Pour une école libre au Québec:Sur Disney+ : Peter Pan, La Belle et le clochard ou Les Aristochats inaccessibles depuis les profils « enfants » pour représentation datées;À l’instar des universités anglo-saxonnes, Sciences Po de Paris supprime les épreuves sur table;À Berlin, 45 % des écoliers du primaire n’ont pas l’allemand comme langue d’origine;Histoire — le 21 janvier 1793, les langues à l’Assemblée du Bas-Canada

Pour une école libre au Québec

Sur Disney+ : Peter Pan, La Belle et le clochard ou Les Aristochats inaccessibles depuis les profils « enfants » pour représentation datées Posted: 21 Jan 2021 07:40 PM PST Sur Disney+ France, Peter Pan, La Belle et le clochard ou Les Aristochats sont désormais inaccessibles depuis les profils « enfants » en raison de clichés jugés racistes. Un message d’avertissement s’affiche au lancement depuis un profil « adulte ». Les messages d’avertissement avaient été annoncés en octobre dernier, mais pas — à ma connaissance — le fait que ces dessins animés ne puissent plus être joués avec un compte « enfants ».
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À l’instar des universités anglo-saxonnes, Sciences Po de Paris supprime les épreuves sur table Posted: 21 Jan 2021 12:20 PM PST
Sciences Po Paris abandonnera au printemps 2021 son concours d’entrée au profit d’un examen du dossier scolaire des bacheliers et d’un entretien d’admission. Une révolution, déjà annoncée il y a plus d’un an, que son controversé directeur, Frédéric Mion, aime parfois à présenter comme une réponse à la crise des «gilets jaunes» [?!]. Il espère que cette nouvelle admission conduira des élèves qui ne l’osaient pas à se présenter. L’objectif est aussi de hausser le taux actuel d’étudiants boursiers de 25 % à 30 % alors qu’il atteint 40 % dans les universités, parents pauvres de l’éducation supérieure en France.Avec le nouveau concours, la moitié des critères de sélection concerne les notes obtenues au lycée: en l’occurrence, la moyenne des écrits au bac et les bulletins scolaires du lycée [mais un 18 en banlieue en difficulté vaut-il un 18 dans un lycée très sélectif?]. Terminées, en revanche, les épreuves sur table [écrites et surveillées] qui prévalaient depuis des décennies. Outre le fait que ces écrits auraient doublonner avec les examens du bac, ils sont considérés par la direction de l’IEP comme un frein à la diversité. La sélection repose par ailleurs “sur trois écrits portant sur les activités et les centres d’intérêt du candidat, sa motivation à faire Sciences Po et sa capacité à s’exprimer à travers l’écriture créative“, détaille Olivier Nafissi, directeur de Prépasup (groupe Ipesup).  À l’instar des universités anglo-saxonnes, il s’agit de rédiger un texte personnel en réponse à des questions aussi diverses que: “qu’avez-vous accompli dont vous êtes les plus fier, et pourquoi?”; “parmi les ouvrages que vous avez étudiés au lycée, quel est celui que vous conseilleriez à un ami et pourquoi?”; “pour quelle cause refuseriez-vous de prendre position et pourquoi?”; “si vous aviez l’occasion de discuter avec un dirigeant politique important de votre pays: de qui s’agirait-il, que lui diriez-vous et pourquoi?” ou encore “qu’est-ce qui vous apporte de la joie? Expliquez-vous et développez”. À travers ces écrits, un portrait [idéologique ?] de l’élève doit se dessiner pour permettre à l’école de “distinguer les talents de demain”. Ensemble avec les bulletins scolaires et les notes du bac, ces trois blocs détermineront l’admissibilité du candidat. Les épreuves écrites (histoire, anglais et option) sont donc supprimées au profit de l’examen du dossier scolaire, en particulier des notes aux enseignements de spécialité. L’oral d’admission est quant à lui conservé, et intégrera une nouveauté sous la forme d’une discussion autour d’un document. Désormais donc, l’entrée en première année au collège universitaire se cale sur la procédure d’admission très anglo-saxonne déjà mise en place par Sciences Po Paris, il y a 3 ans, pour sa maîtrise (« master » dans l’Hexagone). Sources : Challenges, Le Figaro, Les ÉChos
Liens connexesSciences Po secouée par l’affaire Duhamel, Des étudiants veulent la démission du directeur de l’école Frédéric Mion. Il aurait eu vent des rumeurs d’inceste et de pédophilie homosexuelle visant le président de la Fondation nationale des sciences politiques.En 2011, Sciences Po annonçait la suppression l’épreuve de culture générale. Richard Descoings, son directeur mort dans des circonstances sordides en avril 2012 aux États-Unis qu’il adulait, avait supprimé du concours d’entrée l’épreuve écrite de culture générale pour les titulaires d’une mention « Très Bien » au baccalauréat et instauré une procédure d’entrée « convention d’éducation prioritaire » [zone d’éducation prioritaire est un euphémisme pour banlieue immigrée] afin d’ouvrir «socialement» l’école.Sciences Po a supprimé son concours d’entrée, plus personne n’en parle Université — Liste de lecture anti-blanche de Sciences Po fait polémiqueEschyle interdit, Finkielkraut insulté: sectarisme à l’université
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À Berlin, 45 % des écoliers du primaire n’ont pas l’allemand comme langue d’origine Posted: 21 Jan 2021 11:28 AM PST À Berlin, ville dirigée par une coalition rouge-verte, l’allemand se révèle ne pas être la langue d’origine pour 45 % des écoliers du primaire et 27 % des lycéens. Ces derniers sont deux fois plus que la moyenne à quitter le système scolaire sans diplôme. Par l’intermédiaire des célèbres Volkshochschule (littéralement « hautes écoles du peuple »), la municipalité a beaucoup dépensé dans les cours de langue à destination des immigrés. Or, depuis peu, les socio-démocrates s’opposent à un projet de la sénatrice des affaires sociales, issue de la gauche radicale, visant à réserver un quota de 35 % des postes de fonctionnaires à des « personnes issues de l’immigration ». Le SPD juge cette disposition « inconstitutionnelle » : la très sacrée loi fondamentale rappelle le principe d’égalité dans l’accès la fonction publique. Le concept même de « personnes issues de l’immigration » fait polémique. La commission propose de lui substituer celui d’« immigrants et leurs descendants directs ». « Notre objectif est de définir des modèles futurs de migration fondés sur des principes scientifiques, juridiquement appropriés et politiquement régulables », explique Andreas Zick, professeur de psychologie sociale à l’Université de Bielefeld et membre de la commission. En Allemagne, il est parfois plus facile d’intégrer les immigrés que d’évoquer le sujet.
Histoire — le 21 janvier 1793, les langues à l’Assemblée du Bas-Canada Posted: 21 Jan 2021 09:06 AM PST
Trente ans après la Conquête, le Bas-Canada se dote pour la première fois d’un parlement avec des représentants élus. La première séance se tient exactement le 17 décembre 1792. Et déjà surgit un débat qui anime toujours le Québec : dans quelle langue seront enregistrés les procès-verbaux de la chambre ? La polémique linguistique du Québec vient de naître.


À l’évidence, les députés francophones optent sans ambiguïté pour le français alors que les Britanniques tiennent à confirmer l’appartenance du Canada à la couronne en faisant prévaloir l’anglais. Les joutes oratoires seront vives. La presse se fera le relai de chaque camp. Le 21 janvier 1793, les députés conviennent que les textes seront rédigés dans les deux langues et placés sur un même pied d’égalité. Ainsi, tout projet de loi devra être présenté en anglais et en français dès la première lecture.

« McGill français »

Sur les 50 députés qui forment la première Assemblée, 16 sont anglophones, dont le marchand de fourrures James McGill, un des hommes d’affaires les plus riches de Montréal. Les francophones sont majoritaires, mais leur pouvoir est limité. Toutes les décisions de la Chambre sont soumises au droit de véto du Conseil législatif, dont les membres, nommés par le gouverneur, sont presque tous britanniques.

À sa mort, James McGill lègue un domaine et une somme d’argent qui permettront la fondation, en 1821, de l’université qui porte son nom. Cet établissement deviendra, aux yeux de bien des nationalistes, un symbole du pouvoir disproportionné de l’élite anglo-saxonne dans la société québécoise.

Le 28 mars 1969, 10 000 personnes marchent jusqu’aux portes de l’université pour réclamer sa francisation. C’est la manifestation « McGill français », moment marquant d’une époque où de nombreux Québécois pressent l’État d’agir pour donner le contrôle de l’économie à la majorité francophone et assurer la prédominance du français. Les lois linguistiques se succéderont bientôt : la Loi pour promouvoir la langue française au Québec (loi 63), en 1969, la Loi sur la langue officielle (loi 22), en 1974, et la Charte de la langue française (loi 101), en 1977.

Le tableau de la discorde

Entre 1910 et 1913, le peintre Charles Huot réalise une toile représentant cette séance du 21 janvier 1793. Ce tableau trône aujourd’hui dans le Salon bleu de l’Assemblée nationale. Un détail du tableau attire particulièrement l’attention et traduit certaines intentions de l’auteur. Dans la fenêtre en haut à droite, Charles Huot a dessiné la château Saint-Louis (siège du pouvoir sous le régime français) alors qu’en réalité on devrait y voir les jardins du Séminaire. C’était sans doute là un clin d’œil de l’artiste à ses convictions nationalistes et francophones.

Localisation du Bas-Canada (en vert) : la colonie exista sur le plan légal et politique de 1791 jusqu’à la mise en vigueur en février 1841 de l’Acte d’Union, adopté le 23 juillet 1840.


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