Riposte catholique:La preuve par les chiffres : l’Eglise catholique en Allemagne est malade

La preuve par les chiffres : l’Eglise catholique en Allemagne est malade

Rédaction Riposte Catholique 18 juillet 2021

Download PDF

Est-ce le covid, “les abus” ou les errements quasi-schismatiques des autorités religieuses locales – qui transparaissent dans un catéchisme qui semble de moins en moins catholique – toujours est-il que les derniers chiffres de la pratique religieuse publiés par Vatican News montrent que l’Eglise catholique allemande est gravement malade.

Moins de paroisses, de prêtres et de diacres

Les archidiocèses et les diocèses ont subi des «changements structurels»: le nombre de paroisses est tombé à 9 858, alors qu’il était de 9 936 en 2019 […] les prêtres, étaient 12 565 en 2020 alors que l’année précédente, l’on en comptait 12 983; de même chez les diacres permanents, qui sont passés de 3 335 en 2019 à 3 245 en 2020“.

Les mariages divisés par quatre en un an, les baptêmes d’un tiers, les conversions de moitié

Les mariages sont passés de 38 537 en 2019 à 11 018 en 2020, et les baptêmes, qui se sont arrêtés à 104 610, contre 159 043 il y a deux ans. L’année dernière, a également été constaté une baisse du nombre de nouveaux membres qui ont rejoint l’Église catholique: 1 578, alors qu’en 2019, ils étaient 2 330“.

Pour un converti, 140 chrétiens quittent l’Eglise catholique allemande. 

Dans le même temps, le nombre de personnes qui ont quitté l’Église catholique en 2020 était élevé, avec 221 390 [abandons] “. Une statistique sans appel, mais Vatican News trouve moyen de positiver : “en 2019, en effet, le chiffre était encore plus élevé, à savoir 272 771, ce qui signifie que les abandons ont diminué de 18,8 %.”

La modernité ne marche pas ? Il faut encore plus de modernité

Malgré des statistiques peu encourageantes, l’Eglise catholique allemande persiste à regarder ailleurs. Et notamment vers les affaires d’abus – ce qui permet de ne pas se déjuger et de ne pas dévier du chemin synodal. Donc des errements liturgiques.

Mgr Bätzing souligne l’autre facteur qui a le plus d’impact sur les statistiques, à savoir les cas d’abus sexuels, qui font que «beaucoup de gens quittent l’Église parce qu’ils ont perdu confiance en elle». «Nous prenons ce fait très au sérieux», assure le président des évêques. «Nous devons faire face à cette situation ouvertement, honnêtement et apporter des réponses». C’est pourquoi Mgr Bätzing souhaite que le chemin synodal, dans lequel l’Église allemande s’est engagée depuis un certain temps pour surmonter cette phase critique, «puisse réellement contribuer à créer une nouvelle confiance».

Laisser un commentaire