Le taux de pression médiatique de la Covid-19 en mars 2020 a dépassé le pic de 13 autres événements historiques depuis 1945;L’application de la loi 101 aux cégeps : un potentiel de 25 petits cégeps français avec ses emplois en français-Pour une école libre au Québec

Pour une école libre au Québec

L’application de la loi 101 aux cégeps : un potentiel de 25 petits cégeps français avec ses emplois en français Posted: 23 May 2021 10:18 PM PDT Lettre à François Legault, Simon Jolin-Barrette et Danielle McCann envoyée par un collectif en faveur de l’application de la loi 101 aux cégeps. Madame, Messieurs, Nous soussignés travaillons au cœur du réseau des cégeps français et désirons vous raconter une histoire très préoccupante dont vous seuls contrôlez le dénouement. Elle concerne Mathieu Caron et Gabriela Fernandez (noms fictifs). Tous deux enseignent depuis une dizaine d’années dans un cégep français, lui en histoire et elle en biologie. Elle touche aussi Isabelle Dufour et Ahmed Hallaoui : elle y a envoyé son CV dans l’espoir d’enseigner la physique et lui, les mathématiques. Leur point commun : tous veulent naturellement travailler en français. Notre quatuor présente deux cas de figure typiques. Le premier s’applique à Mathieu et à Gabriella : depuis plusieurs années, les plus précaires qu’eux ont peu à peu perdu leurs cours, par manque d’effectifs étudiants. Cette année, c’est leur tour : avec chance, ils hériteront de grenailles de tâches cet automne, mais d’aucune à l’hiver. Quant à Isabelle et à Ahmed, ils ont reçu coup sur coup des accusés de réception laconiques à leurs demandes pour leur emploi de rêve : « La conjoncture, vous savez », « La baisse d’effectifs nous frappe », « Nous conserverons votre CV durant deux ans, gardez espoir ». Pendant ce temps, le cégep anglais situé à quelques jets de pierres du leur déborde et embauche en masse : il s’appelle Dawson, John Abbott, Heritage, Vanier ou Champlain Lennoxville, Champlain St. Lawrence, Champlain Saint-Lambert. Ce débordement s’explique par l’afflux massif et combiné d’allophones et de francophones. À Québec, au cégep Champlain St. Lawrence par exemple, ces non-anglophones constituent 90 % de la clientèle… Un potentiel de 25 petits cégeps français Le réseau collégial anglais dans son ensemble recrute 65 % de sa clientèle chez les francophones et les allophones qu’il sélectionne sur la base de l’excellence de leur dossier scolaire, soit 20 150 étudiants sur un total de 31 000. Oui, plus des deux tiers ne sont pas anglophones ! De plus, le réseau des cégeps anglais reçoit 20 % du financement pour une communauté de 8,7 % d’anglophones alors que les minorités françaises hors Québec ne récoltent que des miettes. L’extension de la loi 101 au collégial ferait évidemment passer du côté français l’immense majorité de ces 20 150 étudiants non anglophones, soit autant que ceux de tous les cégeps français de la ville de Québec. Ou l’équivalent de 25 petits cégeps comme celui de La Pocatière, qui en attire 800, ou de six de taille moyenne comme le cégep de Bois-de-Boulogne et ses 3000 étudiants. Cette décision franciserait plus de 2000 emplois d’enseignants, de professionnels, d’employés de soutien, de cadres et de techniciens, le ratio de ce milieu avoisinant un employé par tranche de 10 étudiants. Illustrons : Dawson College, avec ses 10 000 étudiants, procure de l’emploi à plus de 1000 travailleurs, soit 600 professeurs et 400 non-enseignants. Les cégeps français déclassés Vous comprenez alors pourquoi, d’une part, Mathieu, Gabriela, Isabelle et Ahmed se retrouvent sans emploi. Et, d’autre part, pourquoi les professeurs qui tiennent le coup, assiégés dans leur cégep d’attache, sont condamnés à enseigner dans des établissements de second tour privés, par l’attraction du réseau anglais, de nombre de leurs étudiants performants et ambitieux. Vous avez bien lu, MM. Legault, Jolin-Barrette et Mme McCann : dans l’État de plus en plus bilingue que vous dirigez, les cégeps anglais déclassent les cégeps français. Vous trouvez ça normal ? Nous, non. Alors, dites-nous : quelle option reste-t-il à notre quatuor de candidats pour gagner leur pain ? Oui, vous l’avez compris : postuler dans des cégeps anglais, devenus si populaires qu’ils manquent d’anglophones pour combler leurs besoins. Là, on les accueillera à bras ouverts. Ainsi, de plus en plus de Québécois formés en français doivent enseigner dans les cégeps anglais, ce qui provoque deux effets pervers. D’abord, la remise en question de leur droit de travailler en français. Le constat en est aussi désolant qu’absurde : de plus en plus de professeurs francophones et allophones enseignent en anglais à… des francophones et à des allophones ! Ensuite, la dévaluation des bacs et des maîtrises en français au cœur même du marché du travail québécois. À quoi bon décrocher des diplômes en français, en littérature, en biologie ou en chimie d’universités françaises si c’est pour enseigner (et corriger) en anglais à temps plein ? Cette anglicisation du corps enseignant réduit aussi les débouchés pour les professeurs de philosophie, dont les cours, dans les cégeps anglais, sont facultatifs. Chers élus, nous serons solennels et insistants : une porte s’ouvre momentanément devant vous, et le projet de loi 96 doit aller plus loin encore. Vous devrez agir avec plus de vigueur et de détermination. L’avenir des cégeps français et du français comme langue commune des Québécois dépend pour beaucoup des gestes que vous pouvez encore poser. Faites-le pour nous et nos enfants. Le regroupement Pour le cégep français *Plus de 230 personnes (enseignants, professionnels et employés de soutien de nombreux cégeps) ont signé la lettre
Le taux de pression médiatique de la Covid-19 en mars 2020 a dépassé le pic de 13 autres événements historiques depuis 1945 Posted: 23 May 2021 10:16 PM PDT Cision, spécialiste en relations presse, a épluché plus de 8 millions d’articles de la Presse quotidienne nationale française pour connaître les évènements de l’histoire moderne qui ont le plus marqué les médias depuis 1945. Quatorze évènements majeurs ont été analysés. Par ordre chronologique : guerre de Corée, guerre d’Indochine, guerre d’Algérie, Guerre des missiles de Cuba, Mai 68, guerre du Kippour, élections présidentielles 1981 et 1988 de François Mitterrand, attentats de New York en 2001 et de Paris en 2015, élections présidentielles d’Emmanuel Macron, les gilets Jaunes et enfin la pandémie de Covid-19. Dans chaque cas, le pic hebdomadaire de l’événement a été comparé. C’est ainsi que Cision a analysé la pression médiatique en France pendant le pic d’une semaine lié au début du confinement en 2020 et les 7 jours qui ont suivi la signature des accords d’Évian qui ont marqué la fin de la guerre d’Algérie.(Cliquez sur l’image pour l’agrandir)
Le taux de pression médiatique de la Covid-19 atteint son maximum lors de la troisième semaine du confinement de mars 2020 avec 68 % de médiatisation (soit près de 7 articles sur 10 de presse quotidienne nationale évoquent le sujet). Ce pic dépasse de peu le record absolu des événements de mai 68 qui occupaient 67 % de la médiatisation lors de la 2e semaine de grève générale.En second plan, deux catégories d’événements se distinguent par leur médiatisation intense : les attentats et les élections présidentielles. Les attentats de Paris de novembre 2015 ont occupé 41 % de l’espace médiatique, soit 10 points de plus que les attentats du 11 septembre. Quant aux élections présidentielles, l’élection de François Mitterrand de 1988 détient le record devant Emmanuel Macron avec un taux d’occupation médiatique de 40 %.

Enfin, les guerres et conflits enregistrent une forte médiatisation. En tête, la guerre d’Algérie se soldant par la signature des accords d’Évian mobilise 30 % de la médiatisation. Notons que la chute du mur de Berlin occupera « seulement » 20 % des débats médiatiques la semaine suivant les événements.Ces chiffres révèlent que la médiatisation de la Covid-19 — à l’exception notable de mai 68 — surpasse largement tous les événements étudiés.Au-delà du Pic de médiatisation, il est également important d’étudier la médiatisation des évènements dans la durée. Le graphique ci-dessous illustre la courbe de médiatisation des différents évènements. traitement-presse1968-2021-duree.png

Par l’intensité de son pic et la persistance de sa forte médiatisation dans le temps, la Covid-19 bénéficie d’un traitement médiatique totalement inédit dans l’histoire de la presse. Méthodologie : cette étude a été réalisée sur la base des archives de la Presse Quotidienne Nationale de 1945 à nos jours présente dans la bibliothèque média Europresse. L’équipe Intelligence Médias de Cision, Cision Insights, a analysé 8 695 565 articles issus des titres de presse, Le Monde, Le Figaro, Les Échos, Aujourd’hui en France, L’Humanité, La Croix, La Tribune et Libération. Après avoir identifié les grands événements qui ont marqué l’histoire des médias depuis 1945, les experts Cision Insights ont comptabilisé le nombre total de parutions de l’événement afin de déterminer leur taux d’occupation médiatique. Aussi appelé taux de pression, le taux d’occupation médiatique est le rapport entre le nombre de parution d’un sujet relativement au nombre total de parutions sur une période donnée.

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