Macron le câlineur-Blog a lupus

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lettreelectronique Non classé 18 juin 2022 2 Minutes

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ParThe Wolfle•( 1 commentaire )

Macron le câlineur  
  Depuis le début de la guerre en Ukraine, Emmanuel Macron s’affiche de manière de plus en plus décontractée : sweat, cheveux en bataille, barbe naissante, t-shirt noirs sont les différentes caractéristiques qui permettent d’identifier notre président. Le costard et la cravate finissent finalement à la poubelle. Ces nouvelles tenues permettent au président de montrer son dur travail et son implication en ses temps de guerre. C’est aussi une nouvelle manière de s’afficher face aux Français. Un président cool, on ne demandait que ça ! Un président cool et décontracté peut être mais pas un président complètement perché qui préfère faire des bisous aux autres président plutôt que son travail. En effet, afin de plaire à son nouveau collègue, Volodymir Zelenski lors de ce temps de guerre, Macron a donc choisi, pour l’amadouer, de l’imiter (Petit rappel : Zelenski est un ancien humoriste et il ne trouve rien de mieux que de porter des t-shirt quand il visite les pays voisins pour aider son pays). Il choisit donc de s’afficher et de reproduire le style du président ukrainien afin de se mettre le président dans sa poche. Une nouvelle manière de paraître cool. Du moins, c’est ce que l’on pensait, jusqu’à ce que sorte cette photo : un gros plan sur Macron enlaçant un Zelenski en t-shirt qui semble plutôt surpris du geste du président français, et Macron qui finit par l’embrasser sur la joue. Devons-nous en conclure qu’il essaye encore de se mettre en scène face aux journaux et à Zelenski ? Cette photo, finalement plutôt gênante, a entraîné bon nombre de réactions sarcastiques : l’impression virile des premières photos de Macron en sweat est finalement compromise par cette photos qui fait plus ressortir un président pédé qu’un président guerrier. Par Philomène de Watrigant L’incorrecte

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Henri Guaino : « Le peuple est roi, mais le roi est nu et il le sait -Gaullisme fr

Publié le 18 juin 2022 par Alain Kerhervé dans Libre propos // 0 commentaire

Henri Guaino. FC

Le sentiment de l’inanité du vote découle de faits concrets et précis, qu’il convient d’exposer, souligne l’ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. Une éventuelle coalition Ensemble! – LR à l’Assemblée ne résoudrait nullement, en elle-même, les causes de fond de l’abstention, ajoute l’auteur. (Le Figaro)

Dimanche soir, à l’issue du second tour des élections législatives, quel que soit le résultat, on commencera, c’est devenu une habitude, par entendre sur les plateaux de télévision des commentaires sur l’abstention massive. On y donnera quelques leçons de civisme à tous ceux qui n’auront pas voté. On y dira peut-être que ceux qui ne vont pas voter n’ont pas le droit de se plaindre. On y répétera sans doute que l’éventail de l’offre politique est suffisamment large pour que chacun puisse y trouver son compte. Quelques-uns proposeront de faire revenir les électeurs, en particulier les jeunes de 18 à 24 ans qui aux trois quarts ne votent pas, grâce au vote par correspondance ou au vote en ligne qui leur éviterait d’avoir à faire l’insupportable effort d’un déplacement jusqu’à l’isoloir. D’autres proposeront de changer le mode de scrutin en instaurant un scrutin uninominal à un tour, ou la proportionnelle, ou en remplaçant la démocratie représentative par la démocratie participative avec des panels de citoyens tirés au sort. Et l’on aura sans doute droit enfin, comme d’habitude, au sempiternel couplet de ceux qui depuis soixante ans rêvent de liquider la Ve République. Mais très vite on passera, comme lors des dernières élections régionales, au commentaire des seuls pourcentages. Et l’on oubliera de s’interroger sérieusement sur ce qu’ont bien pu vouloir dire ceux qui ne sont pas allés voter.

Et une fois encore, on escamotera l’essentiel. Une fois de plus, on se satisfera de l’idée qu’au fond les Français de plus en plus individualistes, de moins en moins habités par l’esprit civique, ne méritent pas la démocratie, sans se poser la question de savoir si notre démocratie, telle qu’elle est devenue, mérite que les Français s’y impliquent. On n’a pas tellement évolué: encore et toujours, il y a beaucoup de gens qui ne peuvent s’empêcher de penser que quand la démocratie est malade, c’est le peuple qu’il faudrait changer. Certes, le peuple n’a pas toujours raison, la majorité encore moins. Mais le peuple a toujours le dernier mot. C’est pourquoi il faut se préoccuper sérieusement de ce qu’il pense.

À l’issue de ce nouveau rendez-vous démocratique manqué, après tant d’autres, après les européennes, après les municipales, après les régionales, après la présidentielle, il est presque certain que l’on ne prendra pas au sérieux ce qu’exprime une telle abstention, cette eau dormante de la démocratie qui n’attend qu’un coup de vent pour devenir tempétueuse.

« Aujourd’hui, on a le vote protestataire plus l’abstention de plus de la moitié du corps électoral et, au fond, personne ne semble réellement ni chercher à savoir comment nous en sommes arrivés là, ni où cela nous mène »

On parlera sur un ton angoissé de ce que l’on appelle la montée des extrêmes qui au premier tour ont recueilli presque la moitié des suffrages exprimés, « horresco referens », comme disaient les anciens, et qui mettent en danger la République et la démocratie. Les spectres du fascisme et du stalinisme hanteront les plateaux. Ceux qui les invoqueront feront comme les enfants gâtés de Mai 68 qui s’essayaient à la révolution en criant « CRS SS » parce que leurs parents et leurs professeurs ne leur avaient pas bien expliqué ce qu’avait été réellement un SS. Cela évitera de parler de la radicalisation de toute la société, de tous les comportements politiques, sociaux, religieux, et de s’interroger sur ses causes qui ne se trouvent pas seulement dans les réseaux sociaux.

Radicalisation du parti de l’ordre qui a une peur obsessionnelle du désordre. Radicalisation du parti du désordre qui a une phobie de l’ordre et qui voit dans sa destruction la possibilité d’une utopie révolutionnaire qui accoucherait de lendemains qui chantent et dont l’histoire nous apprend pourtant qu’ils ont le plus souvent viré au cauchemar. Radicalisation même de l’abstentionnisme comme rejet de ce que de Gaulle, au temps de la IVe République, appelait le « système ». Mais du temps de la IVe, quand ce grand cartel électoral de la droite, du centre et de la gauche socialiste que l’on appelait la troisième force verrouillait les élections, les électeurs exprimaient leur opposition par le vote protestataire, gaulliste, poujadiste, communiste, mais avec des taux de participation de l’ordre de 80 %. Et le système de la IVe ne s’est pas débloqué dans les urnes mais par le 13 mai au seuil de la guerre civile.

Ce rappel devrait tourmenter un peu ceux qui ne réfléchissent qu’en termes de coalition majoritaire au Parlement sur le modèle de la troisième force. Car la crise de la démocratie, la crise de la politique, c’est aussi un engrenage. Aujourd’hui, on a le vote protestataire plus l’abstention de plus de la moitié du corps électoral et, au fond, personne ne semble réellement ni chercher à savoir comment nous en sommes arrivés là, ni où cela nous mène.

Dimanche soir, et dans les jours qui suivront, on fera de nouveau semblant de se pencher sur le problème. La thèse dominante sera sans doute, comme toujours depuis des décennies, que si la démocratie est en crise c’est parce qu’il n’y a pas assez de démocratie, pas assez d’Europe, pas assez de mondialisation, pas assez de libre-échange, trop d’exception française, trop de tradition colbertiste, trop de jacobinisme, trop d’héritage napoléonien, trop de verticalité gaullienne, et que la France doit davantage ressembler aux autres démocraties, comme si les autres se portaient beaucoup mieux, comme si les institutions britanniques n’étaient pas aussi déréglées que les nôtres, comme si le Capitole n’avait pas été pris d’assaut sous le regard stupéfait du monde entier. On nous répétera sans doute qu’il n’y a pas assez de décentralisation, pas assez de proximité. Des responsables politiques annonceront même, une fois de plus, qu’ils vont rebâtir un projet national à partir des territoires, comme si 35.000 projets communaux plus 100 projets départementaux plus 18 projets régionaux pouvaient faire un projet national, comme si la participation aux élections régionales de 2021 n’avait pas été de seulement un tiers, démontrant ainsi à quel point la décentralisation occupait toutes les pensées. Et on ne parlera pas de la nécessité de revenir sur l’interdiction qui se révèle délétère du cumul des mandats qui coupe le national du local et le local du national.

On nous resservira comme un progrès démocratique la discrimination positive, le peuple ramené à une juxtaposition de communautés, le droit des minorités non comme une limite à la toute-puissance de la majorité mais comme une norme à laquelle la majorité doit elle-même se soumettre. Et on représentera comme stade ultime de la démocratie une société entièrement réglée par des autorités indépendantes et des juges qui fabriquent le droit eux-mêmes dans l’entre-soi de ce qu’ils nomment «le dialogue des juridictions». Le comble de la démocratie : la démocratie sans l’État et sans le peuple, la société en pilotage automatique sans la politique.

Volonté collective

On dit que les Français ne veulent plus de la politique, qu’ils trouvent qu’il y en a trop. Et si c’était le contraire ? Si dans cette société ébranlée par tant de chocs violents, économiques, sociaux, migratoires, culturels, ils attendaient beaucoup de la politique et que ce qu’ils lui reprochaient c’était qu’elle ne leur réponde plus ? Si le grand problème c’était qu’il n’y a plus assez de politique au sens où la politique c’est l’expression d’une volonté collective opposée à tous les déterminismes, à toutes les fatalités, comme une espérance qu’il y a peut-être une autre réponse au fatidique «je n’y peux rien» qui est devenu le leitmotiv des politiciens qui pourtant ont tant promis?

On imputera comme toujours cet aveu d’impuissance aux contraintes extérieures, aux interdépendances des nations, mais la vérité, c’est que, pour l’essentiel, cette impuissance est imputable aux responsables politiques qui se sont eux-mêmes délestés des moyens d’agir, qui ont pour la plupart contribué à façonner cette idéologie de l’impuissance publique en renonçant au passage au principe cardinal de toute démocratie, celui de la responsabilité politique. Mais en déshabillant le pouvoir politique au profit des juges, en mettant, comme l’écrit Jean-Éric Schoettl, l’ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel, La Démocratie au péril des prétoires, en inscrivant dans la Constitution des principes qui permettent aux juges de faire la politique à la place des représentants du peuple, et peut-être demain en consacrant l’indépendance du parquet, quand nous ratifions un traité qui s’immisce dans le droit interne de notre nation de sorte que pour changer nos lois nous devrons obtenir l’accord de tous les signataires, à chaque fois que nous donnons le pouvoir aux marchés sans discernement comme pour l’électricité, à chaque fois que nous ruinons l’autorité de l’État, nous déshabillons aussi le peuple souverain. Quand tout l’establishment politique se rallie à l’idée que l’on commettrait un coup d’État constitutionnel en passant par l’article 11 de la Constitution pour soumettre une réforme de la Constitution directement au peuple sans passer par le filtre parlementaire comme l’a fait de Gaulle en 1962, on déshabille le peuple souverain. À chaque fois que l’on donne un poids particulier dans le débat public à un groupe d’experts comme le Conseil scientifique durant la crise sanitaire ou à un groupe de citoyens tiré au sort comme après le mouvement des « gilets jaunes » ou avec le projet du Conseil national de la refondation, annoncé par le président de la République en peine campagne des législatives comme un magistral pied de nez au Parlement, on déshabille le peuple souverain.

À chaque fois que l’on démantèle l’État, à chaque fois qu’on le déconstruit, qu’on lui retire les moyens matériels de ses missions, à chaque fois que l’on abaisse son autorité, on déshabille le peuple souverain. La démocratie ne va pas sans l’autorité, mais à chaque fois que l’on utilise la police, les CRS, les gendarmes pour résoudre des problèmes politiques, comme on le fait de plus en plus souvent, on ruine l’autorité de la police et l’autorité de l’État et on déshabille le peuple souverain. En 1963, de Gaulle lui-même retire la réquisition des mineurs en grève qui n’a fait que provoquer l’extension et le durcissement du conflit comme en 1968, le pouvoir gaullien sort de la crise de Mai non en prolongeant l’épreuve de force mais en négociant les accords de Grenelle et comme Mitterrand évite la guerre scolaire en faisant retirer à son gouvernement le projet de loi sur l’école libre.

Une question de légitimité

La démocratie ne nécessite pas que tout le monde soit d’accord, elle n’exige pas le consensus, mais elle exige le consentement du très grand nombre, l’acceptation de la loi de la majorité par la minorité, ce qui ne va pas de soi, et par conséquent que le pouvoir qui émane des urnes se fixe à lui-même des limites. Il y a derrière tout pouvoir, toute autorité, une question de légitimité. La légalité est dans le pourcentage des voix obtenu. La légitimité de l’autorité est dans le consentement de ceux sur lesquels elle s’exerce. Quand on apprend aux enfants à détester leur pays, quand on brise le peuple en morceaux, quand on brise ou dissout les liens matériels et spirituels qui l’unissent, et d’abord l’imaginaire partagé ou le sentiment national, la démocratie s’effondre.

En démocratie, le peuple est roi. Après des décennies d’errements, le roi est nu et il le sait. Ce peuple, ce n’est pas celui que l’on oppose aux élites ou aux riches, ou aux puissants. Ce peuple, celui par qui, au nom de qui et pour qui la démocratie existe, c’est un groupe humain qui a une foi commune en lui-même. Ce peuple, il est comme l’homme révolté de Camus, cet homme qui dit non, «et qu’y a-t-il dans ce non ? Dans ce non, il y a : vous avez franchi une limite ». Ce non est un oui à une communauté de destin. Il y a toujours une limite au consentement d’un peuple, à ce qu’il est capable de supporter sans se révolter d’une façon ou d’une autre. Ce non ultime, cette révolte, il peut l’exprimer par la démocratie, il peut l’exprimer dans les urnes. Encore faut-il qu’il ait le sentiment qu’il ne vote pas pour rien, que la politique peut quelque chose. Sinon le risque est qu’un jour ou l’autre il s’exprime autrement.

A-t-on oublié que la démocratie, c’est donner la parole au peuple sans qu’il ait besoin de la prendre de force et que, pour paraphraser Victor Hugo, tout ce que la démocratie perdra, la révolution, ou, en tout cas la violence, le gagnera ? Il serait temps de s’en souvenir.

L’éditeur a rencontré une erreur inattendue-Les enjeux de l’euthanasie-article censuré et récupéré

La Nef

Les enjeux de l’euthanasie

L’euthanasie n’est pas un sujet de la campagne présidentielle, c’est regrettable, car il s’agit là d’un enjeu de « civilisation » crucial. Bien que peu évoqué, il n’y en a pas moins actuellement un forcing pour faire aboutir sa légalisation à tout prix malgré les nombreuses objections et l’exemple peu probant des pays où elle est appliquée.

Le compte à rebours est enclenché. Tout bientôt, une loi sera votée qui ira dans ce sens, qui renversera les évidences autrefois défendues. Et le 8 avril 2021, avec ce vote à l’Assemblée Nationale (1), vote sans conséquences juridiques (mais aux conséquences politiques immenses), tout a changé. Un nouveau rapport de force s’est instauré. Les militants pro-euthanasie ont gagné la partie. Ils avaient déjà rallié à leur cause le parti médiatique, sans oublier des philosophes, comme André Comte-Sponville, des romanciers, des acteurs. Les gens en vue, ceux qui ont le cœur à gauche, ont presque tous rejoint le parti euthanasique. Mais aussi l’opinion – quand elle n’est pas assez éclairée. Mais aussi de nombreuses forces politiques : les partis de gauche, le parti macronien du « en même temps », les marcheurs en zigzag, les écologistes vert-rouge. Tous ils disent, qu’il faut pouvoir choisir sa mort comme on choisit sa vie. Tous, ils mettent en avant, la liberté. Non plus la liberté sous contrainte, mais une liberté libérée de toutes les contraintes. Quand l’individu a fini par grignoter le cadre général dans lequel il s’inscrit, il n’accepte plus les restrictions.
La mort est devenue une affaire personnelle. Je meurs. Je suis seul à mourir. Je vis seul et meurs seul. Ai-je des comptes à rendre ? Non. Ni à Dieu, ni à mes survivants, ni à ma conscience. Cette situation est inédite. Dans l’histoire de l’humanité, cette absence de comptes à rendre, d’explications à donner, de discours explicatifs à tenir, de cadres religieux significatifs dans lequel je m’inscris, n’a pas d’équivalent. Désormais je suis seul. Je vis seul, fais des rencontres fortuites, quitte, si cela me plaît, conjoint et enfants. Et donc, au bout d’une vie bricolée, je dois pouvoir me quitter à ma guise. Tel est le sens de l’euthanasie. Il n’aménage pas un droit personnel, il refuse tous les droits de regard des autres sur moi. La grande aventure de l’autonomie humaine, née avec le christianisme quand il inventa la notion de « personne », reformulée avec les Lumières, s’achève ici dans la fermeture de l’individu sur sa propre mort. L’euthanasie est le stade terminal de l’autonomie partagée, ouverte, ajustée à d’autres autonomies. Elle parachève cette longue histoire, l’accomplit et en est comme le Requiem. Désormais l’autonomie humaine ne reconnaît plus d’extériorité au moment de la mort. Je tiens ma vie, je tiens ma mort.
Mais le parti euthanasique ne comprend pas les enjeux anthropologiques de son combat. Il croit lutter contre les souffrances humaines mais fait tout pour en renforcer d’autres – celle d’un individu, seul à seul avec lui-même, qui doit décider de tout y compris de l’heure de sa mort. N’être pas maître de sa mort est confortable – dans l’inconfort de la mort. La vie s’en charge. Dieu s’en charge. La maladie s’en charge. Je la remets à plus fort que moi. Elle m’est dérobée par un maître. Je le reconnais comme tel et m’en remets à lui. Et avant de me remettre, je remets ma vie à ceux que j’aime. Cette double remise, qui est dans l’ordre des civilisations depuis toujours, va s’arrêter. Elle s’est déjà arrêtée en Belgique et aux Pays-Bas, depuis longtemps, et maintenant, depuis peu, en Espagne et pour tout bientôt au Portugal. Et bientôt, en France. Elle s’arrête dans des pays fatigués, dans un continent fatigué, dans des terres chrétiennes qui le sont de moins en moins. Elle s’installe dans des pays qui sont de plus en plus gestionnaires, aplatis, soumis à une horizontalité dominatrice et de moins en moins traversés aussi par ce souci des « lois non écrites », celles d’Antigone qui nous dominent et avec lesquelles il faut composer. Créon, lui qui n’entend pas Antigone, domine les esprits. Il est le modèle des gestionnaires de la « chose publique ».
Quelles sont les conséquences d’un monde logique, trop logique, dans lequel Antigone est bâillonnée ? Pour la fin de vie, la fin est plus importante que la vie. La fin coûte cher, la vie désormais a un prix. Ma volonté est désormais le seul maître. Elle devient ma dernière instance souveraine. Sur le papier, c’est un progrès. En philosophie, elle dit que je n’ai plus ni Dieu ni maître – ou plutôt que je n’ai pas d’autres maîtres que moi, d’autres dieux que moi. Je suis seul juge du moment de ma mort. Seul juge de ma vie. En réalité, cette primauté politique de la volonté, cette souveraineté de ma seule décision de moi sur moi, me contraint plus qu’elle ne me libère. Une nouvelle morale s’instaure : celle de l’abnégation sociale, de ma mort au profit du collectif. Comment poser cette nouvelle question qui naît pour les faibles personnes en fin de vie dotées d’une faible volonté et d’une énergie faible : vais-je être égoïste jusqu’à continuer, au-delà du raisonnable, à coûter cher, à creuser les déficits, à être à la charge des autres ou, au contraire, retenu par rien d’autre que ma volonté, vais-je être dans un sacrifice salutaire et avoir le courage de m’effacer à temps, de libérer un lit, de ne plus peser sur tout le monde ?

L’euthanasie-économique
On pourrait croire que j’exagère. Non. J’anticipe. Derrière l’euthanasie-liberté, l’euthanasie-économique n’est pas loin. Derrière la volonté que je me donne, la volonté que l’on m’impose n’est pas loin. Derrière le peu de crédit que l’on me donne, la logique du crédit social à la chinoise n’est pas loin, en ceci que moins on me reconnaît une dignité a priori avec une médecine qui ne fait pas tout pour me maintenir en vie, plus j’intègre la logique collective de celui qui se sacrifie pour n’être plus une charge trop lourde. Derrière l’individu-roi, la société-reine. Derrière le droit à mourir dans la dignité, l’indignité à ne pas mourir assez vite. Derrière le droit que je me donne, le droit que l’on m’impose par la conviction. Derrière une médecine qui accepterait de donner la mort, la mort comme un soin libérateur des souffrances. Derrière la médecine qui n’a plus le droit de refuser l’euthanasie, une douce persuasion à choisir une mort douce, rapide, voulue. Derrière le refus de toutes les douleurs, la mort comme modalité d’un soulagement de toutes les souffrances. Derrière la demande, quand tout va bien, d’inscrire dans ses « Directives anticipées » le refus de souffrir, un choix, qui sera de plus en plus refusé, de ne plus pouvoir revenir en arrière, changer d’idée, actualiser ses volontés.
Le parti euthanasique est foncièrement démagogique. Il flatte l’opinion. Lui fait croire que la solution est à portée de main. Quelle solution en fin de vie ? La mort. La mort que je me donne. Mais, une fois l’euthanasie installée, personne ne pourra revenir en arrière et tout le monde se rendra compte que cette « solution » n’en est pas une, qu’elle complique tout, qu’elle déplace l’hypocrisie et ajoute de nouveaux problèmes aux anciens. La désillusion sera de taille. Mais il sera trop tard. La mort anticipée, la mort volontaire, la mort que je me donne, la mort que les médecins me proposent comme un soin parmi d’autres, la mort venue avant la mort, ces morts-là seront offertes, toujours et encore, comme une porte de sortie pour une fin de vie déconsidérée. Personne ne pourra revenir en arrière, ni même amender les modalités de l’euthanasie. Un droit ne se retire pas. Surtout s’il est « sociétal ». Personne n’aura le courage de le supprimer. Le mal sera fait. Oui, je dis bien « le mal ».

Les soins palliatifs sacrifiés
Un mal qui viendra vider de sa substance les deux actuels remparts instaurés pour tenir la vie jusqu’au bout et donner de la dignité à ceux qui sont certains de n’en avoir plus : les soins palliatifs et la médecine en fin de vie. Les soins palliatifs ne protégeront plus personne, ne recouvriront plus de leur pallium les faiblesses du malade pour ouvrir sur de nouveaux horizons. La médecine terminale sera décrédibilisée pour avoir trahi, une fois pour toutes, le serment d’Hippocrate et pour « recommander » désormais de donner la mort comme elle donne un autre soin. Que diront alors tous ces démagogues ? Trop contents d’avoir inscrit leurs noms au panthéon des démagogies progressistes, ils continueront à ne pas voir, à se taire, à pérorer, à dissimuler les vrais chiffres, à être de parti pris – comme c’est le cas en ce moment en Belgique où les instances de contrôle sont entre les mains des partisans de l’euthanasie et où les sanctions n’existent pas. Les démagogues ne se disent jamais démagogues. Ils le sont mais ne le disent pas. Alors, quand l’échec est patent, l’échec n’existe pas. Après tout, n’ont-ils pas été portés par la vox populi – et là, pour l’euthanasie, par les sondages. Nous sommes-là dans une construction des plus artificielles.
Toutes ces démagogies ajoutées les unes aux autres, forment autant d’évidences indiscuta­bles. Des évidences qui refusent la complexité, qui refusent d’aller voir sur le terrain, qui refusent d’entendre les avis négatifs de ceux qui sont en première ligne, qui refusent de sortir de cette logique moutonnière des certitudes hermétiques aux critiques – aussi pertinentes soient-elles. Or, comme nous le dit Péguy, déçu qu’il est par les succès des démagogues et les ravages qu’ils laissent derrière eux : « le triomphe des démagogies est passager. Mais les ruines sont éternelles » (2).
Les démagogues vont triompher. Voilà qui est inscrit dans le marbre. Je le regrette mais le constate. Mais, une fois le succès assuré, que va-t-il se passer ? Comment les médecins et les premiers de cordée de la fin de vie, les petits soldats du palliatif, tout dévoués qu’ils sont à leurs tâches, à leurs vocations, vont-ils gérer les désastres ajoutés les uns aux autres ? Les désastres et les contradictions. Les contradictions et les demandes d’euthanasie. Ces demandes et les manières de s’assurer qu’elles en sont, qu’elles remplissent tous les critères. Les procédures et les contrôles de ces procédures. Si ce même parti euthanasique pensait un peu moins à la guerre à mener, à la victoire à remporter, aux triom­phes faciles à obtenir dans un climat de léthargie morale et d’anesthésie des consciences, mais avant tout à ce qu’il faut faire de cette victoire, aux effets qu’elle aura, aux conséquences en cascade qu’elle va engendrer, alors, et alors seulement, il pourrait mesurer la responsabilité immense qui est la sienne. Mais il n’en est rien !
Le palliatif ne peut pas proposer la mort comme un élément, parmi d’autres, de la belle confiance des équipes palliatives avec le patient. La confiance est du côté de la vie, de cette vie qui s’épuise et s’en va se jeter dans la grande mer de l’oubli. La confiance laisse la mort venir sans la donner. La donner, la brusquer, la provoquer, est à considérer comme une rupture du pacte de confiance, une manière d’appliquer la peine de mort – même si on se la donne à soi-même ou la reçoit après y avoir consenti.

Que de ruines !
Robert Badinter ne s’y est pas trompé qui, pour avoir aboli la peine de mort, est contre l’euthanasie. Alors, dans les ruines provoquées par la démagogie, la perte de substance des soins palliatifs n’est pas la dernière. Ajoutons-y la perte de confiance entre les équipes palliatives et le patient ! Que de ruines ! Elles ne viendront pas tout de suite. Les carcasses résisteront. Les apparences seront sauves. Mais le germe de destruction sera désormais à l’œuvre. Et comme un bon mérule, il finira par grignoter les planchers et les poutres de la maison palliative avant qu’elle ne s’effondre sur elle-même. D’où les ruines des démagogues. D’où les mises en garde de beaucoup. D’où la fermeture de cette grande parenthèse des soins palliatifs. D’où la crainte de tous ceux qui travaillent à ras de terre palliative. Les écoute-t-on ? Non. Pas besoin.
Au temps de la loi Leonetti, temps qui apparaissent désormais d’une autre époque, les facteurs de résistances avaient été mis en avant par les gens de terrain, et ce après un gigantesque travail d’écoute et de compréhension. L’euthanasie avait été refusée. Au temps du rapport Sicard, qui, au début de la présidence de François Hollande, devait aboutir à valider l’euthanasie, les facteurs de résistance avaient été mis en avant par les gens de terrain. L’euthanasie avait été refusée au grand dam de la ministre de la Santé d’alors, Marisol Touraine, méchamment déçue d’avoir été déçue dans son ambition euthanasique. Mais, maintenant, point de palabres, point d’enquêtes sur le terrain, point de temps à perdre. La victoire est à portée de main. Et quand elle sera là, les ruines seront éternelles.

Damien Le Guay

(1) Vote très majoritaire de l’amendement de M. Chiche à l’article premier de la proposition de loi donnant le droit à une fin de vie libre et choisie (ndlr).
(2) Péguy, les suppliants parallèles, 1905, dans Œuvres en prose complètes, Pléiade, 1988, Tome II, p. 375.

Damien Le Guay, philosophe, éthicien et conférencier, est auteur de nombreux ouvrages sur la question de la mort, et membre d’associations de soins palliatifs. Il enseigne l’éthique de fin de vie. Il vient de publier : Quand l’euthanasie sera là… Salvator, 2022, 150 pages, 13,80 €. Ouvrage puissant et de haute tenue souvent poignant, pessimiste en ce qu’il juge inéluctable une prochaine loi légalisant l’euthanasie en France, comme le montre cet article. Il n’écarte pas l’« exception d’euthanasie » (p. 48) qui nous semble plus que discutable, ce qui n’est pas en phase avec ses fortes critiques contre l’euthanasie et son vibrant plaidoyer pour la noble cause des soins palliatifs, dont l’esprit s’oppose à toute forme d’euthanasie.

© LA NEF n°345 Mars 2022, mis en ligne le 16 juin 2022

À propos La Rédaction

L’éditeur a rencontré une erreur inattendue.L’archevêque « au cœur de lion »-article censuré et récupéré

La Nef

Mgr Cordileone © Archidiocèse San Francisco

L’archevêque « au cœur de lion »

Mgr Salvatore Joseph Cordileone, archevêque de San Francisco, est l’une des fortes personnalités de l’épiscopat américain. Il est souvent considéré comme un évêque « ultraconservateur » ; il préfère se dire réformateur. Son cas reflète bien la complexité de l’Église aux États-Unis, d’où ce portrait.

Son grand-père était un pêcheur sicilien immigré à San Francisco en 1912. Son père et ses oncles eurent une entreprise de pêche à San Diego, où Salvatore J. Cordileone est né en 1956. Pour honorer son patronyme (qui signifie « cœur de lion » en italien) et les activités de sa famille, il introduira un lion, un cœur et un gros crabe rouge dans ses armoiries épiscopales.
Après une licence de philosophie, il a fait une grande partie de ses études cléricales à Rome, où il a obtenu un diplôme de théologie à la Grégorienne. Ordonné prêtre en 1982, il a exercé son ministère en paroisse à La Mesa, dans le comté de San Diego, avant d’être envoyé à nouveau, en 1985, à Rome pour y poursuivre des études de droit canonique. Il y obtiendra un doctorat. De 1991 à 1995, il fut en charge de la paroisse Notre-Dame de Guadalupe à Calexico, une des twin-cities de la frontière américano-mexicaine.
En 1995, il fut appelé à Rome pour servir comme assistant au Tribunal suprême de la Signature apostolique. Il y resta sept ans avant d’être nommé évêque auxiliaire de San Diego par Jean-Paul II en 2002. Dans cette période, il s’engagea très activement en faveur de la « Proposition 8 » qui, en 2008, visait à empêcher la légalisation du mariage homosexuel en Californie. Nommé évêque d’Oakland par Benoît XVI en mars 2009, il fut, le 20 septembre suivant, le premier évêque du diocèse à célébrer une messe traditionnelle depuis la réforme liturgique post-conciliaire. En juillet 2012, il fut nommé archevêque de San Francisco.
La Californie présente ce paradoxe d’être un des États les moins religieux des États-Unis : seul un Californien sur trois se rend au culte (catholique, protestant, orthodoxe, juif, bouddhiste, etc.) une fois par semaine. Mais c’est aussi un des États où le nombre des catholiques progresse le plus, principalement grâce au nombre croissant des migrants d’origine latino-américaine. La Californie est, avec le Connecticut et l’État de New York, l’État américain qui regroupe aujourd’hui, proportionnellement, le plus grand nombre de catholiques.
Le diocèse de San Francisco compte quelque 440 000 fidèles sur 1,8 million d’habitants. Le dynamisme du diocèse se mesure non pas tant au nombre de ses baptêmes (quelque 5000 par an) ou des ordinations sacerdotales (très peu nombreuses), que par ses 88 paroisses et ses nombreuses œuvres sociales et éducatives : 120 écoles, 23 centres d’assistance sociale et d’éducation et 13 centres de protection de l’enfance et des familles.

Le programme CARE
Ces œuvres sont notamment au service de l’action pastorale que mène Mgr Cordileone en faveur des populations d’origine étrangère. Le ministère qu’il a exercé en 1991-1995 à Calexico, ville-frontière, puis sa charge épiscopale à San Diego, diocèse frontalier du Mexique, entre 2002 et 2009, l’ont familiarisé depuis longtemps avec la question migratoire.
En Europe, les positions du pape sur ce sujet et ses appels à un accueil généreux des migrants sont souvent critiqués. Dans les banlieues pauvres de Rome et dans le sud de l’Italie – zones où les migrants et réfugiés sont arrivés en masse cette dernière décennie – ses appels à la générosité ont semblé à beaucoup irréalistes. En revanche, aux États-Unis, l’enseignement du pape sur les migrants est beaucoup mieux compris, notamment par les évêques des États frontaliers du Mexique. Mgr Cordileone, souvent qualifié d’« ultra-conservateur », est, sur ce sujet, en accord avec le pape François. S’il reconnaît qu’il est tout à fait légitime pour un État de fixer des limites à l’arrivée des étrangers, il met néanmoins en œuvre une pastorale de l’immigration et de l’intégration. Petit-fils d’immigré, il refuse de voir les immigrants comme un « danger pour les autres » et il reprend sans restriction la considération du pape François : « Chaque migrant a un nom, un visage, une histoire. » Dans une conférence faite en 2019 devant la Catholic Immmigrant Integration Initiative, Mgr Cordileone a affirmé : « Nous sommes appelés non seulement à “connaître” l’étranger à travers l’histoire des migrants, mais à accueillir l’étranger comme le Christ lui-même, parce que le Christ se révèle lui-même à nous à travers eux » (1). Il a contesté « l’approche restrictionniste de la politique migratoire » menée par le gouvernement américain – c’était à l’époque de la présidence Trump – et il a plaidé pour une politique d’accompagnement et d’intégration des immigrés, légaux ou sans papiers.
L’archevêque de San Francisco a engagé son diocèse dans le programme CARE (Catholic Accompaniment and Reflection Experience) initié en 2019 par la conférence épiscopale des États-Unis et qui vise à accueillir et accompagner les nouveaux arrivants. Non pas par de généreuses déclarations et en s’en remettant aux pouvoirs publics pour trouver des solutions concrètes, mais en appelant les paroisses et les œuvres catholiques à les aider, les accueillir, les intégrer (dans les paroisses et dans les écoles) et à les accompagner pour régulariser leur situation et les insérer dans la société américaine.
L’intégration des immigrés d’origine d’Amérique centrale et du sud dans le diocèse est facilitée par la forte proportion des Latino-Américains parmi les catholiques. La religion est un facteur naturel d’assimilation, notamment par le culte à Notre-Dame de Guadalupe. Le 4 décembre dernier, lors de la messe solennelle qui ouvrait la neuvaine préparatoire à la fête de Notre-Dame de Guadalupe (12 décembre), Mgr Cordileone a exposé ce qu’était fondamentalement, dans la foi, la Mestizo Church (l’« Église métissée ») (2). La Morenita (la Vierge noire dirait-on en français) est venue « révéler et construire à Tepeyac une nouvelle race, un nouveau peuple chrétien : Espagnols et Indigènes, deux nations réunies et s’unissant au Seigneur, pour être Son peuple, afin qu’Il puisse habiter parmi eux ». Dans l’archidiocèse de San Francisco, « composé de tant de races, de nationalités, de langues et de traditions », l’unité ne peut se faire que par la vocation surnaturelle commune : « les membres humains du Corps du Christ participent à la divinité de sa tête, Jésus-Christ. Jésus s’est incarné dans le sein de la Vierge Marie pour participer à notre nature humaine afin que nous, pauvres êtres humains que nous sommes, puissions participer à sa nature divine. Un mélange de divin et d’humain : c’est la vie du croyant, qui adore Dieu, reçoit sa grâce divine par la vie sacramentelle de son Église et la met en pratique à travers une vie de vertu et d’œuvres de charité. »

Une notification courageuse
Mgr Cordileone n’est pas un archevêque qui recherche le consensus à tout prix. Ses prises de position et ses engagements pour la famille, contre le mariage homosexuel, contre l’euthanasie et l’avortement lui ont valu une réputation d’archevêque « réactionnaire ». « Je n’ai jamais aimé ce qualificatif “conservateur” ou “libéral” appliqué à l’Église. Ces étiquettes s’appliquent à la politique. Pour ce qui est de l’Église, nous ne devrions pas examiner les choses sous l’angle politique. Nous examinons les questions en considération de la dignité humaine et de l’épanouissement de la personne humaine et en fonction de ce qui est cohérent avec une éthique de la vie » (3).
Ainsi, le 20 mai dernier, Mgr Cordileone a fait connaître qu’il avait adressé une « notification » à Nancy Pelosi. La députée démocrate de San Francisco et présidente de la Chambre des représentants, défend sur l’avortement une position toujours « plus extrémiste » tout en continuant à se dire une « pieuse catholique ». Mgr Cordileone a annoncé : « Après de nombreuses tentatives pour parler avec la présidente Pelosi afin de l’aider à comprendre le grave mal qu’elle commet, le scandale qu’elle cause et le danger pour sa propre âme, j’ai décidé qu’elle ne devait plus être admise à la Sainte Communion. »
L’organisation CatholicVote qui, chaque année, décerne des Courage Awards, un prix destiné à récompenser des personnalités qui se sont engagées pour « la dignité de la personne humaine et la vraie compréhension de la liberté », avait placé, avant cette notification, Mgr Cordileone au premier rang de son 2021 Top Ten.
En matière liturgique, Mgr Cordileone considère que les deux formes du rite romain ont leur place légitime dans l’Église. « La messe est un miracle, quelle que ce soit la forme du rite. » Quelques semaines après la publication du motu proprio Traditionis custodes, il a autorisé la célébration d’une messe traditionnelle, une fois par mois, dans la cathédrale de San Francisco. La décision était en préparation avant la publication du motu proprio.

Yves Chiron

(1) Adress by Most Reverend Salvatore J. Cordileone, Archbishop of San Francisco, prononcée devant la Catholic Immmigrant Integration Initiative Conference, le 13 mars 2019, Santa Clara, Californie.
(2) Sermon lors de la Guadalupana Mass le 4 décembre 2021.
(3) « “Ultra conservative” California archbishop sees similarities with pope », The Guardian, 22 septembre 2015.

© LA NEF n°348 Juin 2022

À propos Yves Chiron

Historien, spécialiste de l’histoire religieuse des XIXe et XXe siècle, ses biographies de Pie IX, Pie X, Pie XI et Paul VI font référence. Collaborateur de La Nef, il est encore l’auteur notamment de Fatima, vérités et légendes (Artège, 2017), Histoire des conciles (Perrin, 2011), Padre Pio (Perrin, 1998, r

« La Fed débranche tout. C’est la fin de la bulle ! » (Bill Holter)

Publié le18 juin 2022parOlivier Demeulenaere

L’écrivain financier et expert en métaux précieux Bill Holter avait déclaré au début du mois d’avril 2022 qu’il pensait qu’il ne nous restait plus beaucoup de temps avant le début de la prochaine crise financière. Selon lui 60 jours. Deux mois plus tard, l’effondrement a commencé. Le monde est à des niveaux d’endettement jamais observés auparavant, et Bill Holter soutient que la hausse des taux d’intérêt est le principal moteur de ce qui se passe actuellement. Voici ce que Bill Holter explique : « Les taux d’intérêt sont la clé de tout l’effondrement. Les taux hypothécaires, à l’heure actuelle, sont d’environ 6,15 %. Les taux hypothécaires avaient démarré l’année à un peu plus de 3 %. Au quatrième trimestre 2021, nous avions des taux hypothécaires qui étaient un peu plus bas à 2,75 %. Ce que cela signifie, c’est que si on pouvait vous octroyer un prêt hypothécaire d’1 million de dollars à la fin de l’année dernière, vous n’êtes désormais admissible qu’à un prêt hypothécaire de 500 000 $. Si vous êtes propriétaire, cela signifie que le bassin d’acheteurs potentiels est bien inférieur à 6 mois, simplement parce que les taux d’intérêt ont pratiquement doublé. Holter dit également que cela signifie que les valeurs des propriétés ont considérablement baissé. »

Les taux d’intérêt ont une tendance baissière depuis plus de 40 ans depuis que le président de la Fed, Paul Volker, avait relevé le taux directeur à 20 % au début des années 1980. Voici ce que Bill Holter explique: « Nous venons de vivre un marché haussier de 40 années sur les obligations où les taux d’intérêt n’ont fait que baisser depuis 40 ans… Cette tendance baissière de 40 années sur les taux s’est désormais inversée et les taux sont à la hausse. Il se trouve que le système est plus endetté qu’il ne l’a jamais été, et ce quel que soit le ratio ou la base que vous voudriez examiner. Ce que je veux dire, c’est que des taux d’intérêt plus élevés feront exploser cette énorme bulle d’endettement. »

Ne vous attendez pas à ce que la Fed arrive et nous sauve de cette situation comme elle l’avait fait lors de la dernière crise financière en 2008 et 2009. La Fed a renfloué l’économie lorsqu’elle a commencé à imprimer de l’argent comme jamais et elle ne s’est jamais arrêtée depuis. Voici ce que Bill Holter explique: « Le plus important c’est le système financier mondial et, par conséquent, les économies réelles sont sous assistance respiratoire depuis 2008. Ce que les gens doivent comprendre, c’est quand la Fed dit qu’elle va augmenter les taux d’intérêt et qu’elle va réduire son bilan, cela revient à débrancher le système respiratoire. Elle débranche tout. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que le système ne peut pas survivre sans assistance de la part de la Fed. Cette énorme chaîne de Ponzi ne peut pas rester debout sans que de nouveaux capitaux n’entrent dans le système. Là, ils retirent la prise, c’est ce qu’ils font… C’est fini.

Holter parle également d’or et d’argent et explique pourquoi vous devriez en détenir. Holter pense qu’un scénario à la « Mad Max » est une possibilité réelle et explique également que nous n’avons pas encore observé le pic de l’inflation.

USAWatchdog.com, le 14 juin 2022

Traduction BusinessBourse

The Power of America’s Jewish Lobby. Remember USS Liberty

Israelis killing Americans is okay In Washington. Remember the attack more than half a century ago on USS Liberty on June 8, 1967

By Philip Giraldi

Global Research, June 16, 2022

Region: Middle East & North Africa, USA

Theme: History

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Anyone who has spent any time in Washington and who has been reasonably engaged in watching the fiasco playing out there might agree that the most powerful foreign lobby is that of Israel, backed up as it is by a vast domestic network that exists to protect and nourish the Jewish state. Indeed, it is the domestic element of the lobby that gives it strength, supported as it is by extravagantly well-funded think tanks and a media that is Jewish dominated when it comes to developments in the Middle East. The power of what I prefer to call the Jewish lobby is also manifest down to state and local levels, where efforts to peacefully boycott Israel due to its war crimes and crimes against humanity have been punished and even criminalized in more than thirty states. In several states, including Virginia, special trade arrangements are designed to benefit Israeli companies at the expense of local residents and taxpayers.

Given all of that, it should be no surprise that Israel consistently gets a pass on its aberrant behavior, even when it acts directly against US interests or kills Americans. Recall, for example, how when General David Petraeus rashly observed in 2010 that Israeli intransigence in advancing its own interests complicated relations with Arab states and could cost American lives in the Middle East, he was quickly forced to recant. And more recently an Israeli sniper murdered Palestinian-American journalist Shireen Abu Akleh without any consequences coming from the Joe Biden White House or from the Tony Blinken-led State Department. Biden has declared himself a Zionist and Blinken is Jewish.

But one of the most horrific Israeli outrages directed against Americans remains little known and hidden from view by the media and the political elite.

Last week, on Wednesday June 8th there was a commemorative gathering at Arlington National Cemetery in Virginia that was unreported in the mainstream media. It was the annual day of remembrance for the dwindling group of survivors of the USS Liberty, which was attacked by Israel fifty-five years ago.

The moving service included the ringing of a ship’s bell for each one of the thirty-four American sailors, Marines and civilians that were killed in the deliberate false flag attack that sought to sink the intelligence gathering ship and kill all its crew. The surviving crewmembers as well as friends and supporters come together annually, bound by their commitment to keeping alive the story of the Liberty in hopes that someday the United States government will have the courage to acknowledge what actually happened on that fateful day.

In truth the attack more than half a century ago on the USS Liberty by Israeli warplanes and torpedo boats on June 8, 1967, has virtually faded from memory, with a younger generation completely unaware that a United States naval vessel was once deliberately attacked and nearly sunk by America’s “greatest friend and ally” Israel. The attack was followed by a cover-up that demonstrated clearly that at least one president of the United States even back fifty-five years ago valued his relationship with the state of Israel above his loyalty to his own country.

It was in truth the worst attack ever carried out on a US Naval vessel in peace time. In addition to the death toll, 171 more of the crew were wounded in the two-hour assault, which was clearly intended to destroy the intelligence gathering ship operating in international waters collecting information on the ongoing Six Day War between Israel and its Arab neighbors. The Israelis, whose planes had their Star of David markings covered up, attacked the ship repeatedly from the air and with gunboats from the sea. They sought to sink the ship, blaming Egypt, so the United States would respond by attacking Israel’s Arab enemies.

A Liberty survivor Joe Meadors recalls how

“No Member of Congress has ever attended our annual memorial service at Arlington National Cemetery on the anniversary of the attack. We are condemned as ‘anti-Semitic’ and ‘bigots’ simply because we have been asking that the attack on the USS Liberty be treated the same as every other attack on a US Navy ship since the end of WWII. All we have is ourselves. Not Congress. Not the Navy. Not the DoD. Just ourselves. We need a place where we are welcome. We need our reunions.”

Remembering the U.S.S. Liberty

Indeed, the incredible courage and determination of the surviving crew was the only thing that kept the Liberty from sinking. The ship’s commanding officer Captain William McGonagle was awarded a Congressional Medal of Honor for his heroic role in keeping the ship afloat, though a cowardly and venal President Lyndon Baines Johnson, who may have connived with the Israelis to attack the ship, broke with tradition and refused to hold the medal ceremony in the White House, also declining to award it personally, delegating that task to the Secretary of the Navy in a closed to the public presentation held only reluctantly at the Washington Navy Yard. The additional medals given to other crew members in the aftermath of the attack made the USS Liberty the most decorated ship in the history of the United States Navy.

The cover-up of the attack began immediately, to include concealing the White House’s actual recall of fighter planes launched by the Sixth Fleet to assist the under-attack Liberty. The Liberty crew was subsequently sworn to secrecy over the incident, as were the Naval dockyard workers in Malta and even the men of the USS Davis, which had assisted the badly damaged Liberty to port. A hastily convened and conducted court of inquiry headed by Admiral John McCain acted under orders from Washington to declare the attack a case of mistaken identity. The inquiry’s senior legal counsel Captain Ward Boston, who subsequently declared the attack to be a “deliberate effort to sink an American ship and murder its entire crew,” also described how “President Lyndon Johnson and Secretary of Defense Robert McNamara ordered him to conclude that the attack was a case of ‘mistaken identity’ despite overwhelming evidence to the contrary.” The court’s findings were rewritten and sections relating to Israeli war crimes, to include the machine gunning of life rafts, were excised. Following in his father’s footsteps, Senator John McCain of Arizona subsequently used his position on the Senate Armed Services Committee to effectively block any reconvening of a board of inquiry to reexamine the evidence. Most of the documents relating to the Liberty incident have never been released to the public in spite of the 55 years that have passed since the attack took place.

There has been one independent investigation into the Liberty affair headed by former Chairman of the Joint Chiefs of Staff Admiral Thomas Moorer, but it had no legal standing. Its report was headed “Findings of the Independent Commission of Inquiry into the Israeli Attack on the USS Liberty, the Recall of Military Rescue Support Aircraft while the Ship was Under Attack, and the Subsequent Cover-up by the United States Government, CAPITOL HILL, WASHINGTON, D.C., OCTOBER 22, 2003.” It concluded that “That there is compelling evidence that Israel’s attack was a deliberate attempt to destroy an American ship and kill her entire crew; evidence of such intent is supported by statements from Secretary of State Dean Rusk, Undersecretary of State George Ball, former CIA director Richard Helms, former NSA directors Lieutenant General William Odom, USA (Ret.), Admiral Bobby Ray Inman, USN (Ret.), and Marshal Carter; former NSA deputy directors Oliver Kirby and Major General John Morrison, USAF (Ret.); and former Ambassador Dwight Porter, U.S. Ambassador to Lebanon in 1967…”

More recently, the claim by apologists for the Jewish state that Israel acted in error or due to the fog of war, has been debunked by previously suppressed National Security Agency intercepts that included an Israeli pilot calling his flight controller and stating, in alarm, that they were about to attack what was clearly an American ship. The controller ordered him to continue his attack.

The faux court of inquiry and the medals awarded in secret were only the first steps in the cover-up, which has persisted to this day, orchestrated by politicians and a media that seem to place Israel’s interests ahead of those of the United States. Libertysurvivors have been finding it difficult even to make their case in public. In early April 2016 a billboard that read “Help the USS Liberty Survivors – Attacked by Israel” was taken down in New Bedford Massachusetts. The billboard had been placed by the Honor Liberty Vets Organization and, as is normal practice, was paid for through a contractual arrangement that would require the billboard company to post the image for a fixed length of time. It was one of a number of billboards placed in different states. Inevitably, Israel’s well connected friends began to complain. One Jewish businessman threatened to take his business elsewhere, so the advertising company obligingly removed the billboard two weeks early.

After fifty-five years, the dwindling number of survivors of the Liberty are not looking for punishment or revenge. When asked, they will tell you that they only ask for accountability, that an impartial inquiry into the attack be convened and that the true story of what took place finally be revealed to the public.

That Congress is deaf to the pleas of the Liberty crew should surprise no one as the nation’s legislative body has been for years, as Pat Buchanan once put it, “Israeli occupied territory.” The Jewish Lobby’s ability to force Congress and even the presidency to submit to its will has been spelled out in some detail by critics, first by Paul Findley in They Dare to Speak Out, later by John Mearsheimer and Stephen Walt in The Israel Lobby and in Alison Weir’s Against Our Better Judgment and most recently in Kirk Beattie’s excellent Congress and the Shaping of the Middle East.

Congressional willingness to protect Israel even when it is killing Americans is remarkable, but it is symptom of the legislative body’s inclination to go to bat for Israel reflexively, even when it is damaging to US interests and to the rights that American citizens are supposed to enjoy. To cite only one example of how ambitious politicians rally around to protect Israel, Florida Governor Ron DeSantis is a former Navy officer who once served as a congressman for a district in Florida where several Liberty survivors were living. They recount how repeated attempts to meet with DeSantis to discuss a possible official inquiry were rejected, with the Congressman refusing to meet them. Even the veterans’ organization the American Legion walks in fear of Israel. It has refused to allow the USS Liberty Veterans Association to have a table or booth at its annual convention and has even banned any participation by the group at its meetings in perpetuity!

So, the treatment of the USS Liberty should surprise no one in a country whose governing class has been for decades doing the bidding of the powerful lobby of a tiny client state that has been nothing but trouble and expense for the United States of America. Will it ever end? As the Israel/Jewish Lobby currently controls the relevant parts of the federal government and much of the media, change is not likely to happen overnight, but there are some positive signs that the public is regarding Israel less favorably. As Israel is countering that trend by supporting legislation at federal and state levels declaring any group that criticizes Israel to be anti-Semitic, recounting the USS Liberty story could fall under that description and be declared a “hate crime” complete with civil and criminal penalties. One has to hope that the American people will finally wake up to realize that they are tired of the entire farce and decide to wash their hands of the Israel contrived narrative relating to the Middle East. Just imagine picking up the morning newspaper and not reading a front-page story about the warnings and threats coming from an Israeli Prime Minister or from Israeli mouthpieces named Biden, Schumer and Pelosi. That would be a quite remarkable development.

Towards a Multi-Polar World? The Russia-China Axis. BRICS PLUS and the CSTO

By Kester Kenn Klomegah

Global Research, June 16, 2022

Region: Asia, Russia and FSU, USA

Theme: Global Economy

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This article focusses on the debate and search for new possible models by a few countries that are dissatisfied with the unipolar system and the world dominated by the United States.

The United States has outstretched its political and economic interests around the world,

China has similarly and strategically extended its tentacles across both the Atlantic and the Pacific. It has moved south conquering Africa, and intensifying commercial operations in the Central Asia regions including the former Soviet republics – the backyard of the Russian Federation, which still considers itself as a global power.

While still struggling and raising shoulders, many experts say, Russia has little global influence and authoritarian compared to China.

Despite its large population of 1.5 billion which many have considered as an impediment, China’s domestic economic reforms and collaborative strategic diplomacy with external countries have made it attain superpower status over the United States. While United States influence is rapidly fading away, China has indeed taken up both the challenges and unique opportunities to strengthen its position, especially its trade, investment and economic muscles.

Monitoring mainstream news and information reports indicated that Russia has been teaming up with China and India (and that could be interpreted as BRICS platform initiative) and a few other external countries in the process of establishing a new global economic system.

On the other hand, its aim is to break the unipolar system, and defeat American hegemony around the world. Some experts have argued that successive White House administrations have maintained the status quo. Due to socialist economic planning and their advancement of the notions of international cooperation and peace even among states with varying social systems, there has been tremendous progress in the areas of international solidarity.

The Brazil, Russia, India, China and South Africa (BRICS) grouping is a manifestation of the role of Beijing, Moscow and Pretoria along with the other states which have varied in regard to their political orientation in recent years. These new alliances are perceived as a threat to the role of the United States, Britain and the Europen Union since they are not participant-members and cannot directly impact the agendas and goals established by the BRICS.

But a careful study and analysis monitored by this author vividly show that Russia has some limitations. Its external economic footprints are  comparatively weak. And its external policies are hardly promoting its economic models.

The geopolitical reordering of the world cannot simply be achieved through war or challenging the West’s political influence in its various global domains. The economic component is possibly the most significant of the ongoing tug of war between Russia and its western detractors.

In the global South for instance, Russia is still struggling to win the hearts of leaders. It however needs a carefully formulated broad public outreach policies to permeate the message of new global order, at least, to the middle class. It has to enlist the understanding of its aims using the communication tools in addition to its own diplomatic statements and globe-throttling juicy rhetoric.

Russia has to invest in all these if it really wanted to succeed in leading the world.

As Dr. Ramzy Baroud, a journalist and the Editor of The Palestine Chronicle, wrote recently

“the Middle East, especially the Gulf region, is vital for the current global economic order and is equally critical for any future reshaping of that order. If Moscow is to succeed in redefining the role of Arab economies vis-à-vis the global economy, it would most likely succeed in ensuring that a multipolar economic world takes form. Russia is clearly invested in a new global economic system, but without isolating itself in the process.”

In the past few months, Russia exited many international organizations, instead of sustaining its membership and using those platforms to propagate its new global mission. Some experts and academics describe Russia making a desperate attempt at reversing the alarming trend in the world’s economic affairs. In order to win this battle, Russia needs a designed geopolitical outreach scheme and strategies for exert economic influence to match its dreams. It has rather gone into self-isolation, with much heavy-handed criticisms against the United States and Europe. 

With the rapid geopolitical changes leading to repartitioning and creating a new global order, and Russia, over the course of the last decade, has been desirously strengthening its Greater Eurasian Union alongside with others, such as the Collective Security Treaty Organization (CSTO) and BRICS.

May 2022 Meeting of the CSTO

The Greater Eurasian Union focuses on the economic integration and supporting economic development among the members, and expected to build its structure and method of functions by replicating the European Union. 

The CSTO, a military alliance consisting of mostly the former Soviet republics (Russia, Armenia, Kazakhstan, Kyrgyzstan, Tajikistan, and Uzbekistan), and signed the Collective Security Treaty in 1992. Its primary task is to collectively depend the territorial sovereignty of these member states.

The BRICS member countries (Brazil, Russia, India, China and South Africa) collectively represent about 26% of the world’s geographic area and are home to 2.88 billion people, about 42% of the world’s population.

Historically, the first meeting of the group began in St Petersburg in 2005. It was called RIC, which stood for Russia, India and China. Then, Brazil and subsequently South Africa joined later, which is why now it is referred to as BRICS.

Informal Meeting of BRICS, June 2019 

South Africa was a late minor addition to the group, to add a “bridgehead to Africa” says Charles Robertson, Chief Economist at Renaissance Capital. All the BRICS countries are facing economic challenges that need addressing urgently. The BRICS is keenly aware of the importance of contributing to Africa’s development agenda. 

“So, it could expand because the BRICS are under-represented in the global financial architecture. Europe and the United States dominate institutions like the International Monetary Fund (IMF) and the World Bank, and to some extent many others,” explained Robertson.

According to him,

“Russia and others in the BRICS would like to see larger power centres emerge to offer an alternative to that Western dominated construct. That is reasonable enough – providing there are countries with the money to backstop the new institutions, such as China supporting the BRICS bank, and if the countries offer an alternative vision that provides benefits to new members.”

“Now is a very good time to show that BRICS members and relations between them are an alternative to the format existing in the West,” Executive Director at the Russian National Committee for BRICS Research, Professor Georgy Toloraya, told the Kommersant, a Russian daily business newspaper, adding that “BRICS favours order, compliance with agreements and development.”

Moreover, plans are in store to expand the group to include Argentina, Turkey, Indonesia and some other African countries. According to Toloraya, India is currently opposed to expanding BRICS fearing that new members will support China. On the other hand, Moscow argues that “the entrance ticket” to the group is independence and sovereignty, and under no circumstances, potential candidates be called China’s satellites.

There are not so many countries like that—they would include Indonesia, Mexico, Turkey, Egypt and Iran. But then, there are certain political requirements for new members, including recognition of BRICS values and core foreign policy principles, he said, and added “initially, the goals and tasks were very modest, primarily focusing on the economy and the coordination of efforts toward attaining more ambitious goals.”

What is BRICS Plus and what is the purpose of this new mechanism?

On 19 May, China’s State Councillor and Foreign Minister Wang Yi chaired a videoconference dialogue between foreign ministers of BRICS countries and their counterparts from emerging economies and developing countries. This was the first BRICS Plus dialogue at the level of foreign ministers. Participants in the dialogue came from BRICS countries as well as invited countries such as Kazakhstan, Saudi Arabia, Argentina, Egypt, Indonesia, Nigeria, Senegal, United Arab Emirates and Thailand.

According to Chinese Foreign Minister Wang Yi, the dialogue is of significant importance to further expand cooperation between the BRICS countries and other emerging economies and developing countries.

As a BRICS Plus participant country, Argentina has on several occasions expressed its interest in joining this mechanism. The Argentine president, Alberto Fernández, considered that BRICS represents for Argentina “an excellent alternative for cooperation in the face of a world order that has been working for the benefit of a few.”

Understandably some leaders are advocating for multipolar system. Primarily due to geopolitical tensions, rivalry differences and competition to lead the world, Russia is currently pushing an initiative for creating a group. In June 2022, Russian State Duma (the lower house of parliament) Speaker Vyacheslav Volodin wrote on Telegram that the United States and its allies are destroying economic ties by their sanctions policy, but at the same time creating new points of growth in other countries.

“The move by Washington and its allies to cut the existing economic ties has created new points of growth in the world,” he pointed out. According to the parliament speaker, Western sanctions are leading to the establishment of another group of eight nations – China, India, Russia, Indonesia, Brazil, Mexico, Iran and Turkey – that is 24.4% ahead of the old group of developed countries in terms of Gross Domestic Product (GDP) and purchasing power parity.

“The United States, with its own hands, has created conditions for countries willing to build an equal dialogue and mutually beneficial relations to actually establish a new G-8 group with Russia,” Volodin noted.

Understandably, there is a Group of Seven (G-7), an inter-governmental political forum, that includes highly developed countries. These are Canada, France, Germany, Italy, Japan, the United Kingdom and the United States. In addition, the European Union is a non-enumerated member. Its members are the world’s largest IMF advanced economies and wealthiest liberal democracies.

According to reports, the group is officially organized around shared values of pluralism and representative government. As of 2020, the collective group accounts for over 50 percent of global net wealth (which is US$418 trillion), 32 to 46 percent of global gross domestic product, and approximately 770 million people or 10 percent of the world’s population.

Its members are great powers in global affairs and maintain mutually close political, economic, social, legal, environmental, military, religious, cultural, and diplomatic relations. From 2022, Germany has taken over the rotating presidency of the G-7, following the presidency of the United Kingdom.

Russia dismembered itself from the group. This prompted the U.S. President Donald Trump’s reiteration that Russia should be readmitted to the group, instigation of a trade war with China, increased tensions in Iran, Trump’s alleged reluctance to attend the conference and a number of international crises made the 2019 G-7 meeting in Biarritz, France the most divided since its inception. 

Following Trump’s previous rescinding of his signature to a joint communiqué agreed in 2018 due to an alleged slight from Canadian Prime Minister Justin Trudeau, French President Emmanuel Macron agreed that the group would not issue a joint communiqué at the Biarritz conference. Since then, Russia has remained critical about the group, basing its argument that the G-7 has no relevance to exist as there the members meet at Group of Twenty (G-20).

Similarly to the above argument, if the establishment of another new Group of Eight nations – China, India, Russia, Indonesia, Brazil, Mexico, Iran and Turkey – and compared to BRICS – Brazil, Russia, India, China and South Africa, it follows that BRICS will have to be absorbed by the new Group of Eight organization, and thus pushing out South Africa. 

Lucio Blanco Pitlo III, a Research Fellow at the Asia-Pacific Pathways to Progress Foundation, argued that the already established BRICS may have better chances of enticing new members. The new members could be Argentina, Egypt, Indonesia, Kazakhstan, Nigeria, United Arab Emirates, Saudi Arabia, Senegal, and Thailand that participated in recent consultations. 

In fact, UAE along with Bangladesh and Uruguay became the first expansion members of BRICS’ National Development Bank (NDB), last September. But the timing makes parties cautious. With no permanent secretariat and a fixed hub, at least the NDB fixed its headquarters in Shanghai, and further establish its regional offices in South Africa (Johannesburg).

As the world is facing massive challenges, it also requires international collaboration and cooperative solutions, importantly not to grossly endanger the economic prospects of poor and underdeveloped countries. Here live millions and millions of impoverished population.

Indonesia is hosting the G-20 summit in Bali this November and is doing its best to insulate the meeting from politics. Whether Indonesia is capable to arbitrate between angry clashing superpowers is simply unpredictable. The chances of a sudden rapprochement between the United States and China – let alone between the US and Russia – are exceedingly low.

Russia and China’s strategic alliance is strengthening and China has resisted so many attempts for excluding Russia from international organizations. Both are staunch members of BRICS. On the other hand, China’s push for expanding BRICS’s roster may alleviate external pressures on its relations with Russia and its own actions in disputed spaces with neighbours. 

The author of this article has contacted several experts on this question. But for Dr. Pankaj Kumar Jha, an Associate Professor at O. P. Jindal Global University in Sonipat, Haryana, China and India border conflict will continue influencing BRICS. However, India and China are cooperating to develop alternate financial structures, cohesive guidelines within Asia and the global south on many issues such as trade, investment and developing an understanding so that dominance of the of west could be reduced to a minimum in global financial architecture, he said and added, “the foundation of cooperation in BRICS brings potential resources and critical development requirements under one umbrella.”

Questions about the future of BRICS are bound to be there especially when a new world order is being discussed. Drawing inspiration from Quad plus, BRICS countries are also discussing BRICS plus format. The formation of new grouping G-8 is primarily a fusion of BRICS and VISTA (Vietnam, Indonesia, South Africa, Turkey, Argentina). The formation is primarily to connect BRICS to middle income and middle power countries, according his explanation.

Dr. Pankaj Kumar Jha concluded his argument: “This geopolitical configuration is in exploratory phases, undoubtedly meant to bring a new axis of Russia-China but inclusion of Mexico , Indonesia and Turkey has its own strategic baggage. How much successful this grouping would be is still a matter a conjecture. From geopolitical point of view, much would depend on how sanctions on Russia shapes up and the post-coronavirus recovery of China.”

Professor Aslan Abashidze, Head of the Department of International Law of the Russian University of Peoples’ Friendship and Member of the Scientific Advisory Board under the Ministry of Foreign Affairs explained to the author of this article that in general, international associations in the form of international intergovernmental organizations or integration associations emerge on the basis of prerequisites that may be of a different nature: political, defensive, cultural, et cetera.  

The emergence of such “para-organizations” as the Group of Seven (G-7), Group of Eight (G-8), Group of Twenty (G-20) is associated with the inability of international institutions of the global level to meet the increased needs of modern development in the face of growing challenges in the form of pandemics, financial crisis et cetera.  

The invitation and then exclusion of Russia from the Group of Seven (G-7) and similar unilateral restrictive measures of the “collective” West headed by the United States control all institutions of global control, including the International Monetary Fund and the International Bank for Recontruction and Development, force other states that are not inferior in their raw material, human and intellectual potentials to the United States and the European Union to seek their own development path. 

Therefore, it does not matter whether BRICS, or the unification of China, India, Russia, Indonesia, Brazil, Mexico, Iran and Turkey, will be more viable or not. The main thing is that the process of searching for new models by the states dissatisfied with the United States policy has started, which means the end of the dominance of the United States in all spheres of international relations. At some point, the West, headed by the United States, will have to negotiate new models of international economic and other relations, based on new international treaties that ensure equality of all states.  

According to Professor Abashidze’s conclusion is that “until this is achieved at the global level, Russia, China and India will establish trade relations on national currencies and therefore it will be attractive and beneficial to other states, not only from the Asia-Pacific region, but also from Latin America, the Middle East and Africa.”  

Whether Russia, China and India and a number of countries, there are arguable variations in political, economic and cultural capabilities. Russia’s President Vladimir Putin last year explained in one of his speeches that after the collapse of the Soviet era, Russia has to begin from the scratch. It was the ideological confrontation between the West and the East that gave birth to Soviet era. Lenin spoke about the birthmarks of capitalism, he reminded, and added that “It cannot be said that we have lived these past 30 years in a full-fledged market economy. In fact, we are only gradually building it, and its institutions. Russia had to do it from the ground up, starting from a clean slate. Of course, we are doing this, taking into consideration, developments around the world. After all, after almost one hundred years of a state-planned economy, transitioning to a market economy is not easy.”

On other way round, it is necessary to take a closer look at approach, economic capability and the services by the Chinese. China has such a diverse landscape, with investment and trade around the world. According to the World Bank, China has the largest economy and one of the world’s foremost infrastructural giants. China is the world’s largest exporter and second-largest importer of goods.

China holds 17.7% of the world’s total wealth, the second largest share held by any country. It has the world’s largest banking sector, with assets of $40 trillion and the world’s top 4 largest banks all being in China.

In 2019, China overtook the US as the home to the highest number of rich people in the world, according to the global wealth report by Credit Suisse. It has the highest number of rich people in the world’s top 10% of wealth since 2019. There were 658 Chinese billionaires and 3.5 million millionaires.

China’s Belt and Road Initiative has expanded significantly over the last six years and, as of April 2020, includes 138 countries and 30 international organizations. Along with Brazil, Russia, India and South Africa, China is a member of the BRICS group of emerging major economies.

Nearly all the experts contacted for this article have the arguable points. They acknowledged the fact that the countries seeking multipolar system have to address problems of the less developed world.

In addition, judging from their lengthy discussions, one key factual description is given – the western dominance and imperial approach of the United States. These imperialist endeavors aimed at maintaining the political and economic domination of the world’s population has created enormous difficulties for peoples globally including the working class, nationally oppressed and impoverished living within the western capitalist countries.

The emerging new coalition group is feasible and coming up at the crucial time when over the last two decades, the United States, Britain, the European Union (EU) countries and their allies globally, have been embroiled in numerous imperialist interventions resulting in destabilization, military interventions, proxy wars and the expansion of western imperialism throughout Africa, Asia and Latin America. 

Why the World After Liberalism Must Call for a Restoration of Christian Order

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Why the World After Liberalism Must Call for a Restoration of Christian Order

By John Horvat II

Illiberal animosity has entered the political debate.

Some books are valuable for what they don’t say. They describe the state of the culture and inadvertently indicate where society is headed even while trying to prove the opposite.

The small book, A World After Liberalism: Philosophers of the Radical Right, is one such work. Author Matthew Rose constructs a defense of classical liberalism by attacking the illiberal philosophers of the so-called far-right. His approach is objective and balanced; his description captivating and flawless.

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Order Today: Return to Order: From a Frenzied Economy to an Organic Christian Society—Where We’ve Been, How We Got Here, and Where We Need to Go

Hidden in its texts, however, are hints of where a world after liberalism might lead.

Targeting the Illiberals

The target of Rose’s broadside is that faction of the so-called right, which many now label the illiberals. These illiberals have no set body of principles. They are not part of the mainstream conservative movement, which operates inside the liberal framework. What unites them is their hatred of liberalism.

The illiberals criticize liberalism because it is materialistic, individualistic and secular. They crave community, subsidiarity and solidarity. They lament today’s desacralized, demythified and anti-hierarchical world that does not satisfy the spiritual appetites of the human soul.

This illiberal animosity has entered the political debate. Its rhetoric is now part of the national discourse. It contributes to discontent with the postmodern world that calls for imagining a world after liberalism.

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Dr. Rose felt the need to write his report by observing the growing popularity of illiberal literature, especially among young people. His method of countering this trend is to expose the political thought of the five key figures of illiberal ideas—Oswald Spengler, Julius Evola, Alain de Benoist, Francis Parker Yockey and Samuel Francis. By revealing their strange teachings and even stranger lives, the author hopes to keep his classical liberalism secure.

Who They Are

The author does a great service in his description of these radical philosophers. They might easily deceive Christians attracted by the themes they raise. People might be tempted to imagine the illiberal world after liberalism as a return to Christian order based on a superficial understanding of their thought.

Dr. Rose makes it clear that the lives of these five figures were anything but Christian. Several of them self-identify as pagans. One, Alain de Benoist, is an occultist and sexologist. Another, Francis Yockey, dabbled in writing pornographic literature. All were anti-Christian.

Their disordered and often tragic lives can hardly be models for imitation. Their example is not the stuff from which a return to Christian order will come.

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What They Taught

However, the author also manages to untangle the convoluted theories of the illiberal philosophers. Their criticism of modernity is often valid, but their views reveal an unknown, mystic and irrational world contrary to Christian civilization.

Most of these writers, for example, cry out against an empty “desacralized” world where “work, family, leisure, and citizenship are no longer saturated with spiritual importance, but are understood in functionally secular terms.” However, this desire to return to a sacral world quickly evolves into a primitive pantheism. Its world of mystery and myth enters into fantasy.

The works of the philosophers tend to show admiration for customs, myths, rituals and other themes that cement an organic Christian society together. However, there is no development of the principles upon which culture is based. Instead, they tend to divinize these things and turn them into a vital force that evolves in history.

The most disturbing aspect of illiberalism is its anti-Catholic and anti-Christian position. Dr. Rose shows how Oswald Spengler, for example, “did not argue that there is no Western civilization without Christianity. He argued that there is no Christianity without Western civilization.” Others argue that the Church is contrary to the illiberal world after liberalism.

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The illiberal five see the Church as the problem, not the solution. A personal and omnipotent God is not even part of the equation. At best, religion is an element of a culture that should be respected as part of tradition and folklore. It should be subservient to the state, not unlike Russian Orthodoxy.

This is the kind of criticism found in A World After Liberalism. Most readers will see little more than a synopsis that discusses bizarre ideas by bizarre figures. Such criticisms are helpful but not that useful.

However, there are two things that the book does not explicitly say that give it value.

In Defense of Liberal Mediocrity

The first is to show that liberalism is in crisis. People are no longer attracted to its comforts. They want something more and something higher.

Indeed, Dr. Rose’s dispassionate presentation of illiberal thought is interrupted by a surprisingly passionate and almost violent defense of liberal mediocrity, which he sees as threatened.

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He suddenly becomes unscholarly and unliberal. He denies the historical foundations of the West and embraces the liberal myths and shallow black legends that condemn all things pre-liberal.

“What comes after liberalism?” he asks. “We know what came before it: oppression, ignorance, violence, and superstition. The myth of our political origins is the story of how we learned to build societies on the values of freedom and equality, rather than the accidents of birth and the cruelties of power.”

From this denial of the enormous Christian pre-liberal advances, he concludes that it is far better to forego the heroic world of times past than to lose “the comforts and mediocrity of our own.”

He complains that people “imagine the courage and gallantry that it [this heroic world] inspired, and prompt us to wonder what has been lost in exchanging its noble codes for greater security…. It might have inspired braver men and greater deeds, but there is no going back. The frontier is closed.”

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Thus, Dr. Rose slams shut the door of any restoration of Christendom with all the force of the illiberal five. He joins them in saying that there is no going back. There is no explanation why there can be no return. Don’t even think about it. It is a liberal decree that must not be questioned.

Taking the Hint

The book shows that liberalism is in crisis and that large sectors of the public are attracted to arguments outside the liberal box. They long to hear about topics like sacrality, honor and metaphysics. That is to say, the terms of the debate are changing.

These same pilgrims will be attracted to the Christian order. To those who dare to take the hint, they might open the door the author slammed shut. For the heroic, the frontier out of the liberal wasteland might be breached. The inevitable disillusionment of illiberal thought could lead the persistent to explore the rational, sublime and supernatural world that the Church proposes and in which they will find great joy.

The world after liberalism cannot be more liberalism. It must be a return to Christian order.

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