- Les talibans s’engagent à lutter contre le changement climatique
- Maryam Monsef, ministre de Trudeau, « les talibans, nos frères »
- La campagne centralisatrice de Justin Trudeau
| Les talibans s’engagent à lutter contre le changement climatique Posted: 25 Aug 2021 12:35 PM PDT Le porte-parole des talibans, Abdoul Qahar Balkhi (ci-contre), a déclaré que son organisation voulait jouer un rôle sur la scène internationale.Le groupe islamiste veut aider à lutter contre le changement climatique, affirme-t-il. Les talibans se sont engagés à lutter contre le changement climatique et pour la sécurité mondiale dans le cadre de la tentative du groupe islamiste de se donner une image plus douce et plus moderne malgré des informations faisant état d’exécutions de civils et de l’érosion des droits des femmes sous le nouveau régime afghan. Abdoul Qahar Balkhi, membre de la Commission culturelle des talibans, affirme que les islamistes veulent jouer un rôle sur la scène mondiale. Il a déclaré à Newsweek : « Nous espérons non seulement être reconnus par les pays de la région, mais aussi par le monde entier en tant que gouvernement représentatif légitime du peuple afghan qui a obtenu son droit à l’autodétermination libre de toute occupation étrangère avec le soutien et le soutien de la nation entière après une lutte prolongée et d’immenses sacrifices malgré tous les obstacles opposés à notre peuple. » « Nous pensons que le monde a une occasion unique de se rapprocher et de se rassembler pour relever les défis non seulement auxquels nous sommes confrontés, mais aussi à l’humanité tout entière. » « Ces défis allant de la sécurité mondiale au changement climatique nécessitent les efforts collectifs de tous et ne peuvent être atteints si nous excluons ou ignorons un peuple entier qui a été dévasté par des guerres imposées au cours des quatre dernières décennies. » Les commentaires interviennent au milieu des efforts des talibans pour projeter une image plus modérée, deux décennies après leur éviction du pouvoir en Afghanistan. Malgré leurs soucis déclarés objectifs en matière de changement climatique, les talibans ont précédemment procédé à une déforestation massive à partir d’un trafic de bois. Des millions d’hectares de forêts avaient été défrichés dans tout le pays pour fournir du bois aux marchés pakistanais sans aucun effort de reboisement. Voir aussi Dinguekerque américain en Afghanistan : l’effondrement d’une superpuissance Maryam Monsef, ministre de Trudeau, « les taliban, nos frères » Porte-parole taliban sur la censure : demandez à Facebook de répondreLe Canada est le seul pays du G7 à avoir augmenté ses émissions de gaz à effets de serre depuis l’accord de Paris (2015). Le gouvernement Trudeau est au pouvoir depuis 2015 et il a déclaré avec éclat à Paris : « Le Canada est de retour dans la lutte climatique ». |
| Maryam Monsef, ministre de Trudeau, « les talibans, nos frères » Posted: 25 Aug 2021 05:38 PM PDT Maryam Monsef, née Monsefzadeh, est la Ministre des Femmes et de l’Égalité des genres et du Développement économique rural. Le site officiel du gouvernement dit d’elle : « Elle est la première femme à être élue dans la circonscription fédérale de Peterborough—Kawartha, la première députée afghano-canadienne de l’histoire du Canada et la première musulmane à occuper un poste de ministre du Cabinet fédéral. Dans sa collectivité natale de Peterborough, en Ontario, elle a cofondé la Red Pashmina Campaign, une initiative qui a permis de recueillir des fonds pour appuyer l’éducation des femmes et des filles en Afghanistan. Elle est une ancienne de l’Université Trent et parle l’anglais, le farsi [parlé en Iran] et le dari [une variante du farsi]. »Évidemment, le français, pfff !Maryam Monsef avait donné comme lieu de naissance Harat en Afghanistan quand elle a fait une demande de passeport canadien. En réalité, Maryam Monsef est née en Iran. Elle est arrivée au Canada en provenance d’Iran, à l’âge de 9/10 ans, en 1996, en tant que réfugiée avec sa mère veuve et ses deux sœurs cadettes:Monsef dit qu’elle sait maintenant qu’elle est née dans un hôpital de Machhad, en Iran [à 200 km de la frontière afghane], dans une région à forte population afghane. Elle dit que sa mère ne lui a jamais dit qu’elle était née en Iran parce qu’elle ne pensait pas que c’était important. « Pour elle, ce n’était pas grave », a déclaré Monsef à Your Morning sur CTV jeudi, lors de sa première interview diffusée après la révélation. Elle a ajouté que sa mère s’était excusée à plusieurs reprises la semaine dernière. Elle a également déclaré que dans cette partie du monde, la citoyenneté est culturelle et patrilinéaire, il n’y avait donc aucun doute à sa naissance qu’elle serait considérée comme une citoyenne afghane et non iranienne.Voir aussi Dinguekerque américain en Afghanistan : l’effondrement d’une superpuissance |
| La campagne centralisatrice de Justin Trudeau Posted: 25 Aug 2021 09:04 AM PDT Un texte de Mathieu Bock-Côté : Justin Trudeau, apparemment, manque d’idées pour mener sa campagne. On lui demandera légitimement pourquoi il s’y est lancé. Mais l’essentiel est ailleurs : c’est que Justin Trudeau, ou du moins, ceux qui pensent pour lui, a décidé de mener une campagne dans les champs de compétences provinciales, comme on le voit avec son obsession de mettre partout ses pattes dans le domaine de la santé, des garderies et des CHSLD. Ses idées sont celles d’un Premier ministre provincial. En gros, il a décidé de ne pas se mêler de ses oignons. Soumission Il se justifie en expliquant que c’est ce que les Canadiens demandent. C’est aussi ce que répètent ses perroquets du commentariat fédéraliste le plus servile, qui devraient avoir honte de manquer à ce point de loyauté envers le Québec. Ne nous trompons pas : la faute n’en incombe pas exclusivement à Justin Trudeau. C’est dans la nature même du Canada de dévorer ses provinces, de les infantiliser. Dans les faits, Justin Trudeau ne fait que donner une nouvelle poussée à une tendance lourde inscrite dans l’histoire de la fédération canadienne, surtout depuis les lendemains de la Seconde Guerre mondiale. Maurice Lamontagne, dans son ouvrage classique sur le fédéralisme canadien, appelait cela « l’intégration lucide ». Pour lui, le Canada, s’il voulait se comporter comme un véritable État moderne, devait s’investir pleinement dans son gouvernement central. La construction de l’État-providence devait se faire à partir d’Ottawa pour être efficace et rationnelle. Les provinces, pour lui, étaient des entités archaïques, plus vraiment pertinentes à l’échelle de notre époque. Lamontagne avait tendance à les voir comme de grosses municipalités. Cette vision s’est radicalisée au fil des décennies. Ainsi, on s’en souvient, depuis Paul Martin, Ottawa a tout fait pour entretenir des relations directes avec les grandes villes du Canada, comme si elles étaient désormais ses partenaires privilégiées dans la construction du pays, les provinces étant encore une fois considérées comme quantité négligeable. Pour s’imposer comme seul gouvernement vraiment important, Ottawa utilise tous les moyens nécessaires pour cela. Il fixe des normes pancanadiennes. Il conditionne ses investissements et transferts à des conditions lui permettant d’uniformiser les systèmes sociaux dans la fédération. Provinces Mais cela s’inscrit aussi dans la logique centralisatrice inscrite dans les origines du pays. Les Québécois, on le sait, s’identifient d’abord et avant tout au Québec, qu’ils considèrent avec raison comme leur État national. Il n’en est pas ainsi dans le reste du Canada, où les provinces sont d’abord vues comme des entités administratives alors que le vrai gouvernement national est situé, dans leur esprit, à Ottawa. Il y aurait certes des nuances à faire dans l’Ouest, mais fondamentalement, la tendance lourde ne change pas. Autrement dit, derrière ce dérèglement administratif et constitutionnel, on trouve, encore une fois, la question nationale, supposément dépassée. Cette tendance est dévastatrice. Elle nous habitue à intérioriser toujours plus l’idée qu’Ottawa gouverne, et que Québec fait ce qu’il peut avec les moyens qu’on lui laisse. Rien ne laisse croire, pourtant, qu’elle va changer. Voir aussi Trudeau : les non vaccinés assis à côté de vaccinés mettent ces derniers en danger |