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Foutage de gueule, suite : le « rétro-tracing » du Covid(e)
Publié le 19 juin 2021 par Olivier Demeulenaere
Ohé, les Français ! Vous ne la voyez toujours pas, l’arnaque ? Vous l’acceptez, la surveillance de masse ? La dictature pseudo-sanitaire ? Le flicage de tous vos mouvements ? OD

Le rétro-tracing, qui sera généralisé en France début juillet, va permettre de « remonter plus haut dans les chaînes de contamination » pour identifier « les moments, les lieux, les événements » à l’origine de la transmission du Covid-19 ainsi que tous ceux qui ont été « co-exposés ».
En quoi consiste le rétro-tracing ?
Jusqu’à maintenant, le tracing avait pour objectif d’identifier les cas contacts d’une personne positive au Covid-19 en remontant sur une période de 48 heures pour les symptomatiques et de 7 jours pour les asymptomatiques. Le rétro-tracing ira « plus loin sur la chaîne de contamination » en prenant en compte les 10 jours ayant précédé l’identification de la maladie, a expliqué jeudi Thomas Fatôme, directeur général de la Caisse nationale de l’Assurance Maladie (Cnam) lors d’une conférence de presse. « Cette enquête sanitaire plus approfondie », comme la décrit Pierre Rousseau, directeur général de la CPAM de Loire-Atlantique, permettra « d’aller interroger la personne positive sur les raisons, les éléments ou les moments de contamination, plus ou moins collectifs, qui ont pu être la source de cette contamination » si cette dernière s’est produite hors du foyer. L’objectif est également de débusquer des « co-exposés » qui ont partagé avec le positif ces événements de contamination. Avec en ligne de mire la volonté de les inciter à s’isoler.
Quand sera-t-il mis en place ?
Le dispositif a été testé pendant deux mois (avril et mai) dans deux départements, la Côte-d’Or et la Loire-Atlantique.Le 1er juin, le rétro-tracing était effectif dans 17 départements, 43 autres ont été inclus le 15 juin et le dispositif sera généralisé à toute la France le 1er juillet.Un déploiement orchestré en fonction des prévisions de circulation épidémique. « Le consensus scientifique nous dit que ce dispositif n’est valable, n’est efficace qu’au dessous d’un seuil de circulation qui correspond à peu près à 5.000 cas par jour », a précisé Thomas Fatôme. Or, c’est le cas depuis la semaine dernière en France.
Qui procédera à ce rétro-tracing ?
Comme pour le tracing dit « classique » ou « prospectif », l’Assurance maladie est aux manettes. Mais avec des questions « réajustées », « plus intrusives », « puisque la seule question ne consiste pas à savoir quelles personnes on aurait pu contaminer mais dans quelle situation, dans quel lieu, à quel moment », note Pierre Rousseau. Selon les données obtenues lors de l’expérimentation, quand la contamination s’est produite hors du foyer, 10% des personnes sont capables d’identifier leur circonstance de contamination, « autant de situations que l’assurance maladie va pouvoir investir ». Et selon ces même chiffres, à consolider au niveau national, cette identification permet en moyenne de débusquer une quinzaine de personnes co-exposées (dont 10%, environ deviennent positives).Dans certains cas, les agences régionales de santé (ARS) pourront prendre la main. « Notamment quand l’événement trouvé ne permet pas à l’assurance maladie d’identifier nominativement toutes les personnes », explique Jean-Baptiste Calcoen, directeur de la mission nationale tracing à la Cnam, citant les compétitions sportives, les réunions culturelles, les foyers, les établissements hospitaliers… Elles pourront également avoir à se déplacer « pour délier les langues », quand la contamination a eu lieu lors d’un événement interdit, où « sans que les parents soient au courant », note Pierre Rousseau.
Les autres attentes
Selon l’assurance maladie, le rétro-tracing permettra également de renforcer la recherche de variants. Le dispositif devrait également permettre d’identifier des types d’événements, de lieu plus contaminants. « Probablement que d’ici quelques semaines, nous pourrons dire s’il y a plus de risque d’être contaminé en participant à tel type d’événement ou à tel autre », selon Jean-Baptiste Calcoen.
Orange Actu, le 19 juin 2021