle phrase signifie que, sous peu, le non-vacciné sera comme exclu de toute vie sociale ; des cafés et transports tout d’abord, mais bientôt des centres commerciaux, et déjà en certains cas de son travail. Le réfractaire sera même considéré comme une menace pour la paix sociale. Aussi ce passe informatisé n’est-il rien d’autre que la mise en place d’une « note sociale » à la chinoise, et l’on est surpris de voir la Conférence Épiscopale de France l’adouber. Quand Jésus proposait son salut à tout homme, y compris au lépreux ; quand pour saint Paul, il n’y a plus au regard du Christ ni grec ni juif, ni maître ni esclave (Ga 3, 28), voici qu’au regard de nos évêques, il y aura désormais les vaccinés et les non vaccinés. Est-ce symptomatique ? Lors du voyage que le Pape effectuera en Slovaquie du 13 au 15 septembre, seuls les vaccinés pourront assister aux cérémonies[1].
Nouveaux chantres du passe sanitaire, nos évêques n’ont sans doute pas non plus mesuré tout l’égoïsme sous-jacent à la politique vaccinale actuelle. Celui-ci est souligné, entre autres, par le philosophe Martin Steffens : « Ce qu’il a de nouveau, c’est qu’on vaccine aujourd’hui les enfants, non pour leur survie, mais pour celle de leurs grands-parents. (…) Cela change tout. Un enfant qui attrape le tétanos meurt en quelques jours. Les enfants étaient les premières victimes de la polio. Mais un enfant qui attrape la Covid ne meurt pas. » Et le philosophe de s’interroger sur ce que l’Histoire retiendra de ces grands-parents qui auront livré leurs petits-enfants à un vaccin, toujours officiellement en voie d’expérimentation, et dont on ne découvrira que trop tard les effets. A titre d’exemple, aucune étude n’a été réalisée sur les risques d’infertilité que pourrait entraîner le vaccin, risques qui interrogent plusieurs spécialistes. Cela n’empêche en rien la vaccination massive des 12-17 ans, déjà largement éprouvés par les premiers confinements. Au confort des baby-boomers, on n’hésite pas à prendre le risque de sacrifier les générations à venir – si elles viennent. De cela, les évêques, semble-t-il, n’en ont cure, au contraire. Béats, ils concluent : « Cette épidémie nous fait éprouver à tous combien nous sommes responsables les uns des autres. C’est comme une annonce de l’unité du genre humain et de l’union intime avec Dieu. »
Certains mots réclament d’être répétés : « C’est comme une annonce de l’unité du genre humain et de l’union intime avec Dieu ». Pour qui sait l’entendre, cette dernière phrase est terrible. Piquez-vous vaccinez-vous, disent-ils, et vous serez une annonce tant de l’unité du genre humain que de l’union intime avec Dieu ! Si un rieur se demandait qui est piqué, l’homme de foi ne peut que déplorer deux incompatibilités graves avec le domaine de la grâce.
Au salut éternel que le Christ propose à ceux qui croient en lui, ils préfèrent l’unité temporelle du genre humain. Ce faisant, loin d’agir en serviteurs de Dieu, ils se posent de facto en vassaux du pouvoir temporel.
Tout d’abord, dans la ligne « pastorale » du concile Vatican II, nos hommes d’Église continuent à identifier artificiellement la recherche de l’unité du genre humain, supposément voulue par Dieu, et l’union intime avec Dieu. Rien pourtant ne justifie une telle identification, tout au contraire. Annoncé comme pierre d’achoppement (Is 8, 14) et posé en signe de contradiction (Lc 2, 34), le Christ est en effet l’incarnation même de l’inimitié originelle issue du premier péché : « Je poserai une inimitié entre toi et la Femme, entre ta descendance et sa descendance » (Ge 3, 15). Mais les évêques de Vatican II comme ceux d’aujourd’hui, épris de lendemains qui chantent, font fi de ces paroles divines. Au salut éternel que le Christ propose à ceux qui croient en lui, ils préfèrent l’unité temporelle du genre humain. Ce faisant, loin d’agir en serviteurs de Dieu, ils se posent de facto en vassaux du pouvoir temporel. Car c’est aux puissances politiques, et non aux hommes d’Église, qu’a été premièrement confié le soin de la paix temporelle. Apparaît alors le double crime inhérent à la nouvelle doctrine de la liberté religieuse : non seulement leurs tenants ont affranchi le pouvoir temporel de ses devoirs envers l’Église mais, en réduisant les droits de l’Église au droit commun, ils l’ont soumise au pouvoir politique. Et quand celui-ci prend ouvertement comme modèle la Chine communiste et sa « note sociale » contrôlée informatiquement, nos évêques bénissent, applaudissent et renchérissent. De quel dieu sont-ils donc les messagers ?
Piquez-vous, disent-ils donc en substance, et vous serez ainsi l’annonce vivante tant de l’unité du genre humain que de l’union intime avec Dieu. Dans le galimatias de leur nouvelle théologie, ils auraient tout autant pu dire, tellement les deux mots sont proches : Piquez-vous, et vous serez le sacrement de l’unité du genre humain. Apparaît alors le second fossé qui nous sépare de l’assertion épiscopale. Pfeizer ou Moderna sacralisés, le vaccin pour tous établi comme moyen actuel du salut voulu par Dieu ; l’homme de foi ne peut que s’interroger : quel est donc leur dieu ?
Si l’emploi de l’étoile jaune n’était pas forcément approprié, celui du carton rouge s’impose à l’endroit du communiqué de la Conférence Épiscopale de France.
Abbé Patrick de La rocque
Notes de bas de page
[1] Cf. La Croix du 20 juillet 2021, « En Slovaquie, les fidèles appelés à se préparer pour la visite du pape François »
Source : La Porte Latine
le Saker Francophone:Fit for 55. Le Green Deal européen et l’effondrement industriel de l’Europe
Fit for 55. Le Green Deal européen et l’effondrement industriel de l’Europe
Par William Engdahl – Le 12 juillet 2021 – Source New Eastern Outlook

L’une des rares déclarations honnêtes de Bill Gates a été sa remarque, faite début 2021, disant que si vous pensez que les mesures dues à la Covid sont mauvaises, attendez de voir les mesures prises contre le réchauffement climatique. L’Union européenne est en train d’imposer, du haut vers le bas, les mesures les plus draconiennes à ce jour, qui détruiront effectivement l’industrie moderne dans les 27 États de l’Union européenne. Sous de jolis noms tels que « Fit for 55 » et European Green Deal, des technocrates non élus finalisent à Bruxelles des mesures qui provoqueront le pire chômage industriel et le pire effondrement économique depuis la crise des années 30. Des industries telles que l’automobile ou le transport, la production d’électricité et l’acier sont sur la sellette, tout cela pour une hypothèse non prouvée appelée réchauffement climatique d’origine humaine.
Alors que la plupart des citoyens de l’UE étaient distraits par les restrictions sans fin mises en place à cause d’une pandémie de type grippal appelée covid19, les technocrates de la Commission européenne à Bruxelles préparaient un programme de désintégration planifiée de l’économie industrielle de l’UE. L’aspect pratique d’un groupe supranational non élu, planqué à Bruxelles ou Strasbourg, est qu’il n’a pas de comptes à rendre à de véritables électeurs. Ils y a même un nom pour cela : Le déficit démocratique. Si les mesures sur le point d’être finalisées par la Commission européenne, sous la direction de la présidente allemande Ursula von der Leyen et du vice-président chargé du réchauffement climatique, le technocrate néerlandais Frans Timmermans, sont adoptées, voici un aperçu de ce qui se passera.
« Fit for 55 »
Le 14 juillet, la Commission européenne a présenté son programme écologique nommé « Fit for 55 ». Bien que le titre ressemble à une publicité pour une salle de sport réservée aux cinquantenaires, il s’agit du programme de désindustrialisation le plus draconien et le plus destructeur jamais imposé en dehors d’une guerre.
Fit for 55 est le cadre central des nouvelles lois et règles établies par Bruxelles pour réduire considérablement les émissions de CO2, en utilisant des systèmes tels que les taxes sur le carbone, les plafonds d’émission et les systèmes de plafonnement et d’échange.
En avril 2021, la Commission européenne annonçait un nouvel objectif européen en matière de climat : D’ici 2030 les émissions doivent être réduites de 55 % par rapport à 1990, contre 40 % précédemment. D’où le joli nom de « Fit for 55 ». Mais l’industrie et la main-d’œuvre des États membres de l’UE seront tout sauf en forme si ce plan est mis en œuvre. En clair, il s’agit d’un fascisme technocratique imposé sans débat public à quelque 455 millions de citoyens européens.
C’est la première fois au monde qu’un groupe de pays, l’UE, impose officiellement un programme visant à imposer un absurde « zéro » CO2 d’ici 2050 et une réduction de 55 % du CO2 d’ici 2030. Le tsar du Green Deal de l’UE, le commissaire Frans Timmermans, a déclaré en mai : « Nous allons renforcer le système d’échange de quotas d’émission de l’UE, actualiser la directive sur la taxation de l’énergie et proposer de nouvelles normes de CO2 pour les voitures, de nouvelles normes d’efficacité énergétique pour les bâtiments, de nouveaux objectifs pour les énergies renouvelables et de nouvelles façons de soutenir les carburants propres et les infrastructures pour des transports propres. » En réalité, cela va détruire l’industrie des transports, de l’acier, du ciment ainsi que de la production d’électricité à partir de charbon et de gaz.
Voici les principaux secteurs concernés par de ce sinistre Fit For 55.
Voitures et camions
L’un des principaux objectifs du « Green Deal » de l’UE sera de mettre en place des mesures qui obligeront les véhicules à moteur à combustion interne – voitures et camions à essence ou diesel – à respecter des limites d’émissions de CO2 tellement punitives qu’ils seront contraints de ne plus rouler d’ici 2030, si ce n’est plus tôt. Le plan modifiera l’objectif actuel d’une réduction de 37,5 % des émissions de CO2 des véhicules d’ici à 2030 pour le remplacer par un objectif de zéro émission d’ici à 2035, selon la rumeur.
Le 7 juillet, une coalition de syndicats, d’entreprises du secteur des transports et de fournisseurs, dont la Confédération européenne des syndicats et l’Association des constructeurs européens d’automobiles, a adressé un appel urgent au tsar de l’écologie, Frans Timmermans. Ils y déclarent : « …nous voulons voir la transformation industrielle et l’innovation en Europe, plutôt que la désindustrialisation et les perturbations sociales. » La lettre souligne que l’UE n’a aucun plan pour une soi-disant « transition juste » pour l’industrie automobile européenne, y compris aucune nouvelle formation de compétences pour les travailleurs débauchés : « Actuellement, il n’existe pas de cadre de ce type pour les 16 millions de travailleurs de notre écosystème de mobilité, et notamment le secteur automobile européen qui est un moteur de l’emploi industriel. »
Il ne s’agit pas d’un problème mineur, car la transition des voitures et camions à moteur à combustion interne vers les véhicules électriques va entraîner une perturbation sans précédent des chaînes de fournisseurs automobiles actuelles. La lettre souligne qu’à l’échelle de l’UE, le secteur automobile compte 8,5 % de tous les emplois manufacturiers européens et a produit en 2019 près de 10 % du PIB rien que pour l’Allemagne, ainsi que 40 % des dépenses de recherche et développement du pays. L’UE représente aujourd’hui plus de 50 % des exportations mondiales de produits automobiles. Ils soulignent que la transition vers les véhicules zéro CO2 entraînera la perte d’au moins 2,4 millions d’emplois qualifiés et bien rémunérés dans l’UE. Des régions entières seront déprimées. La lettre souligne que Bruxelles n’a même pas encore dressé la carte des conséquences du Green Deal pour le secteur automobile.
En avril, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, indiquait que le projet « Fit for 55 » pourrait étendre le système draconien d’échange de quotas d’émission de carbone (QEC) au-delà des centrales électriques ou de l’industrie pour couvrir le transport routier et le bâtiment dans le cadre d’un ajout « pollueur-payeur ». Le lien avec le QEC imposera automatiquement des pénalités financières aux conducteurs ou aux propriétaires, au-delà des taxes actuelles sur le carbone, malgré un impact très limité de quelque 3 % sur les émissions. Cette mesure, qui s’ajoute au renforcement des normes d’émission des voitures, portera un coup fatal aux consommateurs et à l’industrie. Lorsque le gouvernement français a imposé une telle taxe carbone en 2018, cela a déclenché les manifestations nationales des Gilets jaunes et a obligé Paris à la retirer.
Acier
Le plan drastique de l’UE contient de nouvelles dispositions qui entraîneront des changements radicaux pour les industries européennes de l’acier et du ciment, grandes consommatrices d’énergie. L’acier est la deuxième plus grande industrie au monde après le pétrole et le gaz. Actuellement, l’UE est le deuxième plus grand producteur d’acier au monde après la Chine. Sa production s’élève à plus de 177 millions de tonnes d’acier par an, soit 11 % de la production mondiale. Le plan Timmermans introduira de nouvelles mesures qui pénaliseront ostensiblement les importations d’acier en provenance de producteurs « sales », mais qui, aussi, rendront l’acier européen moins compétitif au niveau mondial. Des fuites du plan de l’UE indiquent qu’il prévoit de supprimer les permis de polluer actuellement gratuits du QEC pour les industries à forte intensité énergétique telles que l’acier ou le ciment. Cela portera un coup dévastateur à ces deux industries essentielles. Ils l’appellent le mécanisme d’ajustement carbone. Comme le souligne le Center for European Policy Network, les exportateurs d’acier de l’UE « ne recevront aucune compensation pour la suppression de l’allocation gratuite. En conséquence, ils subiront des désavantages concurrentiels considérables par rapport à leurs concurrents des pays tiers. »
Taxes carbone pour le charbon
Le nouvel objectif écologique de 55 % de l’UE pour 2030 implique une élimination quasi-complète du charbon d’ici à 2030 dans l’ensemble de l’UE. L’Allemagne, qui est de loin le plus gros consommateur d’électricité au charbon de l’UE, sera touchée. Le gouvernement allemand, dont l’électricité est déjà la plus chère au monde en raison de la transition, par Merkel, vers une énergie solaire et éolienne peu fiable et la fermeture de la dernière centrale nucléaire en 2022, vient d’abandonner son projet d’élimination progressive du charbon d’ici 2038. Elle abandonnera le charbon bien plus tôt, mais pour des raisons politiques évidentes en cette année électorale, elle n’a pas révélé sa nouvelle date « zéro charbon ».
L’absurdité de croire que l’UE, en particulier l’Allemagne, sera capable d’atteindre le zéro charbon d’ici 2030, en ne remplaçant même pas par du gaz naturel, mais plutôt par du solaire et de l’éolien peu fiables, est déjà évidente. Le 1er janvier 2021, dans le cadre du mandat du gouvernement sur la réduction de l’énergie charbon, 11 centrales électriques au charbon d’une capacité totale de 4,7 GW ont été fermées. Cet arrêt n’a duré que huit jours, car plusieurs des centrales au charbon ont dû être reconnectées au réseau pour éviter les pannes dues à une période prolongée de vents faibles. Les centrales au charbon fermées ont reçu l’ordre de fonctionner en mode réserve, aux frais des consommateurs. La commission gouvernementale de Berlin qui a rédigé le plan d’élimination progressive du charbon ne comprenait aucun représentant de l’industrie de l’électricité ni aucun expert en réseaux électriques.
Avec ce nouveau plan destructeur Fit for 55 de la Commission européenne, le cœur de l’industrie européenne, l’Allemagne, est préprogrammé non seulement pour un chômage industriel sévère dans les secteurs de l’acier, du ciment et de l’automobile. Elle est également préprogrammée pour des pannes d’électricité comme celle qui a dévasté le Texas au début de l’année 2021 lorsque les éoliennes ont gelé. En 2022, en Allemagne, comme nous l’avons indiqué, la dernière centrale nucléaire ainsi que d’autres centrales au charbon seront fermées, ce qui entraînera la perte d’encore 3 % de l’électricité. En outre, 6 000 éoliennes seront également arrêtées en raison de leur âge, soit une réduction totale de 7 %. Pourtant, l’ajout prévu de nouvelles éoliennes et de nouveaux panneaux solaires est loin de remplacer cette baisse, de sorte que d’ici 2022, l’Allemagne pourrait connaître un déficit de capacité de production de 10 à 15 %.
Grand Reset et Green Deal de l’UE
Ce qui est difficile à comprendre pour les citoyens ordinaires et sains d’esprit, c’est qu’il s’agit d’un plan technocratique délibéré pour entraîner la désintégration de l’économie, sous l’excuse frauduleuse d’un risque de réchauffement climatique non prouvé qui prétend – sur la base de modèles informatiques douteux qui ignorent l’influence de notre soleil sur les cycles climatiques de la Terre – que nous verrons une catastrophe d’ici 2030 si le monde ne réduit pas les émissions de CO2, pourtant inoffensives et essentielles à la vie.
Le Forum économique mondial de Davos, toujours actif, joue également un rôle important dans l’élaboration de ce « Green Deal » élaboré par la Commission européenne, dans le cadre de son Grand Reset. En janvier 2020, le Forum économique mondial, lors de sa réunion annuelle à Davos, réunissait des dirigeants de l’industrie et du monde des affaires avec le vice-président exécutif, Frans Timmermans, pour étudier comment catalyser le Green Deal européen. Ce qui a été annoncé le 14 juillet par Bruxelles en est le résultat. Le Forum Economique Mondial soutient le Groupe d’Action des PDG pour le Green Deal Européen afin que les grandes entreprises soutiennent le plan dystopique de Bruxelles.
William Engdahl
Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone
le Saker Francophone:La modernité liquide
La modernité liquide
Le wokenisme remet radicalement en question le système : « Vous avez réussi uniquement grâce à votre identité visible. »
Par Alastair Crooke – Le 21 juillet 2021 – Source Strategic Culture

Le Dr Franz Luntz, sondeur américain, après une méga série de sondages et de groupes de discussion aux États-Unis et en Grande-Bretagne, a averti sans ambages que les guerres culturelles woke sont en passe de devenir la plus grande source de clivage dans la politique britannique – comme elles le sont déjà aux États-Unis. Certains diront que la Grande-Bretagne n’est pas l’Europe (post-Brexit). Mais ceux qui s’accrochent à cette bouée de sauvetage se font sûrement des illusions. Les jeunes Européens sont accros aux écrans et aux médias sociaux (principalement américains).
Le clivage woke-populiste était le point central de Luntz (bien que la définition du populisme fasse défaut – défini comme étant simplement « non woke »). Son analyse a retenu l’attention. Cependant, parmi les 3 000 entretiens sur lesquels l’enquête était basée, il y a une face cachée relativement moins remarquée ; elle est aussi importante – peut-être même plus importante – que sa thèse principale.
Elle montre que les électeurs britanniques en ont autant assez des entreprises que des hommes politiques (qu’ils considèrent avec mépris comme des mercenaires égoïstes). Ils rejettent l’ethos centré sur l’argent des entreprises et sur Wall Street ; ils n’apprécient pas la grande disparité des richesses, et les jeunes considèrent le capitalisme comme un gros mot : être capitaliste, c’est mettre une grosse cible rouge « X » sur son front. Voir cette interview vidéo.
Concentrez-vous sur ces trois « points à retenir » – ils sont étonnants : premièrement, en réponse à la déclaration : « Quand je regarde les dirigeants d’entreprise et la façon dont ils nous traitent, je me dis qu’ils sont tous à chier », 77 % des personnes interrogées sont soit d’accord, soit neutres – et seulement 23 % ne sont pas d’accord.
Deuxièmement, moins de la moitié du pays (43 %) se sent « investie » dans le Royaume-Uni. Pire encore, seuls 27 % ont le sentiment que le Royaume-Uni est investi en eux. « C’est le résultat le plus alarmant, car il laisse présager des temps difficiles », avertit M. Luntz.
Troisièmement, « l’élément central du populisme et du wokenisme est que les systèmes économiques et politiques (et les personnes qui les dirigent) sont en place contre vous, quoi que vous fassiez » (Luntz). Les deux camps utilisent cette même rhétorique hostile l’un contre l’autre. La perception d’un système truqué existe déjà chez plus d’un tiers de la population.
Il existe une différence marquée entre les générations. Les personnes âgées restent relativement épargnées par ces nouveaux courants qui tourbillonnent dans leurs sociétés, mais une proportion significative de jeunes (disons de moins de 50 ans) – tourne le dos au système, et à leur pays. 22% des électeurs pensent que la Grande-Bretagne les a laissé tomber. 37% des électeurs ont déclaré que le Royaume-Uni était « institutionnellement raciste et discriminatoire ». Moins de la moitié de la population (44%) pense que la prochaine génération aura une meilleure qualité de vie qu’elle.
Et vous pensez que, lorsque la pandémie se retirera et que l’économie s’ouvrira, nous reviendrons à « l’ancienne normalité » ? Vous pensez que lorsque l’économie d’entreprise redémarrera, le facteur « bien-être » populaire augmentera ? Pas du tout. Dites adieu à l’« ancienne normalité ». La foi dans la démocratie elle-même est au plus bas. Lorsque 70 % de la population pense que ses représentants font de la politique soit pour eux-mêmes, soit pour leur parti, vous avez un problème. Mais lorsque les électeurs pensent qu’ils sont soit « ignorés », soit « non pertinents », soit les deux, c’est la crise.
Nous avons donné aux gens 18 descriptions différentes de ce que font ressentir les leaders économiques britanniques au peuple. Résultat : huit des dix premiers choix étaient des attributs négatifs, avec en tête « déçu » et « ignoré ». Nous avons ensuite posé une question simple sur ce dont le public pense que les dirigeants économiques et commerciaux britanniques se soucient le plus. Les quatre premiers résultats étaient résolument négatifs. « Le profit prime sur les gens », « Les actionnaires passent en premier, pas les gens ordinaires », « Rémunération excessive des PDG et des dirigeants » et « Éviter de payer des impôts ».
Que veulent les jeunes générations ? Leur réponse à la question : « Quel est l’objectif le plus important du gouvernement ? » devrait nous indiquer précisément de quel côté souffle le vent : protéger les plus pauvres, les plus faibles et les plus vulnérables est le premier objectif. Quand entendez-vous de tels messages de la part des élites politiques européennes ? « Qu’ils aillent se faire foutre [les élites politiques] », telle est la réponse massive des électeurs à leurs dirigeants, avec seulement 20 % de désapprobation.
Vous ne le voyez pas ? Vous pensez que ce sera le temps des cabarets, style années 1920, lorsque l’économie sera pleinement ouverte et que nous ferons tous la fête ?
Les recherches de l’Institute of Economic Affairs (IEA) confirment les conclusions de Luntz selon lesquelles les jeunes sont profondément hostiles au capitalisme et ont une vision positive des alternatives socialistes : 67 % disent qu’ils aimeraient vivre dans un système économique socialiste ; 75 % sont d’accord avec l’affirmation selon laquelle le changement climatique est un problème spécifiquement capitaliste ; 78 % accusent également le capitalisme d’être responsable de la crise du logement en Grande-Bretagne.
L’IEA suggère que ses propres conclusions devraient servir de « signal d’alarme » aux partisans de l’économie de marché. Luntz rapporte que le mot « capitalisme » lui-même est devenu « un désastre » – ses sondages et ses groupes de discussion montrent que ses connotations sont toutes uniformément négatives. Cette hostilité explique peut-être en partie le paradoxe qui trouble les prévisionnistes des banques américaines qui se demandent pourquoi les offres d’emploi non pourvues explosent, alors que le chômage reste élevé. Se pourrait-il que ceux qui sont actuellement au chômage se disent tout simplement « au diable ces emplois » – du moins tant que les chèques de « relance » de Biden continuent ? Beaucoup en ont assez des conditions de travail d’employeurs comme Amazon.
Les convulsions internes des États-Unis, cependant, sont une chose. Mais l’implosion de la confiance sociale, et maintenant de la sécurité personnelle aux États-Unis (suite à la campagne de « démantèlement de la police »), se propagent dans le monde entier. Si la précarité de notre époque – aggravée par le virus – nous rend nerveux et tendus, c’est peut-être aussi parce que nous avons l’intuition qu’un mode de vie, un mode d’économie aussi, touche à sa fin. Si c’est le cas, dirait le Dr Luntz, notre intuition fait mouche.
La peur du bouleversement social sème la méfiance. Elle peut produire l’état spirituel qu’Émile Durkheim appelait l’anomie, c’est-à-dire le sentiment d’être déconnecté de la société, la conviction que le monde qui nous entoure est illégitime et corrompu, que nous sommes invisibles, que nous sommes un « numéro », l’objet impuissant d’une répression hostile imposée par « le système », le sentiment qu’il ne faut faire confiance à personne.
Les gens vivent aujourd’hui dans ce que le regretté sociologue Zygmunt Bauman a appelé la modernité liquide. Tous les traits de caractère qui vous étaient autrefois attribués par votre communauté sont aujourd’hui redéfinis par la doctrine wokeniste, en fonction de votre apparence – et selon des catégories fixes – sans tenir compte de votre conscience de vous-même, de votre propre éthique, de votre sexe biologique, de votre éducation, de vos mérites humains – et du lieu et des liens associés à votre appartenance historique.
La biologie ne s’applique plus. Votre genre n’est pas ce que vous pensiez : il est liquide, et peut (et peut-être doit) être changé. Vous êtes « blanc », donc suprématiste ; vous êtes « blanc », donc raciste ; de l’élite – donc privilégié.
Le wokenisme remet radicalement en question le système : « Vous n’avez pas réussi par vos propres efforts ou mérites. Vous avez réussi en vertu de votre seule identité visible. Cette identité remonte à des centaines d’années et repose précisément sur des opportunités délibérément refusées aux autres. Par conséquent, tout semblant de succès que vous avez eu dans la vie est illégitime. Il n’est pas mérité. Et il est juste de vous le prendre. Le wokenisme est vraiment hostile à l’histoire, à la culture et à la tradition. Ils ne les respectent pas – et ils insistent sur le fait qu’ils ont raison. Il n’y a pas de débat possible ».
Luntz conclut : « Si vous devenez wokeniste, vous rejetez tout ce qui vous entoure. Vous rejetez le succès des autres. Vous les identifiez par leur apparence, plutôt que par ce qu’ils ont accompli – et je suis si pessimiste – à cause de la combinaison du wokenisme, des médias sociaux et de la politique : la politique divise le pays ; elle cherche à armer le langage du wokenisme – et les médias sociaux vous permettent de le diffuser. La situation s’aggrave aux États-Unis, elle s’aggrave ici [au Royaume-Uni]. Ce n’est pas ce que vous voulez, mais ça arrive quand même. Il n’y a pas de vaccin pour l’arrêter ».
Alastair Crooke
Traduit par Zineb, relu par Wayan, pour le Saker Francophone
le Saker Francophone:Biden ne mettra pas fin aux « guerres sans fin ». Il en prépare même de nouvelles
Biden ne mettra pas fin aux « guerres sans fin ». Il en prépare même de nouvelles

Par Moon of Alabama – Le 28 juillet 2021
Daniel Larison écrit que la politique étrangère de Joe Biden est probablement pire que celle de Trump :
Le bilan de la politique étrangère de Joe Biden en tant que président au cours de ses six premiers mois a été aussi mauvais que ses critiques non-interventionnistes et anti-guerre le craignaient. Biden a pris une décision importante et correcte qu'il semble suivre jusqu'au bout, à savoir le retrait des dernières troupes américaines d'Afghanistan, mais même dans ce cas, il y a des raisons de s'inquiéter que les forces américaines soient relocalisées dans d'autres pays voisins et que la guerre contre les talibans se poursuive de loin. Sur presque tous les autres fronts, Biden n'a pas seulement échoué à défaire certaines des politiques les plus mauvaises et les plus destructrices de son prédécesseur, mais dans de nombreux cas, il les a ancrées et renforcées.
Biden n’a pas réussi à arrêter la guerre américano-saoudienne au Yémen. Il maintient des troupes en Irak et en Syrie. Son retrait d’Afghanistan s’avère être un leurre. Il sabote le retour aux accords sur le nucléaire iranien.

Les États-Unis, en contradiction avec leur accord avec les Talibans passé à Doha, ont relancé une campagne de bombardement aérien les visant et vont probablement la poursuivre pendant des années :
Le plus haut général américain chargé de superviser les opérations en Afghanistan n'a pas voulu dire dimanche soir si les frappes aériennes américaines contre les talibans prendraient fin le 31 août, date que les responsables avaient précédemment fixée comme limite pour ces attaques. Le général Kenneth F. McKenzie Jr, chef du Commandement central des États-Unis, a refusé de s'engager à mettre fin au dernier levier militaire qu’ont les États-Unis contre les talibans : les frappes aériennes. ... Les talibans ont réagi furieusement aux frappes, affirmant que c’étaient une violation de l'accord négocié entre le groupe militant et les États-Unis en 2020. L’intensité des frappes contre les talibans reflète un nouveau sentiment d'urgence à Washington qui considère que le gouvernement afghan est en danger. "Je ne suis pas en mesure de faire des commentaires sur l'avenir des frappes aériennes américaines après le 31 août", a déclaré le général McKenzie aux journalistes après avoir rencontré le président afghan, Ashraf Ghani, et ses collaborateurs plus tôt dans la journée.
Les talibans ont récemment fait un gros travail de diplomatie en se rendant à Moscou, Pékin et Téhéran. Avec le Pakistan, qui continue à fournir aux talibans des armes et de la main-d’œuvre, ces pays préparent un avenir où les talibans auront le contrôle total du gouvernement afghan, ou du moins un rôle important dans celui-ci. Ils ont promis d’investir en Afghanistan, même si le pays est dirigé par les talibans.
Mais les États-Unis s’opposeront à la reconstruction de la Route de la soie entre la Chine et l’Iran. Ils n’autoriseront pas que ces investissements en Afghanistan soit en sûreté. Au lieu de contrôler l’Afghanistan pour leurs propres besoins, comme ils l’ont fait pendant leur occupation, les États-Unis feront désormais tout leur possible pour empêcher les autres de profiter du pays.
Après avoir fait pression sur le président afghan pour qu’il laisse la place à un gouvernement provisoire, Biden le soutient à nouveau. Lors d’un appel téléphonique vendredi dernier, Biden s’est engagé à soutenir pleinement la ligne intransigeante maintenue par Ghani :
Le président Joseph R. Biden, Jr. s'est entretenu aujourd'hui avec le président Ashraf Ghani d'Afghanistan. Le président Biden et le président Ghani ont discuté de la situation en Afghanistan et ont réaffirmé leur engagement envers un partenariat bilatéral durable. Le président Biden a insisté sur le soutien continu des États-Unis, notamment en matière de développement et d'aide humanitaire, au peuple afghan, y compris aux femmes, aux filles et aux minorités. Le président Biden et le président Ghani ont convenu que l'offensive actuelle des talibans est en contradiction directe avec la prétention du mouvement à soutenir un règlement négocié du conflit. Le président Biden a également réaffirmé l'engagement des États-Unis à continuer d'aider les forces de sécurité afghanes à se défendre.
Mais le gouvernement de Ghani n’a aucune chance de survie. Les talibans contrôlent les frontières de l’Afghanistan et peuvent se financer grâce aux droits de douane et aux taxes. Ghani n’aura donc pas les revenus nécessaires pour faire fonctionner l’État. Maintenant, Biden lui promet de donner 4 milliards de dollars par an à l’armée afghane tout en ayant peu de contrôle sur la façon dont cet argent sera dépensé. Ghani et son entourage feront de leur mieux pour piller cet afflux d’argent.
Au lieu de laisser l’Afghanistan tranquille pour se trouver un nouvel équilibre, Biden est en train de réorganiser le Grand Jeu, dont l’Afghanistan sera à nouveau la première victime.
Pendant sa campagne, Biden avait promis de rejoindre l’accord nucléaire avec l’Iran. Mais aucune action n’a suivi. Les pourparlers avec Téhéran ont commencé trop tard et ont été remplis de nouvelles exigences que l’Iran ne peut accepter sans diminuer ses défenses militaires.
L’arrogance de l’administration Biden se manifeste pleinement lorsqu’elle croit pouvoir dicter ses conditions à Téhéran :
Si les États-Unis déterminent que l'Iran n'est pas prêt à revenir à la mise en œuvre complète de l'accord, ou que le programme nucléaire iranien a progressé à un point tel que les limites de non-prolifération de l'accord ne peuvent pas être récupérées, ils exploreront d’autres options, y compris pour renforcer l'application des sanctions économiques, mais ils espèrent ne pas en arriver là, a-t-il dit. "Nous verrons s'ils sont prêts à revenir", a déclaré le haut diplomate américain.
Ce n’est pas l’Iran qui a quitté l’accord JCPOA approuvé par l’ONU. Ce sont les États-Unis qui sont revenus sur cet accord et ont réintroduit une campagne de sanctions « pression maximale » contre l’Iran. L’Iran a déclaré qu’il était prêt à réduire à nouveau son programme nucléaire dans les limites de l’accord JCPOA si les États-Unis supprimaient toutes les sanctions. C’est l’administration Biden qui refuse de le faire tout en formulant de nouvelles exigences. Il est évident que cela ne fonctionnera pas.
Aujourd’hui, le guide suprême iranien Ali Khamenei a rencontré le gouvernement sortant du président Rohani et a mis en garde le gouvernement entrant contre tout espoir que les États-Unis changent leur position déraisonnable :
Khamenei.ir @khamenei_ir - 9:20 UTC - 28 juil. 2021 Les autres devraient utiliser l'expérience du gouvernement de M. Rouhani. L'une de ces expériences est la méfiance envers l'Occident. Pour cette administration, il est devenu clair que faire confiance à l'Occident n'est pas utile. Ils n'aident pas et ils frappent partout où ils peuvent. Quand ils ne le font pas, c'est parce qu'ils ne peuvent pas. Les administrations devraient absolument éviter de lier leurs plans à des négociations avec l'Occident, car celles-ci échoueront certainement. Cette administration aussi, lorsqu'elle s'est appuyée sur des négociations avec l'Occident et les États-Unis, elle a échoué, et lorsqu'elle s'est appuyée sur le potentiel national, elle a réussi. Lors des récentes négociations nucléaires, les Américains sont restés obstinément sur leur position. Lorsqu'ils font des promesses ou sur le papier, ils disent qu'ils vont lever les sanctions, mais dans la pratique, ils ne l'ont pas fait et ne le feront pas. Puis ils disent que de nouveaux articles doivent être ajoutés à un accord qui a déjà été signé. L'Occident et les États-Unis sont totalement injustes et malveillants dans leurs négociations. Ils n'hésitent absolument pas à violer leurs engagements. Dans l'accord précédent, ils ont violé leurs engagements et ils ne donnent aucune garantie qu'ils respecteront leurs engagements à l'avenir non plus.
Si les États-Unis ne reviennent pas dans l’accord JCPOA, sans imposer d’autres conditions, l’Iran finira par quitter l’accord et poursuivra son programme nucléaire comme il l’entend. Cette tactique intransigeante de Biden sera un échec total. On peut se demander ce que l’administration Biden a prévu de faire lorsque cela se produira.
Comme le résume Larison :
La politique étrangère de Biden est jusqu'à présent largement constituée d'échecs à atteindre ses objectifs déclarés et d'échecs à renverser les pires politiques qu'il a héritées de Trump. Dans certains cas, Biden n'a même pas fait l'effort de d’inverser les choses. L'administration Biden aime utiliser l'expression "America is back" comme devise de sa politique étrangère. À en juger par les six premiers mois de Biden, cela signifie simplement que l'Amérique est de retour aux mêmes politiques destructrices et inhumaines que celles que nous avons menées pendant des décennies.
Au lieu de mettre fin aux « guerres sans fin », comme Biden l’avait promis pendant sa campagne, il prolonge les anciennes tout en préparant le terrain pour de nouvelles.
C’est un choix qui ne sera pas bon pour les États-Unis d’Amérique.
Moon of Alabama
Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone




(@DarrenPlymouth) 